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Nuit,
Aube et Jour . Cinquième
Livre X1A2E
Sommaire
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Les Témoins de Jéhovah et la Science de l'Existence
Le Théorème de l'Existence contre la "Vérité" des Témoins de Jéhovah, et plus généralement le Théorème de l'Existence contre la "Vérité" de la France et du monde, c'est le combat qui a commencé avec les textes d'origine comme "Le serment de vérité", qui est à la base de ce document "Le serment et la Tour Eiffel". Il peut être très intéressant de lire également des textes comme Il y a Quatre ans et Utevadaemia, qui sont du même registre.
Lorsque
je rédigeais autour du 08 novembre 2003 "Le
serment de vérité" (extrait d’une pépinière
de documents nommés plus tard Gestation, première
mutation de ma classique théorie des ensembles, la Théorie des univers, en
Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l’Universalité), je ne
"visais" aucun public particulier si ce n'est le monde en général.
Au
contraire même, qui lit attentivement "Le
serment de vérité" s'apercevra que j'excluais
de mon
"collimateur" un certain public, les Témoins de Jéhovah en
l’occurrence, que je décrivais comme des "forces, dont je fais partie, qui
œuvrent pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux." J'opposais
donc ce public "exemplaire" aux " forces
qui travaillent dur pour maintenir ce monde dans l'aveuglement et qui le prennent
carrément en otage." Bon… L'erreur est humaine et la
"perfection, c'est l'inachevé", dis-je. L’Universalité devient de
plus en plus mature au fil du temps, et je ne
peux m’en rendre compte qu’en revenant sur mes écrits de son enfance.
Le
texte "Le serment
de vérité" est même moins qu’un texte
d’enfance,
mais fait partie des textes de gestation ou des textes de foetus. Je ne commence à parler
du « bébé
universalité » qu’à partir du 28 novembre, date de l’accouchement, date
de
la toute première mouture d’un ensemble de textes « lisibles » et « compréhensibles », compilés en
catastrophe (en une seule aube) pour
un
premier rendez-vous avec son premier public : Les Témoins de
Jéhovah ! Ce rendez-vous était
pris avec Antonio Araujo, le « surveillant président » de la
« congrégation des Témoins de Jéhovah» de Clermont-Ferrand sud, qui se
réunit dans la ville limitrophe d’Aubière. Le bébé avait encore la tête
difforme, il était avec le placenta, il était encore recouvert de vernix
caseosa, il baignant dans le sang de l’accouchement, bref dans toute la matière
natale. Il fallait encore du temps pour le rendre présentable, mais pour qui
sait regarder au-delà des apparences, il ne verrait pas en premier la matière
natale, mais tout simplement un bébé qui vient de pousser son premier cri,
signe qu’il est né vivant ! C’est ce qu’était l’Universalité au matin du
30 novembre 2003, avant le lever du jour, avant la venue du premier visiteur
de
la maman et du bébé. Les douze fichiers de l’enfant furent enveloppés dans un
cédérom à l’intention du visiteur. Et la maman a proposé au visiteur de lire
sur l’écran d’ordinateur des extraits représentatifs, « propres »,
dans le but qu’il s’en fasse une idée un peu claire et détaillée de la
nouveauté. Il avait ensuite l’occasion d’examiner à tête plus reposée
l’ensemble des fichiers pour compléter son information.
Et
cela tombait bien, deux des « surveillants » de la
« congrégation », Patrick Simon et Bruno Tritz, étaient informaticiens
de métier. D’ailleurs, la maman leur demandait très souvent des conseils et des
outils dans ce domaine. Elle était très angoissée par l’accueil que ce premier
visiteur ferait à son enfant, et elle avait raison d’avoir des appréhensions.
En
effet, ce visiteur, au lieu de percevoir toute la
magnificence du nouveau-né, a commencer à traiter la mère de l’avoir eu suite à
une relation adultérine avec le Diable. Il n’a pas dit les choses en ces
termes, mais avec d’autres termes de la religion qui revenaient à dire
exactement la même chose. Par exemple, il n’a cessé de marteler des choses comme : « De nos jours, Dieu ne
s’adresse plus au monde par un individu particulier, il n’accorde plus de
mission particulière. Jéhovah ne donne plus de révélation, il n’inspire plus
personne, car sa Parole la Bible est toute la vérité, et il nous éclaire
progressivement pour la comprendre. Et pour cela, il n’utilise qu’un seul
canal, la classe de l’esclave fidèle et avisé, qui dirige son
organisation. Il éclaire collectivement les membres de cette classe et non pas
individuellement. Le but de la vie de tout Témoin de Jéhovah est de coopérer
avec l’organisation de Jéhovah pour accomplir la seule mission qui lui est
donnée : la mission collective de prêcher la bonne nouvelle du Royaume. »
Pour
qui sait décoder ce langage, cela signifie tout simplement : « Tu
n’es pas un envoyé de Dieu » ou « Ce que tu me montres là ne vient
pas de Dieu, car Dieu ne parle aujourd'hui que par le groupe de personnes à la
tête de la religion des Témoins de Jéhovah ». La mère serait donc une
femme adultère parce que son bébé ne ressemble pas à Dieu mais au Diable. Il ne
présente pas des airs de famille avec les « chrétiens oints », une
expression de la religion pour désigner ceux qui sont par excellence les
« enfants de Dieu » aujourd'hui. D’après la religion, ils seraient au
nombre de 144000 dont seul aujourd'hui un reste (environ 8000 personnes)
subsiste. Ils le nomment le « reste oint ». Mais l’expression la plus
courante pour désigner collectivement ces personnes hautement bénies est
l’« esclave fidèle et avisé ». Cet « esclave fidèle et
avisé » est représenté par un groupe spécial nommé « Collège
Central » qui est en réalité celui qui dirige la religion. Évidemment la maman
n’est pas membre de l’« esclave fidèle et avisé » et encore moins du
« Collège Central ». Cela suffit en soi pour que ce qu’elle peut
avoir à dire de nouveau sur Dieu ne soit pas d’origine divine mais diabolique,
puisque l’« esclave fidèle et avisé » est le « seul canal »
par lequel Dieu éclaire les humains sur lui, sur sa Parole et sur son dessein,
le seul canal pour faire connaître la vérité aux humains. Tout autre
intermédiaire, surtout s’il se réduit à un individu particulier, et qui plus
est issu de la base de la religion, et pire s’il n’est pas Témoin de Jéhovah,
est forcément un instrument du Diable ! C’est aussi simple que cela !
