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Pour l’Amour d’Angélique. Quatre

Il était deux fois un « prof de maths » togolais en France

Livre X3B1C4

 

 

Sommaire

$        Apprenti Einstein

$        À vous de jouer, citoyen lambda

 

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Apprenti Einstein

 

Je suis né à Kétao le 11 mars 1961, mais sur le plan administratif, mon lieu de naissance est Pagouda, à 15 kilomètres au nord de Kétao.  Entre l’école et moi ce ne fut pas un coup de foudre, et je dois dire que j’ai été pendant les premières années un grand adepte de l’école buissonnière. Pendant que ceux de mon âge apprenaient à lire et à compter, moi je préférais jouer avec fourmilions. Ma scolarité a véritablement commencé en 1968, l’année de mon CP1,  à 7 ans ½.  Puis le CP2 et le CE1 où je n’étais pas spécialement une lumière. Les trois années suivantes (CE2, CM1 et CM2) seront les plus brillantes de tout mon cursus jusqu’à l’université, parce que j’étais le premier de la classe, sans spécialement me forcer. Puis les 4 premières années de lycée où je me contentais d’être parmi les 5, 10 ou 15 premiers de la classe qui comptait souvent facilement plus de 40 élèves. Dans les trois années suivantes de série C (mathématiques et sciences physiques),  je tenais à être le maître des deux matières principales de la série, et à défaut des sciences physiques.

 

À l’université de Lomé, c’est en faculté de Physique-Chimie que je m’inscrirai, de préférence à la faculté de Mathématiques-Physique. L’étudiant que j’étais accordait beaucoup plus d’importance au SENS de ce qu’il apprenait et passait plus de temps à méditer, à analyser et à approfondir les questions qui lui tenaient à cœur, qu’à bachoter pour les examens. Cela me valut en année de licence de redoubler pour la première fois depuis le CP1. Ce premier échec fut un choc psychologique, car je réalisais alors que mes facilités naturelles avaient des limites.

 

Mais avec le recul je comprenais que cet échec traduisait quelque chose de beaucoup plus profond : La rupture entre mon approche des sciences et l’approche classique. Jusque là, je pouvais  me livrer à souhait à mes réflexions et recherches personnelles, mes aptitudes naturelles étant suffisantes pour passer tranquillement les classes sans trop d’efforts. Je me contentais d’être seulement un peu plus que moyen, et j’avais les ressources pour mener ce qui était en réalité deux formations parallèles ! Il y a le programme d’apprentissage qui m’était imposé, il y a ce qu’on attendait de moi pour me donner mon diplôme, et là je fournissais le strict nécessaire. Et il y a ce qui me passionnait, les grandes interrogations que suscitaient ce que j’apprenais, sujets que j’approfondissais au-delà du programme officiel. Là, je faisais mon propre programme (un programme très libre et informel) et il m’importait peu de savoir que les matières que je « perdais » mon temps à étudier ne me seront pas demandées au contrôle, à l’évaluation, au partiel ou à l’examen. Tout allait bien pour le mieux tant que j’avais les ressources pour concilier mon obligation et ma passion. Mais pour la première fois les limites de mes ressources se manifestaient, et il devenait évident que je ne pouvais pas compter aller loin dans mon cursus universitaire en étant assis sur deux chaises. Il fallait donc choisir entre être un étudiant très classique ou me livrer à mes divagations d’« apprenti Einstein ».

 

J’ai obtenu laborieusement ma licence l’année suivante en 1985, et ce sera finalement mon plus haut diplôme universitaire. Puis j’obtins une bourse pour poursuivre mes études en France l’année universitaire suivante, à Clermont-Ferrand. Mais à ma désagréable surprise, je me suis trouvé inscrit pour refaire une licence mais en électronique, électrotechnique et automatique (EEA). C’est donc dire que je devais faire une troisième fois une année de licence ! Cela fut évidemment cause de démotivation. Mais surtout, cela mit plus encore en évidence cette rupture entre mon approche des connaissances et l’approche institutionnelle. Cela signifie que le problème de fond aurait été le même si je m’étais trouvé en année de maîtrise ou en formation d’ingénieur comme je le souhaitais en venant en France. Il y avait chez moi une saturation évidente pour les études universitaires classiques, un ras-le-bol pour le dire autrement. Mais alors j’ignorais moi-même les raisons les plus profondes de cette saturation. Je mettais cela sur le compte des limites de mes facultés, qui n’étaient pas si énormes que je pouvais le croire à une certaine époque. Ce qui avait commencé mon année de licence à Lomé (et même dès mon entrée à l’université) avait tout l’air d’un déclin, de la fin d’un mythe, d’une illusion. Je me devais d’être honnête avec moi-même et de me rendre à l’évidence. En effet, je ne ressemblais plus du tout à ce que j’étais à l’école primaire ou au lycée, je me retrouvais en grande contre-performance, mes neurones chauffaient pendant les cours, je me fatiguais très vite, je décrochais, et je languissais après les vacances.

 

Et pourtant, chose très curieuse, tous ces symptômes disparaissaient dans mes activités autodidactes, quand j’étais mon propre professeur, quand je me livrais à mes propres recherches. Il faut dire que ces recherches étaient très informelles à l’époque, et elles consistaient essentiellement en des réflexions et des notes sur des sujets des plus hétéroclites, sans que des axes et des objectifs nets ne s’en dégagent. Dans mes cahiers et feuilles se mêlaient aussi bien des réflexions sur la relativité (à l’époque un réexamen des « expériences mentales » de la relativité restreinte),  l’espace et le temps, la notion de « matière » (en particulier la notion de « masse » et de « charge »), les particules, la dualité onde-corpuscule, les nombres quantiques, la thermodynamique (l’énergie interne et l’entropie), l’équation de Fermat, les nombres premiers et les entiers naturels, les ensembles numériques (en particulier les nombres réels et complexes), les suites et les séries, l’algèbre linéaire (les applications linéaires, le calcul matriciel, les espaces duaux), les structures algébriques, la théorie des fonctions numériques, le calcul différentiel, les relations dans les ensembles, le formalisme mathématique (une version personnelle que je nommais la « symbolétique » et qui utilisait beaucoup la notion d’« opérateur »), la logique (les « propositions », les connecteurs et les quantificateurs), etc.

 

Tout cela se brassait dans un « désordre » épouvantable, et je sautais constamment du coq à l’âne. Mais il s’agit en fait d’un « désordre » apparent car  cela obéissait à une logique que je ne comprends que maintenant et qui est une logique de Relation, qui associe dans la même réflexion des notions, des thèmes et des domaines que tout sépare actuellement ! Je cherchais sans vraiment savoir ce que je cherchais, mais en ayant la très forte intuition que quelque chose d’exceptionnel était à trouver, et que cette chose serait du genre de la relativité. Je semblais disperser mon énergie de recherche en ne me concentrant pas sur un seul domaine comme la physique, ou même la relativité et la mécanique quantique, mais aussi dans des sujets complètement différents comme les relations dans les ensembles ou les considérations de logique. Mais je fouinais partout, sans exclure aucun domaine en ma connaissance, en ayant simplement l’intuition que je ne devais rien exclure ! Mais alors évidemment je ne me disais pas que ce quelque chose du genre de la relativité devait embrasser tous les domaines, et que je nomme aujourd'hui Universalité. Ce concept date de novembre 2003, donc d’il y a moins de deux ans et demi. C’est donc quelque chose de très récent. Mais à l’époque je cherchais dans toutes les directions, en me disant tout simplement que je ne savais pas à l’avance d’où peut sortir quelque chose d’intéressant. Et c’est effectivement ce qui s’est produit !

