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Hubertelie

Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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Nuit, Aube et Jour . Cinquième

Le serment et la Tour Eiffel

Livre X1A2E

 

 

Sommaire

 

$        Les Témoins de Jéhovah et la Science de l'Existence

$        Vernix Caseosa

$        Le serment de vérité

$        Le ton du témoignage

  Voir aussi :

$        Il y a quatre ans

$        Utevadaemia

 

 

Les Témoins de Jéhovah et la Science de l'Existence 

 

Une des expressions que les Témoins de Jéhovah emploient fréquemment pour désigner leur religion est la "Vérité". Mais dans la Théorie universelle des ensembles (ou Théorie de l'Universalité ou simplement Science de l'Existence), les mots "Vérité" et "Théorème" sont une seule et même chose. Autrement dit, la Vérité scientifique ou mathématique (le "Théorème") et la "Vérité" en général sont maintenant une seule et même chose (voir Unification, Union, Universalité, HubertElie à Stella Baruk ou Impossible n'est pas français, HubertElie au Doyen de la faculté des sciences, HubertElie au Maître de conférence, ou encore HubertElie à RFI).

 
Et le Théorème qui rend maintenant la Science si universelle qu'elle englobe toute vérité, et qui rend maintenant la Religion si universelle qu'elle englobe toute science, le Théorème qui fait que maintenant Science, Religion, Philosophie, Politique, etc., font un, est le Théorème de l'Existence. Ce Théorème est enfin la démonstration scientifique de l'existence de Dieu, il fait désormais de Dieu le fondement de la Science, le fondement de TOUT.

 

Parvenir à la pleine maturité de cette science a été un long parcours du combattant, et la bataille a commencé pour le scientfique en France, au pays de la Tour Eiffel, dans son ancienne religion des Témoins de Jéhovah. Il croyait naïvement pouvoir réformer sa religion de l'intérieur, pour que la Religion ne soit plus un ensemble de doctrines et de dogmes subjectifs, mais désormais une science exacte. Mais c'était sous-estimer le redoutable conservatisme des Témoins de Jéhovah et leur terrible réflexe d'exclusion de toute personne qui touche aux dogmes fondamentaux de cette religion (dois-je dire de la "secte" ?) Rien d'étonnant donc que le scientifique soit exclu de son ancienne religion pour "apostasie", leur mot préféré pour dire "hérésie". Et de l'autre côté, le côté scientifique, sa nouvelle Mathématique fondée sur Dieu est aussi une "hérésie". C'est pourquoi il dût démissionner de son métier d'enseignant de mathématiques et de sciences en France pour se consacrer pleinement à ses recherches scientifiques originales, à son "hérésie", sur un autre terrain, loin de la Tour Eiffel, au Togo.

 

Le Théorème de l'Existence contre la "Vérité" des Témoins de Jéhovah, et plus généralement le Théorème de l'Existence contre la "Vérité" de la France et du monde, c'est le combat qui a commencé avec les textes d'origine comme "Le serment de vérité", qui est à la base de ce document "Le serment et la Tour Eiffel". Il peut être très intéressant de lire également des textes comme Il y a Quatre ans et Utevadaemia, qui sont du même registre.

 

 

Vernix Caseosa 

 

 

Lorsque je rédigeais autour du 08 novembre 2003 "Le serment de vérité" (extrait d’une pépinière de documents nommés plus tard Gestation, première mutation de ma classique théorie des ensembles, la Théorie des univers, en Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l’Universalité), je ne "visais" aucun public particulier si ce n'est le monde en général. Au contraire même, qui lit attentivement "Le serment de vérité" s'apercevra que j'excluais de mon "collimateur" un certain public, les Témoins de Jéhovah en l’occurrence, que je décrivais comme des "forces, dont je fais partie, qui œuvrent pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux." J'opposais donc ce public "exemplaire" aux " forces qui travaillent dur pour maintenir ce monde dans l'aveuglement et qui le prennent carrément en otage." Bon… L'erreur est humaine et la "perfection, c'est l'inachevé", dis-je. L’Universalité devient de plus en plus mature au fil du temps, et je ne peux m’en rendre compte qu’en revenant sur mes écrits de son enfance.

 

Le texte "Le serment de vérité" est même moins qu’un texte d’enfance, mais fait partie des textes de gestation ou des textes de foetus. Je ne commence à parler du « bébé universalité » qu’à partir du 28 novembre, date de l’accouchement, date de la toute première mouture d’un ensemble de textes « lisibles » et « compréhensibles », compilés en catastrophe (en une seule aube)  pour un premier rendez-vous avec son premier public : Les Témoins de Jéhovah !  Ce rendez-vous était pris avec Antonio Araujo, le « surveillant président » de la « congrégation des Témoins de Jéhovah» de Clermont-Ferrand sud, qui se réunit dans la ville limitrophe d’Aubière. Le bébé avait encore la tête difforme, il était avec le placenta, il était encore recouvert de vernix caseosa, il baignant dans le sang de l’accouchement, bref dans toute la matière natale. Il fallait encore du temps pour le rendre présentable, mais pour qui sait regarder au-delà des apparences, il ne verrait pas en premier la matière natale, mais tout simplement un bébé qui vient de pousser son premier cri, signe qu’il est né vivant ! C’est ce qu’était l’Universalité au matin du 30 novembre 2003, avant le lever du jour, avant la venue du premier visiteur de la maman et du bébé. Les douze fichiers de l’enfant furent enveloppés dans un cédérom à l’intention du visiteur. Et la maman a proposé au visiteur de lire sur l’écran d’ordinateur des extraits représentatifs, « propres », dans le but qu’il s’en fasse une idée un peu claire et détaillée de la nouveauté. Il avait ensuite l’occasion d’examiner à tête plus reposée l’ensemble des fichiers pour compléter son information.