Le
visiteur ne regardait même pas le bébé pour découvrir et aimer son visage
d’ange car il ne pouvait pas être un ange. Il quitta la maman sans emporter le
cédérom préparé pour lui, car il ne voulait pas se "souiller" l'esprit ou la
main avec cette "chose impure".
Il
fera
un
compte
rendu
de
sa
visite
au
« Collège des anciens » de la « congrégation », collège qui
a désigné les deux « anciens » de l’« étude de livre »
(groupe restreint d’étude d’un ouvrage de la religion ) de la maman, pour la
« visiter », pour « comprendre » son enfant, etc. Mais chez
les Témoins de Jéhovah, une « visite », une
« compréhension », une « aide » etc., a toujours pour but
de faire marcher de manière plus droite dans la « voie de Jéhovah et de
son organisation ». Cela signifie concrètement faire dire
« Amen » à tout ce qui sort de la bouche de l’« esclave fidèle et avisé » représenté par le « Collège Central », et seulement
à cela. Si l’« esclave fidèle et avisé » dit d’une feuille
d’arbre : « Elle est bleue », alors tout membre de la religion
doit dire : « Elle est bleue », jusqu’à ce que l’« esclave
fidèle et avisé » dise de la feuille : « Elle est verte », et alors gare à celui qui ne dira
pas : « Elle est verte ». Mais on est un « apostat »,
un « hérétique », un « ennemi de la vérité », un
« ennemi de Dieu », si on dit « trop tôt » de la
feuille « Elle est verte »
alors que l’« esclave fidèle et avisé » dit : « Elle est
bleue ». Alors on ne cherche même pas à vérifier si la feuille est bleue
ou verte. Il suffit que la voix qui dit
« Elle est verte » ne soit pas celle de l’« esclave
fidèle et avisé » pour que cette déclaration soit un mensonge. C’est ainsi
qu’est fait le système Témoins de Jéhovah.
C’est
donc pour me remettre sur le « droit chemin » de l’« esclave
fidèle et avisé » que deux des « anciens » de mon ancienne
« étude de livre » (qui dans la « structure théocratique »
doivent être les premiers à détecter la brebis qui s’« égare »),
Michel Delannoy et Bruno Tritz, sont venus me visiter à deux reprises. La
première fois c’était en décembre après
la fameuse entrevue avec Antonio Araujo. La seconde fois c’était quelques jours
après la date importante du 4 avril 2004, jour de la commémoration de la mort de
Jésus Christ, appelé « Mémorial » chez les Témoins de Jéhovah. Ce
jour là, ceux qui pensent être des « chrétiens oints »
(« enfants de Dieu » dans le sens très spécial de la religion)
s’identifient en « prenant les emblèmes » (ce qui signifie manger du
pain et du vin) lors du
« Mémorial », le plus important rassemblement annuel de la
religion, que ne doit manquer aucun Témoin de Jéhovah digne de ce nom,
« oint » ou pas ! Ce jour là, j’ai pris les emblèmes, à la
surprise et à la consternation de plus d’un, les dirigeants en particulier.
Ce
faisant je ne transgressais alors aucune doctrine ou conception officielle. La
seule condition officielle pour « prendre les emblèmes » est d’être bien certain d’être un
« enfant de Dieu » au sens spécial défini par la religion. Il est
stipulé que celui qui se fait lui-même « enfant de Dieu » dans ce
sens là alors que Dieu ne lui a pas indiqué personnellement par son Esprit
Saint qu’il a été « engendré » dans ce sens encourt un jugement
divin. Officiellement donc, les autres membres de la religion ne peuvent pas
juger de la réalité ou de la non-réalité de cette « onction »,
de
cet
« engendrement », parce qu’elle est une affaire personnelle entre
l’individu et Dieu. Les autres ne peuvent donc que prendre acte de ce qu’un tel ou un tel se signale comme « chrétien
oint » donc
divinement investi comme membre de l’« esclave fidèle et avisé ».
Voilà donc pour la « règle spirituelle », la « règle
officielle », voilà pour la théorie. Si j’ai transgressé cette
règle,
seul
Dieu
peut
en juger.
Mais ce qui dirige concrètement les Témoins de Jéhovah est autre chose que les
idéaux spirituels affichés officiellement et martelés dans les crânes. Pour
tous, la religion (ou « organisation ») est dirigée par Jéhovah, par
l'intermédiaire de Jésus Christ, par le moyen de l’esprit saint, et enfin
par
l'intermédiaire de l’« esclave
fidèle
et
avisé oint de l’esprit ». C’est donc le grand credo.
Mais
d’innombrables artifices et considérations très humaines et bien de ce
monde sont dressés pour que ne s’improvise pas
« chrétien oint » qui veut. Il y a par exemple l’âge et le
nombre d’années au « service de l’organisation ». Et surtout il y a
une date de démarcation, 1935, à laquelle, dit-on, « on peut
penser que Jéhovah a achevé de rassembler les 144000 chrétiens oints».
Cette date est dite celle du début du rassemblement de la « grande
foule », par opposition au « petit troupeau », c’est-à-dire aux
« 144000 ». Le rassemblement de ces 144000 aurait, dit-on, commencé à la
« Pentecôte de l’an 33 » pour s’achever en 1935, date dite de
l’« identification de la grande foule ». C’est toute la très grande
complexité technique du système Témoin de Jéhovah, de sa terminologie, de son
jargon, de son langage ésotérique, de son langage cabalistique. C’est un vrai
talmud que je dévoile de document en document.