 

En effet, ce n’est pas de la physique que sont sorties mes premières théories constituées et dignes d’être qualifiées de découvertes. Toutes mes découvertes ont émergé de la mathématique, et mes deux principales théories sont les « nombres hypernômes » et la « théorie des univers » ou « théorie des univers ensemblistes », qui est ma version de la Théorie des ensembles, et qui a été l’orientation décisive de mes recherches, qui est le véritable ancêtre de la Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l’Universalité.

 

Les nombres  « nombres hypernômes » sont une extension des nombres réels, ils englobent les nombres réels classiques, et introduisent de nouveaux, qui ont l’aimable propriété d’être des nombres infinis qui se calculent tout à fait officiellement comme les réels classiques. Leurs inverses sont les infinitésimaux. L’idée était simple : remplacer la notion NON numérique et NON algébrique d’infini (notée ¥) de l’analyse (et domaine mathématique) en notion numérique et algébrique. Une bien plus petite découverte du même genre est celle de ce que j’ai appelé le « dérivateur delta» . C’est un curieux nombre d algébriquement bien défini par une structure algébrique, qui n’est pas 0 mais dont le carré est 0 ! Il fait de la notion de dérivée une notion de calcul algébrique.  Je transforme ainsi les notions et méthodes analytiques et différentielles en notions et méthodes algébriques. La raison est que mon esprit est beaucoup plus à l’aise avec l’algèbre et ses raisonnements qu’avec l’analyse.

 

Les êtres algébriques sont pour moi limpides, surtout quand ils sont des êtres numériques très clairement et précisément définis dans une structure algébrique. En revanche l’analyse est gorgée de concepts et d’êtres bizarres, comme les notions de dérivée, de différentiel, d’intégral, de développement limité, etc., issues elles-mêmes de concepts tout aussi bizarres de limite, de continuité, etc. Là on parle de « tend vers » et on tend vers des limites (la plus déroutante étant l’infini ¥ ) sans jamais les ATTEINDRE. Mais mon esprit est à l’aise quand on me dit simplement « est égal à » (ce qu’on dit en algèbre) et non pas  « tend vers » (ce qu’on dit en analyse). C’est ainsi qu’on dit que la limite de 1/x  quand x tend vers 0 est l’infini (¥), au lieu d’écrire simplement quelque chose comme :  1/ 0  =  ¥, ce qui est une écriture algébrique, et ce qui fait de ce nébuleux infini ¥ un être numérique, algébrique, mathématique, physique, scientifique à part entière ! Aujourd'hui je sais que le refus de l’algèbre actuelle d’une égalité comme 1/ 0  =  ¥ (qui fonde tout simplement la division par 0) est un paradoxe, ce qui fait des concepts actuels de l’analyse des concepts paradoxaux. Ce n’était donc pas étonnant qu’ils me mettent tant mal à l’aise et qu’ils ne me donnaient qu’une envie : Les transformer en concepts algébriques !

 

 C’est d’ailleurs en analyse que la notion de variable connaît sa plus grande consommation, et par conséquent où le Paradoxe de la variable frappe le plus. Cette notion a plus de scrupule en algèbre où elle est essentiellement conçue comme des noms de nombres NON précisés, ce qui signifie « constante à préciser ». Alors on calcule avec ces noms comme on calcule avec les nombres qu’ils représentent. Dans le contexte ses équations, la variable devient l’inconnue (ou NON connue), et résoudre l’équation c’est préciser la variable.  Voilà qui est un peu plus décent. Mais en analyse, la variable est plus qu’un nom ou constante à préciser mais un être qui VARIE, qui BOUGE, donc qui est justement NON constante. Et c’est dans ce NON pour dire NON constante que réside le paradoxe de l’actuelle notion de variable.  Sans cette conception on ne peut pas parler de « tend vers ». On exprime ainsi un dynamisme en mathématique, ce qui est une magnifique chose, car le dynamisme, le mouvement, est justement l’essence même de la physique, du physique. Alors la mathématique et la physique devraient former une seule et même science, ce qui est loin d’être le cas ! Qu’on cherche l’erreur, l’anomalie, le paradoxe !

 

La raison est toute simple : La mathématique utilise une notion de variable qui est en réalité NON variable, NON dynamique ! On ne fait que SIMULER ce dynamisme avec des symboles comme x en disant « x tend vers ».  Si x était VRAIMENT une variable, il serait 0, puis 1, puis 2, puis 3, etc., mais tout en restant le MÊME x ! En effet, s’il ne variait pas en restant le MÊME x, alors quand il varie de 0 à 1, il varie aussi de x à y, alors on n’aurait que des constantes  séparées : x = 0, y = 1, z = 2, t = 3, u = 4, v = 5, etc. Alors cela veut dire que x ne varie pas en fait, mais qu’il reste toujours 0. De même y reste toujours 1, z reste toujours 2, etc. Tout le monde n’est donc égal qu’à lui-même, et alors qu’on n’aille pas parler de VARIABLE ! C’est donc actuellement une FAUSSE notion, un simulacre, une magnifique arnaque scientifique !

 

Un humain qui est en mouvement, bouge, donc change, varie, mais en restant le MÊME humain ! La même remarque vaut pour un caillou ou tout objet physique. Même quand il est immobile, il bouge avec la terre, avec le système, avec la galaxie, etc. Il est donc toujours en mouvement dans l’Univers, ce qui donne raison à Einstein de faire du mouvement un élément clef de la relativité. Mais ce que la relativité ne prend pas en considération (ou plutôt ce qu’elle croit faire aussi), c’est que tout est mouvement dans le caillou, ce qui signifie tout simplement que le caillou est à son échelle tout un Univers ! Tout ce qu’on dit de l’Univers dans lequel le caillou est, est vrai aussi de l’Univers qu’est le caillou, et vice-versa ! La conséquence de cela est que l’Univers lui-même est un caillou en mouvement dans un Autre Univers ! On ne raisonne plus alors en X et Non X mais en X et Autre X (ou Alter X). Oui, la logique scientifique n’est plus la Logique de Non mais la Logique d’Alter.

 

Voilà la Relativité dans toute sa puissance, et alors elle devient l’Universalité. Et on en arrive très simplement à là, avec la simple réflexion sur la notion mathématique de VARIABLE ! C’est où nous conduit très naturellement la BONNE conception de la notion de VARIABLE, celle d’un x qui varie en restant pourtant le même, comme cet humain ou ce caillou. Alors on écrit à la différence de tout à l’heure : x = 0, x = 1, x = 2, x = 3, x = 4, x = 5, etc., ce qui revient à dire :  x = 0 = 1 = 2 = 3 = 4 = 5 = …, donc  0 = 1 ! Et quand on a écrit cela, alors on écrit forcément aussi :  1/ 0  =  ¥, ce qui fait de ce nébuleux et obscur  ¥  un clair et net être algébrique que je préfère noter w ou Oméga. Mais, à cause de l’actuelle conception paradoxale de la notion de VARIABLE, on est actuellement très loin de cette simplicité et de cette clarté. Et c’est en analyse que les ténèbres (qui ont pourtant l’air d’une grande lumière) frappent le plus. Alors cela contamine la géométrie, et par ricocher la physique actuelle, très bonne cliente et la plus grande consommatrice de la matière mathématique actuelle. La raison est toute simple : À une époque les deux sciences n’en faisaient qu’une, parce que toutes les deux ont pris naissance dans le Concret, dans le Physique, dans la Réalité ! Il fut même un temps béni ou tout cela faisait un avec la philosophie, car les philosophes étaient en général aussi logiciens, mathématiciens, physiciens, astronomes, etc. Il fut même un temps où la science était détenue par les prêtres officiant dans les temples. Mais on a pensé que c’est une bonne chose de SÉPARER les domaines ! Et alors la mathématique a sombré dans l’abstraction, dans la rupture avec l’Univers ! Quel dommage !

