A
l'école de la "Vérité" et du "Théorème"
De
part et d'autre...
Pour
une meilleure compréhension de la partie suivante,
à savoir "Le serment
de verité, il faut comprendre qu'elle
est rédigée
pour l'essentiel en novembre
2003, peu avant la toute première mouture de Utevadaemia.
Comme dit plus haut, j'étais Témoins
de Jéhovah à l'époque. Pour désigner
leur religion, les Témoins de Jéhovah utilisent
souvent le sigle "TJ" dans
leur parler familier, et ce sont plus
souvent les jeunes qui préfèrent ce sigle pour
parler de la religion. Et plus sérieusement, dans
le parler des adultes fervents ou dans les discours à la
tribune, ils utilisent l'expression "Organisation
de Jéhovah" pour parler de leur mouvement. Parlant
de moi, ils diront donc : "Il a été exclu
de l'Organisation de Jéhovah".
Mais
il y a le mot "Vérité",
qu'ils utilisent plus couramment pour désigner leur
religion.
Et ils désignent l'ensemble de leurs enseignements par l'expression "connaissance
exacte". Ce n'est pas "science
exacte" mais ça y
ressemble... Les
Témoins de Jéhovah diront (et disent) donc
de moi : "Il était
dans la Vérité". Donc
présentement,
selon eux, je ne serais plus dans la "Vérité",
j'aurais
"abandonné
la Vérité"...
Mais
la simple vérité est ceci
: exactement comme Jésus face au judaïsme de son temps (qui
l'a fait crucifier à Golotha), ou comme Spinoza face
à la même religion, je suis parti de chez les Témoins
de Jéhovah
en emportant la vérité et
en leur laissant l'erreur ! Je suis parti
en emportant tout ce qu'il pouvait y avoir de vrai ou
de
bien dans cette religion, mais en prenant
très grand soin de leur laisser tout ce qu'il y a
de mauvais,
de mensonger. Bref, je suis parti avec le
meilleur des Témoins de Jéhovah,
car, très
heureusement, il n'ont pas que
des défauts...
En matière
de vérité religieuse, j'ai
fructifié tout
ce que j'ai appris de bon chez les Témoins de Jéhovah,
je l'ai perfectionné.
Et j'ai fait exactement la même chose du côté des
mathématiques
et des sciences, l'autre face de ma
personnalité. Parallèlement à ma vie de
Témoin
de Jéhovah, j'étais
enseignant de mathématiques et sciences en lycée
professionnel (voir Qui
est Hubertelie ? et Au
Revoir). Là, on n'emploie
pas le mot "vérité" ou "connaissance
exacte", mais mieux que cela : on parle de "théorème" et
de "science exacte". Et pourtant là aussi
cette science n'est pas aussi exacte qu'elle n'y paraît
(voir les vidéos comme MATH
ERROR, La
science exacte qui ment, Toute
la lumière sur les Paradoxes, etc.).
Puis
le moment vint de faire les
adieux aux uns et aux autres et de partir sur la difficile
voie de
l'unification entre la Vérité et
le Théorème (voir Il
y a Quatre ans et Pagouda).
Le résultat est aujourd'hui
le Théorème
de l'Existence ou la Loi
de l'Univers-Dieu, bref la Science
de l'Existence ou
Science de Dieu.
Je suis maintenant à des années-lumière
aussi bien des Témoins de Jéhovah que des scientifiques
traditionnels, entre eux tous et moi, c'est la Nuit et
le Jour...
Je
parlais de l'art de la communication appris chez eux...
Dans
les réunions
des Témoins de Jéhovah il y en a une spéciale qui était de loin
ma préférée, car elle est la moins doctrinale, la plus objective,
ouverte, instructive, donc utile à mon sens. Elle était (ou
est, si cela
n'a
pas changé
entre-temps) appelée "L'école
du ministère théocratique". Comme son
nom l'indique, c'est une école où l'on apprend toutes sortes
de choses, qui vont de l'étude très profonde et technique du
texte biblique (exégèse) à l'art oratoire, en passant par l'étude
de l'histoire biblique et l'histoire en général, l'étude archéologique
et topographique des lieux bibliques, etc. Bref,
les connaissances
très générales et encyclopédiques,
donc moins spécifiques à la doctrine proprement dite des Témoins
de Jéhovah.
En novembre
2003, le texte du présent document "Le
serment et la Tour Eiffel" se réduisait
seulement
à la présente partie "Le
serment de vérité" ci-dessous.
A l'époque, je n'imaginais pas être expulsé huit
mois plus tard du sein de cette religion, à cause de
la Science
de Dieu !
A "L'école
du ministère
théocratique" on apprenait donc entre
autres choses la bonne manière de communiquer, de
faire un discours, de s'adresser à une personne particulière
ou à un public. La partie "Le
serment de vérité"
ci-dessous montre tout simplement
la manière dont je m'engageais
vis-à-vis
de mes futurs lecteurs (donc y compris les Témoins
de Jéhovah)
à appliquer ces bons principes de communication dans
mes textes de la Science
de Dieu, mais sans pour autant caresser dans le
sens du poil ceux à qui je m'adresse. J'avais des choses à dire,
des vérités à exprimer, qui peuvent être
désagréables à entendre
(car la vérité blesse, comme on dit). Je m'engageais
donc aussi
à parler en toute franchise, à n'éviter
aucun sujet qui fâche.
Et justement,
cette franchise (qui est la mienne aujourd'hui comme on peut
le constater dans tous mes écrits) et les sujets
qui fâchent, cela a commencé avec ma religion
elle-même.
Je lui expliquais et lui démontrais par A + B ce qui
ne va pas en elle, dans sa logique, dans ses raisonnements,
dans
ses conceptions, dans ses doctrines, dans sa façon
de fonctionner, etc. Le
conflit
avec elle a alors commencé, et on ne s'étonnera
pas que huit mois plus tard elle m'ait expulsé. La
partie suivante "Vernix Caseosa"
parlera davantage de ce conflit et aussi de ce qu'il y a
de mauvais dans le système
Témoins
de Jéhovah (car il faut évidemment montrer les deux
faces de la médailles).