C’est donc en réalité le critère 1935 qui est en pratique le plus déterminant pour dire si tel ou tel qui « prend les emblèmes » au « Mémorial » est en vérité « oint » ou non ! Quand on est donc en 2004 âgé de 80 ou 90 ans et qu’on « prend les emblèmes », alors il est probable pour les autres qu’on soit effectivement « oint ». Mais on a beau avoir 90 ou 100 ans en 2004, si on n’est baptisé Témoin de Jéhovah que depuis 18 ans, donc bien après la fameuse date de 1935, alors on est frappé par le critère de l’« ancienneté » dans le « service de Jéhovah et de son organisation ». Officiellement donc, c’est Dieu qui est seul juge pour savoir si tel ou tel est son enfant « engendré de l’esprit ». Mais en pratique, il est relativement facile à n’importe quelle membre de juger de la réalité de cette « onction ». J’ai mentionné ici quelques critères parmi les plus déterminants. Mais les « anciens » des « congrégations » ont une multitude d’autres critères, comme par exemple le nombre d’heures consacrées chaque mois pour « prêcher la bonne nouvelle du royaume » (les Témoins de Jéhovah remettent chaque mois un rapport de leur activité dans ce domaine) où « zèle » manifeste dans la « congrégation », dans l’organisation etc. Le résultat est que suite à la surprise qu’a été ma « prise d’emblèmes » au « Mémorial », j’eus peu après ce 4 avril 2004 de nouveau droit à la visite Michel Delannoy et Bruno Tritz pour me démontrer par « A + B » à l’aide des « publications de l’esclave fidèle et avisé », en particulier de «La Tour de Garde », que je ne pouvais pas être un « chrétien oint ». En d’autres termes, la maman du bébé Universalité venait de prouver une fois encore qu’elle était une femme infidèle, que son bébé était le fruit d’un adultère commis avec le Diable.
Mais
ce même 4 avril
2004 fut pour moi une date importante sur le plan personnel pour cette
raison : Je venais de découvrir le matin (le « Mémorial » était
le soir) un très curieux message sur une croix au sommet d’une colline près
mon lieu d’habitation à Romagnat. Ce message est : « Estelle
je t’aime » sur
une face de la croix, « Pour
la vie noubli pas », sur l'autre
face de la croix. J’appellerai plus tard cette colline la
« Colline
Golgotha », un des symboles des textes de la Science de l'Existence
et le nom du premier livre de cette science.
Voilà
donc ce que sont exactement les "forces, dont je fais partie, qui œuvrent
pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux." Chaque visite à un
document de la gestation ou de l’enfance de l’Universalité est comme lorsqu’une
maman revoit les photos de son bébé pour voir comment il évolue. Alors je fais
grandir le document, le bébé, sans bien sûr détruire ses photos ! Le
document « Le serment et la Tour Eiffel » revisité ce
28 octobre 2005
(et retouché ce 03 avril 2008) va ainsi grandir un peu plus en restant pourtant
près
de
l’original.
Les
versions précédentes sont conservées pour la postérité, pour qui
voudra un jour voir comment l’enfant était à sa naissance, à son état de petit
garçon, à son adolescence, son état estimé actuellement. Mais en réalité, ce
bébé est très spécial : il est à
la fois très vieux, adulte, adolescent, petit garçon, bébé, en gestation, et à
l’état d’avant sa conception !
Ce qui est écrit ici est une nouvelle introduction, la révision de
septembre 2004 ayant la sienne. Cette révision est donc maintenant archivée,
tout comme la présente le sera peut-être un jour, pare qu’elle n’aura été que
l’enfance d’une autre à venir. Chaque introduction permet de donner à chaque
fois un nouveau sens à ce qui est un seul et même texte original :
"Le serment
de vérité".
On
remarquera que je commence par y faire une allusion à l’« art
oratoire » ou l’« art de la communication ». Il y a à cela une
subtile raison qu’un Témoin de Jéhovah digne de ce nom saisirait immédiatement.
En effet, il ne faut pas oublier qu’à l’origine je partais du principe que les
Témoins de Jéhovah adhèreraient sans peine à une théorie mathématique qui fait
saisir toute la profondeur du tétragramme hébreu YHWH, nom divin qu’ils
prononcent justement « Jéhovah ». Il faut aussi signaler que les
Témoins de Jéhovah qualifient l’ensemble de leurs croyances et de leurs
enseignement de « vérité ».
Pour dire « Je suis Témoin de Jéhovah depuis 18 ans », un
Témoin de Jéhovah dira très souvent : « Je suis dans la vérité depuis
18 ans ». Et pour dire actuellement de moi que je suis exclu de la
religion, un membre pourra aussi dire : « Il a abandonné la vérité »
ou « Il n’est plus dans la vérité ». Pour dire d’un membre de sa
famille qui n’est pas Témoin de Jéhovah, un adepte dira : « Il ne
s’intéresse pas à la vérité » ou « Il s’oppose à la vérité » ou « Il n’a pas l’amour de la
vérité » etc. Cette terminologie comme toute autre, comme par exemple
« esclave fidèle et avisé » (Matthieu 24 : 45), a évidemment ses
racines dans la Bible, plus précisément dans la Traduction du Monde Nouveau.
Contrairement à ce
qu’on peut penser a priori, il n’y a honnêtement pas grand chose à
reprocher à cette traduction, à part par exemple quelques influences de leurs
prises de position doctrinale (sur la Trinité, l’âme, l’enfer, etc.) sur la
manière de traduire certains types de versets. Mais fort heureusement cela
n’affecte pas le sens fondamental des textes originaux, et je sais pourquoi je
dis cela. Bien au contraire, cette traduction se révèle être l’une des plus
proches du sens original. Et je sais les Témoins de Jéhovah très scrupuleux et
méticuleux (et c’est un compliment) à l’égard du texte biblique lui-même (comme
autrefois les scribes) pour prendre volontairement des libertés vis-à-vis de
ce texte pour appuyer telle ou telle de leurs prises de position. C’est donc
au
niveau de l’interprétation du texte que le problème réside fondamentalement
plutôt qu’au niveau de son authenticité.
Cette authenticité du texte, ce très grand souci de le rendre aussi
proche que possible des textes originaux tant du point de vue des mots que du
sens, est d’ailleurs l’un des fondements mêmes (sinon le fondement) du système
Témoin de Jéhovah, une religion des plus exégétiques qui soient !