 

Alors la mathématique, « libérée » de la religion, puis de la philosophie puis de la physique, vole de ses propres ailes (les ailes d’un ange déchu qui s’ignore) et produit des êtres chimériques que les autres avalent goulûment. Par exemple, on écrit des choses comme  f ’(x)= df (x) / dx  pour parler de la notion de dérivée  ou   f ’x  (x, y) =  f (x, y)  /  x pour parler de dérivée partielle. De même on écrit aussi  des choses comme ò f(x) dx (c’est-à-dire  ò f(x) ´ dx ) pour parler de calcul intégral. Ces écritures suggèrent très fortement l’existence d’êtres algébriques comme df, f, dx ou  x, qui sont les êtres dits « infinitésimaux » ou « différentiels ». On effectue avec ces êtres des multiplications et des divisions que le citoyen lambda peut constater et voir de ses propres yeux, même s’il n’y comprend rien à toutes ces écritures cabalistiques. Il lui suffit de reconnaître les symboles  élémentaires « ´ » et  « / » pour comprendre qu’on multiplie et qu’on divise par ces « machins ». Mais le problème est que ces « machins » ne sont pas des nombres dans le sens le plus SIMPLE du terme !

 

 Et cela devient grave quand on sait que les physiciens se régalent beaucoup de ces êtres nébuleux, qui sont comme taillés pour eux et pour leurs équations. Newton en parlait comme de « fluxion » et de « fluente ». Et malheureusement, en plus des variables frelatées, Einstein aussi s’en est bien goinfré pour sa théorie de la relativité. Ils sont au fin fond de ses Gémunu (Gmn et  gmn) et ses Témunu  (Tmn).

 

Mais là où le paradoxe du physicien actuel est le plus grand, c’est quand il utilise très gaillardement des expressions comme  6.45 kg  ou  10.7 C où le citoyen lambda peut apercevoir une multiplication entre un nombre et ce que le physicien appelle une « unité de mesure » (kg ou kilogramme pour la masse et C ou coulomb pour la charge électrique), sans s’inquiéter nullement que cette chose noté kg ou C ne soit pas un être algébrique ! Ainsi, il multiplie dans sa science un être algébrique (6.45 ou 10.7) par un être (kg ou C) dont le statut numérique est flou. Et cet être est ignoré du mathématicien, ce qui fait dire au physicien que les nombres mathématiques sont « sans dimension », c’est-à-dire sans « unité physique».

 

Et le citoyen lambda n’est pas innocent dans ce paradoxe, car il utilise lui aussi allégrement des expressions comme « 2 enfants », « 5 arbres », « 4 vérités », « 7 étoiles », « 41.2 euros », etc. qui sont tout simplement une multiplication entre un être algébrique (actuellement un être abstrait) et un être qu’il croit être loin de l’algèbre (un être concret, un être physique), à savoir un enfant ou un arbre ! Il est persuadé que l’algèbre est le cadet de ses soucis, que les considérations algébriques ne concernent pas sa vie quotidienne, et encore moins son être même !  S’il a « 2 enfants », il dira que leur NOMBRE est 2, mais surtout pas que chaque enfant est un NOMBRE. Et si l’un de ces enfants s’appelle Angélique et qu’il affirme être un nombre, qu’il est le 0, le 1, le 2, le 7, etc., et que par conséquent 0 est aussi 1, 7, un enfant, un sac, une chambre, un arbre, etc., le citoyen lambda le conduira voir un psy, pour cause de confusion mentale. C’est tout le malheur d’Angélique, ce sont toutes mes préoccupations et interrogations de tous les temps. Oui, quel est le mystère de cette multiplication dans « 2 enfants » entre l’être algébrique 2 et Enfant, qui n’est pas une unité de physique en encore moins un être algébrique ? Voilà le genre de question qui ne peuvent chagriner que des êtres dont la psychologie est celle d’Angélique.

 

Alors à l’école ou à l’université, pendant que les autres gobent (sans trop se poser des questions) ce qu’ils voient comme des ÉVIDENCES ou des vérités incontestables, mes neurones chauffent à force d’interrogations. Je fatigue, je décroche,  je bloque, je m’arrête pour méditer ou pour « rêver », je cesse de prendre des notes, je prend du retard. Je me promets de rattraper ce retard plus tard sur les notes d’un ami ou d’un collègue. Puis je me promets de le faire pendant les vacances. Mais que c’est dur de sacrifier le temps libre, cette magnifique occasion d’avancer dans les réflexions et les « rêveries », pour la corvée de recopier des cours en retard ! Et même recopiés la compréhension de ces cours n’est pas sûre, et une seule heure à les étudier fait de nouveau chauffer mes neurones, et je deviens bête, je prends conscience de ma nullité. 

 

Alors je reviens à ce qui est plus agréable, à mes « égarements ».  Là, toutes mes facultés s’expriment pleinement, je pouvais étudier de très longues heures sans voir passer le temps ! Là les priorités n’étaient plus du tout les mêmes. Maîtriser par exemple toutes les techniques du calcul intégral, de résolution des équations différentielles, résoudre une pléthore d’exercices et de problèmes pour être au point dans tous les cas de figure, être bien entraîné pour affronter l’examen importait relativement peu. Il me suffisait de comprendre la « philosophie profonde » de la chose. Je n’apprenais donc pas un outil juste pour l’apprendre, car alors il était rébarbatif parce que détaché de tout SENS. Mais apprendre le même outil devenait tout un délice quand il répondait à un besoin dans mes recherches et ma quête du sens. Alors l’outil lui-même participait au sens, révélait son propre sens, et peut même devenir un sujet de réflexion à part entière !

 

C’est ainsi par exemple que des réflexions sur l’Univers, sur l’espace et la Relativité ont nécessité l’outil algébrique et géométrique, entre autres les espaces vectoriels et l’algèbre matricielle. Mais l’algèbre et ses structures sont très vite devenues le nouveau centre de réflexion. Pour bien étudier en profondeur ces structures, l’outil qu’est la notion d’ensemble a fini par être au devant de la scène, ce qui m’a conduit vers la Théorie des ensembles pour perfectionner cet outil. Mais la Théorie des ensembles et ses curieux paradoxes a très vite fait de me captiver, ce qui a nécessité un minimum de maîtrise des outils de Logique mathématique que sont les connecteurs, les quantificateurs, etc. Aujourd'hui, un de ces connecteurs, le Non, est dans le collimateur. Quant à aux quantificateurs « existentiel » et « universel », ils me ramènent à la case départ avec la notion d’Existence et d’Univers, mais examinée sous tout un autre angle, l’angle mathématique et logique !

