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Hubertelie
Science de l'Existence
ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
Accueil > Monde Nouveau > Utevadaemia

Pour comprendre Utevadamia

Utevadaemia est un mot qui signifie simplement : « La vérité, toute la vérité et rien que la vérité ». L'essentiel de ce texte est écrit en noveambre 2003, il y a quatre ans, cinq maintenant... Il décrivait les réalités du monde de cette époque, et il parle du monde d'aujourd'hui et de demain.

Utevadaemia, c'est la vérité sur la France, le pays de la Tour Eiffel (la "Tour de fer" dans le texte de Utevadaemia). La vérité sur le monde, sur la mondialisation, sur le monde de l’Argent Roi (l'argent est le "blé" dans le langage de Utevadaemia), sur la fausse Universalité qui écrase les peuples de tout son poids de Fer, sur le monde du mensonge institutionnalisé, sur le monde de la désinformation qu’on appelle information (problème des médias). Utevadaemia annonce le temps proche ou le monde sera bâti sur une vraie Universalité, celle dont la Science de l'Existence ou Science de Dieu est le prélude.

La vérité qu'est Utevadaemia est dite dans un style prophétique, haut en symboles, sur la toile de fond de l'actualité française des années 2002 et 2003, entre autres des élections présidentielles de 2002. Au lecteur de reconnaître Chirac, Jospin, Le Pen, Rafarin, etc., derrière les Tours de différents métaux, ainsi que des personnages clefs de la vie politique, sociale et économique françaises de l'époque. Mais par "fer" dans le texte il ne faut pas entendre ce qu'on appelle habituellement un régime "totalitaire", mais simplement le capitalisme qui domine le monde.

Et dans Utevadaemia, il y a tout simplement aussi les états d'âme de l'auteur, qui doit se lever et dire toute cette vérité à la France et au monde, et qui avait très peur du monde en général, et en particulier de son ancienne religion, celle des Témoins de Jéhovah. II redoutait les réactions de sa religion, qui au nom d'une dite "neutralité chrétienne" interdit pour ses membres tout engagement politique.

Utevadaemia parle aussi de ce qui lui inspire sa Science de l'Existence ou Science de Dieu. Il appelle cette inspiration la "voix". Selon son ancienne religion était simplement la "voix" du Diable. D'où cette interrogation qui revient comme un leitmotiv dans Utevadaemia : "Une voix qui me parle de Dieu et des choses de Dieu, peut-elle venir d'ailleurs que de Dieu ?"

 

Utevadaemia

 

 

Fer

 1

Je sonnerai de ma trompette,

Dans une langue spéciale,

Dans des langues spéciales,

Des langues que le monde comprend,

Des langues de sa science,

Des langues que la voix m'a apprises

Depuis ma plus tendre enfance.

Si le monde lit ces lignes,

C'est que la trompette sonne,

C'est que je sonne de ma trompette.

 2

Mais pour l'instant,

Je suis encore celui qui a peur d'une chose et du monde.

J'ai peur d'une chose et

De la Terre cruelle,

De la Terre au visage de fer,

De la Terre qui égorge avec le fer.

Et je me lève pour trouver une cachette,

Pour m'enfuir loin de la voix.

Mais la voix anime la cachette.

Cela signifie que

Toute la création, les vivants et les morts

Me disent d'aller témoigner de Dieu.

Et je ne sais pas encore si c'est la voix de Dieu.

Mais si le monde lit ces lignes,

C'est que désormais,

Je sais que la voix est celle de Dieu,

C'est que Dieu m'a donné la force

De surmonter mes peurs.

J'attends de lui qu'il me montre un signe

Qui m'encourage,

Un signal,

Qui me montre un feu vert.

Pour l'instant je n'ai pas le signe

Et je m'interroge sur la voix qui me parle.

Mais une voix qui me suit partout,

Une voix qui me parle de Dieu et de choses de Dieu,

Une voix qui me dit de parler de Dieu,

Peut-elle venir d'ailleurs que de Dieu ?

 3

À moi Yona, la voix qui me dit :

"Lève-toi et parle au monde !"

Me dit aussi :

"Regarde bien autour de toi !"

Et où que je regarde,

Je vois la présence de Dieu.

Sur quelque sujet que je médite

L'ombre de Dieu apparaît.

Quelque objet que j'examine

Me conduit à Dieu.