Mais
avant cela, en novembre 2003, en quelqu'un qui applique les
principes de la communications qu'il a appris
mais aussi qui explique les situations où ces
principes ne peuvent pas être appliqués à la
lettre, je disais donc ceci :
Le
serment de vérité
Devant
le Tribunal
Universel...
Dans une
allocution, un exposé, un livre, bref dans toutes
les situations de communication à sens unique, celui qui
parle est plus particulièrement exposé aux travers
qui consistent à être prétentieux, pédant
ou un donneur de leçon surtout s'il s'exclut lui-même
des leçons qu'il donne. Pour éviter ce piège,
on comprend qu'il soit plus humble d'employer "nous" pour
s'associer au public.
Mais lorsque
le propos est de nature particulière,
par exemple lorsque celui qui parle témoigne de ce qu'il
a vu, observé, entendu, ressenti ou vécu etc.,
lorsqu'il est même amené à conduire le public à visiter, à découvrir
ou à redécouvrir la scène, le théâtre
ou les lieux des faits, à faire connaissance avec les
différents acteurs, alors l'emploi de "nous" pour
dire "je" est peu commode. D'autant plus si le public
fait lui aussi partie des acteurs, est appelé à juger
des faits dont notre personne témoigne et est même
potentiellement appelé à témoigner lui aussi.
Le témoin en question, c'est moi, et le public, c'est
vous, c'est-à-dire tous les autres habitants de la planète,
et le "nous" signifiera tous les habitants du monde,
savoir tous les humains.
Comme je
témoigne donc, je ne peux que dire "je" car,
on le comprend, dire "nous" serait évidemment
source de confusion dans les propos. Cependant ce ne sera pas
un "je" prétentieux, un "je" donneur
de leçon, un "je" pédant, un "je" doctoral.
Mais le "je" que j'emploie dans mes documents est à voir comme
celui de quelqu'un qui est appelé à la
barre d'un tribunal, le Tribunal
Universel, et qui doit prêter
le serment de vérité selon la formule consacrée.
Le Tribunal
Universel est en place. Devant ce tribunal, chacun sera appelé à se remettre en question, en somme à être
jugé. On pourra n'y voir qu'une métaphore, mais
dans cette théorie, il faudra grandement se méfier,
et surtout bien ouvrir ses yeux, ses oreilles et son intelligence,
car il y aura toujours une réalité derrière
toutes les métaphores, et c'est leur raison d'être
même. Et des métaphores, il y en aura à gogo
car c'est un langage et un moyen d'expression extrêmement
puissants.
On découvrira même dans cette théorie
ce qu'elles sont vraiment et leur origine la plus profonde. On
comprendra d'où elles tirent leur puissance et pourquoi
c'est un moyen d'expression par excellence d'un certain Livre que
je ne nommerai pas pour l'instant pour ménager ceux
d'entre vous qui seraient un peu cardiaques, et surtout ceux
d'entre vous qui souffriraient d'une certaine allergie
plutôt
bizarre. De celle-là précisément j'en parlerai
ailleurs, et il y a aura même une bonne nouvelle : c'est
un mal, pour la plupart bénin, qui se soigne, assez facilement
d'ailleurs. Il suffit pour cela d'un minimum de bonne volonté et
de bonne foi et l'Universalité fera
le reste !
Chez certains,
il se produira même un vrai miracle car leurs yeux jusque
là aveugles commenceront à voir clair, leurs oreilles
sourdes commenceront à entendre, leur langue muette se
déliera et leur cœur de pierre commencera à devenir
un cœur humain dans le sens noble du terme. Mais pour ceux
qui persisteront et signeront dans la mauvaise volonté et
la mauvaise foi, l'Universalité ne pourra plus rien pour
eux et ce sera dommage.
Pour revenir à mes propos, mon
jugement devant le Tribunal Universel a eu lieu à huis clos, mais il est très
loin d'être terminé ! Cela signifie tout simplement
que j'ai été mis face à moi-même et
j'ai dû réexaminer mes mobiles, mes aspirations
et le sens de mon existence. Je me suis retrouvé face à mes
devoirs et obligations inaccomplis et il s'en est suivi une condamnation
avec sursis. Je suis donc remis en liberté (tant mieux
pour moi et tant pis pour certains) mais je dois faire la preuve
de mon repentir et de ma sincérité en accomplissant
cette fois mes devoirs. Cette preuve et cette épreuve
commence par le fait que je dois aujourd'hui me présenter à la
barre, en séance plénière cette fois, pour
témoigner de tout ce que j'ai vu, observé, entendu,
ressenti, vécu, bref de tout ! À la demande je
jure de dire la
vérité, toute la vérité et
rien que la vérité. Je lève ma main droite
et je dis Je le jure.
Ton
du témoignage, ton de la franchise, ton de la vérité
Je me suis
fixé comme ligne de conduite de dénoncer
et de démontrer avec vigueur, force et puissance d'expression
tout
ce qu'il y a de faux, de mauvais et qui devra être
recyclée, mais :
– Sans menace sauf si on considère qu'avertir ou
témoigner d'un danger menaçant est une menace.
– Sans animosité, sans agressivité, sans
violence d'aucune sorte, physique ou verbale, sauf si l'on considère
que le parler sans langue de bois, le parler sans complaisance
mais sans démagogie ni populisme, le parler franc, le
parler vrai, le parler avec force, le parler avec énergie,
le parler avec vigueur, le parler avec puissance, bref que le
cri du cœur, le cri qui sort du plus profond des tripes
est une animosité, une agressivité ou est une violence
!
– Sans mépris, sans caricature et sans dérision,
sauf si on considère qu'user de puissantes métaphores
et que se servir de pertinentes comparaisons pour mieux faire
ressortir la fausseté ou l'absurdité d'une conception,
l'aveuglement qu'elle est, la cécité ou au moins
la myopie quasi générale qu'elle entraîne
est un mépris, une caricature ou une dérision.