 

Une chose est certaine : Aucun cursus universitaire classique (scientifique, il faut le préciser) ne m’aurait pas fait faire un tel tour d’horizon, une telle navigation de domaine en domaine, de spécialité en spécialité. C’est le parcours même du touche-à-tout, qui par définition même n’est compétent nulle part, ou alors en philosophie des sciences. Mais l’approche actuelle des sciences est telle que maîtriser vraiment une spécialité absorbe suffisamment pour laisser peu de place pour maîtriser tout aussi bien celle du voisin. Mais c’est là la très grande erreur, car bien souvent tous sont confrontés aux mêmes problèmes fondamentaux. Mais ces problèmes se posent différemment dans chaque domaine, dans chaque jargon, et même différemment au sein d’un même domaine ! Il n’est pas forcément évident de réaliser qu’on est en présence des mêmes problèmes, ce qui donne l’impression que l’éventail des problèmes est si étendu qu’on est obligé de les subdiviser et de les traiter par spécialités !

 

 Ainsi, comme physicien, j’aurais été cloisonné dans une spécialité, par exemple la Relativité, la  Cosmologie ou la Mécanique quantique, l’algèbre n’étant qu’un simple outil de travail. Tout ce que j’avais à faire était de maîtriser techniquement cet outil, tout comme Einstein a dû maîtriser le calcul tensoriel pour sa relativité. Les questions que soulève cet outil lui-même ne sont pas de son domaine mais concernent tout un autre domaine et d’autres spécialistes. Et un spécialiste de l’algèbre, de la Théorie des ensembles, de la Logique mathématique ou de l’axiomatique se préoccupe en général peu de savoir si ses problèmes ont ou non un lien avec les soucis du physicien.  Il ne s’inquiète pas non plus de savoir si ses créations ont ou non une application concrète. Et comme mathématicien et faisant des études universitaires classiques en algèbre ou en théorie des ensembles, j’aurais été là aussi cloisonné de la même façon dans les questions de ma spécialité.

 

Par conséquent, il me fallait changer l’approche des sciences, bouleverser les priorités imposées par un cursus, reléguer au second plan les détails techniques qui ne sont pas la priorité du moment (mais qui peuvent le devenir ultérieurement), etc. C’est donc toute une autre logique scientifique, une autre méthode d’investigation, donc forcément un autre cursus que celui imposé. Alors arrive forcément le moment de rupture, le moment où il faut faire le choix entre le cursus personnel et marginal et le cursus classique. On peut plus tard faire la recherche scientifique à l’issue de ce dernier cursus, mais alors on aura tellement été modelé dans un schéma de pensée qu’il sera très difficile de s’en détacher, de prendre tout le recul nécessaire vis-à-vis de lui pour reconsidérer les choses à leur racine !

 

La crise universitaire commencée au Togo devint plus évidente cette année de licence EEA en France, qui était une formation fondamentalement théorique. Le changement de milieu, de rythme et de culture m’a fait curieusement revenir à une espèce de nouveau CP1 ! Tout était comme à refaire, à réapprendre ! Ce fut une magnifique année d’université buissonnière, ce qui me rappela des souvenirs d’enfance. Sécher les cours était devenu un très grand sport pour moi. Évidemment j’ai échoué très brillamment à cette licence. Et POURTANT, j’ai appris beaucoup de choses cette année-là et qui ont merveilleusement complété ma licence théorique de sciences physiques. J’ai retenu l’ESSENTIEL des cours d’électronique, d’électrotechnique et d’automatique. Mais le problème est que l’essentiel selon moi n’était pas l’essentiel pour mes formateurs ! Cruelle injustice que d’échouer à une formation alors qu’on a appris ce qu’il fallait vraiment en savoir : Le SENS des choses ! Mais le SENS n’était pas la priorité ni un objectif de la formation. On ne formait pas dans cette licence des « philosophes », mais des gens au point techniquement en matière d’électronique, d’électrotechnique et d’automatique, et maîtrisant techniquement toutes les mathématiques appliquées à ces domaines. La faculté de philosophie c’est la voisine ou celle à l’autre bout de la ville ! Mais le problème est que là-bas aussi cela n’aurait pas répondu à mes attentes, mais cela aurait sûrement été un fiasco plus grand. On m’aurait dit qu’on formait des philosophes et non pas des physiciens, des électroniciens ou des automaticiens ! Le problème est tout simplement la séparation actuelle des domaines.

 

Ce nouvel échec m’a dégoûté de la formation théorique, car elle semblait confirmer le verdict de l’université de Lomé : Je n’avais plus les ressources intellectuelles pour poursuivre mes études dans le domaine fondamental. Je devais être honnête avec moi-même et me rendre à l’évidence : Je n’avais rien d’un futur chercheur dans le domaine fondamental. C’est d’ailleurs cette conclusion à Lomé qui a fait que j’ai sollicité une bourse pour une école d’ingénieur en France. J’entendais tourner ainsi la page de la physique théorique. C’est donc par défaut que je me suis retrouvé de nouveau dans une licence théorique. J’aurais obtenu une bourse pour une école de philosophie en France, je l’aurais accepté aussi, et ce pour toute une autre raison, plus passionnelle celle-là : Aller un jour en France était un très vieux rêve ! Ne serait-ce que pour mettre pied en France, j’aurais (je crois) accepté d’atterrir dans une école de langue chinoise, d’art plastique ou d’égyptologie. J’aurais sacrifié une année, pour me réorienter sur place l’année suivante, comme justement j’ai malgré moi été obligé de le faire après le fiasco de l’année de licence EEA.

 

Je pensais l’année suivante revenir à l’idée d’une formation d’ingénieur, et j’ai opté pour l’école d’ingénieur en Génie Physique, qui était dans le même ensemble universitaire, au plateau des Cézeaux, à Aubière, près de Clermont-Ferrand. Mais n’ayant pas pu obtenir une inscription dans cette école d’ingénieur ni ailleurs (pour des raisons d’équivalence de diplôme, de nationalité togolaise, et d’autres choses de cet acabit), je décidai d’abréger mes études par une formation plus modeste de technicien en Mesures Physiques à l’IUT (institut universitaire de technologie), dans le même ensemble universitaire. Pour un possesseur d’une licence de sciences physiques je pouvais faire ce diplôme en « année spéciale », ce qui est la formation de deux ans concentrée en une seule année. Le diplôme visé  est un DUT (diplôme universitaire de technologie), d’une année inférieure à une licence. J’acceptais donc de rétrograder d’une année, ce qui montrait à quel point j’avais grandement vu mes ambitions à la baisse ! Mon intention était alors d’entrer très vite dans la vie active, d’intégrer le milieu de l’entreprise. Et je dois dire que les vues (sur les « études longues » et les « ambitions de carrière ») de la religion des Témoins de Jéhovah que je pratiquais ont pesé aussi dans cette décision d’abréger mes études.

 

Je me suis bien plus investi dans cet objectif, et le diplôme fut obtenu, plutôt honorablement. J’ai effectué mon stage de fin d’études dans une entreprise (à Genlis) de fabrication d’éléments du tube cathodique (en particulier les bobinages) des téléviseurs. J’eus ainsi le plaisir de prendre contact avec le milieu de l’entreprise française, où j’ai eu le plaisir de travailler avec deux ingénieurs aussi sympathiques que très compétents, et surtout passionnés par ce qu’ils faisaient. Je sais qu’ils ont apprécié mon stage, mon esprit d’initiative et de créativité. Surtout ils sentaient (sans savoir pourquoi) qu’ils avaient un technicien possédant un potentiel, une large culture technologique, avec qui ils pouvaient monter des projets qui vont au-delà des compétences basiques d’un technicien, surtout stagiaire. En d’autres termes ils avaient un technicien ayant un potentiel d’ingénieur, qui le deviendrait vite avec des années d’expérience et de pratique.