Dans quelque groupe de personnes

Où je me trouve,

Il y a toujours au moins un visage

Qui me dit :

"Que nous caches-tu,

Et quel est ton secret ?

Nous sentons que tu en as,

Nous savons que tu en as,

Mais pourquoi ne nous dis-tu rien ?"

Et ceux qui connaissent mon secret,

Parce que je connais aussi le leur,

Me demandent et plus qu'avec les yeux  :

"Pourquoi ne nous parles-tu pas de Dieu,

Et pourquoi ne nous parles-tu plus de Dieu ?"

Mais une voix qui me suit partout,

Une voix qui me parle de Dieu et de choses de Dieu,

Une voix qui me dit de parler de Dieu,

Peut-elle venir d'ailleurs que de Dieu ?

 4

À moi Yona, la voix me dit :

"Lève-toi et parle au monde !"

Parce qu'hier je ne parlais plus de Dieu

Alors qu'avant-hier j'en parlais beaucoup.

Hier je ne parlais plus de Dieu,

Et l'oiseau chanteur s'est tu,

Ou chantait à voix basse

Parce que je n'avais plus grand chose

À dire sur lui.

Avant-hier j'avais sur Dieu

Beaucoup de certitudes

Mais qui hier se sont réduites

À peu de certitudes.

Ce peu de certitudes est ce qui me restait

Et qui sauvait le lien entre moi et mon Dieu.

Ce peu de certitudes

Désormais je le chérissais et je l'entretenais

Comme mon dernier joyau

Et comme un trésor qui ne doit pas se perdre;

Comme un feu fragile

Et comme une flamme qui ne doit pas s'éteindre;

Comme une petite bouée

Et comme un radeau qui ne doit pas couler.

Mais la voix fit s'agiter le radeau et le radeau coula.

 5

Cela signifie que ma confiance en Dieu

Étant devenue si fragile

Je me suis trouvé

Cherchant mon salut dans l'homme

Dans un homme, des hommes

Qui vivaient dans un pays

Où il y avait une grande Tour de fer dure.

Comme beaucoup, je me suis mis sous leur ombre

Sous l'ombre d'une Tour de cuivre

Qui devenait une Tour de fer,

Pour qu'ils nous cachassent

De la chaleur brûlante du soleil et du règne du fer,

Et pour qu'ils veillassent sur mes jours.

Nous donnions notre vigueur à la Tour de cuivre,

Mais cette Tour, un de ses compagnons,

Des compagnons se mirent à nous maltraiter

Et à nous battre avec un fouet en fer.

Comme beaucoup, je m'éloignai de ces hommes,

Et la Tour de cuivre s'affaiblit.

La Tour de fer elle aussi chancelait

Mais au moyen d'une épouvante et de ruses perfides

Elle déroba une puissance à la Tour de cuivre

Dont elle voulait se nourrir afin de tenir debout.

Mais surgirent de derrière la Tour de fer,

Des profondeurs de la mer,

Un homme d'acier, un homme effrayant,

Et des hommes aux visages cruels.

Ils dérobèrent à la Tour de fer la puissance

Qu'elle-même déroba à la Tour de cuivre.

Ils s'en nourrirent avec voracité et ils acquirent une vigueur.

Ils firent tomber la Tour de cuivre qui s'était affaiblie

Et ils la jetèrent avec fracas dans la mer,

Et elle disparut en une seule nuit dans les abysses.

Puis les cruels me pourchassaient, eux

Et tous ceux qu'ils entraînaient à leur suite.

Mais ils pourchassaient aussi beaucoup d'humains,

Et une très grande aile du pays,

Dont les compagnons de la Tour de cuivre

Et tous ceux qui les suivaient,

Trembla de peur et la mer s'agita.

Et cette aile appela au secours la Tour de fer

Et je suivis cette aile pour me réfugier sous la Tour.

Mais les cruels se mirent à pousser la Tour de fer

De toute leur force afin qu'elle tombât sur nous,

Qu'elle nous écrasât et pour que le chef des cruels

Devînt lui-même une Tour d'acier.

Mais nous avons soutenu la Tour de fer

Afin qu'elle tînt debout

Et qu'elle continuât à nous couvrir.

Soutenir veut dire inscrire son nom sur la Tour

Afin qu'elle devînt plus forte contre ses ennemis.

C'était la première fois de toute ma vie

Que je soutenais ainsi une Tour des hommes.