Par
exemple, pour le Témoin de Jéhovah (en tout cas pour les cerveaux de la
religion), il est très important de
savoir que dans tel verset le mot hébreu utilisé est « nèphèsh »
(« âme ») et non pas « rouah » (« souffle »,
« esprit »), ou que le mot grec est « psukhè » (équivalent
de « nèphèsh ») et non pas « pneuma » (équivalent de
« rouah »). Cela permet d’asseoir leur doctrine sur
l’« âme », la « vie », la « mort », la
« résurrection », la « vie céleste », la « vie
terrestre », etc. De même ce sera un bon délice pour un Témoin de Jéhovah
très « studieux » de savoir
que dans tel verset l’apôtre Paul a employé le terme grec « épignosis »
(« connaissance exacte », « connaissance précise ») au lieu
simplement de « gnosis » (« connaissance »). Tout cela ne
serait pas possible si la traduction du texte hébreu, araméen ou grec n’est pas
pointue mais juste approximative et paraphrasée. Ainsi donc, la terminologie
des Témoins de Jéhovah, comme par exemple « esclave fidèle et
avisé », « ancien », « surveillant »,
« connaissance exacte »,
« vérité », etc., n’est pas forgée de toute pièce mais a un
fondement biblique. Mais c’est là aussi le gros problème du système. En effet,
la « pensée Témoin de Jéhovah » est très vite assimilée, à tort, à la
« pensée biblique ». Mais une chose est que le texte biblique parle
de l’« esclave fidèle et avisé » qui nourrit ses compagnons, et autre
chose est de dire que l’« esclave fidèle et avisé » se réduit à ce
que la religion appelle « chrétiens oints » (autre terme tiré de la
Bible) et qui dirige cette religion. De même ce n’est pas parce que la Bible
parle de « connaissance exacte » ou de « vérité » que
l’ensemble des enseignements de la religion en est. Oui, il ne suffit pas
d’appeler une chose « esclave fidèle et avisé » ou
« connaissance exacte » ou « vérité » et de la marteler
sans cesse dans les esprits et dans les crânes pour qu’elle le soit ou
qu’elle
soit
ce
que
la
Bible entend vraiment par ces expressions ! Mais tout cela finit par devenir
une telle évidence pour un Témoin de Jéhovah très classique qu’il a toutes les
peines du monde à concevoir que les choses puissent être autrement !
Et
moi, j’avais naïvement de la peine à imaginer comment on pouvait rejeter une
théorie qui fait plus que démontrer l’existence de Dieu mais qui dit que Dieu
est l’Existence elle-même, l’Univers lui-même ! Comment pouvait-on refuser
une théorie qui fait de leur « connaissance exacte » la même chose que la « science
exacte », c’est-à-dire la mathématique ? J’ignorais que cela serait
si difficile de faire de la « vérité » et du « théorème »
une seule et même chose ! Qu’il soit
difficile à accepter pour un athée ou pour un mathématicien classique que sa
conception du « théorème » soit assimilée à la vérité religieuse,
quelle qu’elle soit, je peux le comprendre. Mais c’est bien moins
compréhensible de la part d’une religion qui dit être attachée à la « connaissance
exacte » de refuser que cette « connaissance exacte » devienne
tout simplement la « science
exacte » !
Cette
religion dit connaître le rôle primordial de l’« esprit saint », elle
l’appelle « force agissante » de Dieu et elle voit donc en lui le
« moyen d’action » de Dieu, comme par exemple pour faire d’un
chrétien un chrétien « engendré de l’esprit ». Ils savent très bien que la Bible qualifie
l’« esprit saint » d’« esprit de la vérité », par exemple
lorsque Jésus dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais vous ne pouvez les porter à présent. Cependant quand l’esprit de la vérité
arrivera, il vous guidera dans toute la vérité, car il ne parlera pas de
lui-même, mais il vous dira tout ce qu’il entend, et il vous annoncera les
choses qui viennent» (Jean 16 : 12, 13).
C’est bien beau d’employer des mots, d’être si attaché aux mots, mais
encore faut-il comprendre leur sens le plus profond. Ainsi, on ne sait pas
vraiment de quoi on parle et la « connaissance » qu’on a n’est pas si
« exacte » que cela quand on ignore que la « vérité » en
question est le « théorème » dans son sens le plus général qui soit,
que la mathématique est la « science de l’esprit » elle-même, que
l’« esprit de la vérité » est tout simplement l’« esprit
mathématique » ! Alors je savais très bien pourquoi j’ai « pris
les emblèmes » au « Mémorial 2004 », montrant par là que je suis
« oint de l’esprit », que je suis « engendré de l’esprit »
pour une mission spéciale : « Guider dans toute la
vérité » et « annoncer les choses qui viennent » ! Je
devais faire comprendre que la naissance de l’Universalité est tout simplement
la naissance de la Civilisation universelle, de ce que Jésus appela tout
simplement le Royaume de Dieu. Cette Universalité, ce Royaume ira en
grandissant jusqu’à remplir toute la terre, une fois tous les obstacles
aplanis.
Je
ne dois pas parler de moi-même, mais dire tout ce que j’entends, tout ce qui
m’est révélé par l’intermédiaire de mon
esprit qui fait tout simplement un avec l’esprit de
Dieu l’Existence ! Je devais faire le serment de dire « La
vérité, toute la vérité, et rien que la vérité », même les plus difficiles
à dire, même les plus difficiles à admettre. Parmi les choses les plus
difficiles à annoncer se trouve le fait de dire que commence le « Jour du
Jugement » de Dieu. Cela veut dire que je dois dénoncer sans faute tout ce
qui n’est pas la Science de l’Existence, la Science de Dieu, la Parole de Dieu,
la Pensée de Dieu, l’Esprit de Dieu !
J’ai
reçu une formation pour cette mission, tant par mon métier d’enseignant de
mathématiques que par ma religion. Et justement une des réunions des Témoins de
Jéhovah se nomme « École du ministère théocratique ». C’est une
réunion où l’on apprend l’« art oratoire », l’« art de
communiquer », évidemment dans le but de former tous à la
« prédication de la bonne nouvelle du Royaume », activité
essentielle dans le système Témoin de Jéhovah. Une façon plus courte de dire
« prêcher la bonne nouvelle du Royaume » est « témoigner »
ou « donner le témoignage ». C’est d’ailleurs l’essence même de
l’appellation de « Témoin de Jéhovah ». On peut maintenant pleinement
comprendre pourquoi je fais allusion à l’« art oratoire » ou à
l’« art de communiquer » dans "Le
serment
de vérité". À l’« École du ministère
théocratique », l’élève est conseillé de préférer des formules du genre
« nous… » quand il s’adresse au public (par exemple quand il prononce
une allocution pendant une réunion) au lieu des formules du genre
« je… » ou « vous… ». Avec « nous… », quand il
félicite le public, il s’y inclut, et quand il reproche quelque chose au
public, il s’y inclut également, ce qui rend le public plus disposé à accepter
le reproche. Mais avec « je… » et « vous… », il paraît
prétentieux et se pose en « donneur de leçon ».