Mais toute personne dotée un tant soit peu de bonne foi
y verra plutôt un réel souci de réveiller
les consciences, de provoquer un électrochoc, d'ouvrir
les yeux et de faire tomber leurs écailles, d'ouvrir les
oreilles et de faire tomber les cérumens qui les bouchent,
d'ouvrir les cœurs et de les libérer de leurs sarcophages
de pierre !
La menace,
l'intimidation, l'animosité, l'agressivité,
la violence verbale ou même physique, le mépris,
la caricature et la dérision sont des armes
favorites de l'orthodoxie en général et de l'orthodoxie scientifique en particulier, orthodoxie vieille comme le monde, et armes elles-mêmes
vieilles comme le monde. Ce sont, entre autres, des armes utilisées
pour vite faire rejoindre les rangs toute voix discordante, toute
voix qui aurait de sérieux doutes sur des conceptions établies
mais qui n’aurait pas les moyens et surtout les preuves
qui fondent ses doutes. Et si elle dispose de ces preuves, elle
a tout intérêt à ce qu’elles soient
bien solides pour résister aux tempêtes qu’elles
ne manqueront pas d’essuyer. Si cette voix est une grande
notoriété, alors en général sa parole
est parole d’évangile (dans le sens péjoratif
de l’expression) et elle risque relativement peu en avançant
ses doutes et ses preuves sommaires.
Mais l’expérience prouve que ce ne sont pas les
grandes notoriétés qui émettent le plus
souvent les doutes qui font véritablement progresser la
connaissance. Bien au contraire c’est, hélas, bien
plus souvent elles qui sont les figures
de l’orthodoxie ; et pour démolir des thèses opposantes, elles
se contentent d’arguments sommaires et leur autorité fait
le reste. Comme c’est bien souvent
le cas dans l’histoire
des sciences, la voix discordante doit essuyer leur foudre qui
consiste à être traitée, entre autres qualificatifs,
de scientifique au rabais et de je ne sais quel autre nom d'oiseau.
Dans le domaine du maniement de ce genre d'armes, celles de l'orthodoxie
que je viens d'énumérer, mon vocabulaire est assez
pauvre parce que ce n'est pas mon genre et je ne m'en plains
pas.
Toutefois
c'est mon genre d'aimer rire parfois en me moquant, il est
vrai, mais jamais avec méchanceté. On peut
dénoncer l'absurdité d'une conception, si solidement établie
soit elle, en rire s'il le faut mais sans mépris ni méchanceté.
Et je peux affirmer que quand on racontera aux générations
futures nombre de nos conceptions actuelles, soit elles seront
incrédules, soit elles en riront comme nous aussi nous
rions parfois et même souvent des conceptions d’hier.
Et au nombre des conceptions bien établies aujourd’hui
mais qui fourniront la matière aux rires de demain figurent
en très bonne place nos conceptions sur … l'origine
de la vie ! On y reviendra.
– Sans aucune atteinte personnelle car cette théorie
ne vise personne en particulier mais elle ne laissera personne
indifférent ! Et si un quelconque habitant de la Terre,
après en avoir vraiment pris connaissance en ressort indifférent,
alors cette personne a vraiment un gros problème et je
ne lui dirai qu'une chose : je la plains ! Quand bien même
elle aurait tout l’or de la planète, elle ignore à quel
point elle est en réalité pauvre. Et si en plus
elle n'a aucune richesse du point de vue des hommes, si elle
n'a aucune maigre consolation, alors elle est doublement à plaindre
!
Cette théorie concerne donc tout le monde et ne vise
personne en particulier. Mon témoignage se fonde sur des
faits tangibles qui sont vus, entendus, lus, sentis, vécus
et sus de tout le monde et vérifiables par tout le monde.
Témoigner des faits de la vie quotidienne, des faits passés,
présents et à venir amènera forcément à parler
de faits impliquant des entités particulières,
des individus
ou des personnages connus de tous. Les faits impliquant
ces personnages sont des faits parmi tant d’autres et ne
seront qu’une toute petite minorité dans l’immensité des
faits de l'Univers dont l'Univers lui-même. Par conséquent
ce serait faire preuve d’une lamentable mauvaise foi que
de réduire cette théorie à une théorie
visant ces entités particulières.
Cette théorie, avant de parler des entités particulières,
est avant tout une théorie qui témoigne de l'Univers et que je sache, ces entités particulières sont
loin d’être tout l’Univers. En effet, comment
témoigner du monde sans parler de son toit, sans parler
du … mont Everest ! Comment témoigner du monde sans
parler de sa fosse, sans parler de son abîme, de ses profondeurs,
de … son abysse de l'Océan Pacifique !
Comment parler
du monde sans parler de … la France, et
comment parler de la France sans parler … de Paris, et
comment parler de Paris sans parler de … la Tour Eiffel
! Oui, la "Tour Eiffel" de toute sa hauteur majestueuse
trône sur Paris et sur la France.
Sans
complaisance face à la Tour Eiffel...
La Tour Eiffel
a été construite pour l'Exposition
universelle de 1889, année du centenaire de la Révolution
française. Oui, la Tour Eiffel construite sous la IIIème
République rappelait qu’il fut un temps où la
France était tout sauf une République. Elle rappelait
que cent ans auparavant a été rédigée
la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen,
laquelle déclaration a été intégrée à la
première Constitution de France en 1791. Toutefois le
concept des droits de l’homme était antérieur à 1789
et en gestation ici ou là. Mais si l'on doit retenir une
date pour sa naissance, on la fixerait au 26 août 1789.
Puis le 21 septembre 1792 naissait la Ière République
qui dans sa Constitution de 1793 faisait figurer en très
bonne place la même Déclaration des droits de l’homme
et du citoyen, inspiratrice de la Déclaration universelle
des droits de l’homme adoptée par l'Organisation
des Nations Unies le 10 décembre 1948. S’il est
besoin de le dire, ce sont là des faits parmi les faits
universels, faits connus de tous et vérifiables par tous.
