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Science
de l'Existence
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ou
Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
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Nouvelle
Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence,
de l'Univers, de la Nature, de
la Vie, de Dieu
|
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| Accueil > Monde Nouveau > Utevadaemia | ||||||
Utevadaemia est un mot qui signifie simplement : « La vérité, toute la vérité et rien que la vérité ». L'essentiel de ce texte est écrit en noveambre 2003, il y a quatre ans, cinq maintenant... Il décrivait les réalités du monde de cette époque, et il parle du monde d'aujourd'hui et de demain. Utevadaemia, c'est la vérité sur la France, le pays de la Tour Eiffel (la "Tour de fer" dans le texte de Utevadaemia). La vérité sur le monde, sur la mondialisation, sur le monde de l’Argent Roi (l'argent est le "blé" dans le langage de Utevadaemia), sur la fausse Universalité qui écrase les peuples de tout son poids de Fer, sur le monde du mensonge institutionnalisé, sur le monde de la désinformation qu’on appelle information (problème des médias). Utevadaemia annonce le temps proche ou le monde sera bâti sur une vraie Universalité, celle dont la Science de l'Existence ou Science de Dieu est le prélude. La vérité qu'est Utevadaemia est dite dans un style prophétique, haut en symboles, sur la toile de fond de l'actualité française des années 2002 et 2003, entre autres des élections présidentielles de 2002. Au lecteur de reconnaître Chirac, Jospin, Le Pen, Rafarin, etc., derrière les Tours de différents métaux, ainsi que des personnages clefs de la vie politique, sociale et économique françaises de l'époque. Mais par "fer" dans le texte il ne faut pas entendre ce qu'on appelle habituellement un régime "totalitaire", mais simplement le capitalisme qui domine le monde. Et dans Utevadaemia, il y a tout simplement aussi les états d'âme de l'auteur, qui doit se lever et dire toute cette vérité à la France et au monde, et qui avait très peur du monde en général, et en particulier de son ancienne religion, celle des Témoins de Jéhovah. II redoutait les réactions de sa religion, qui au nom d'une dite "neutralité chrétienne" interdit pour ses membres tout engagement politique. Utevadaemia parle aussi de ce qui lui inspire sa Science de l'Existence ou Science de Dieu. Il appelle cette inspiration la "voix". Selon son ancienne religion était simplement la "voix" du Diable. D'où cette interrogation qui revient comme un leitmotiv dans Utevadaemia : "Une voix qui me parle de Dieu et des choses de Dieu, peut-elle venir d'ailleurs que de Dieu ?" |
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1
Je
sonnerai de ma trompette,
Dans
une langue spéciale,
Dans
des langues spéciales,
Des
langues que le monde comprend,
Des
langues de sa science,
Des
langues que la voix m'a apprises
Depuis
ma plus tendre enfance.
Si
le monde lit ces lignes,
C'est
que la trompette sonne,
C'est
que je sonne de ma trompette.
Mais
pour l'instant,
Je
suis encore celui qui a peur d'une chose et du monde.
J'ai
peur d'une chose et
De
la Terre cruelle,
De
la Terre au visage de fer,
De
la Terre qui égorge avec le fer.
Et
je me lève pour trouver une cachette,
Pour
m'enfuir loin de la voix.
Mais
la voix anime la cachette.
Cela
signifie que
Toute
la création, les vivants et les morts
Me
disent d'aller témoigner de Dieu.
Et
je ne sais pas encore si c'est la voix de Dieu.
Mais
si le monde lit ces lignes,
C'est
que désormais,
Je
sais que la voix est celle de Dieu,
C'est
que Dieu m'a donné la force
De
surmonter mes peurs.
J'attends
de lui qu'il me montre un signe
Qui
m'encourage,
Un
signal,
Qui
me montre un feu vert.
Pour
l'instant je n'ai pas le signe
Et
je m'interroge sur la voix qui me parle.
Mais
une voix qui me suit partout,
Une
voix qui me parle de Dieu et de choses de Dieu,
Une
voix qui me dit de parler de Dieu,
Peut-elle
venir d'ailleurs que de Dieu ?
3
À
moi Yona, la voix qui me dit :
"Lève-toi
et parle au monde !"
Me
dit aussi :
"Regarde
bien autour de toi !"
Et
où que je regarde,
Je
vois la présence de Dieu.
Sur
quelque sujet que je médite
L'ombre
de Dieu apparaît.
Quelque
objet que j'examine
Me
conduit à Dieu.
Dans
quelque groupe de personnes
Où
je me trouve,
Il
y a toujours au moins un visage
Qui
me dit :
"Que
nous caches-tu,
Et
quel est ton secret ?
Nous
sentons que tu en as,
Nous
savons que tu en as,
Mais
pourquoi ne nous dis-tu rien ?"
Et
ceux qui connaissent mon secret,
Parce
que je connais aussi le leur,
Me
demandent et plus qu'avec les yeux :
"Pourquoi
ne nous parles-tu pas de Dieu,
Et
pourquoi ne nous parles-tu plus de Dieu ?"
Mais
une voix qui me suit partout,
Une
voix qui me parle de Dieu et de choses de Dieu,
Une
voix qui me dit de parler de Dieu,
Peut-elle
venir d'ailleurs que de Dieu ?
4
À
moi Yona, la voix me dit :
"Lève-toi
et parle au monde !"
Parce
qu'hier je ne parlais plus de Dieu
Alors
qu'avant-hier j'en parlais beaucoup.