 

Et cela tombait bien, deux des « surveillants » de la « congrégation », Patrick Simon et Bruno Tritz, étaient informaticiens de métier. D’ailleurs, la maman leur demandait très souvent des conseils et des outils dans ce domaine. Elle était très angoissée par l’accueil que ce premier visiteur ferait à son enfant, et elle avait raison d’avoir des appréhensions. En effet,  ce visiteur, au lieu de percevoir toute la magnificence du nouveau-né, a commencer à traiter la mère de l’avoir eu suite à une relation adultérine avec le Diable. Il n’a pas dit les choses en ces termes, mais avec d’autres termes de la religion qui revenaient à dire exactement la même chose. Par exemple, il n’a cessé de marteler des  choses comme : « De nos jours, Dieu ne s’adresse plus au monde par un individu particulier, il n’accorde plus de mission particulière. Jéhovah ne donne plus de révélation, il n’inspire plus personne, car sa Parole la Bible est toute la vérité, et il nous éclaire progressivement pour la comprendre. Et pour cela, il n’utilise qu’un seul canal, la classe de l’esclave fidèle et avisé, qui dirige son organisation. Il éclaire collectivement les membres de cette classe et non pas individuellement. Le but de la vie de tout Témoin de Jéhovah est de coopérer avec l’organisation de Jéhovah pour accomplir la seule mission qui lui est donnée : la mission collective de prêcher la bonne nouvelle du Royaume. »

 

Pour qui sait décoder ce langage, cela signifie tout simplement : « Tu n’es pas un envoyé de Dieu » ou « Ce que tu me montres là ne vient pas de Dieu, car Dieu ne parle aujourd'hui que par le groupe de personnes à la tête de la religion des Témoins de Jéhovah ». La mère serait donc une femme adultère parce que son bébé ne ressemble pas à Dieu mais au Diable. Il ne présente pas des airs de famille avec les « chrétiens oints », une expression de la religion pour désigner ceux qui sont par excellence les « enfants de Dieu » aujourd'hui. D’après la religion, ils seraient au nombre de 144000 dont seul aujourd'hui un reste (environ 8000 personnes) subsiste. Ils le nomment le « reste oint ». Mais l’expression la plus courante pour désigner collectivement ces personnes hautement bénies est l’« esclave fidèle et avisé ». Cet « esclave fidèle et avisé » est représenté par un groupe spécial nommé « Collège Central » qui est en réalité celui qui dirige la religion. Évidemment la maman n’est pas membre de l’« esclave fidèle et avisé » et encore moins du « Collège Central ». Cela suffit en soi pour que ce qu’elle peut avoir à dire de nouveau sur Dieu ne soit pas d’origine divine mais diabolique, puisque l’« esclave fidèle et avisé » est le « seul canal » par lequel Dieu éclaire les humains sur lui, sur sa Parole et sur son dessein, le seul canal pour faire connaître la vérité aux humains. Tout autre intermédiaire, surtout s’il se réduit à un individu particulier, et qui plus est issu de la base de la religion, et pire s’il n’est pas Témoin de Jéhovah, est forcément un instrument du Diable ! C’est aussi simple que cela !

 

Le visiteur ne regardait même pas le bébé pour découvrir et aimer son visage d’ange car il ne pouvait pas être un ange. Il quitta la maman sans emporter le cédérom préparé pour lui, car il ne voulait pas se "souiller" l'esprit ou la main avec cette "chose impure". Il fera un compte rendu de sa visite au « Collège des anciens » de la « congrégation », collège qui a désigné les deux « anciens » de l’« étude de livre » (groupe restreint d’étude d’un ouvrage de la religion ) de la maman, pour la « visiter », pour « comprendre » son enfant, etc. Mais chez les Témoins de Jéhovah, une « visite », une « compréhension », une « aide » etc., a toujours pour but de faire marcher de manière plus droite dans la « voie de Jéhovah et de son organisation ». Cela signifie concrètement faire dire « Amen » à tout ce qui sort de la bouche  de l’« esclave fidèle et avisé » représenté par le  « Collège Central », et seulement à cela. Si l’« esclave fidèle et avisé » dit d’une feuille d’arbre : « Elle est bleue », alors tout membre de la religion doit dire : « Elle est bleue », jusqu’à ce que l’« esclave fidèle et avisé » dise de la feuille :  « Elle est verte », et alors gare à celui qui ne dira pas : « Elle est verte ». Mais on est un « apostat », un « hérétique », un « ennemi de la vérité », un « ennemi de Dieu », si on dit « trop tôt » de la feuille  « Elle est verte » alors que l’« esclave fidèle et avisé » dit : « Elle est bleue ». Alors on ne cherche même pas à vérifier si la feuille est bleue ou verte. Il suffit que la voix qui dit  « Elle est verte » ne soit pas celle de l’« esclave fidèle et avisé » pour que cette déclaration soit un mensonge. C’est ainsi qu’est fait le système Témoins de Jéhovah.

 

C’est donc pour me remettre sur le « droit chemin » de l’« esclave fidèle et avisé » que deux des « anciens » de mon ancienne « étude de livre » (qui dans la « structure théocratique » doivent être les premiers à détecter la brebis qui s’« égare »), Michel Delannoy et Bruno Tritz, sont venus me visiter à deux reprises. La première fois c’était  en décembre après la fameuse entrevue avec Antonio Araujo. La seconde fois c’était quelques jours après la date importante du 4 avril 2004, jour de la commémoration de la mort de Jésus Christ, appelé « Mémorial » chez les Témoins de Jéhovah. Ce jour là, ceux qui pensent être des « chrétiens oints » (« enfants de Dieu » dans le sens très spécial de la religion) s’identifient en « prenant les emblèmes » (ce qui signifie manger du pain et du vin) lors du  « Mémorial », le plus important rassemblement annuel de la religion, que ne doit manquer aucun Témoin de Jéhovah digne de ce nom, « oint » ou pas ! Ce jour là, j’ai pris les emblèmes, à la surprise et à la consternation de plus d’un, les dirigeants en particulier.

 

Ce faisant je ne transgressais alors aucune doctrine ou conception officielle. La seule condition officielle pour « prendre les emblèmes »  est d’être bien certain d’être un « enfant de Dieu » au sens spécial défini par la religion. Il est stipulé que celui qui se fait lui-même « enfant de Dieu » dans ce sens là alors que Dieu ne lui a pas indiqué personnellement par son Esprit Saint qu’il a été « engendré » dans ce sens encourt un jugement divin. Officiellement donc, les autres membres de la religion ne peuvent pas juger de la réalité ou de la non-réalité de cette « onction », de cet « engendrement », parce qu’elle est une affaire personnelle entre l’individu et Dieu. Les autres ne peuvent donc que prendre acte  de ce qu’un tel ou un tel se signale comme « chrétien oint » donc divinement investi comme membre de  l’« esclave fidèle et avisé ». Voilà donc pour la « règle spirituelle », la « règle officielle », voilà pour la théorie. Si j’ai transgressé cette règle, seul Dieu peut en juger. Mais ce qui dirige concrètement les Témoins de Jéhovah est autre chose que les idéaux spirituels affichés officiellement et martelés dans les crânes. Pour tous, la religion (ou « organisation ») est dirigée par Jéhovah, par l'intermédiaire de Jésus Christ, par le moyen de l’esprit saint, et enfin par l'intermédiaire de l’« esclave fidèle et avisé  oint de l’esprit ». C’est donc le grand credo.