Oui, la Tour
Eiffel, outre l’objectif de monument pour
l'Exposition universelle, rappelait la naissance de la République
française, celle de la Déclaration des droits de
l’homme et du citoyen. Aujourd’hui, en matière
de droits de droits de l’homme, plus d’un demi-siècle
après l’adoption de la Déclaration par l'ONU,
il n’y a pas grand chose à reprocher au monde, surtout
pas au monde civilisé et aux pays développés,
n’est-ce pas ? Aujourd’hui cette question des droits
de l’homme ne vise que les pays non démocratiques,
que les pays dictatoriaux, que les régimes totalitaires,
que les républiques bananières, bref que les barbares,
n’est-ce pas ?
Quant au
pays de la Tour Eiffel, aujourd’hui sous la Vème
République nous sommes très loin des problèmes
fondamentaux qui ont conduit à la Révolution de
1789 et à la création de la Ière République,
n’est-ce pas ? Aujourd’hui, plus d’absolutisme,
n’est-ce pas ? Aujourd’hui, il n’y a plus de
pouvoir concentré autour de la Cour, n’est-ce pas
? Aujourd’hui plus de noble ni de bourgeois asservissant,
n’est-ce pas ? Aujourd’hui on peut tout dire de la
Tour Eiffel sans commettre un crime de lèse-majesté,
n’est-ce pas ? Sous la Vème République, à la
date très symbolique du 14 juillet, on
peut tout dire à la
Tour Eiffel, sans complaisance, sans trembloter, en toute objectivité,
en toute impartialité et liberté d’expression,
n’est-ce pas ? Aujourd’hui, c’est la même
justice pour tous et il n’y a plus d’intouchables,
n’est-ce pas ? Fort heureusement pour nous, la date du
14 juillet commémore d'année en année un
passé révolu. À cette date, la Tour Eiffel
nous rappelle qu'elle est loin derrière nous l'époque
des courtisans, et que nous vivons désormais l'époque
bénie où tous ceux qui ont un devoir de vérité disent
la vérité, toute la vérité et rien
que la vérité ! N'est-ce pas ?
La
nouvelle révolution française...
La France
a t-elle besoin d'une nouvelle révolution comme
en 1789, a t-elle besoin d'une nouvelle prise de la Bastille
? Ma réponse est catégorique : NON ! Mais à la
question : Y a t-il quelque chose qui ne tourne pas bien rond
en France comme dans le monde et qu'il faudra changer ? Ma réponse
est tout aussi catégorique : OUI !
Pourquoi
je dis NON à un changement comme celui de 1789
ou comme celui, plus proche de nous, de 1968 ? Pourquoi je dis
NON aux actions comme celles qui consistent à détruire
telle ou telle plantation ou celles qui consistent à démanteler
je ne sais quel symbole ? La raison est toute simple : ces actions
ne s'en prennent qu'aux symptômes mais laissent les causes
profondes perdurer. Le changement apporté, si tant est
qu'il y a vraiment eu un changement, est alors toujours temporaire
et tôt ou tard, on retrouve toujours les mêmes maux
mais déguisés, camouflés, mieux emballés
pour que la pilule passe, et au bout du compte peu de choses
auront fondamentalement changé ! Pire, ces mêmes
maux auront pris une forme si vicieuse, si pernicieuse et si
sournoise qu'il faut une certaine perspicacité pour les
détecter ou les démasquer, et même ainsi
dévoilés, les combattre est toute une autre affaire.
En effet, ils auront fait leur chemin en profondeur, ils auront
tissé de solides racines souterraines, ils auront tout
gangrené et ils se seront édifiés en véritable
système déferlant sur le monde devant lequel on
ne peut qu'avouer son impuissance. Si on a compris cela, alors
on a compris le monde actuel.
Ainsi donc,
combattre les problèmes du monde de cette
manière classique et spectaculaire ne résout en
fait fondamentalement rien, bien au contraire. C'est exactement
comme faire une série de mauvaises antibiothérapies.
Quand on fait ce genre de traitements, il faut le faire à fond,
sinon on résout momentanément le mal, mais on ne
fera que rendre les germes plus résistants. Comme pour
la France, je ferai plus loin pour le monde un bref rappel historique
soulignant des faits hauts en symboles, toujours dans le but
de mettre en évidence, si tant est qu'il est encore nécessaire
de le faire, le fait que l'histoire n'est qu'un perpétuel
recommencement.
Mais alors
je sens dans les esprits cette question : s'il ne faut pas
des gestes spectaculaires pour faire changer
les choses,
alors comment faut-il les changer ? À vrai dire, il y
a bien longtemps que la réponse est dans le monde et circule
aux quatre coins du monde. Beaucoup d'humains lui ont fait un
accueil favorable et à leur tour ils œuvrent pour
le changement. Vous l'ignorez peut-être mais il se livre
en ce moment une vraie bataille loin des regards : d'un côté il
y a des forces, dont je fais partie, qui œuvrent pour éclairer
le monde et pour lui ouvrir les yeux, et de l'autre des forces
qui travaillent dur pour maintenir ce monde dans l'aveuglement
et qui le prennent carrément en otage. Je sais que ces
propos vous paraîtront au stade actuel très mystérieux,
mais j'ai prêté le serment de dire la vérité,
toute la vérité et rien que la vérité et
vous ne pouvez que constater que jusqu'ici je tiens plutôt
mes promesses. Conformément à ce serment, je parle
des faits, de tous les faits et rien que des faits sus de tout
le monde et vérifiables par tout le monde. Conformément à ma
promesse, je ne me livre à aucune attaque personnelle
mais tout le monde aura compris les réalités qui
se cachent derrière ces faits et les métaphores.
Ce sont ces réalités qui comptent et non les personnes
qui les incarnent, car les personnes passent mais les réalités
restent. Et c'est une des raisons de la puissance des métaphores
car elles sont intemporelles et indépendantes des noms
de personnes qui incarneront les réalités qu'elles
dépeignent.
Revenons à notre question. Sa réponse a sûrement
croisé votre chemin mais vous ne lui avez peut-être
pas, pour diverses raisons dont celle que je laisse pour l'instant
mystérieuse mais qui s'éclaircira peu à peu,
accordé l'intérêt qu'elle mérite mais
qu'importe. Cette théorie est justement là pour
faire voir les choses d'un autre œil car c'est de cela qu'un
certain nombre d'habitants de la planète ont besoin :
qu'on leur ouvre les yeux autrement. Et j'espère de tout
mon cœur que vous êtes de ceux-là.