 

Après la formation, cette entreprise fut parmi les premières auxquelles j’ai adressé une lettre de demande d’embauche. Elle fut l’une des rares à répondre favorablement à mes lettres de candidature, à ne pas me dire des choses très polies du genre : « Nous vous remercions pour l’intérêt que vous portez à notre entreprise. Nous avons très attentivement étudié votre candidature, mais nous avons le regret de ne pas lui donner une suite favorable, car malgré vos atouts indéniables, d’autres candidats s’avèrent plus conformes au profil que nous attendons. » Quand ce n’est pas le « profil » qui n’était pas adapté, c’est le manque « d’expérience professionnelle » qui jouait en ma défaveur.  Or il faut bien commencer par travailler un jour pour acquérir la dite expérience ! Bien des entreprises ne se donnaient pas la peine d’être si polies, encore fallait-il qu’elles répondent à la demande. Mais aucune ne me disait que mon origine, ma nationalité togolaise ou la couleur de ma peau qui se devinait aisément par mon terrifiant prénom d’extraterrestre Simgnoïmanantou jouait en ma défaveur. Pour engager un technicien, l’entreprise de Genlis (celle de mon stage) aurait dû m’engager tout simplement. Mais j’ai eu un rendez-vous avec une multitude d’autres candidats bien blancs pour subir des « tests psychotechniques » et des  tests de conformité au profil. Je n’ai pas besoin de dire la suite. N’avoir pas été engagé par l’entreprise où j’avais le plus de chance d’être embauché m’a fait comprendre les réponses négatives des autres.

 

Je dois dire que j’ai déposé ma candidature dans cette entreprise dès la fin du stage, parce que je savais que deux postes au moins étaient à pourvoir dans un avenir plus ou moins proche. Mais il s’est écoulé de très longs mois (au moins six mois) entre la fin du stage et l’appel à la candidature. Je n’étais pas sensé être encore libre pour prendre ce poste, surtout que ceux de ma promotion étaient quasiment tous employés à l’époque, et la plupart très vite. L’entreprise ne pouvait évidemment pas prendre le risque de compter sur un candidat qui n’était plus disponible, et son intérêt était de s’offrir le plus grand éventail de choix possible. Et puis six mois, c’est plus que largement suffisant pour oublier un stagiaire technicien (si compétent et si sympathique fut-il), pour le transformer en un numéro parmi tant d’autres.

 

J’avais mis fin à mes études pour entrer rapidement dans la vie active avec beaucoup moins d’ambitions, mais je n’étais pas encore assez humilié, assez mûr pour la Théorie de l’Universalité. Après la très grande difficulté constatée d’entrer dans l’entreprise en France, commencèrent pour moi de longues années de traversée d’un désert, qui s’achevèrent en 1994 après une formation de deux ans pour être enseignant de mathématiques et de sciences en lycée professionnel. Cette formation près de 10 ans après ma licence au Togo se solda par un diplôme de niveau…licence ! Décidément je ne devais pas dépasser ce diplôme universitaire. J’aime le personnage qu’est le lieutenant Columbo de la célèbre série policière, car quelque part je me retrouve dans les caractéristiques de ce personnage. Et ce modeste niveau de licence est pour moi comme le grade d’un simple petit lieutenant dans l’investigation scientifique !

 

Le « prof de maths » en lycée professionnel que j’étais hantait souvent la bibliothèque universitaire, comme un étudiant attardé. Je fréquentais donc la bibliothèque des Cézeaux au milieu d’étudiants qui auraient pu m’avoir comme professeur d’université, si mon cursus avait été « normal ». Celui qui guettait les  habitudes de cet étudiant insolite pouvait remarquer que je fréquentais souvent les rayons « Logique mathématique », « Théorie des ensembles » et « Relativité ». Ce n’était pas spécialement pour préparer quelque diplôme au-delà de la licence, mais pour pouvoir ENFIN étudier librement ce qui me plaisait. J’avais déjà un métier qui me procurait le nécessaire vital, donc j’avais encore moins le souci du diplôme ou de me faire une carrière. C’est quand les fruits de mes recherches devenaient digne d’intérêt et que des décisions politiques en France fragilisaient entre autres le statut d’enseignant en lycée professionnel, que je songeais à une éventuelle voie de thèse universitaire pour redonner un nouveau souffle à ma carrière. Je réfléchissais à la possibilité d’un raccourci pour faire de la Théorie des univers une thèse universitaire sans qu’il soit question d’un nouveau parcours du combattant. Je crois avoir suffisamment traîné ma bosse sur les bancs universitaires et ailleurs pour que je sois obligé de reprendre un cursus classique après la licence pour faire valoir la Théorie des univers.

 

Être « prof de maths » en lycée professionnel était tout sauf un prestige. C’est un milieu où enseigner est particulièrement difficile, parce que les élèves dans leur grande majorité se retrouvent là parce qu’ils sont en échec ailleurs. La cause de ces échecs sont souvent les matières dites « générales », les mathématiques étant tristement en tête de ces matières. Alors ils sont en lycée professionnel pour échapper au cursus général, pour avoir rapidement une qualification professionnelle, comme j’avais fait le choix de l’IUT (institut universitaire de technologie) dans le même but. L’équivalent de mon DUT (diplôme universitaire de technologie) est dans leur cas le CAP (certificat d’aptitude professionnelle), le BEP (brevet d’études professionnelles) ou le BAC Pro (baccalauréat professionnel). Être « prof de maths » en lycée professionnel, c’est enseigner tout sauf les mathématiques abstraites, détachées de toute réalité professionnelle. C’est donc tout une autre pédagogie. C’est là où l’on mesure à quel point les mathématiques actuelles sont coupées de la vie. Quand on est confronté au quotidien avec des élèves qui demandent : « À quoi ça sert les maths dans la vie ?», on ne peut que s’interroger soi-même sur l’utilité de la matière qu’on enseigne.

 

Enseigner en lycée professionnel a été pour moi très formateur pour la Théorie de l’Universalité. Mais c’est facile pour moi de le dire maintenant, car je ne vivais pas cette expérience (comme toutes les autres) comme une formation pour quelque chose à venir. Si tel était le cas, les moments difficiles (car il y en a eu beaucoup dans toutes mes expériences !) auraient été plus faciles à supporter. En effet, quand on subit des leçons et des épreuves en sachant pour quel objectif on les subit, quand on subit une rude formation en sachant pour quoi on est formé, on supporte les épreuves et on voit même les échecs d’un autre regard. Mais quand on ignore la finalité de ces échecs à répétition et de ces différentes humiliations, quand on ignore pourquoi on traverse les déserts,  on vit durement ces expériences. Et quand le désert traversé, quand on croit enfin servir à quelque chose, on entend au quotidien les élèves demander : « À quoi ça sert les maths dans la vie ?» ou « À quoi cela nous servira tout ce que vous nous apprenez ?» ou « Vous nous enquiquinez avec vos machins et vos trucs qui ne nous serviront jamais dans la vie », on finit par se dire tout simplement : « J’ai raté ma vie, je suis un raté, je suis un bon à rien ».