 

Mais d’innombrables artifices et considérations très humaines et bien de ce monde sont dressés pour que ne s’improvise pas  « chrétien oint » qui veut. Il y a par exemple l’âge et le nombre d’années au « service de l’organisation ». Et surtout il y a une date de démarcation, 1935, à laquelle, dit-on, « on peut penser que Jéhovah a achevé de rassembler les 144000 chrétiens oints». Cette date est dite celle du début du rassemblement de la « grande foule », par opposition au « petit troupeau », c’est-à-dire aux « 144000 ». Le rassemblement de ces 144000 aurait, dit-on, commencé à la « Pentecôte de l’an 33 » pour s’achever en 1935, date dite de l’« identification de la grande foule ». C’est toute la très grande complexité technique du système Témoin de Jéhovah, de sa terminologie, de son jargon, de son langage ésotérique, de son langage cabalistique. C’est un vrai talmud que je dévoile de document en document.

 

C’est donc en réalité le critère 1935 qui est en pratique le plus déterminant pour dire si tel ou tel qui « prend les emblèmes » au « Mémorial » est en vérité « oint » ou non ! Quand on est donc en 2004 âgé de 80 ou 90 ans et qu’on « prend les emblèmes », alors il est probable pour les autres qu’on soit effectivement « oint ». Mais on a beau avoir 90 ou 100 ans en 2004, si on n’est baptisé Témoin de Jéhovah que depuis 18 ans, donc bien après la fameuse date de 1935, alors on est frappé par le critère de l’« ancienneté » dans le « service de Jéhovah et de son organisation ». Officiellement donc, c’est Dieu qui est seul juge pour savoir si tel ou tel est son enfant « engendré de l’esprit ». Mais en pratique, il est relativement facile à n’importe quelle membre de juger de la réalité de cette « onction ». J’ai mentionné ici quelques critères parmi les plus déterminants. Mais les « anciens » des « congrégations » ont une multitude d’autres critères, comme par exemple le nombre d’heures consacrées chaque mois pour « prêcher la bonne nouvelle du royaume » (les Témoins de Jéhovah remettent chaque mois un rapport de leur activité dans ce domaine) où « zèle » manifeste dans la « congrégation », dans l’organisation etc. Le résultat est que suite à la surprise qu’a été ma « prise d’emblèmes » au « Mémorial », j’eus peu après ce 4 avril 2004 de nouveau droit à la visite Michel Delannoy et Bruno Tritz pour me démontrer par « A + B » à l’aide des « publications de l’esclave fidèle et avisé », en particulier  de «La Tour de Garde », que je ne pouvais pas être un « chrétien oint ». En d’autres termes, la maman du bébé Universalité venait de prouver une fois encore qu’elle était une femme infidèle, que son bébé était le fruit d’un adultère commis avec le Diable.

 

Mais ce même 4 avril 2004 fut pour moi une date importante sur le plan personnel pour cette raison : Je venais de découvrir le matin (le « Mémorial » était le soir) un très curieux message sur une croix au sommet d’une colline près mon lieu d’habitation à Romagnat. Ce message est : « Estelle je t’aime » sur une face de la croix, « Pour la vie noubli pas », sur l'autre face de la croix. J’appellerai plus tard cette colline la « Colline Golgotha », un des symboles des textes de la Science de l'Existence et le nom du premier livre de cette science. 

 

Voilà donc ce que sont exactement les "forces, dont je fais partie, qui œuvrent pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux." Chaque visite à un document de la gestation ou de l’enfance de l’Universalité est comme lorsqu’une maman revoit les photos de son bébé pour voir comment il évolue. Alors je fais grandir le document, le bébé, sans bien sûr détruire ses photos ! Le document « Le serment et la Tour Eiffel » revisité ce 28 octobre 2005 (et retouché ce 03 avril 2008) va ainsi grandir un peu plus en restant pourtant près de l’original. Les versions précédentes sont conservées pour la postérité, pour qui voudra un jour voir comment l’enfant était à sa naissance, à son état de petit garçon, à son adolescence, son état estimé actuellement. Mais en réalité, ce bébé est très spécial :  il est à la fois très vieux, adulte, adolescent, petit garçon, bébé, en gestation, et à l’état d’avant sa conception ! Ce qui est écrit ici est une nouvelle introduction, la révision de septembre 2004 ayant la sienne. Cette révision est donc maintenant archivée, tout comme la présente le sera peut-être un jour, pare qu’elle n’aura été que l’enfance d’une autre à venir. Chaque introduction permet de donner à chaque fois un nouveau sens à ce qui est un seul et même texte original : "Le serment de vérité". 

 

On remarquera que je commence par y faire une allusion à l’« art oratoire » ou l’« art de la communication ». Il y a à cela une subtile raison qu’un Témoin de Jéhovah digne de ce nom saisirait immédiatement. En effet, il ne faut pas oublier qu’à l’origine je partais du principe que les Témoins de Jéhovah adhèreraient sans peine à une théorie mathématique qui fait saisir toute la profondeur du tétragramme hébreu YHWH, nom divin qu’ils prononcent justement « Jéhovah ». Il faut aussi signaler que les Témoins de Jéhovah qualifient l’ensemble de leurs croyances et de leurs enseignement de « vérité ».  Pour dire « Je suis Témoin de Jéhovah depuis 18 ans », un Témoin de Jéhovah dira très souvent : « Je suis dans la vérité depuis 18 ans ». Et pour dire actuellement de moi que je suis exclu de la religion, un membre pourra aussi dire : « Il a abandonné la vérité » ou « Il n’est plus dans la vérité ». Pour dire d’un membre de sa famille qui n’est pas Témoin de Jéhovah, un adepte dira : « Il ne s’intéresse pas à la vérité »  ou « Il s’oppose à la vérité » ou « Il n’a pas l’amour de la vérité » etc. Cette terminologie comme toute autre, comme par exemple « esclave fidèle et avisé » (Matthieu 24 : 45), a évidemment ses racines dans la Bible, plus précisément dans la Traduction du Monde Nouveau.