Jusqu'à présent, la réponse à cette
question ne reposait sur aucune base scientifique et ce sera
chose faite avec cette théorie mathématique, la
Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de
l'Universalité ! Et ce sera la surprise de ce début
de siècle et de ce début de millénaire,
surprise égalant au moins comme celle que créa
en début du siècle dernier la Théorie de
la Relativité. Mais à la différence de la
Relativité, cette présente théorie pourtant
surpuissante ne fournira aucune formule spectaculaire offrant
les moyens de détruire le monde. On peut encore aujourd'hui
constater les conséquences fâcheuses qui résultent
du fait de fournir ce genre de formules à un monde dont
les mobiles sont ce que l'on connaît. Les grandes nations
armées jusqu'aux dents, qui continuent à développer
des armes de plus en plus diaboliques qu'elles utilisent à grand
renfort de publicité et de propagande, qu'elles exhibent
en fascinant spectacle aux yeux du monde et en cachant au monde
les innombrables vies qui en pâtissent, oui ces nations
affichent clairement leur intention d'empêcher la prolifération
de ces armes. Mais cette logique de « faites ce que je
vous dis parce que je suis le plus fort, mais ne faites pas ce
que je fais » est-elle la meilleure manière de rendre
le monde plus raisonnable ? On ne s’étonnera pas
qu’on apprenne avec tristesse que de plus en plus de nations
dont les peuples sont affamés montrent à leur tour
des signes de puissance, entre autres en laissant entendre qu’elles
détiennent à leur tour l’arme absolue.
Non, cette
théorie ne fournira pas au monde une formule
spectaculaire le propulsant encore plus loin dans cet engrenage
destructeur, mais bien au contraire fournira les clefs de l'Univers,
les clefs du monde, les clefs de sa reconstruction, les clefs
de son renouveau, ce qui est de loin ce dont il a besoin. Les
choses sont simples : on ne peut pas résoudre les problèmes
du monde sans vraiment comprendre les profondeurs de ce monde,
et on ne peut pas comprendre le monde sans vraiment comprendre
l’Univers. C’est le seul véritable point commun
entre la Théorie de l'Universalité et celle de
la Relativité.
La Tour Eiffel
a sa place dans le monde, elle a son mot à dire
parmi les monuments du monde et elle contribuera à sa
manière à éclairer l'Universalité.
Elle lui servira de modèle et si cette tour est sans reproche,
ce sera tout à son honneur. Mais si la Tour Eiffel présente
des défauts, le modèle qu’elle a l’honneur
d’être risque alors de ternir l’image de l’Universalité.
Les questions soulevées plus haut permettront à tout
un chacun de faire la part des choses. Ces questions mettent
tout un chacun devant des faits, tous des faits et rien que des
faits, suivant mon serment de dire la vérité, toute
la vérité et rien que la vérité.
En ce qui
me concerne, je suis français et j’entends
l’être dans le plein sens du terme. Or dans le nom
France, il y a tout simplement le mot franc, mot qui a été une
monnaie mais qui pour moi rime avant tout avec franchise. J’espère
de tout mon cœur que l’abandon en France du franc
(la monnaie) ne signifie pas dans ce pays l’abandon du
franc (la franchise). En France donc, en tant que français,
j’entends utiliser toute la puissance expressive de la
langue française pour témoigner avec toute la franchise
qui se doit des faits français et d’ailleurs !
Vernix
Caseosa
"Ta
science ne vient pas de Dieu, mais du Diable..."
Lorsque je
rédigeais autour du 08 novembre 2003 "Le
serment de vérité", je ne "visais" aucun
public particulier si ce n'est le monde en général.
Au contraire même, qui lit attentivement "Le serment
de vérité" s'apercevra que j'excluais de
mon "collimateur" un certain public, les Témoins
de Jéhovah en l’occurrence, que je décrivais
comme des "forces, dont je fais partie, qui œuvrent
pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux." Mais
aujourd'hui, je mets tout simplement tout le monde dans le
même sac, comme expliqué au-debut dans La
Science de Dieu, les Témoins de Jéhovah, la France et le Monde.
Le texte "Le
serment de vérité" fait partie des textes
de gestation ou des textes du foetus de la Science
de l'Existence ou Science
de Dieu.
Je ne commence à parler
du « bébé universalité » qu’à partir
du 28 novembre, date de l’accouchement, date de la toute
première mouture d’un ensemble de textes « lisibles » et « compréhensibles »,
compilés en catastrophe (en une seule aube) pour un
premier rendez-vous avec son premier public : Les Témoins
de Jéhovah !
Ce rendez-vous était pris avec Antonio
Araujo, le « surveillant président » de
la « congrégation des Témoins de Jéhovah» de
Clermont-Ferrand sud, qui se réunit dans la ville limitrophe
d’Aubière. Le bébé avait encore
la tête difforme, il était avec le placenta, il était
encore recouvert de vernix caseosa, il baignant dans le sang
de l’accouchement, bref dans toute la matière
natale. Il fallait encore du temps pour le rendre présentable,
mais pour qui sait regarder au-delà des apparences,
il ne verrait pas en premier la matière natale, mais
tout simplement un bébé qui vient de pousser
son premier cri, signe qu’il est né vivant ! C’est
ce qu’était l’Universalité au matin
du 30 novembre 2003, avant le lever du jour, avant la venue
du premier visiteur de la maman et du bébé. Les
douze fichiers de l’enfant furent enveloppés dans
un cédérom à l’intention du visiteur.
Et la maman a proposé au visiteur de lire sur l’écran
d’ordinateur des extraits représentatifs, « propres »,
dans le but qu’il s’en fasse une idée un
peu claire et détaillée de la nouveauté.
Il avait ensuite l’occasion d’examiner à tête
plus reposée l’ensemble des fichiers pour compléter
son information.