Jusqu'alors Dieu était ma seule Tour,

Une Tour d'or, une Tour de diamant

Une Tour de jaspe, de saphir, de calcédoine,

D'émeraude, de sardonyx, de sardoine, de chrysolithe,

De béryl, de topaze, de chrysoprase, de hyacinthe, d'améthyste,

Une Tour de toute pierre et métal précieux,

Une Tour de puissance, une Tour de justice,

Une Tour de sagesse, une Tour d'amour, une Tour de paix,

Une Tour pure, une Tour véridique, une Tour fidèle.

Bref, la Tour de Dieu, la Tour de l'Universalité !

 7

Il y eut des Tours des hommes de plus grandes valeurs que d'autres,

Plus véridiques que d'autres, plus fidèles que d'autres,

Plus sages que d'autres, plus pacifiques que d'autres,

Plus généreuses que d'autres, plus bienveillantes que d'autres,

Moins cruelles que d'autres, plus justes que d'autres,

Dont les cœurs sont plus humains que d'autres,

Ayant plus de sentiments que d'autres,

Traitant mieux leurs semblables que d'autres,

D'où qu'ils viennent, qu'ils soient petits ou grands,

Qu'ils soient bleus ou verts.

Mais jusque là, je n'apportai mon soutien à aucune,

En tout cas pas de cette façon.

De plus la Tour de fer n'était pas alors la plus méritante

Que j'aie jamais connue.

Et pourtant c'est à elle

Que pour la première fois de toute mon existence,

J'apportai mon soutien de cette façon.

 8

Je le fis parce que j'eus peur, très peur !

J'eus peur de l'homme d'acier.

J'eus peur des hommes cruels

Et de tous ceux qui faisaient qu'ils devenaient grands.

J'eus peur pour mon pain quotidien,

J'eus peur pour mon avenir,

J'eus peur pour ma famille,

J'eus peur pour mes enfants,

J'eus peur pour leur avenir.

Cet avenir était déjà mal assuré

Sous un règne de cuivre ou de fer.

Il devenait beaucoup plus sombre

Sous un règne d'acier.

Dans un passé encore plu lointain,

Je connus ce qu’est la souffrance,

Je vis le visage de la souffrance,

Et c'était un visage que je ne voulais plus revoir.

Mais avec les hommes cruels

Cette souffrance me guettait de nouveau

Et elle était à mes trousses.

Le lointain passé rattrapait le passé.

Autrefois je courais vite,

Et j'arrivais toujours à courir plus vite que la souffrance.

À peine elle me rattrapait

Que je sortais de son étreinte mortelle

Pour courir et toujours pour courir.

Au pays de la Tour de fer, au pays de l'abondance

Je n'avais jamais cessé de courir.

Je prenais de l'âge et je n'avais plus la légèreté d'une gazelle,

Mais je courais encore vers l'avant,

Moins vite certes mais je courais toujours vers l'avant

Comme le personnage d'une touchante parabole de jadis.

Il s'appelait Forrest Gump.

10 

On disait de Forrest Gump qu'il était simplet,

Mais c'était l'homme qui courait toujours,

Même quand il ne savait pas pourquoi il courait,

Même quand il n'avait plus personne à ses trousses.

Il courait parce qu'une voix bienveillante, une femme, lui avait dit :

"Cours Forrest, cours !"

Il courait au début parce qu'il fuyait la menace,

Parce que beaucoup le poursuivaient.

Ensuite il courait, et beaucoup essayaient avec peine de le suivre,

De faire comme lui, de courir comme lui sans s'arrêter.

Forrest courait en tête d'un cortège, mais sans savoir où il allait,

Et il ne savait pas où il menait ce cortège.

Comme lui je courais pour fuir la souffrance, pour fuir la menace,

Puis je courais sans vraiment savoir pourquoi

Et sans savoir où j'allais.

 11

Alors que comme Forrest j'avais déjà trouvé un pain

Et que j'aurais pu m'endormir tranquille,

La Thèse pour l'Université était un nouveau cheval de course

Pour un pain et pour un avenir,

Car il fallait toujours que j'aie une longueur d'avance

Sur la souffrance, même quand je ne la voyais pas.

Mais aujourd'hui je sais que je courais pour l'Universalité,

Vers l'avant, vers l'Universalité, même quand je la fuyais !

À l'époque où j'avais peur de l'homme d'acier,

Je ne connaissais pas l'Universalité,

Mais je connaissais bien l'Université.