 

Contrairement à ce qu’on peut penser a priori, il n’y a honnêtement pas grand chose à reprocher à cette traduction, à part par exemple quelques influences de leurs prises de position doctrinale (sur la Trinité, l’âme, l’enfer, etc.) sur la manière de traduire certains types de versets. Mais fort heureusement cela n’affecte pas le sens fondamental des textes originaux, et je sais pourquoi je dis cela. Bien au contraire, cette traduction se révèle être l’une des plus proches du sens original. Et je sais les Témoins de Jéhovah très scrupuleux et méticuleux (et c’est un compliment) à l’égard du texte biblique lui-même (comme autrefois les scribes) pour prendre volontairement des libertés vis-à-vis de ce texte pour appuyer telle ou telle de leurs prises de position. C’est donc au niveau de l’interprétation du texte que le problème réside fondamentalement plutôt qu’au niveau de son authenticité.  Cette authenticité du texte, ce très grand souci de le rendre aussi proche que possible des textes originaux tant du point de vue des mots que du sens, est d’ailleurs l’un des fondements mêmes (sinon le fondement) du système Témoin de Jéhovah, une religion des plus exégétiques qui soient !

 

Par exemple, pour le Témoin de Jéhovah (en tout cas pour les cerveaux de la religion),  il est très important de savoir que dans tel verset le mot hébreu utilisé est « nèphèsh » (« âme ») et non pas « rouah » (« souffle », « esprit »), ou que le mot grec est « psukhè » (équivalent de « nèphèsh ») et non pas « pneuma » (équivalent de « rouah »). Cela permet d’asseoir leur doctrine sur l’« âme », la « vie », la « mort », la « résurrection », la « vie céleste », la « vie terrestre », etc. De même ce sera un bon délice pour un Témoin de Jéhovah très « studieux »  de savoir que dans tel verset l’apôtre Paul a employé le terme grec « épignosis » (« connaissance exacte », « connaissance précise ») au lieu simplement de « gnosis » (« connaissance »). Tout cela ne serait pas possible si la traduction du texte hébreu, araméen ou grec n’est pas pointue mais juste approximative et paraphrasée. Ainsi donc, la terminologie des Témoins de Jéhovah, comme par exemple « esclave fidèle et avisé », « ancien », « surveillant », « connaissance exacte »,  « vérité », etc., n’est pas forgée de toute pièce mais a un fondement biblique. Mais c’est là aussi le gros problème du système. En effet, la « pensée Témoin de Jéhovah » est très vite assimilée, à tort, à la « pensée biblique ». Mais une chose est que le texte biblique parle de l’« esclave fidèle et avisé » qui nourrit ses compagnons, et autre chose est de dire que l’« esclave fidèle et avisé » se réduit à ce que la religion appelle « chrétiens oints » (autre terme tiré de la Bible) et qui dirige cette religion. De même ce n’est pas parce que la Bible parle de « connaissance exacte » ou de « vérité » que l’ensemble des enseignements de la religion en est. Oui, il ne suffit pas d’appeler une chose « esclave fidèle et avisé » ou « connaissance exacte » ou « vérité » et de la marteler sans cesse dans les esprits et dans les crânes pour qu’elle le soit ou qu’elle soit ce que la Bible entend vraiment par ces expressions ! Mais tout cela finit par devenir une telle évidence pour un Témoin de Jéhovah très classique qu’il a toutes les peines du monde à concevoir que les choses puissent être autrement !

 

Et moi, j’avais naïvement de la peine à imaginer comment on pouvait rejeter une théorie qui fait plus que démontrer l’existence de Dieu mais qui dit que Dieu est l’Existence elle-même, l’Univers lui-même ! Comment pouvait-on refuser une théorie qui fait de leur « connaissance exacte »  la même chose que la « science exacte », c’est-à-dire la mathématique ? J’ignorais que cela serait si difficile de faire de la « vérité » et du « théorème » une seule et même chose ! Qu’il soit difficile à accepter pour un athée ou pour un mathématicien classique que sa conception du « théorème » soit assimilée à la vérité religieuse, quelle qu’elle soit, je peux le comprendre. Mais c’est bien moins compréhensible de la part d’une religion qui dit être attachée à la « connaissance exacte » de refuser que cette « connaissance exacte » devienne tout simplement la  « science exacte » !

 

Cette religion dit connaître le rôle primordial de l’« esprit saint », elle l’appelle « force agissante » de Dieu et elle voit donc en lui le « moyen d’action » de Dieu, comme par exemple pour faire d’un chrétien un chrétien « engendré de l’esprit ».  Ils savent très bien que la Bible qualifie l’« esprit saint » d’« esprit de la vérité », par exemple lorsque Jésus dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent. Cependant quand l’esprit de la vérité arrivera, il vous guidera dans toute la vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il vous dira tout ce qu’il entend, et il vous annoncera les choses qui viennent» (Jean 16 : 12, 13).  C’est bien beau d’employer des mots, d’être si attaché aux mots, mais encore faut-il comprendre leur sens le plus profond. Ainsi, on ne sait pas vraiment de quoi on parle et la « connaissance » qu’on a n’est pas si « exacte » que cela quand on ignore que la « vérité » en question est le « théorème » dans son sens le plus général qui soit, que la mathématique est la « science de l’esprit » elle-même, que l’« esprit de la vérité » est tout simplement l’« esprit mathématique » ! Alors je savais très bien pourquoi j’ai « pris les emblèmes » au « Mémorial 2004 », montrant par là que je suis « oint de l’esprit », que je suis « engendré de l’esprit » pour une mission spéciale : « Guider dans toute la vérité » et « annoncer les choses qui viennent » ! Je devais faire comprendre que la naissance de l’Universalité est tout simplement la naissance de la Civilisation universelle, de ce que Jésus appela tout simplement le Royaume de Dieu. Cette Universalité, ce Royaume ira en grandissant jusqu’à remplir toute la terre, une fois tous les obstacles aplanis.