C’est
pour dire que tout n’est pas mauvais dans le système Témoin de Jéhovah, loin de
là ! C’est un système qui a de très grands atouts, mais c’est hélas aussi
ce qui est à l’origine de ses très graves défauts ! Malheureusement, les
excellents principes qui ont cours à petite échelle ne s’appliquent pas à
grande échelle. À grande échelle, le « JE » ou « MOI »
c’est l’« esclave fidèle et avisé » ou le « Collège
Central », et le « VOUS » est le reste de l’organisation, le fidèle
de base. C’est donc une organisation très verticale, très descendante, très
écrasante. Cette religion niera évidemment cette description et en parlera
comme de l’« ordre théocratique » qui est : Jéhovah chef de
Jésus chef des anges chef des chrétiens oints (mais ils viennent avant les anges
dans leur position céleste) chefs des surveillants de filiales chefs des
surveillants itinérants chefs des collèges des anciens des congrégations chefs
des assistants ministériels chefs des membres masculins de la congrégation
chefs des membres féminins, tous chefs des enfants et pourquoi pas tous chefs
des spermatozoïdes chefs des ovules tous chefs des molécules chefs des atomes
chefs des particules etc.
Oui,
tout vient du haut, et celui qui est à l’échelle plus basse doit dire
« Amen » à ceux qui sont placés plus haut dans l’« ordre
théocratique ». Le résultat
est
que
c’est
une
organisation
qui
a
un mal
fou
à se remettre en question. On le rappelle : si l’« esclave fidèle et
avisé » dit d’une feuille d’arbre : « Elle est bleue »,
alors tout membre de la religion doit dire : « Elle est bleue »
jusqu’à ce que l’« esclave fidèle et avisé » dise de la
feuille : « Elle est
verte », et alors gare à celui qui ne dira pas : « Elle est
verte ». Et on est un « apostat », un « hérétique »,
un « ennemi de la vérité », un « ennemi de Dieu », si on
dit « trop tôt » de la feuille
« Elle est verte » alors que l’« esclave fidèle et
avisé » dit : « Elle est bleue ». La religion ne cherche même pas à vérifier si la feuille
est bleue ou verte. Il suffit pour elle que la voix qui dit « Elle est verte » ne soit pas
celle de l’« esclave fidèle et avisé » pour que cette déclaration
soit un mensonge. Et je dis une fois encore : c’est ainsi qu’est fait le
système Témoin de Jéhovah, un système des plus verticaux, donc des plus
sectaires qui soient. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, le monde
dans son ensemble ressemble beaucoup plus aux Témoins de Jéhovah qu’il ne le
croit. Il faut quelque chose qui révèle l’air de famille jusque là insoupçonné.
Cette chose, c’est la Vérité, le Théorème, la Théorie universelle des
ensembles, la Théorie de l’Universalité, la Science de l’Univers, la Science
de
l’Existence, la Science de Dieu, la Mathématique de Dieu, le Théorème de Dieu,
la Vérité de Dieu, la Vérité , et la boucle est bouclée. C’est mon témoignage
que je dois apporter maintenant, on a maintenant tous les élements pour bien
comprendre le texte "Le
serment
de vérité" qui suit.
Il
reste peut-être à préciser que l’expérience de l’activité de prédication en
France montre que les mots comme Témoin de Jéhovah ou Bible ou Dieu ou Diable prononcés dès les premières paroles à
une porte ferment très souvent la conversation et la porte, d’où cette prudence
à employer explicitement ces mots dans mes textes au début. Cela se traduit ici
par le fait de dire "Livre" au lieu de "Bible".
Et on comprendra aisément aussi qu’au-delà du monument qu’est la Tour
Eiffel, c’est du président de la république française que je parle. Voilà donc
aujourd'hui toute la vérité que je dois dire, en clair et en décodé ! C'est
toute la raison d'être du titre « Le serment et la Tour Eiffel ».
Dans une allocution, un exposé, un livre,
bref dans toutes les situations de communication à sens unique, celui qui parle
est plus particulièrement exposé aux travers qui consistent à être prétentieux,
pédant ou un donneur de leçon surtout s'il s'exclut lui-même des leçons qu'il
donne. Pour éviter ce piège, on comprend qu'il soit plus humble d'employer
"nous" pour s'associer au public. Mais lorsque le propos est
de nature particulière, par exemple lorsque celui qui parle témoigne de
ce qu'il a vu, observé, entendu, ressenti ou vécu
etc., lorsqu'il est même amené à conduire le public à visiter, à découvrir
ou à redécouvrir la scène, le théâtre ou les lieux des faits,
à faire connaissance avec les différents acteurs, alors l'emploi
de "nous" pour dire "je" est peu commode.
D'autant plus si le public fait lui aussi partie des acteurs, est appelé à
juger des faits dont notre personne témoigne et est même potentiellement
appelé à témoigner lui aussi. Le témoin en question, c'est moi, et le
public, c'est vous, c'est-à-dire tous les autres habitants de la planète, et le
"nous" signifiera tous les habitants du monde, savoir tous les
humains.
Comme
je témoigne donc, je ne peux que dire "je" car, on le
comprend, dire "nous" serait évidemment source de confusion
dans les propos. Cependant ce ne sera pas un "je" prétentieux,
un "je" donneur de leçon, un "je" pédant, un
"je" doctoral, mais, comme on s'en apercevra très vite, ce
sera un "je" de quelqu'un qui est appelé à la barre d'un
tribunal, le Tribunal Universel, et qui
doit prêter le serment de vérité selon la formule consacrée.