Je connaissais aussi Dieu,

Enfin, je croyais le connaître.

Je suis aujourd'hui heureux que beaucoup,

Dont nombre qui avaient commencé par me pourchasser,

Se sont mis à me suivre et à courir comme moi

Vers l'Universalité et pour l'Universalité.

12 

Mais à l'époque, il fallait que ma confiance en ce Dieu

Fût vraiment au plus bas

Et que j'eusse vraiment touché le fond de l'abîme,

Que j'eusse touché les profondeurs abyssales

Pour avoir peur à ce point,

Pour appeler la Tour de fer à mon secours

Et pour inscrire mon nom sur elle.

C'était un geste de panique,

C'était un geste de désespoir.

Mais Dieu transformait toujours mes erreurs en leçons.

Ce geste était presque un geste d'abandon de mon Dieu,

Mais étrangement c'est ce geste-là qui allait me sauver,

Si tant est qu'on pouvait dire alors que j'étais sauvé,

Car j'étais loin d'être au bout de mes épreuves.

Oui avec ce geste j'ai touché le fond de la grande fosse

Et plus bas, c'était la Mort.

Plus bas, c'était le Néant.

Désormais, je ne pouvais que renaître,

Je ne pouvais que ressusciter,

Je ne pouvais que remonter,

Je ne pouvais que revenir à la vie,

Je ne pouvais que revenir vers les vivants.

13 

Il y eut un avant et un après ce geste

C'était un geste d'enterrement.

Un certain moi était mort

Et avec lui toute la confiance

Que je pouvais encore avoir dans un homme,

Et un certain moi renaissait

Avec une plus grande confiance en Dieu.

Mettre sa confiance dans l'homme ?

Pourquoi pas, si cela en vaut vraiment la peine.

Mais cette confiance doit être relative,

Très relative, oui très relative,

La confiance absolue étant réservée à Dieu.

Cela je le savais, et en inscrivant mon nom sur la Tour,

Je ne me faisais absolument aucune illusion

Sur ce que je pouvais attendre de cette Tour.

Je le fis pour apporter ma contribution

Pour le salut du Pays de la Tour de fer,

Pour l'épargner de la menace d'une Tour d'acier,

De la menace d'un règne d'acier.

C'était pour sauver ce pays et ce qu'il représentait.

Mais au fait, qu'est-ce qu'il représentait encore ce pays ?

N'était-ce plus qu'une légende ?

N'était-ce plus qu'une illusion ?

 14

La confiance que j'accordai alors à la Tour de fer

Était très modique, certes, mais c'était déjà trop.

Elle ne se montra même pas digne

De cette confiance microscopique.

D'ailleurs la suite des événements

Allait amplement le prouver.

 15

Mon péché fut que je ne discernais pas

Que ce qui se passait au pays de la Tour de fer

Était un symbole d'un phénomène mondial.

C'était une crise mondiale profonde

Qui se dessinait à travers les événements que je vivais.

Et pourtant beaucoup croyaient,

Parce qu'on les aveuglait avec une poudre de fer,

Parce qu'on les abreuvait avec des tasses en fer,

Parce qu'on les endormait sur des lits en fer,

Et parce qu'on leur enfonçait dans le crâne la poudre de fer

Avec des aiguilles en fer,

Que le règne de fer qui montait sur la Terre entière

Et qui remplaçait partout tout métal par du fer,

Était un règne prospère.

Mais la vérité était que la confiance dans les Tours des hommes

Partout s'effritait, partout s'amenuisait.

Par conséquent il fallait bien toutes les ruses

D'un règne de fer pour que les hommes

Continuassent à suivre des hommes.

16 

Le règne du fer était un règne de dureté,

Souvent vraiment dur.

Mais c'était surtout un règne de dureté de cœur,

Un règne sans pitié,

Un règne de dureté sournoise,

Un règne de ruses,

Un règne où l'esprit de l'homme

N'appartenait pas à l'homme,

Un règne où la pensée de l'homme

N'appartenait pas à l'homme.

 17

Sous ce règne l'homme croyait être maître de sa pensée,

Mais par le moyen de puissants champs magnétiques,

Par le moyen d'un puissant champ magnétique,

Les maîtres du fer faisaient agir la poudre de fer

Mise dans les sièges de la pensée.

 

Sous ce règne, on mesurait

La pensée de l'homme pour la connaître,

Mais en réalité on la mesurait

Pour savoir si la poudre a bien fait son œuvre.