Et cela tombait
bien, deux des « surveillants » de la « congrégation »,
Patrick Simon et Bruno Tritz, étaient informaticiens
de métier. D’ailleurs, la "maman du bébé" (Hubertelie
donc...) leur demandait très souvent des conseils et
des outils dans ce domaine. Elle était très angoissée
par l’accueil
que ce premier visiteur ferait à son enfant, et elle
avait raison d’avoir des appréhensions. En effet,
ce visiteur, au lieu de percevoir toute la magnificence du
nouveau-né, a commencer à traiter la mère
de l’avoir eu suite à une relation adultérine
avec le Diable. Il n’a pas dit les choses en ces termes,
mais avec d’autres termes de la religion qui revenaient à dire
exactement la même chose.
Par exemple,
il n’a cessé de
marteler des choses comme : «De
nos jours, Dieu ne s’adresse
plus au monde par un individu particulier, il n’accorde
plus de mission particulière. Jéhovah ne donne
plus de révélation, il n’inspire plus
personne, car sa Parole la Bible est toute la vérité,
et il nous éclaire progressivement pour la comprendre.
Et pour cela, il n’utilise qu’un seul canal,
la classe de l’esclave fidèle et avisé,
qui dirige son organisation. Il éclaire collectivement
les membres de cette classe et non pas individuellement.
Le but
de la vie de tout Témoin de Jéhovah est de
coopérer
avec l’organisation de Jéhovah pour accomplir
la seule mission qui lui est donnée : la mission collective
de prêcher la bonne nouvelle du Royaume. »
Pour qui
sait décoder ce langage, cela signifie tout simplement
: « Tu n’es pas un envoyé de Dieu » ou « Ce
que tu me montres là ne vient pas de Dieu, car Dieu
ne parle aujourd'hui que par le groupe de personnes à la
tête de la religion des Témoins de Jéhovah ».
La mère serait donc une femme adultère parce
que son bébé ne ressemble pas à Dieu mais
au Diable. Il ne présente pas des airs de famille avec
les « chrétiens oints », une expression
de la religion pour désigner ceux qui sont par excellence
les « enfants de Dieu » aujourd'hui. D’après
la religion, ils seraient au nombre de 144000 dont seul aujourd'hui
un reste (environ 8000 personnes) subsiste. Ils le nomment
le « reste oint ». Mais l’expression la plus
courante pour désigner collectivement ces personnes
hautement bénies est l’« esclave fidèle
et avisé ». Cet « esclave fidèle
et avisé » est représenté par un
groupe spécial nommé « Collège Central » qui
est en réalité celui qui dirige la religion.
Évidemment
la maman n’est pas membre de l’« esclave
fidèle et avisé » et encore moins du « Collège
Central ». Cela suffit en soi pour que ce qu’elle
peut avoir à dire de nouveau sur Dieu ne soit pas d’origine
divine mais diabolique, puisque l’« esclave fidèle
et avisé » est le « seul canal » par
lequel Dieu éclaire les humains sur lui, sur sa Parole
et sur son dessein, le seul canal pour faire connaître
la vérité aux humains. Tout autre intermédiaire,
surtout s’il se réduit à un individu particulier,
et qui plus est issu de la base de la religion, et pire s’il
n’est pas Témoin de Jéhovah, est forcément
un instrument du Diable ! C’est aussi simple que cela
!
Parole
d'"esclave fidèle et avisé"
Le visiteur
ne regardait même pas le bébé pour découvrir
et aimer son visage d’ange car il ne pouvait pas être
un ange. Il quitta la maman sans emporter le cédérom
préparé pour lui, car il ne voulait pas se "souiller" l'esprit
ou la main avec cette "chose impure". Il fera un
compte rendu de sa visite au « Collège des anciens » de
la « congrégation », collège qui
a désigné les deux « anciens » de
l’« étude de livre » (groupe restreint
d’étude d’un ouvrage de la religion ) de
la maman, pour la « visiter », pour « comprendre » son
enfant, etc.
Mais chez
les Témoins de Jéhovah,
une « visite », une « compréhension »,
une « aide » etc., a toujours pour but de faire
marcher de manière plus droite dans la « voie
de Jéhovah et de son organisation ». Cela signifie
concrètement faire dire « Amen » à tout
ce qui sort de la bouche de l’« esclave fidèle
et avisé » représenté par le « Collège
Central », et seulement à cela. Si l’« esclave
fidèle et avisé » dit d’une feuille
d’arbre : « Elle est bleue », alors tout
membre de la religion doit dire : « Elle est bleue »,
jusqu’à ce que l’« esclave fidèle
et avisé » dise de la feuille : « Elle est
verte », et alors gare à celui qui ne dira pas
: « Elle est verte ». Mais on est un « apostat »,
un « hérétique », un « ennemi
de la vérité », un « ennemi de Dieu »,
si on dit « trop tôt » de la feuille « Elle
est verte » alors que l’« esclave fidèle
et avisé » dit : « Elle est bleue ».
Alors on ne cherche même pas à vérifier
si la feuille est bleue ou verte. Il suffit que la voix qui
dit « Elle est verte » ne soit pas celle de l’« esclave
fidèle et avisé » pour que cette déclaration
soit un mensonge. C’est ainsi qu’est fait le système
Témoins de Jéhovah.
C’est
donc pour me remettre sur le « droit chemin » de
l’« esclave fidèle et avisé » que
deux des « anciens » de mon ancienne « étude
de livre » (qui dans la « structure théocratique » doivent être
les premiers à détecter la brebis qui s’« égare »),
Michel Delannoy et Bruno Tritz, sont venus me visiter à deux
reprises. La première fois c’était en décembre
2003 après la fameuse entrevue avec Antonio Araujo.
La seconde fois c’était quelques jours après
la date importante du 4 avril 2004, jour de la commémoration
de la mort de Jésus Christ, appelé « Mémorial » chez
les Témoins de Jéhovah. Ce jour là, ceux
qui pensent être des « chrétiens oints » (« enfants
de Dieu » dans le sens très spécial de
la religion) s’identifient en « prenant les emblèmes » (ce
qui signifie manger du pain et du vin) lors du « Mémorial »,
le plus important rassemblement annuel de la religion, que
ne doit manquer aucun Témoin de Jéhovah digne
de ce nom, « oint » ou pas ! Ce jour là,
j’ai pris les emblèmes, à la surprise et à la
consternation générale, les dirigeants en particulier.