 

Je ne dois pas parler de moi-même, mais dire tout ce que j’entends, tout ce qui m’est révélé par l’intermédiaire de  mon esprit qui fait tout simplement un avec l’esprit de Dieu l’Existence ! Je devais faire le serment de dire « La vérité, toute la vérité, et rien que la vérité », même les plus difficiles à dire, même les plus difficiles à admettre. Parmi les choses les plus difficiles à annoncer se trouve le fait de dire que commence le « Jour du Jugement » de Dieu. Cela veut dire que je dois dénoncer sans faute tout ce qui n’est pas la Science de l’Existence, la Science de Dieu, la Parole de Dieu, la Pensée de Dieu, l’Esprit de Dieu !

 

J’ai reçu une formation pour cette mission, tant par mon métier d’enseignant de mathématiques que par ma religion. Et justement une des réunions des Témoins de Jéhovah se nomme « École du ministère théocratique ». C’est une réunion où l’on apprend l’« art oratoire », l’« art de communiquer », évidemment dans le but de former tous à la « prédication  de la bonne nouvelle du Royaume », activité essentielle dans le système Témoin de Jéhovah. Une façon plus courte de dire « prêcher la bonne nouvelle du Royaume » est « témoigner » ou « donner le témoignage ». C’est d’ailleurs l’essence même de l’appellation de « Témoin de Jéhovah ». On peut maintenant pleinement comprendre pourquoi je fais allusion à l’« art oratoire » ou à l’« art de communiquer » dans "Le serment de vérité". À  l’« École du ministère théocratique », l’élève est conseillé de préférer des formules du genre « nous… » quand il s’adresse au public (par exemple quand il prononce une allocution pendant une réunion) au lieu des formules du genre « je… » ou « vous… ». Avec « nous… », quand il félicite le public, il s’y inclut, et quand il reproche quelque chose au public, il s’y inclut également, ce qui rend le public plus disposé à accepter le reproche. Mais avec « je… » et « vous… », il paraît prétentieux et se pose en « donneur de leçon ».

 

C’est pour dire que tout n’est pas mauvais dans le système Témoin de Jéhovah, loin de là ! C’est un système qui a de très grands atouts, mais c’est hélas aussi ce qui est à l’origine de ses très graves défauts ! Malheureusement, les excellents principes qui ont cours à petite échelle ne s’appliquent pas à grande échelle. À grande échelle, le « JE » ou « MOI » c’est l’« esclave fidèle et avisé » ou le « Collège Central », et le « VOUS » est le reste de l’organisation, le fidèle de base. C’est donc une organisation très verticale, très descendante, très écrasante. Cette religion niera évidemment cette description et en parlera comme de l’« ordre théocratique » qui est : Jéhovah chef de Jésus chef des anges chef des chrétiens oints (mais ils viennent avant les anges dans leur position céleste) chefs des surveillants de filiales chefs des surveillants itinérants chefs des collèges des anciens des congrégations chefs des assistants ministériels chefs des membres masculins de la congrégation chefs des membres féminins, tous chefs des enfants et pourquoi pas tous chefs des spermatozoïdes chefs des ovules tous chefs des molécules chefs des atomes chefs des particules etc. 

 

Oui, tout vient du haut, et celui qui est à l’échelle plus basse doit dire « Amen » à ceux qui sont placés plus haut dans l’« ordre théocratique ». Le résultat est que c’est une organisation qui a un mal fou à se remettre en question. On le rappelle : si l’« esclave fidèle et avisé » dit d’une feuille d’arbre : « Elle est bleue », alors tout membre de la religion doit dire : « Elle est bleue » jusqu’à ce que l’« esclave fidèle et avisé » dise de la feuille :  « Elle est verte », et alors gare à celui qui ne dira pas : « Elle est verte ». Et on est un « apostat », un « hérétique », un « ennemi de la vérité », un « ennemi de Dieu », si on dit « trop tôt » de la feuille  « Elle est verte » alors que l’« esclave fidèle et avisé » dit : « Elle est bleue ». La religion  ne cherche même pas à vérifier si la feuille est bleue ou verte. Il suffit pour elle que la voix qui dit  « Elle est verte » ne soit pas celle de l’« esclave fidèle et avisé » pour que cette déclaration soit un mensonge. Et je dis une fois encore : c’est ainsi qu’est fait le système Témoin de Jéhovah, un système des plus verticaux, donc des plus sectaires qui soient. Mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, le monde dans son ensemble ressemble beaucoup plus aux Témoins de Jéhovah qu’il ne le croit. Il faut quelque chose qui révèle l’air de famille jusque là insoupçonné. Cette chose, c’est la Vérité, le Théorème, la Théorie universelle des ensembles, la Théorie de l’Universalité, la Science de l’Univers, la Science de l’Existence, la Science de Dieu, la Mathématique de Dieu, le Théorème de Dieu, la Vérité de Dieu, la Vérité , et la boucle est bouclée. C’est mon témoignage que je dois apporter maintenant, on a maintenant tous les élements pour bien comprendre le texte "Le serment de vérité" qui suit.

 

Il reste peut-être à préciser que l’expérience de l’activité de prédication en France montre que les mots comme Témoin de Jéhovah ou Bible ou Dieu ou  Diable prononcés dès les premières paroles à une porte ferment très souvent la conversation et la porte, d’où cette prudence à employer explicitement ces mots dans mes textes au début. Cela se traduit ici par le fait de dire "Livre" au lieu de "Bible".  Et on comprendra aisément aussi qu’au-delà du monument qu’est la Tour Eiffel, c’est du président de la république française que je parle. Voilà donc aujourd'hui toute la vérité que je dois dire, en clair et en décodé ! C'est toute la raison d'être du titre « Le serment et la Tour Eiffel ».


 

Le serment de vérité 

 

 Dans une allocution, un exposé, un livre, bref dans toutes les situations de communication à sens unique, celui qui parle est plus particulièrement exposé aux travers qui consistent à être prétentieux, pédant ou un donneur de leçon surtout s'il s'exclut lui-même des leçons qu'il donne. Pour éviter ce piège, on comprend qu'il soit plus humble d'employer "nous" pour s'associer au public. Mais lorsque le propos est de nature particulière, par exemple lorsque celui qui parle témoigne de ce qu'il a vu, observé, entendu, ressenti ou vécu etc., lorsqu'il est même amené à conduire le public à visiter, à découvrir ou à redécouvrir la scène, le théâtre ou les lieux des faits, à faire connaissance avec les différents acteurs, alors l'emploi de "nous" pour dire "je" est peu commode. D'autant plus si le public fait lui aussi partie des acteurs, est appelé à juger des faits dont notre personne témoigne et est même potentiellement appelé à témoigner lui aussi. Le témoin en question, c'est moi, et le public, c'est vous, c'est-à-dire tous les autres habitants de la planète, et le "nous" signifiera tous les habitants du monde, savoir tous les humains.