 18

Sous ce règne il y avait le mot Utevadaemia qui signifiait  :

"Dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité

Sur tout ce qui s'est passé, tout ce qui se passe

Et tout ce qui se passera,

Sur tout ce qui était, tout ce qui est et tout ce qui sera."

Et il y avait aussi le mot Antevadaemia qui signifiait :

"Cacher la vérité, tronquer la vérité, tordre la vérité,

Mentir, tromper sur ce qui s'est passé, ce qui se passe

Et ce qui se passera,

Sur ce qui était, sur ce qui est et sur ce qui sera."

 

Sous ce règne, Utevadaemia signifiait très souvent Antevadaemia,

Mais Antevadaemia signifiait Antevadaemia.

 19

Sous ce règne il y avait

Les prêtres et les prêtresses d'Utevadaemia,

Mais en vérité d’Antevadaemia, de Fer.

Ils étaient des prêtres parmi des prêtres.

Beaucoup de prêtres officiaient

Dans des portes,

Dans des fenêtres,

Dans des boîtes,

Dans une matière du bois.

C'était

Des yeux pour l'esprit,

Des oreilles pour l'esprit,

Un nez pour l'esprit,

Des mains pour l'esprit,

Une langue pour l'esprit,

Un verbe pour l'esprit.

 20

Aujourd'hui ce sont des outils puissants

Pour le bien de l'homme et pour élever l'homme.

Mais autrefois sous le règne de fer

C'étaient des outils de fer.

Et les prêtres et les prêtresses officiaient

Pour le fer et pour le champ magnétique.

C'était les instruments d'une Matrice

Dont le chef était un dieu,

Celui qui égarait les nations,

Et qui aujourd'hui est emprisonné dans l'abîme.

Ces prêtres et ces prêtresses étaient très puissants.

Ils faisaient et ils défaisaient.

Ils élevaient et ils abaissaient.

Ils bâtissaient et ils démolissaient.

Ils faisaient exister et ils faisaient disparaître.

Ils instruisaient et ils rendaient ignorants.

Ils rendaient saints et ils avilissaient.

21 

Le chef du règne de fer était Fer.

Le règne du fer était le règne du blé,

Et le blé était le pouvoir de Fer,

Et le blé était la puissance de Fer,

Et le blé était la racine de tout.

Fer obligeait tous les gens, les petits et les grands,

Et les riches et les pauvres, et les hommes libres

Et les esclaves, pour qu'on donnât à ceux-ci

Une marque sur leur main droite ou sur leur front,

Et pour que personne ne pût acheter ou vendre,

Sauf celui qui avait la marque, le nom de Fer

Ou le nombre de Fer.

Ce nombre est six cent soixante-six.

22 

Sous le règne de fer

Le souffle de vie d'Antevadaemia

C'était ceux qui achetaient,

Et ceux qui vendaient.

Le souffle de vie d'Antevadaemia, c'était le blé.

Qui avait du blé avait autorité sur les esprits,

Et qui avait autorité sur les esprits avait du blé.

Le souffle de vie d'Antevadaemia, c'était le fer.

 23

Sous le règne de fer,

Était vivant qui avait du blé,

Était mort qui n'en avait pas.

Le blé c'était le pain et le pain c'était la vie.

Sous ce règne on rendait vivant en donnant du blé,

Et on commençait par tuer en ôtant le blé.

Sans blé on ne pouvait pas se nourrir.

Sans blé on ne pouvait pas se vêtir.

Sans blé on ne pouvait pas se soigner.

Sans blé on n'avait pas d'avenir.

Sans blé les vieux jours étaient sombres.

Sans blé on vivait dans un taudis.

Sans blé on vivait dans un ghetto.

Sans blé on n'avait pas de toit.

Sans blé on vivait dans la rue.

Sans blé on mourrait dans la rue.

 24

Les événements que je vivais

Dans le pays de la Tour de fer

Étaient le symbole d'un phénomène mondial,

La montée sur Terre du règne de fer.

Mais cette montée,

Malgré toutes les apparences trompeuses de prospérité,

N'annonçait pas une ère de bien-être pour l'être humain,

Mais plutôt une ère d'asservissement,

Comme il n'y en avait jamais eu.

Autrefois les puissances étaient rivales,

Les intérêts étaient rivaux,

Et l'individu était roi,

Car il était un arbitre,

Il était quelqu'un.