 

Dans un film, Le Schpountz, interprété par Fernandel, il a eu droit à la réplique suivante : « Tu n’es pas un bon à rien, mais tu es mauvais à tout ». Être un « bon à rien » c’est au moins être bon à quelque chose, le rien. Mais quand on est vraiment « mauvais à tout »,  on est mauvais aussi à rien ! J’étais mauvais pour l’université (comme étudiant et encore plus comme enseignant !), j’étais mauvais pour l’entreprise, et j’étais même mauvais pour les élèves déclarés mauvais ailleurs et qui comme moi se retrouvent de ce fait en lycée professionnel. Oui, c’est la rencontre des mauvais, des nuls. Mais quand j’étais enfin persuadé au plus profond de moi d’être mauvais à tout comme le Schpountz, d’être nul même pour les nuls comme moi, alors était venu pour moi le moment de comprendre que tout ce que j’ai vécu jusque là était en fait une formation pour la Théorie de l’Universalité. Le diplôme de cette formation était obtenu quand j’ai pensé : « Je suis un raté, je suis mauvais à tout ». Quand on est mauvais à tout, quand on est un complètement raté, un zéro, un nul, on ne peut pas tomber plus bas, on ne peut plus rien rater d’autre, puisqu’on a déjà tout raté.  On ne peut que remonter de l’abîme, on ne peut que réussir maintenant quelque chose. Mais ce quelque chose ne peut plus être comme tout ce qu’on a déjà raté. Ce doit être quelque chose de complètement nouveau, d’inconnu ici-bas. Quoi de plus NUL que pour un « prof de maths » de dire :  0 = 1 !

 

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À vous de jouer, citoyen lambda

 

En 2004, dix ans après ma titularisation en lycée professionnel, j’ai moi-même mis fin à cette carrière à l’échelon 7, qui n’est pas mirobolant. Je n’ai pas mis un terme à cette carrière pour une autre plus prestigieuse du point de vue classique, mais pour traverser cette fois-ci de plein gré un autre grand désert. Folie ? Si oui alors le nom de cette folie s’appelle Théorie de l’Universalité, Théorie universelle des ensembles ou Science de l’Existence, une Science qui repose sur le Théorème de l’Existence. La forme la plus simple et la plus surprenante de ce Théorème est cette très étrange égalité :  0 = 1 ! Pour la mathématique que j’enseignais, le théorème est : NON (0 = 1). Et alors pour cette mathématique, l’écriture  0 = 1 est le NON théorème même ! Mais le problème est évidemment le Non. Pour écrire  0 = 1, il ne faut plus raisonner dans la logique de Non, il ne faut plus effectuer la négation avec Non mais avec Alter. J’aurais commencé à enseigner cette égalité à mes élèves en France que cela aurait été un scandale, une faute professionnelle ou un constat par l’inspection académique d’une incompétence du « prof de maths » d’origine togolaise

 

Cette égalité  0 = 1 est actuellement choquante parce qu’on la conçoit actuellement comme une égalité entre deux constantes, entre deux NON variables ! Si j’écris par exemple  X = Y, cela ne choque personne, parce qu’on y voit une égalité entre deux variables, entre deux NON constantes !  Mais qu’on présente ces deux écritures à un extraterrestre  et qu’on lui demande dans quel cas on a des constantes et dans lequel on a des variables. S’il est imprégné du langage mathématique universel, s’il ignore les conventions terriennes, les dialectes scientifiques terriens, il dira tout simplement : « Les deux  » ! Et IL A RAISON ! Sans aller chercher un extraterrestre, il suffit de présenter ce problème à des lycéens. Certains peut-être répondront comme l’extraterrestre : « Les deux » ! Et alors le test conclura que ces marginaux sont des débiles ! Et pourtant, il y a peut-être parmi eux une catégorie d’enfants qu’on peut qualifier de « surdoués ».

 

C’est ainsi que pour avoir enseigné en lycée professionnel, je sais que nombre de mes élèves étaient en fait des « surdoués ». Ils avaient de gros problèmes psychologiques avec le 0, avec les variables, les inconnues, les équations, etc. Certains ne comprenaient pas la « philosophie » du « calcul algébrique », comment on peut calculer avec les lettres exactement comme avec les nombres, etc. Mais le mal est fait depuis longtemps, dès l’instant où l’on a séparé dans leur esprit lettre et chiffre, prélude de la séparation entre variable et constante ! On a donc séparé des notions dans leur esprit depuis très longtemps, et maintenant on leur demande de faire comme si ces notions étaient finalement les mêmes !

 

Et je dis maintenant ceci : On connaissais les mathématiques où l’on calcule avec les lettres exactement comme avec les nombres, et cela s’appelle « calcul algébrique ». Il est temps maintenant de découvrir la Mathématique où l’on calcule et fait aussi avec les nombres, exactement ce que l’on fait avec les lettres, et on peut appeler cela « calcul altérique » ! Cela commence par écrire  0 = 1 avec les nombres, exactement comme on écrit  X = Y avec les lettres ! Et alors on vient de découvrir la forme la plus simple du Théorème de l’Existence ! De même qu’on écrirait très volontiers : a  = b = c = d  = e = f = g  = h =  en « calcul algébrique », de même il ne faut pas répugner à écrire : 0 = 1 = 2 = 3 = 4 = 5 = 6 = 7 = … en « calcul altérique » ! Oui, ce n’est pas plus catastrophique d’écrire cela avec des nombres, que de le faire avec des lettres. Et alors on vient de découvrir l’Égalité universelle ou Universalité !

 

Mais en lycée professionnel j’étais payé pour ramener les élèves en difficulté sur les rails de la pensée classique, pour leur apprendre à BIEN SÉPARER le 0 et le 1, pour leur enfoncer dans le crâne qu’il est impossible (NON possible) de diviser 1 par 0, que le résultat de cette opération est NON défini. Mais une chose est très simple : Dès qu’on a admis une écriture comme  X = Y, qui est une égalité entre deux symboles différents, on aurait dû admettre aussi l’écriture  0 = 1, qui n’est ni plus ni moins aussi qu’une égalité entre deux symboles différents ! C’est la même forme, c’est le même sens, c’est la même logique, celle d’Alter ! La séparation actuelle entre variable et constante, entre variable et NON variable,  celle qui fait accepter X = Y mais qui fait rejeter 0 = 1, est une des plus belles supercheries de Non !

 

La définition mathématique de Dieu est fort simple : Être ou Existence ! C’est l’Être de tous les êtres, l’Existence de toutes les existences, l’Ensemble de tous les ensembles ! On connaît actuellement en Théorie des ensembles l’important ensemble nommé Ensemble Vide et habituellement noté Æ. C’est le premier ordinal (et je l’appelle pour cela Alpha), ce qui signifie en langage plus courant que c’est le premier nombre naturel, celui appelé couramment 0. Et pourtant c’est exactement le même ÊTRE qui est actuellement rejeté sous sa forme d’Ensemble Plein ou Ensemble de tous les ensembles ou  Oméga ou W ou  w  en minuscule.