 

Comme je témoigne donc, je ne peux que dire "je" car, on le comprend, dire "nous" serait évidemment source de confusion dans les propos. Cependant ce ne sera pas un "je" prétentieux, un "je" donneur de leçon, un "je" pédant, un "je" doctoral, mais, comme on s'en apercevra très vite, ce sera un "je" de quelqu'un qui est appelé à la barre d'un tribunal, le Tribunal Universel, et qui  doit prêter le serment de vérité selon la formule consacrée.

 

Le Tribunal Universel est en place. Devant ce tribunal, chacun sera appelé à se remettre en question, en somme à être jugé. On pourra n'y voir qu'une métaphore, mais dans cette théorie, il faudra grandement se méfier, et surtout bien ouvrir ses yeux, ses oreilles et son intelligence, car il y aura toujours une réalité derrière toutes les métaphores, et c'est leur raison d'être même. Et des métaphores, il y en aura à gogo car c'est un langage et un moyen d'expression extrêmement puissants. On découvrira même dans cette théorie ce qu'elles sont vraiment et leur origine la plus profonde. On comprendra d'où elles tirent leur puissance et pourquoi c'est un moyen d'expression par excellence d'un certain Livre que je ne nommerai pas pour l'instant pour ménager ceux d'entre vous qui seraient un peu cardiaques, et surtout ceux d'entre vous qui souffriraient d'une certaine allergie plutôt  bizarre. De celle-là précisément j'en parlerai ailleurs, et il y a aura même une bonne nouvelle :  c'est un mal, pour la plupart bénin, qui se soigne, assez facilement d'ailleurs. Il suffit pour cela d'un minimum de bonne volonté et de bonne foi et l'Universalité fera le reste ! Chez certains, il se produira même un vrai miracle car leurs yeux jusque là aveugles commenceront à voir clair, leurs oreilles sourdes commenceront à entendre, leur langue muette se déliera et leur cœur de pierre commencera à devenir un cœur humain dans le sens noble du terme. Mais pour ceux qui persisteront et signeront dans la mauvaise volonté et la mauvaise foi, l'Universalité ne pourra plus rien pour eux et ce sera dommage.

 

Pour revenir à mes propos, mon jugement devant le Tribunal Universel a eu lieu à huis clos, mais il est très loin d'être terminé ! Cela signifie tout simplement que j'ai été mis face à moi-même et j'ai dû réexaminer mes mobiles, mes aspirations et le sens de mon existence. Je me suis retrouvé face à mes devoirs et obligations inaccomplis et il s'en est suivi une condamnation avec sursis. Je suis donc remis en liberté (tant mieux pour moi et tant pis pour certains) mais je dois faire la preuve de mon repentir et de ma sincérité en accomplissant cette fois mes devoirs. Cette preuve et cette épreuve commence par le fait que je dois aujourd'hui me présenter à la barre, en séance plénière cette  fois, pour témoigner de tout ce que j'ai vu, observé, entendu, ressenti, vécu, bref de tout ! À la demande je jure de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Je lève ma main droite et je dis Je le jure.

 

 

Le ton du témoignage

 

Je me suis fixé comme ligne de conduite de dénoncer et de démontrer avec vigueur, force et puissance d'expression tout ce qu'il y a de faux, de mauvais et qui devra être recyclée, mais :

 

  Sans menace sauf si on considère qu'avertir ou témoigner d'un danger menaçant est une menace.

 

  Sans animosité, sans agressivité, sans violence d'aucune sorte, physique ou verbale, sauf si l'on considère que le parler sans langue de bois, le parler sans complaisance mais sans démagogie ni populisme, le parler franc, le parler vrai, le parler avec force, le parler avec énergie, le parler avec vigueur, le parler avec puissance, bref que le cri du cœur, le cri qui sort du plus profond des tripes est une animosité, une agressivité ou est une violence ! 

 

  Sans mépris, sans caricature et sans dérision, sauf si on considère qu'user de puissantes métaphores et que se servir de pertinentes comparaisons pour mieux faire ressortir la fausseté ou l'absurdité d'une conception, l'aveuglement qu'elle est, la cécité ou au moins la myopie quasi générale qu'elle entraîne est un mépris, une caricature ou une dérision. Mais toute personne dotée un tant soit peu de bonne foi y verra plutôt un réel souci de réveiller les consciences, de provoquer un électrochoc, d'ouvrir les yeux et de faire tomber leurs écailles, d'ouvrir les oreilles et de faire tomber les cérumens qui les bouchent, d'ouvrir les cœurs et de les libérer de leurs sarcophages de pierre ! 

 

La menace, l'intimidation, l'animosité, l'agressivité, la violence verbale ou même physique, le mépris, la caricature et la dérision sont des armes favorites de l'orthodoxie en général et de l'orthodoxie scientifique en particulier, orthodoxie vieille comme le monde, et armes elles-mêmes vieilles comme le monde. Ce sont, entre autres, des armes utilisées pour vite faire rejoindre les rangs toute voix discordante, toute voix qui aurait de sérieux doutes sur des conceptions établies mais qui n’aurait pas les moyens et surtout les preuves qui fondent ses doutes. Et si elle dispose de ces preuves, elle a tout intérêt à ce qu’elles soient bien solides pour résister aux tempêtes qu’elles ne manqueront pas d’essuyer. Si cette voix est une grande notoriété, alors en général sa parole est parole d’évangile (dans le sens péjoratif de l’expression) et elle risque relativement peu en avançant ses doutes et ses preuves sommaires.

 

Mais l’expérience prouve que ce ne sont pas les grandes notoriétés qui émettent le plus souvent les doutes qui font véritablement progresser la connaissance. Bien au contraire c’est, hélas, bien plus souvent elles qui sont les figures de l’orthodoxie ; et pour démolir des thèses opposantes, elles se contentent d’arguments sommaires et leur autorité fait le reste. Comme c’est bien souvent le cas dans l’histoire des sciences, la voix discordante doit essuyer leur foudre qui consiste à être traitée, entre autres qualificatifs, de scientifique au rabais et de je ne sais quel autre nom d'oiseau. Dans le domaine du maniement de ce genre d'armes, celles de l'orthodoxie que je viens d'énumérer,  mon vocabulaire est assez pauvre parce que ce n'est pas mon genre et je ne m'en plains pas.