Le
Tribunal Universel est en place. Devant ce tribunal, chacun sera appelé
à se remettre en question, en somme à être jugé. On pourra n'y voir qu'une métaphore,
mais dans cette théorie, il faudra grandement se méfier, et surtout bien ouvrir
ses yeux, ses oreilles et son intelligence, car il y
aura toujours une réalité derrière toutes les métaphores, et c'est
leur raison d'être même. Et des métaphores, il y en aura à gogo car
c'est un langage et un moyen d'expression extrêmement puissants. On découvrira
même dans cette théorie ce qu'elles sont vraiment et leur origine la plus
profonde. On comprendra d'où elles tirent leur puissance et pourquoi c'est un
moyen d'expression par excellence d'un certain Livre que je ne nommerai
pas pour l'instant pour ménager ceux d'entre vous qui seraient un peu
cardiaques, et surtout ceux d'entre vous qui souffriraient d'une certaine allergie
plutôt bizarre. De celle-là précisément
j'en parlerai ailleurs, et il y a aura même une bonne nouvelle : c'est un mal, pour la plupart bénin, qui se
soigne, assez facilement d'ailleurs. Il suffit pour cela d'un minimum de
bonne volonté et de bonne foi et l'Universalité fera le reste
! Chez certains, il se produira même un vrai miracle car leurs yeux
jusque là aveugles commenceront à voir clair, leurs oreilles sourdes
commenceront à entendre, leur langue muette se déliera et leur cœur de pierre
commencera à devenir un cœur humain dans le sens noble du terme. Mais pour ceux
qui persisteront et signeront dans la mauvaise volonté et la mauvaise foi, l'Universalité
ne pourra plus rien pour eux et ce sera dommage.
Pour
revenir à mes propos, mon jugement devant le Tribunal Universel a eu
lieu à huis clos, mais il est très loin d'être terminé ! Cela signifie
tout simplement que j'ai été mis face à moi-même et j'ai dû réexaminer mes
mobiles, mes aspirations et le sens de mon existence. Je me suis retrouvé face
à mes devoirs et obligations inaccomplis et il s'en est suivi une condamnation
avec sursis. Je suis donc remis en liberté (tant mieux pour moi et tant
pis pour certains) mais je dois faire la preuve de mon repentir et de ma
sincérité en accomplissant cette fois mes devoirs. Cette preuve et cette
épreuve commence par le fait que je dois aujourd'hui me présenter à la barre,
en séance plénière cette fois, pour
témoigner de tout ce que j'ai vu, observé, entendu, ressenti, vécu, bref de tout
! À la demande je jure de dire la vérité, toute la vérité et rien que la
vérité. Je lève ma main droite et je dis Je le jure.
Je
me suis fixé comme ligne de conduite de dénoncer et de démontrer avec
vigueur, force et puissance d'expression tout ce qu'il y a de
faux, de mauvais et qui devra être recyclée, mais :
– Sans menace sauf si on considère qu'avertir
ou témoigner d'un danger menaçant est une menace.
– Sans animosité, sans agressivité,
sans violence d'aucune sorte, physique ou verbale,
sauf si l'on considère que le parler sans langue de bois, le parler sans
complaisance mais sans démagogie ni populisme, le parler franc,
le parler vrai, le parler avec force, le parler avec
énergie, le parler avec vigueur, le parler avec puissance,
bref que le cri du cœur, le cri qui sort du plus profond des tripes
est une animosité, une agressivité ou est une violence
!
– Sans mépris, sans caricature
et sans dérision, sauf si on considère qu'user de puissantes métaphores
et que se servir de pertinentes comparaisons pour mieux faire ressortir
la fausseté ou l'absurdité d'une conception, l'aveuglement qu'elle
est, la cécité ou au moins la myopie quasi générale qu'elle
entraîne est un mépris, une caricature ou une dérision.
Mais toute personne dotée un tant soit peu de bonne foi y verra plutôt
un réel souci de réveiller les consciences, de provoquer un
électrochoc, d'ouvrir les yeux et de faire tomber leurs écailles,
d'ouvrir les oreilles et de faire tomber les cérumens qui les
bouchent, d'ouvrir les cœurs et de les libérer de leurs
sarcophages de pierre !
La
menace, l'intimidation, l'animosité, l'agressivité,
la violence verbale ou même physique, le mépris, la
caricature et la dérision sont des armes favorites de l'orthodoxie
en général et de l'orthodoxie scientifique en particulier, orthodoxie
vieille comme le monde, et armes elles-mêmes vieilles comme le monde. Ce sont,
entre autres, des armes utilisées pour vite faire rejoindre les rangs toute voix
discordante, toute voix qui aurait de sérieux doutes sur des conceptions
établies mais qui n’aurait pas les moyens et surtout les preuves qui fondent
ses doutes. Et si elle dispose de ces preuves, elle a tout intérêt à ce
qu’elles soient bien solides pour résister aux tempêtes qu’elles ne manqueront
pas d’essuyer. Si cette voix est une grande notoriété, alors en général
sa parole est parole d’évangile (dans le sens péjoratif de l’expression) et
elle risque relativement peu en avançant ses doutes et ses preuves sommaires.
Mais
l’expérience prouve que ce ne sont pas les grandes notoriétés qui
émettent le plus souvent les doutes qui font véritablement progresser la
connaissance. Bien au contraire c’est, hélas, bien plus souvent elles qui sont
les figures de l’orthodoxie ; et pour démolir des thèses
opposantes, elles se contentent d’arguments sommaires et leur autorité fait le
reste. Comme c’est bien souvent le cas dans l’histoire des sciences, la voix
discordante doit essuyer leur foudre qui consiste à être traitée, entre autres
qualificatifs, de scientifique au rabais et de je ne sais quel autre nom
d'oiseau. Dans le domaine du maniement de ce genre d'armes, celles de l'orthodoxie
que je viens d'énumérer, mon
vocabulaire est assez pauvre parce que ce n'est pas mon genre et je ne m'en
plains pas.
Toutefois
c'est mon genre d'aimer rire parfois en me moquant, il est vrai, mais jamais
avec méchanceté. On peut dénoncer l'absurdité d'une conception,
si solidement établie soit elle, en rire s'il le faut mais sans mépris
ni méchanceté. Et je peux affirmer que quand on racontera aux
générations futures nombre de nos conceptions actuelles, soit elles
seront incrédules, soit elles en riront comme nous aussi nous
rions parfois et même souvent des conceptions d’hier. Et au nombre des conceptions
bien établies aujourd’hui mais qui fourniront la matière aux rires de
demain figurent en très bonne place nos conceptions sur … l'origine de
la vie ! On y reviendra.