Mais avec la montée du règne de fer,

Les puissances fusionnaient,

Les intérêts fusionnaient,

Et tous les destins étaient entre les mains

De maîtres de fer de plus en plus puissants.

De son lever jusqu'à son coucher,

Tout ce que faisait un individu, ses faits et gestes

Était sous le pouvoir des mêmes maîtres.

L'individu perdait tout pouvoir et il était impuissant.

Il était écrasé.

C'était le règne du fer.

 25

Mais je compris que ce règne

Dont les événements que je vivais

N'en était qu'une manifestation,

Était en réalité

Une crise mondiale qui ne disait pas son nom.

C'était un nom que les hommes ignoraient,

Même ceux qui étaient les plus conscients

De l'existence d'une crise, de crises.

Le nom de la crise était Parfum de fin

Mais elle fut jadis appelée par un prophète :  Mené Mené.

Oui, ce fut un parfum pour ceux qui connaissaient l'Universalité,

Et pour tous ceux qui allaient la connaître et l'aimer.

Mais pour les autres,

Ce fut une terrifiante mauvaise odeur, une Puanteur de fin,

Une odeur de Mené Mené.

26 

Oui, la montée du règne de fer signifiait aussi que

Le monde avait plus que jamais

Besoin de quelque chose de nouveau :

La Tour de l'Universalité, la Tour de Dieu !

Oui, le monde avait besoin du règne de Dieu

Car le règne de l'homme montrait ses limites.

Il était donc temps pour Dieu

De faire une entrée spéciale dans le monde,

De dire au monde qui il est

Et ce qu'il comptait faire du monde,

De son monde !

27 

Je vivais donc dans le pays de la Tour de fer

Les signes tangibles des limites du règne de l'homme.

Et la vérité était que beaucoup suivaient l'homme d'acier,

Non forcément parce qu'ils avaient des cœurs de fer ou d'acier,

Mais tout simplement parce qu'ils étaient désemparés,

Désabusés par une successions de Tours

Qui les laissaient avec leurs soucis et leur problèmes.

Les Tours ne semblaient être préoccupées

Que par leur taille et leur grandeur.

Les Tours passaient mais l'angoisse de l'homme restait.

28 

Ce qui était vrai au pays de la Tour de fer

Était vrai dans tous les pays du monde.

Dans un certain passé,

Un habitant d'un pays d'abondance

Était  vraiment dans l'abondance.

Il ne voyait pas d'un trop mauvais œil la présence à ses côtés

D'un humain venu d'un pays de souffrance.

Au contraire ce dernier accomplissait des tâches viles

Qu'il ne pouvait s'abaisser à accomplir,

Nettoyait ses assiettes et se nourrissait des restes de sa table.

Mais le règne de l'homme montrant ses limites,

Pour de plus en plus d'habitants des pays d'abondance,

La pitance de l'indigent d'hier était un festin de roi.

C'est cela qui créait partout des aspirations à des règnes d'acier.

Les règnes de fer, de cuivre, d'aluminium ou de plomb

Donnant partout lieu à des insatisfactions,

Donnant partout lieu à des infidélités,

Donnant partout lieu à des mensonges pour un pouvoir,

Donnant partout lieu à des promesses non tenues,

Beaucoup cherchaient le salut dans des règnes d'alliage,

Et beaucoup se tournaient vers des règnes d'acier,

Pour, pensent-ils, plus de fermeté, de rigueur ou de droiture.

 29

Et puis l'abondance n'était pas la seule aspiration profonde

De l'homme du peuple,

Car il y avait tout simplement aussi :

La paix, la sérénité et la sécurité.

Il y avait tout simplement la paix totale, celle du corps et de l'esprit.

Mais la question était : cette paix était-elle dans le pouvoir de l'homme ?

En un mot : le règne de l'homme avait t-il un avenir ?

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Pour ne voir la question que sur le point de vue de l'abondance,

L'abondance des pays d'abondance était pourtant de plus en plus grande.

Et pourtant il y avait de plus en plus d'indigents dans ces pays.

Pour ce qui est des pays de souffrance,

Leur sort était comparable à celui des morts,

Et un très grand nombre d'habitants de ces pays

Étaient des morts qui marchaient.

Pendant que beaucoup d'humains se disputaient

Avec les oiseaux des champs pour un grain,

Beaucoup d'autres humains avaient des greniers

Pleins de blé.

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