 

Toutefois c'est mon genre d'aimer rire parfois en me moquant, il est vrai, mais jamais avec méchanceté. On peut dénoncer l'absurdité d'une conception, si solidement établie soit elle, en rire s'il le faut mais sans mépris ni méchanceté. Et je peux affirmer que quand on racontera aux générations futures nombre de nos conceptions actuelles, soit elles seront incrédules, soit elles en riront comme nous aussi nous rions parfois et même souvent des conceptions d’hier. Et au nombre des conceptions bien établies aujourd’hui mais qui fourniront la matière aux rires de demain figurent en très bonne place nos conceptions sur … l'origine de la vie ! On y reviendra.

 

  Sans aucune atteinte personnelle  car cette théorie ne vise personne en particulier mais elle ne laissera personne indifférent ! Et si un quelconque habitant de la Terre, après en avoir vraiment pris connaissance en ressort indifférent, alors cette personne a vraiment un gros problème et je ne lui dirai qu'une chose : je la plains ! Quand bien même elle aurait tout l’or de la planète, elle ignore à quel point elle est en réalité pauvre. Et si en plus elle n'a aucune richesse du point de vue des hommes, si elle n'a aucune maigre consolation, alors elle est doublement à plaindre !

 

Cette théorie concerne donc tout le monde et ne vise personne en particulier. Mon témoignage se fonde sur des faits tangibles qui sont vus, entendus, lus, sentis, vécus et sus de tout le monde et vérifiables par tout le monde. Témoigner des faits de la vie quotidienne, des faits passés, présents et à venir amènera forcément à parler de faits impliquant des entités particulières, des individus ou des personnages connus de tous. Les faits impliquant ces personnages sont des faits parmi tant d’autres et ne seront qu’une toute petite minorité dans l’immensité des faits de l'Univers dont l'Univers lui-même. Par conséquent ce serait faire preuve d’une lamentable mauvaise foi que de réduire cette théorie à une théorie visant ces entités particulières.

 

Cette théorie, avant de parler des entités particulières, est avant tout une théorie qui témoigne de l'Univers et que je sache, ces entités particulières sont loin d’être tout l’Univers. En effet, comment témoigner du monde sans parler de son toit, sans parler du … mont Everest ! Comment témoigner du monde sans parler de sa fosse, sans parler de son abîme, de ses profondeurs, de … son abysse de l'Océan Pacifique ! 

 

Comment parler du monde sans parler de … la France, et comment parler de la France sans parler … de Paris, et comment parler de Paris sans parler de … la Tour Eiffel ! Oui, la "Tour Eiffel" de toute sa hauteur majestueuse trône sur Paris et sur la France.

 

La Tour Eiffel a été construite pour l'Exposition universelle de 1889, année du centenaire de la Révolution française. Oui, la Tour Eiffel construite sous la IIIème République rappelait qu’il fut un temps où la France était tout sauf une République. Elle rappelait que cent ans auparavant a été rédigée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, laquelle déclaration a été intégrée à la première Constitution de France en 1791. Toutefois le concept des droits de l’homme était antérieur à 1789 et en gestation ici ou là. Mais si l'on doit retenir une date pour sa naissance, on la fixerait au 26 août 1789. Puis le 21 septembre 1792 naissait la  Ière République qui dans sa Constitution de 1793 faisait figurer en très bonne place la même Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, inspiratrice de la Déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l'Organisation des Nations Unies  le 10 décembre 1948. S’il est besoin de le dire, ce sont là des faits parmi les faits universels, faits connus de tous et vérifiables par tous.

 

Oui, la Tour Eiffel, outre l’objectif de monument pour l'Exposition universelle, rappelait la naissance de la République française, celle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Aujourd’hui, en matière de droits de droits de l’homme, plus d’un demi-siècle après l’adoption de la Déclaration par l'ONU, il n’y a pas grand chose à reprocher au monde, surtout pas au monde civilisé et aux pays développés, n’est-ce pas ? Aujourd’hui cette question des droits de l’homme ne vise que les pays non démocratiques, que les pays dictatoriaux, que les régimes totalitaires, que les républiques bananières, bref que les barbares, n’est-ce pas ?

 

Quant au pays de la Tour Eiffel, aujourd’hui sous la Vème République nous sommes très loin des problèmes fondamentaux qui ont conduit à la Révolution de 1789 et à la création de la Ière République, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, plus d’absolutisme, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, il n’y a plus de pouvoir concentré autour de la Cour,   n’est-ce pas ? Aujourd’hui plus de noble ni de bourgeois asservissant, n’est-ce pas ? Aujourd’hui on peut tout dire de la Tour Eiffel  sans commettre un crime de lèse-majesté, n’est-ce pas ? Sous la Vème  République, à la date très symbolique du 14 juillet, on peut tout dire à la Tour Eiffel, sans complaisance, sans trembloter, en toute objectivité, en toute impartialité et liberté d’expression, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, c’est la même justice pour tous et il n’y a plus d’intouchables, n’est-ce pas ? Fort heureusement pour nous, la date du 14 juillet commémore d'année en année un passé révolu. À cette date, la Tour Eiffel nous rappelle qu'elle est loin derrière nous l'époque des courtisans, et que nous vivons désormais l'époque bénie où tous ceux qui ont un devoir de vérité disent la vérité, toute la vérité et rien que la vérité !  N'est-ce pas ?

 

 La France a t-elle besoin d'une nouvelle révolution comme en 1789, a t-elle besoin d'une nouvelle prise de la Bastille ? Ma réponse est catégorique : NON ! Mais à la question :  Y a t-il quelque chose qui ne tourne pas bien rond en France comme dans le monde et qu'il faudra changer ? Ma réponse est tout aussi catégorique : OUI !