– Sans aucune atteinte personnelle car cette théorie ne vise personne en
particulier mais elle ne laissera personne indifférent ! Et si un
quelconque habitant de la Terre, après en avoir vraiment pris
connaissance en ressort indifférent, alors cette personne a vraiment un gros
problème et je ne lui dirai qu'une chose : je la plains ! Quand bien
même elle aurait tout l’or de la planète, elle ignore à quel point elle est en
réalité pauvre. Et si en plus elle n'a aucune richesse du point de
vue des hommes, si elle n'a aucune maigre consolation, alors elle
est doublement à plaindre !
Cette
théorie concerne donc tout le monde et ne vise personne en
particulier. Mon témoignage se fonde sur des faits tangibles
qui sont vus, entendus, lus, sentis, vécus
et sus de tout le monde et vérifiables par tout le monde.
Témoigner des faits de la vie quotidienne, des faits
passés, présents et à venir amènera forcément à parler de
faits impliquant des entités particulières, des individus ou des personnages
connus de tous. Les faits impliquant ces personnages sont des faits parmi
tant d’autres et ne seront qu’une toute petite minorité dans l’immensité
des faits de l'Univers dont l'Univers lui-même. Par conséquent ce
serait faire preuve d’une lamentable mauvaise foi que de réduire cette
théorie à une théorie visant ces entités particulières.
Cette
théorie, avant de parler des entités particulières, est avant tout une
théorie qui témoigne de l'Univers et que je sache, ces entités
particulières sont loin d’être tout l’Univers. En effet, comment
témoigner du monde sans parler de son toit, sans parler du … mont
Everest ! Comment témoigner du monde sans parler de sa fosse,
sans parler de son abîme, de ses profondeurs, de … son abysse
de l'Océan Pacifique !
Comment
parler du monde sans parler de … la France, et comment parler de
la France sans parler … de Paris, et comment parler de Paris
sans parler de … la Tour Eiffel ! Oui, la "Tour Eiffel"
de toute sa hauteur majestueuse trône sur Paris et sur la France.
La
Tour Eiffel a été construite pour l'Exposition universelle de
1889, année du centenaire de la Révolution française. Oui, la Tour
Eiffel construite sous la IIIème République rappelait qu’il fut
un temps où la France était tout sauf une République. Elle rappelait que cent
ans auparavant a été rédigée la Déclaration des droits de l’homme et du
citoyen, laquelle déclaration a été intégrée à la première Constitution de
France en 1791. Toutefois le concept des droits de l’homme était
antérieur à 1789 et en gestation ici ou là. Mais si l'on doit retenir une date
pour sa naissance, on la fixerait au 26 août 1789. Puis le 21 septembre 1792
naissait la Ière République
qui dans sa Constitution de 1793 faisait figurer en très bonne place la
même Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, inspiratrice de la
Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l'Organisation
des Nations Unies le 10 décembre
1948. S’il est besoin de le dire, ce sont là des faits parmi les faits
universels, faits connus de tous et vérifiables par tous.
Oui,
la Tour Eiffel, outre l’objectif de monument pour l'Exposition universelle,
rappelait la naissance de la République française, celle de la Déclaration
des droits de l’homme et du citoyen. Aujourd’hui, en matière de droits de droits
de l’homme, plus d’un demi-siècle après l’adoption de la Déclaration
par l'ONU, il n’y a pas grand chose à reprocher au monde, surtout
pas au monde civilisé et aux pays développés, n’est-ce pas ?
Aujourd’hui cette question des droits de l’homme ne vise que les pays non
démocratiques, que les pays dictatoriaux, que les régimes totalitaires,
que les républiques bananières, bref que les barbares, n’est-ce
pas ?
Quant
au pays de la Tour Eiffel, aujourd’hui sous la Vème
République nous sommes très loin des problèmes fondamentaux qui ont conduit à
la Révolution de 1789 et à la création de la Ière République,
n’est-ce pas ? Aujourd’hui, plus d’absolutisme, n’est-ce pas ?
Aujourd’hui, il n’y a plus de pouvoir concentré autour de la Cour, n’est-ce pas ? Aujourd’hui plus de noble
ni de bourgeois asservissant, n’est-ce pas ? Aujourd’hui on
peut tout dire de la Tour Eiffel
sans commettre un crime de lèse-majesté, n’est-ce pas ? Sous la Vème République, à la date très symbolique du 14
juillet, on peut tout dire à la Tour Eiffel, sans complaisance,
sans trembloter, en toute objectivité, en toute impartialité
et liberté d’expression, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, c’est la même
justice pour tous et il n’y a plus d’intouchables, n’est-ce
pas ? Fort heureusement pour nous, la date du 14 juillet commémore
d'année en année un passé révolu. À cette date, la Tour Eiffel nous
rappelle qu'elle est loin derrière nous l'époque des courtisans, et que
nous vivons désormais l'époque bénie où tous ceux qui ont un devoir
de vérité disent la vérité, toute la vérité et rien que la vérité
! N'est-ce pas ?
La France a t-elle besoin d'une nouvelle
révolution comme en 1789, a t-elle besoin d'une nouvelle prise de la Bastille ?
Ma réponse est catégorique : NON ! Mais à la question : Y a t-il quelque chose qui ne tourne pas
bien rond en France comme dans le monde et qu'il faudra changer ? Ma
réponse est tout aussi catégorique : OUI !
Pourquoi
je dis NON à un changement comme celui de 1789 ou comme celui, plus
proche de nous, de 1968 ? Pourquoi je dis NON aux actions comme celles
qui consistent à détruire telle ou telle plantation ou celles qui consistent à
démanteler je ne sais quel symbole ? La raison est toute simple : ces actions ne
s'en prennent qu'aux symptômes mais laissent les causes profondes perdurer.
Le changement apporté, si tant est qu'il y a vraiment eu un changement,
est alors toujours temporaire et tôt ou tard, on retrouve toujours les
mêmes maux mais déguisés, camouflés, mieux emballés pour
que la pilule passe, et au bout du compte peu de choses auront
fondamentalement changé ! Pire, ces mêmes
maux auront pris une forme si vicieuse, si pernicieuse et si sournoise
qu'il faut une certaine perspicacité pour les détecter ou les démasquer, et
même ainsi dévoilés, les combattre est toute une autre affaire. En effet, ils
auront fait leur chemin en profondeur, ils auront tissé de solides racines
souterraines, ils auront tout gangrené et ils se seront édifiés en véritable
système déferlant sur le monde devant lequel on ne peut qu'avouer son
impuissance. Si on a compris cela, alors on a compris le monde actuel.