 

Avec l’égalité  0 = 1, il devient désormais possible de diviser par 0. Et l’Existence, l’Oméga (ou w), c’est l’inverse de 0, c’est le résultat de la division de 1 par  0, tant rejeté et déclaré NON existence dans les sciences actuelles par Non ! Ainsi donc, il était accepté sous une forme, à savoir  0, mais il était rejeté sous son Autre forme, son Alter forme, l’inverse de 0, l’Existence tout entière. Et tout nouvellement réhabilité en mathématique, w fait connaître les premières formules qui l’impliquent :  0 =  w ;  0 ´  w  = 1 ;  1 / 0  w ;        1 / w  = 0 ; etc.  La première, 0 =  w, est d’une importance plus particulière,  car c’est l’équation du Cycle de l’Existence. Il revient au même de dire : Zéro = Infini  ou  Alpha = Oméga. Avec le Cycle, avec l’Alpha et l’Oméga, c’est ENFIN tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le … Temps !

 

DIEU est l’Ensemble, l’Existence, l’Univers, ce qui est dans la prolongation de la pensée de Spinoza et d’Einstein, mais avec désormais la grande nouveauté suivante : Dieu est désormais un objet scientifique qui se mesure et qui se calcule comme tout Autre objet scientifique, comme toute Alter grandeur ! La Loi fondamentale de l’Univers : « Les lois de l’Existence sont les mêmes pour toute existence »,  le Théorème de l’Existence : « L’Existence est toute existence », le Théorème de l’Ensemble : « L’Ensemble est chacun de ses éléments », les égalités 0 = 1 ou 0 = w, c’est la seule et même Théorie de l’Universalité, la seule et même Théorie universelle des ensembles, la seule et même Science de l’Existence ou X Science ! Voilà donc comment Jésus, Descartes, Spinoza, Einstein, Cantor et bien d’autres se rejoignent en moi, pour le meilleur NORMALEMENT, mais pour l’instant pour le PIRE pour moi !

 

En effet, je suis excommunié par ma religion pour hérésie à cause de cette nouvelle conception scientifique de Dieu. Le développement de cette Théorie de l’Universalité demande un investissement énorme en temps, un travail à plein temps ! Mais le problème est que l’institution éducative française où j’enseignais n’était pas du tout prête à me payer pour travailler à une TOVNI (Théorie Obscure à Vocation Non Identifiée), à me donner un salaire pour travailler à plein temps pour une très douteuse mathématique qui traite de … Dieu !  Si on ne me percevait pas comme un illuminé, alors on me voyait comme une victime d’une secte, celle des Témoins de Jéhovah, une victime de plus !, un pauvre « prof de maths» noir naufragé, aux idées qui se brouillent, qui se prend pour un nouvel Einstein ou pour un messie qui vient refaire complètement le monde. Il parle de rentrer au Togo (pour retrouver ses racines), mais il fallait le garder en France pour soins psychiques, pour l’aider à refaire surface, à renouer avec la réalité, et à reprendre devant ses élèves l’enseignement de la bonne vieille mathématique, la seule qui tienne.

 

Alors je n’avais pas d’autre choix que de dire adieu à l’ancienne mathématique pour travailler pleinement à la nouvelle. L’autre possibilité pour le simple licencié et lieutenant Columbo de la science que je suis est de m’inscrire à l’université pour faire une thèse dans les règles, et non plus en « amateur ». Mais le plus important est ce que je propose. Tout ce qu’on a à faire est d’examiner mon travail par lui-même pour juger de son intérêt, au lieu de m’envoyer réapprendre le métier (appris durement en autodidacte), et justifier l’intérêt de mon travail par un diplôme officiel ! C’est toute la culture du diplôme qu’Einstein avait en horreur, et oh que je le comprends ! C’est comme une personne qui partant de Lomé (au Togo) pour aller à Paris (en France) se trouve à la descente d’avion à Roissy à Paris, devant un fonctionnaire au service d’immigration qui lui propose de reprendre l’avion pour New York, puis de New York à Sydney, puis de Sydney à Lagos, puis de Lagos à Berlin, puis de Berlin à Accra, puis d’Accra à Orly à Paris, puis d’Orly au centre de Paris, sa destination finale et son objectif. Alors cela veut dire pour cette personne de retourner à Lomé. C’est ce que j’ai fait.

 

Ces explications, je l’espère, vous permettent de mieux comprendre l’« illuminé » que je suis, celui qui n’a pas les pieds sur terre. Cela rend peut-être, je l’espère, un peu « indulgent » à l’égard de mes négligences administratives. J’ai essayé de vous écrire en août 2005 pour « régulariser » enfin ma situation administrative et celle des miens. Mais il suffit de voir comment cette simple lettre dans le même but est déjà toute une théorie, pour comprendre ce qui a pu arriver à la précédente tentative… Cela avait commencé comme ici par une lettre nommée « Il était une fois un ‘prof de maths’ togolais en France ». Mais cette lettre s’est vite transformée en tout un livre de plus de 300 pages subtilement nommée  « Au Consulat de France, au Togo » (qui vous est donc dédié ainsi qu’au Togo), qui est un des cinq livres écrits à ce jour sur la Science de l’Existence. Les trois premiers : « Estelle Je t’aime », « Pour la Vie » et « Noubli Pas » constituent une trilogie nommée « La Colline Golgotha », qui fait la synthèse de mes travaux en France. Les deux suivants : « Existence, Alter, YHWH ! » et « Au Consulat de France, au Togo » (le cinquième mais chronologiquement le premier livre qui a émergé des travaux) sont les deux tomes d’un livre nommé « Réalité et Confession », qui est la synthèse de mes travaux au Togo à ce jour. Tout cela constitue un livre unique nommé simplement « Existence » et dont l’écriture se poursuit. La présente lettre par exemple fait partie du matériau du prochain livre.  Les cinq déjà écrits sont en attente d’être publiés. Le scientifique solitaire que je suis devenu ne peut qu’apprécier toute aide dans ce sens. 

 

En attendant, à défaut de rentrer pour l’instant dans l’Autre chez nous qu’est la France pour déguster de nouveau du bon jambon ou du bon Saint-Nectaire (je le ferai quand j’aurai fini ce que je DOIS faire ici), puissions-nous nous sentir, moi et les miens, sous votre garde et sous votre protection. Nous en aurons peut-être besoin, car ce que je fais ici et l’orientation que je donne à ma vie n’est pas du tout du goût de plus d’un membre de ma famille locale. Oui, je gêne ici comme ailleurs, le phénomène que je suis dérange. Après mes épreuves en France, j’aurai déjà enduré mille misères de leur part, et j’ai comme une intuition que le pire est encore à venir….

 

Réalité des épreuves et des tribulations ou paranoïa, délires et hallucinations du Fou de Romagnat qui est maintenant le Fou de Pagouda ? Actuellement, celui qui irait en France ou viendrait au Togo pour voir les visages des monstres et destructeurs de l’ÊTRE et de l’Existence que je décris, serait sans doute étonné de voir apparemment tout une AUTRE réalité, des gens inoffensifs, bienveillants, aimables, qui n’auraient jamais fait du mal à une mouche ! On y verrait qui un cosmologiste sans histoire à Saint-Étienne, qui un très affectueux pépé Témoin de Jéhovah à Ceyrat, qui un informaticien et gendre idéal de l’affectueux pépé à Beaumont, qui un consciencieux informaticien dans une institution internationale à Lomé et bon père de famille, qui une dame qui tient un salon de coiffure à Pagouda, etc. Et pourtant !