 

Pourquoi je dis NON à un changement comme celui de 1789 ou comme celui, plus proche de nous, de 1968 ? Pourquoi je dis NON aux actions comme celles qui consistent à détruire telle ou telle plantation ou celles qui consistent à démanteler je ne sais quel symbole ? La raison est toute simple : ces actions ne s'en prennent qu'aux symptômes mais laissent les causes profondes perdurer. Le changement apporté, si tant est qu'il y a vraiment eu un changement, est alors toujours temporaire et tôt ou tard, on retrouve toujours les mêmes maux mais déguisés, camouflés, mieux emballés pour que la pilule passe, et au bout du compte peu de choses auront fondamentalement changé !  Pire, ces mêmes maux auront pris une forme si vicieuse, si pernicieuse et si sournoise qu'il faut une certaine perspicacité pour les détecter ou les démasquer, et même ainsi dévoilés, les combattre est toute une autre affaire. En effet, ils auront fait leur chemin en profondeur, ils auront tissé de solides racines souterraines, ils auront tout gangrené et ils se seront édifiés en véritable système déferlant sur le monde devant lequel on ne peut qu'avouer son impuissance. Si on a compris cela, alors on a compris le monde actuel.

 

Ainsi donc, combattre les problèmes du monde de cette manière classique et spectaculaire ne résout en fait fondamentalement rien, bien au contraire. C'est exactement comme faire une série de mauvaises antibiothérapies. Quand on fait ce genre de traitements, il faut le faire à fond, sinon on résout momentanément le mal, mais on ne fera que rendre les germes plus résistants. Comme pour la France, je ferai plus loin pour le monde un bref rappel historique soulignant des faits hauts en symboles, toujours dans le but de mettre en évidence, si tant est qu'il est encore nécessaire de le faire, le fait que l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement.

 

Mais alors je sens dans les esprits cette question : s'il ne faut pas des gestes spectaculaires pour faire changer les choses, alors comment faut-il les changer ?  À vrai dire, il y a bien longtemps que la réponse est dans le monde et circule aux quatre coins du monde. Beaucoup d'humains lui ont fait un accueil favorable et à leur tour ils œuvrent pour le changement. Vous l'ignorez peut-être mais il se livre en ce moment une vraie bataille loin des regards : d'un côté il y a des forces, dont je fais partie, qui œuvrent pour éclairer le monde et pour lui ouvrir les yeux, et de l'autre des forces qui travaillent dur pour maintenir ce monde dans l'aveuglement et qui le prennent carrément en otage. Je sais que ces propos vous paraîtront au stade actuel très mystérieux, mais j'ai prêté le serment de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité et vous ne pouvez que constater que jusqu'ici je tiens plutôt mes promesses. Conformément à ce serment, je parle des faits, de tous les faits et rien que des faits sus de tout le monde et vérifiables par tout le monde. Conformément à ma promesse, je ne me livre à aucune attaque personnelle mais tout le monde aura compris les réalités qui se cachent derrière ces faits et les métaphores. Ce sont ces réalités qui comptent et non les personnes qui les incarnent, car les personnes passent mais les réalités restent. Et c'est une des raisons de la puissance des métaphores car elles sont intemporelles et indépendantes des noms de personnes qui incarneront les réalités qu'elles dépeignent.

 

Revenons à notre question. Sa réponse a sûrement croisé votre chemin mais vous ne lui avez peut-être pas, pour diverses raisons dont celle que je laisse pour l'instant mystérieuse mais qui s'éclaircira peu à peu, accordé l'intérêt qu'elle mérite mais qu'importe. Cette théorie est justement là pour faire voir les choses d'un autre œil car c'est de cela qu'un certain nombre d'habitants de la planète ont besoin : qu'on leur ouvre les yeux autrement. Et j'espère de tout mon cœur que vous êtes de ceux-là.

 

Jusqu'à présent, la réponse à cette question ne reposait sur aucune base scientifique et ce sera chose faite avec cette théorie mathématique, la Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de l'Universalité !  Et ce sera la surprise de ce début de siècle et de ce début de millénaire, surprise égalant au moins comme celle que créa en début du siècle dernier la Théorie de la Relativité. Mais à la différence de la Relativité, cette présente théorie pourtant surpuissante ne fournira aucune formule spectaculaire offrant les moyens de détruire le monde. On peut encore aujourd'hui constater les conséquences fâcheuses qui résultent du fait de fournir ce genre de formules à un monde dont les mobiles sont ce que l'on connaît. Les grandes nations armées jusqu'aux dents, qui continuent à développer des armes de plus en plus diaboliques qu'elles utilisent à grand renfort de publicité et de propagande, qu'elles exhibent en fascinant spectacle aux yeux du monde et en cachant au monde les innombrables vies qui en pâtissent, oui ces nations affichent clairement leur intention d'empêcher la prolifération de ces armes. Mais cette logique de « faites ce que je vous dis parce que je suis le plus fort, mais ne faites pas ce que je fais » est-elle la meilleure manière de rendre le monde plus raisonnable ? On ne s’étonnera pas qu’on apprenne avec tristesse que de plus en plus de nations dont les peuples sont affamés montrent à leur tour des signes de puissance, entre autres en laissant entendre qu’elles détiennent à leur tour l’arme absolue.

 

Non, cette théorie ne fournira pas au monde une formule spectaculaire le propulsant encore plus loin dans cet engrenage destructeur, mais bien au contraire fournira les clefs de l'Univers, les clefs du monde, les clefs de sa reconstruction, les clefs de son renouveau, ce qui est de loin ce dont il a besoin. Les choses sont simples : on ne peut pas résoudre les problèmes du monde sans vraiment comprendre les profondeurs de ce monde, et on ne peut pas comprendre le monde sans vraiment comprendre l’Univers. C’est le seul véritable point commun entre la Théorie de l'Universalité  et celle de la Relativité.

 

La Tour Eiffel a sa place dans le monde, elle a son mot à dire parmi les monuments du monde et elle contribuera à sa manière à éclairer l'Universalité. Elle lui servira de modèle et si cette tour est sans reproche, ce sera tout à son honneur. Mais si la Tour Eiffel présente des défauts, le modèle qu’elle a l’honneur d’être risque alors de ternir l’image de l’Universalité. Les questions soulevées plus haut permettront à tout un chacun de faire la part des choses. Ces questions mettent tout un chacun devant des faits, tous des faits et rien que des faits, suivant mon serment de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité.

 

En ce qui me concerne, je suis français et j’entends l’être dans le plein sens du terme. Or dans le nom France, il y a tout simplement le mot franc, mot qui a été une monnaie mais qui pour moi rime avant tout avec franchise. J’espère de tout mon cœur que l’abandon en France du franc (la monnaie) ne signifie pas dans ce pays l’abandon du franc (la franchise). En France donc, en tant que français, j’entends utiliser toute la puissance expressive de la langue française pour témoigner avec toute la franchise qui se doit des faits français et d’ailleurs !

 


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