Ainsi
donc, combattre les problèmes du monde de cette manière classique et
spectaculaire ne résout en fait fondamentalement rien, bien au contraire. C'est
exactement comme faire une série de mauvaises antibiothérapies. Quand on
fait ce genre de traitements, il faut le faire à fond, sinon on résout
momentanément le mal, mais on ne fera que rendre les germes plus résistants.
Comme pour la France, je ferai plus loin pour le monde un bref rappel
historique soulignant des faits hauts en symboles, toujours dans le but de
mettre en évidence, si tant est qu'il est encore nécessaire de le faire, le
fait que l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement.
Mais
alors je sens dans les esprits cette question : s'il ne faut pas des gestes
spectaculaires pour faire changer les choses, alors comment faut-il les changer
? À vrai dire, il y a bien longtemps
que la réponse est dans le monde et circule aux quatre coins du monde. Beaucoup
d'humains lui ont fait un accueil favorable et à leur tour ils œuvrent pour le
changement. Vous l'ignorez peut-être mais il se livre en ce moment une vraie
bataille loin des regards : d'un côté il y a des forces, dont je fais partie,
qui œuvrent pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux, et de l'autre
des forces qui travaillent dur pour maintenir ce monde dans l'aveuglement et
qui le prennent carrément en otage. Je sais que ces propos vous paraîtront au
stade actuel très mystérieux, mais j'ai prêté le serment de dire la vérité,
toute la vérité et rien que la vérité et vous ne pouvez que constater que
jusqu'ici je tiens plutôt mes promesses. Conformément à ce serment, je parle
des faits, de tous les faits et rien que des faits sus de
tout le monde et vérifiables par tout le monde. Conformément à ma promesse, je
ne me livre à aucune attaque personnelle mais tout le monde aura compris les
réalités qui se cachent derrière ces faits et les métaphores. Ce
sont ces réalités qui comptent et non les personnes qui les incarnent, car les
personnes passent mais les réalités restent. Et c'est une des raisons de la
puissance des métaphores car elles sont intemporelles et indépendantes des noms
de personnes qui incarneront les réalités qu'elles dépeignent.
Revenons
à notre question. Sa réponse a sûrement croisé votre chemin mais vous ne lui
avez peut-être pas, pour diverses raisons dont celle que je laisse pour
l'instant mystérieuse mais qui s'éclaircira peu à peu, accordé l'intérêt
qu'elle mérite mais qu'importe. Cette théorie est justement là pour faire voir
les choses d'un autre œil car c'est de cela qu'un certain nombre d'habitants de
la planète ont besoin : qu'on leur ouvre les yeux autrement. Et j'espère
de tout mon cœur que vous êtes de ceux-là.
Jusqu'à
présent, la réponse à cette question ne reposait sur aucune base scientifique
et ce sera chose faite avec cette théorie mathématique, la Théorie
Universelle des Ensembles, la Théorie de l'Universalité ! Et ce sera la surprise de ce début de siècle
et de ce début de millénaire, surprise égalant au moins comme celle que créa en
début du siècle dernier la Théorie de la Relativité. Mais à la
différence de la Relativité, cette présente théorie pourtant surpuissante
ne fournira aucune formule spectaculaire offrant les moyens de détruire
le monde. On peut encore aujourd'hui constater les conséquences fâcheuses qui
résultent du fait de fournir ce genre de formules à un monde dont les mobiles
sont ce que l'on connaît. Les grandes nations armées jusqu'aux dents, qui
continuent à développer des armes de plus en plus diaboliques qu'elles
utilisent à grand renfort de publicité et de propagande, qu'elles exhibent en
fascinant spectacle aux yeux du monde et en cachant au monde les innombrables
vies qui en pâtissent, oui ces nations affichent clairement leur intention
d'empêcher la prolifération de ces armes. Mais cette logique de « faites
ce que je vous dis parce que je suis le plus fort, mais ne faites pas ce que je
fais » est-elle la meilleure manière de rendre le monde plus
raisonnable ? On ne s’étonnera pas qu’on apprenne avec tristesse que de
plus en plus de nations dont les peuples sont affamés montrent à leur tour des
signes de puissance, entre autres en laissant entendre qu’elles détiennent à
leur tour l’arme absolue.
Non,
cette théorie ne fournira pas au monde une formule spectaculaire le propulsant
encore plus loin dans cet engrenage destructeur, mais bien au contraire
fournira les clefs de l'Univers, les clefs du monde, les
clefs de sa reconstruction, les clefs de son renouveau, ce qui est
de loin ce dont il a besoin. Les choses sont simples : on ne peut pas
résoudre les problèmes du monde sans vraiment comprendre les profondeurs
de ce monde, et on ne peut pas comprendre le monde sans vraiment comprendre l’Univers.
C’est le seul véritable point commun entre la Théorie de l'Universalité et celle de la Relativité.
La
Tour Eiffel a sa place dans le monde, elle a son mot à dire parmi
les monuments du monde et elle contribuera à sa manière à éclairer l'Universalité.
Elle lui servira de modèle et si cette tour est sans reproche, ce sera
tout à son honneur. Mais si la Tour Eiffel présente des défauts, le modèle
qu’elle a l’honneur d’être risque alors de ternir l’image de l’Universalité.
Les questions soulevées plus haut permettront à tout un chacun de faire la part
des choses. Ces questions mettent tout un chacun devant des faits, tous
des faits et rien que des faits, suivant mon serment de dire la
vérité, toute la vérité et rien que la vérité.
En
ce qui me concerne, je suis français et j’entends l’être dans le plein
sens du terme. Or dans le nom France, il y a tout simplement le mot franc,
mot qui a été une monnaie mais qui pour moi rime avant tout avec franchise.
J’espère de tout mon cœur que l’abandon en France du franc (la
monnaie) ne signifie pas dans ce pays l’abandon du franc (la franchise).
En France donc, en tant que français, j’entends utiliser toute la
puissance expressive de la langue française pour témoigner avec toute la
franchise qui se doit des faits français et d’ailleurs !
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