 

Oui, cacher l’anormal dans tout ce qu’il y a de plus normal, être l’esprit monstrueux installé dans le corps de la personne la plus innocente dont on a connaissance, c’est cela toute l’arnaque et la supercherie,  la dissimulation et l’hypocrisie, la perfidie et la sournoiserie, le déguisement et le camouflage, le cynisme et l’horreur de l’être mathématique nommé Non, de ses noms religieux Diable et Satan, de ses surnoms bibliques Serpent et Dragon !

 

Cher lecteur-lectrice du Consulat de France au Togo, cher lecteur-lectrice au-delà du Consulat de France, du Togo, de l’Afrique, si vous m’avez fait l’honneur de lire « Du prof au prophète » et  «L’ascenseur d’Einstein et l’ange » avant cette conclusion « Il était deux fois un ‘prof de maths’ togolais en France », si vous avez lu au moins cela, alors je vous remercie beaucoup. Alors ce que je viens de dire sur mes malheurs de la part de l’horreur qu’est le Diable ne vous surprendrait pas. Alors vous aurez compris que TOUT et absolument TOUT a maintenant une définition scientifique précise dans la Théorie du TOUT qu’est la Théorie de l’Universalité ou Science de l’Existence. Alors vous aurez découvert au moins deux définitions scientifiques : Celle de Dieu, à savoir Existence, et celle du Diable, à savoir Non. Alors vous aurez compris que les souffrances dont je parle et qui me sont causées par le Diable,  ne sont pas les délires d’un affabulateur ou d’un paranoïaque, mais des vérités de la Logique d’Alter, des théorèmes de la Mathématique de la Vie, des expériences de la Science de l’Existence, des réalités de la Science de Dieu. Et si vous avez entièrement lu cette lettre-livre jusqu’à ces présentes lignes, alors votre certitude à ce sujet ne peut qu’être plus grande, bien plus grande ! Vous aurez compris quelque chose de vraiment nouveau et exceptionnel.

 

Il est de ces faits indéniables : Un humain comme Albert Einstein, parti pour être un attardé mental, a pourtant profondément marqué l’histoire du monde, il a fait l’Histoire. Et bien plus que lui, Jésus Christ a fait cette Histoire. Et pourtant ce ne fut que le fils du charpentier de la petite ville insignifiante de Nazareth. Il n’a pas fréquenté de grandes écoles de son époque et il n’a pas laissé d’écrits connus, comme Platon ou Aristote. C’est ainsi les voies surprenantes de l’Histoire.

 

Einstein avait lui au moins une « chance » : Au moment où il publiait sa Théorie de la Relativité, il était une figure respectée dans l’aréopage des scientifiques. Mais je n’ai pas cette « chance ». La seule que je suis persuadé d’avoir, c’est que mon Dieu Existence m’a fait l’honneur de faire de moi le porte-parole de la Science de l’Existence, de la Théorie de l’Universalité, dont je suis persuadé qu’elle est d’une portée beaucoup plus considérable que la Théorie de la Relativité de mon cher Einstein. Je ne viens pas détruire Einstein, je ne viens pas anéantir son œuvre, je ne viens pas dire que sa théorie est fausse. Mais je viens porter son idée de relativité à son apothéose, comme je le fais de la Théorie des ensembles de Cantor. Einstein disait que son ascenseur ne pouvait pas aller plus vite que la lumière, qu’il ne pouvait pas franchir le Mur de la lumière. Mais mon cher ami a oublié un simple détail : Il a eu la très bonne idée de faire tirer son ascenseur par un ANGE ! Alors l’Ange fait aujourd'hui franchir le Mur de la lumière à son ascenseur !

 

Et aujourd'hui, l’histoire de Moïse, l’histoire de Jésus, l’histoire de Cantor, l’histoire d’Einstein, et mon histoire, font UN. Toutes les histoires se rejoignent aujourd'hui dans le grande Histoire qui s’apprête à ouvrir une grande page mais sous l’une des formes les plus modestes qui soient. L’Existence a fait le choix de ne pas faire entrer sa Science dans le monde par la grande porte, la voie de l’aréopage, mais par celle du citoyen lambda, du commun des mortels. Cher lecteur-lectrice, vous qui n’êtes pas forcément de l’aréopage scientifique, vous avez eu l’occasion de connaître la Théorie de l’Universalité, de la comprendre, de juger de son importance, de la révolution qu’elle est. Le fait est qu’à moins d’être de la spécialité, vous n’auriez pas pu faire de même avec la Théorie de la Relativité, avec toute l’affection et le respect que je dois à Albert Einstein.

 

La difficulté technique de l’ensemble de mes écrits est à peine plus grande que celle de cette lettre-livre ! Je peux donc vous assurer que l’ESSENTIEL à ce jour est vraiment dit ici ! Quand on a COMPRIS ce que j’ai exposé ici, alors on comprendra sans grande peine tout l’ensemble de mes écrits sur la Théorie de l’Universalité, sur la Théorie universelle des ensembles, sur la Science de l’Existence ! Le style est le même, c’est la Mathématique et la Science essentiellement en prose, émaillé de théorèmes lyriques, plus près des versets bibliques, des psaumes, des vers libres de Rimbaud, que du théorème de Pythagore ou de Löwenheim-Skolem. C’est à tel point même qu’on prendrait ces écrits non pas pour la THÉORIE elle-même, mais pour sa vulgarisation, sa mise à la portée du grand public. On peut même penser qu’il s’agit d’un exposé philosophique ou épistémologique, tellement cela a peu des théories scientifiques classiques, faites de symboles cabalistiques, de grandes formules opaques pour le NON initié, pour le commun des mortels, pour le citoyen lambda.

 

Le livre d’une théorie scientifique ne s’appelle pas « Estelle, Je t’aime »,  « Pour la Vie » ou « Au Consulat de France, au Togo »  pour n’être qu’un enchevêtrement de formules classiques, ésotériques, destinées aux seuls spécialistes. Celui qui ne jette qu’un coup d’œil sur tout ou partie de ce livre-lettre et qui tombe sur une formule du genre  Gmn - ½ gmn G  =  CTmn ,  H Y = E Y,  ou  {0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, …}  =  w, peut s’effrayer et avoir la première réaction suivante : « Oh là là, çà ce n’est pas pour moi ! » Et pourtant ! Il lui suffit de vaincre ses préjugés, d’entrer dans le texte, pour se rendre compte que ce n’est pas tout à fait ce qu’il croyait. En effet, quand bien même je parlerais de la formule la plus terrifiante des sciences actuelles, j’en parle de tout une autre manière, je présente les choses sur tout un autre angle. Par exemple ici, je n’ai parlé de la formule de relativité générale : Gmn - ½ gmn G  =  CTmn  que sur le plan de sa FORME. J’ai juste légèrement donné le sens actuel de la métrique gmn , en relation avec l’idée de courbure de l’espace, sans non plus entrer dans de grands détails. Et pourtant, j’ai donné à comprendre pleinement le SENS de cette formule de toute une autre manière, bien plus profonde, plus riche, plus puissante que si je l’avais expliqué de la manière classique ! J’ai expliqué l’Existence, l’Univers, plus profondément qu’on ne peut le faire avec les formules d’Einstein ou celles de la physique quantique.

 

En effet, avec X = Y ou  0 = 1, je n’ai écrit qu’une très simple équation : Et pourtant j’ai écrit TOUTES LES ÉQUATIONS ! J’ai écrit par exemple  w =   CTmn ,   Gmn - ½ gmn G  =  0,   H