Ce faisant
je ne transgressais alors aucune doctrine ou conception officielle.
La seule condition officielle pour « prendre les emblèmes » est
d’être bien certain d’être un « enfant
de Dieu » au sens spécial défini par la
religion. Il est stipulé que celui qui se fait lui-même « enfant
de Dieu » dans ce sens là alors que Dieu ne lui
a pas indiqué personnellement par son Esprit Saint qu’il
a été « engendré » dans ce
sens encourt un jugement divin. Officiellement donc, les autres
membres de la religion ne peuvent pas juger de la réalité ou
de la non-réalité de cette « onction »,
de cet « engendrement », parce qu’elle est
une affaire personnelle entre l’individu et Dieu. Les
autres ne peuvent donc que prendre acte de ce qu’un tel
ou un tel se signale comme « chrétien oint » donc
divinement investi comme membre de l’« esclave
fidèle et avisé ». Voilà donc pour
la « règle spirituelle », la « règle
officielle », voilà pour la théorie. Si
j’ai transgressé cette règle, seul Dieu
peut en juger.
Mais ce
qui dirige concrètement les Témoins
de Jéhovah est autre chose que les idéaux spirituels
affichés officiellement et martelés dans les
crânes. Pour tous, la religion (ou « organisation »)
est dirigée par Jéhovah, par l'intermédiaire
de Jésus Christ, par le moyen de l’esprit saint,
et enfin par l'intermédiaire de l’« esclave
fidèle et avisé oint de l’esprit ».
C’est donc le grand credo.
Mais d’innombrables
artifices et considérations très humaines et
bien de ce monde sont dressés pour que ne s’improvise
pas « chrétien oint » qui veut. Il y a par
exemple l’âge et le nombre d’années
au « service de l’organisation ». Et surtout
il y a une date de démarcation, 1935, à laquelle,
dit-on, « on peut penser que Jéhovah a achevé de
rassembler les 144000 chrétiens oints». Cette
date est dite celle du début du rassemblement de la « grande
foule », par opposition au « petit troupeau »,
c’est-à-dire aux « 144000 ». Le rassemblement
de ces 144000 aurait, dit-on, commencé à la « Pentecôte
de l’an 33 » pour s’achever en 1935, date
dite de l’« identification de la grande foule ».
C’est toute la très grande complexité technique
du système Témoin de Jéhovah, de sa terminologie,
de son jargon. C’est un vrai talmud...
C’est
donc en réalité le critère 1935 qui est
en pratique le plus déterminant pour dire si tel ou
tel qui « prend les emblèmes » au « Mémorial » est
en vérité « oint » ou non ! Quand
on est donc en 2004 âgé de 80 ou 90 ans et qu’on « prend
les emblèmes », alors il est probable pour les
autres qu’on soit effectivement « oint ».
Mais on a beau avoir 90 ou 100 ans en 2004, si on n’est
baptisé Témoin de Jéhovah que depuis 18
ans, donc bien après la fameuse date de 1935, alors
on est frappé par le critère de l’« ancienneté » dans
le « service de Jéhovah et de son organisation ». Officiellement
donc, c’est Dieu qui est seul juge pour
savoir si tel ou tel est son enfant « engendré de
l’esprit ». Mais en pratique, il est relativement
facile à n’importe quelle membre de juger de la
réalité de cette « onction ».
J’ai
mentionné ici quelques critères parmi les plus
déterminants. Mais les « anciens » des « congrégations » ont
une multitude d’autres critères, comme par exemple
le nombre d’heures consacrées chaque mois pour « prêcher
la bonne nouvelle du royaume » (les Témoins de
Jéhovah remettent chaque mois un rapport de leur activité dans
ce domaine) où « zèle » manifeste
dans la « congrégation », dans l’organisation
etc. Le résultat est que suite à la surprise
qu’a été ma « prise d’emblèmes » au « Mémorial »,
j’eus peu après ce 4 avril 2004 de nouveau droit à la
visite Michel Delannoy et Bruno Tritz pour me démontrer
par « A + B » à l’aide des « publications
de l’esclave fidèle et avisé », en
particulier de «La Tour de Garde », que je ne pouvais
pas être un « chrétien oint ». En
d’autres termes, la maman du bébé Universalité venait
de prouver une fois encore qu’elle était une femme
infidèle, que son bébé était le
fruit d’un adultère commis avec le Diable.
Mais ce même
4 avril 2004 fut pour moi une date importante sur le plan personnel
pour cette raison : Je venais de découvrir le matin
(le « Mémorial » était le soir) un
très curieux message sur une croix au sommet d’une
colline près mon lieu d’habitation à Romagnat.
Ce message est : « Estelle je t’aime » sur
une face de la croix, « Pour la vie noubli pas »,
sur l'autre face de la croix. J’appellerai plus tard
cette colline la « Colline Golgotha », un des symboles
des textes de la Science de l'Existence et le nom du premier
livre de cette science.
C'est
depuis cette date du 4 avril 2004 où la rupture avec les Témoins
de Jéhovah est entrée dans sa seconde phase (elle sera consommée
trois mois plus tard), que le prénom "Estelle"
(qui signifie "Etoile"),
est devenu le surnom que j'ai donné à la France que j'affectionne.
Une France à qui j'ai adressé pendant des années des témoignages
d'amour (pour les plus anciens textes voir par exemple Terminus
du grand Aigle, et Au
Consulat de France au Togo, Hubertelie
au Président Français, etc., et plus récemment
Il y a Quatre ans),
mais qui n'a jamais jusqu'ici répondu à cet amour (voir La
France
ne
peut
rien pour vous).
Petit
modèle et grand
modèle
Ce n'est
pas pour rien que je me suis étendu sur mon passé de Témoin
de Jéhovah, le genre de religion que la France appelle une
secte. Je ne conteste évidemment pas ce qualificatif, car,
comme je viens de le montrer, le système Témoins de Jéhovah
est un système particuièrement sectaire. Toutefois, comme je
l'ai expliqué au début (voir La
Science de Dieu, les Témoins de Jéhovah, la France
et le Monde) et comme je le prouve aussi dans des documents
comme Il y a Quatre ans, La
croisade anti-secte en France : quand le reemède est pire que
le mal, La
France de Nicolas Sarkozy et le Monde de Fer, etc., le
sectarisme est un mal universel (voir Universalité
contre Sectarisme et la vidéo Noir
ET Blanc : Universalité).
Les sectes
les plus dangereuses sont celles qui ne sont pas considérées
comme telles, mais au contraire qui passent pour être tout
ce qu'il y a de plus "normal".
Bien souvent, dans ce monde, ce que l'on qualifie de NORMAL
c'est tout simplement une secte qui a réussi, qui est devenue
majoritaire. Quand on est tous (ou presque) des fous, alors
on appelle un "fou" quelqu'un qui tout simplement n'est comme
nous tous. Et quand
on est tous (ou presque) dans une secte, alors on appelle une
"secte" des gens qui ne sont pas comme la majorité d'entre
nous, ou
alors qui ne sont qu'un petit modèle de ce qu'on est
tous. C'est tout simplement comme l'histoire de "paille et
de la poutre" dont a parlé Jésus dans sa parabole, mais ici
appliqué aux ensembles d'individus. Comme le dit la parabole,
on voit la paille dans l'oeil de l'autre et on se propose de
la lui enlever; mais on a une poutre dans son oeil à soi. "Hypocrite
!, dit Jésus, commence d'abord par enlever la poutre que tu
as
dans l'oeil, et alors tu verras plus clair pour enlever
la paille dans l'oeil de ton semblable".
Si par exemple
dans une certaine organisation fonctionnant avec une certaine
idéologie les individus n'ont pas d'autre choix que de subir
cette idéologie et ses règles, si ces personnes y subissent
des pressions et des chantages mais sont obligées de s'y accrocher
(parce que pour une raison ou pour une autre elles ne sont
pas libres de sortir du système ou de l'organisation), et si
on dénombre 23 suicides en une année dans ce système, on
l'appellera
une
secte, car cette organisation en a tous les
ingrédients. Elle est même une secte
horrible, qu'on assimilera à la secte de Waco ou à
l'Ordre du Temple solaire ! Mais si cette organisation s'appelle
France Télécom et si ce système idéologique s'appelle le capitalisme,
c'est très normal, rien à voir donc
avec ce qui peut se pratiquer chez les Témoins de Jéhovah.
Et pourtant, malgré tout ce que je peux reprocher aux Témoins
de Jéhovah, je peux assurer que si ce système et ses valeurs
(car il n'a pas que des défauts) devenait mondial et la référence
en matière de gouverner le monde et de gérer ses affaires,
il ne peut pas être pire que le capitalisme ou le communisme
! Son seul vrai défaut est donc finalement de ne représenter
que moins d'une dizaine de millions de personnes dans le monde.
Il est donc
très
facile de voir les défauts du petit modèle, mais il est
plus difficile de voir le grand modèle et ses défauts.Car
la majorité ou le grand modèle définit la
NORME, c'est lui qui dicte comment tout le monde doit fonctionner
(pour être qualifié de personne "normale"),
ce que tout le monde doit penser, ce que tout le monde doit
considérer comme la vérité.
Et l'inverse
est vrai aussi. On ne voit pas les défauts d'un petit modèle
donné et on ne l'appelle pas une secte, tout simplement parce
qu'il est petit et que ce qu'il peut comporter d'horrible
ne se voit pas à cette échelle. Mais c'est quand le modèle
est
amplifié que l'on voit apparaître ses graves défauts à grande
échelle, qui peuvent tout simplement être les défauts de
ce qu'on appelle une secte à petite échelle. Mais une fois
que
le modèle a atteint la grande échelle et est devenu majoritaire,
là non plus on ne l'appelle pas une secte, mais par exemple
capitalisme, une chose très normale donc. Face à ses conséquences,
on entendra un Nicolas
Sarkozy "s'indigner" et dire par exemple
pendant la crise financière qui s'est déclencée en septembre
2008 : : "Le
marché tout-puissant qui a toujours raison, c'est fini".
Quelle hypocrisie ! Car la crise "passée", le "marché tout-puissant
qui a toujours raison" reprend de nouveau comme avant.
Et le "marché tout-puissant qui a toujours
raison", on ne l'appellera jamais le gourou d'une
grande secte mondiale, qui fait des milliers voire des millions
de
victimes dans le monde.
Exactement
comme les Témoins
de Jéhovah,
les sectes officielles (mais que l'on appelle pas comme
telles) ne supportent pas du tout qu'on soit différent
des normes qu'elles établissent, elles n'aiment
pas qu'on sorte des cadres établis. L'"esclave
fidèle et avisé" des Témoins de
Jéhovah,
on l'appelle le gourou d'une secte. Mais les "esclaves
fidèles et avisés" de la société en
général, on les appelle des experts, des
spécialistes
ou des autorités compétentes dans telle ou
telle matière. Les sectes officielles (les grands
modèles) n'aiment pas que
l'on conteste la parole de spécialistes ou des experts
en ceci ou cela, car leurs paroles sont paroles d'évangile.
Et pourtant,
même les institutions les plus irréprochables, comme par exemple
les mathématiques ou la sciences (et plus précisément encore
les sciences dites exactes !) ne sont pas aussi infaillibles
qu'on le pense habituellement, elles peuvent reposer sur de
mauvais paradigmes ou de mauvais fodamentaux, qui sont tout
simplement les fondamentaux du sectarisme au sens le plus universel
du terme (voir La
fin de la science aristotélienne,
L'anatomie
de la Contradiction, Le
problème de la Négation,
La
Logique Négative, La
Logique Alternative, Le
Théorème de l'Existence, la Loi de l'Univers,
etc.).
J'ai
fait le serment
devant la Tour Eiffel de dire "La
vérité, toute la vérité et rien que la vérité".
Eh bien, ce que je dis sur les Témoins de Jéhovah, la France
et le Monde, est la simple vérité...