Hier
je ne parlais plus de Dieu,
Et
l'oiseau chanteur s'est tu,
Ou
chantait à voix basse
Parce
que je n'avais plus grand chose
À
dire sur lui.
Avant-hier
j'avais sur Dieu
Beaucoup
de certitudes
Mais
qui hier se sont réduites
À
peu de certitudes.
Ce
peu de certitudes est ce qui me restait
Et
qui sauvait le lien entre moi et mon Dieu.
Ce
peu de certitudes
Désormais
je le chérissais et je l'entretenais
Comme
mon dernier joyau
Et
comme un trésor qui ne doit pas se perdre;
Comme
un feu fragile
Et
comme une flamme qui ne doit pas s'éteindre;
Comme
une petite bouée
Et
comme un radeau qui ne doit pas couler.
Mais
la voix fit s'agiter le radeau et le radeau coula.
Cela
signifie que ma confiance en Dieu
Étant
devenue si fragile
Je
me suis trouvé
Cherchant
mon salut dans l'homme
Dans
un homme, des hommes
Qui
vivaient dans un pays
Où
il y avait une grande Tour de fer dure.
Comme
beaucoup, je me suis mis sous leur ombre
Sous
l'ombre d'une Tour de cuivre
Qui
devenait une Tour de fer,
Pour
qu'ils nous cachassent
De
la chaleur brûlante du soleil et du règne du fer,
Et
pour qu'ils veillassent sur mes jours.
Nous
donnions notre vigueur à la Tour de cuivre,
Mais
cette Tour, un de ses compagnons,
Des
compagnons se mirent à nous maltraiter
Et
à nous battre avec un fouet en fer.
Comme
beaucoup, je m'éloignai de ces hommes,
Et
la Tour de cuivre s'affaiblit.
La
Tour de fer elle aussi chancelait
Mais
au moyen d'une épouvante et de ruses perfides
Elle
déroba une puissance à la Tour de cuivre
Dont
elle voulait se nourrir afin de tenir debout.
Mais
surgirent de derrière la Tour de fer,
Des
profondeurs de la mer,
Un
homme d'acier, un homme effrayant,
Et
des hommes aux visages cruels.
Ils
dérobèrent à la Tour de fer la puissance
Qu'elle-même
déroba à la Tour de cuivre.
Ils
s'en nourrirent avec voracité et ils acquirent une vigueur.
Ils
firent tomber la Tour de cuivre qui s'était affaiblie
Et
ils la jetèrent avec fracas dans la mer,
Et
elle disparut en une seule nuit dans les abysses.
Puis
les cruels me pourchassaient, eux
Et
tous ceux qu'ils entraînaient à leur suite.
Mais
ils pourchassaient aussi beaucoup d'humains,
Et
une très grande aile du pays
Dont
les compagnons de la Tour de cuivre
Et
tous ceux qui les suivaient
Trembla
de peur et la mer s'agita.
Et
cette aile appela au secours la Tour de fer
Et
je suivis cette aile pour me réfugier sous la Tour.
Mais
les cruels se mirent à pousser la Tour de fer
De
toute leur force afin qu'elle tombât sur nous,
Qu'elle
nous écrasât et pour que le chef des cruels
Devînt
lui-même une Tour d'acier.
Mais
nous avons soutenu la Tour de fer
Afin
qu'elle tînt debout
Et
qu'elle continuât à nous couvrir.
Soutenir
veut dire inscrire son nom sur la Tour
Afin
qu'elle devînt plus forte contre ses ennemis.
C'était
la première fois de toute ma vie
Que
je soutenais ainsi une Tour des hommes.
Jusqu'alors
Dieu était ma seule Tour,
Une
Tour d'or, une Tour de diamant
Une
Tour de jaspe, de saphir, de calcédoine,
D'émeraude,
de sardonyx, de sardoine, de chrysolithe,
De
béryl, de topaze, de chrysoprase, de hyacinthe, d'améthyste,
Une
Tour de toute pierre et métal précieux,
Une
Tour de puissance, une Tour de justice,
Une
Tour de sagesse, une Tour d'amour, une Tour de paix,
Une
Tour pure, une Tour véridique, une Tour fidèle.
Bref,
la Tour de Dieu, la Tour de l'Universalité !
Il
y eut des Tours des hommes de plus grandes valeurs que d'autres,
Plus
véridiques que d'autres, plus fidèles que d'autres,
Plus
sages que d'autres, plus pacifiques que d'autres,
Plus
généreuses que d'autres, plus bienveillantes que d'autres,
Moins
cruelles que d'autres, plus justes que d'autres,
Dont
les cœurs sont plus humains que d'autres,
Ayant
plus de sentiments que d'autres,
Traitant
mieux leurs semblables que d'autres,
D'où
qu'ils viennent, qu'ils soient petits ou grands,
Qu'ils
soient bleus ou verts.
Mais
jusque là, je n'apportai mon soutien à aucune,
En
tout cas pas de cette façon.
De
plus la Tour de fer n'était pas alors la plus méritante
Que
j'aie jamais connue.
Et
pourtant c'est à elle
Que
pour la première fois de toute mon existence,
J'apportai
mon soutien de cette façon.
Je
le fis parce que j'eus peur, très peur !
J'eus
peur de l'homme d'acier.
J'eus
peur des hommes cruels
Et
de tous ceux qui faisaient qu'ils devenaient grands.
J'eus
peur pour mon pain quotidien,
J'eus
peur pour mon avenir,
J'eus
peur pour ma famille,
J'eus
peur pour mes enfants,
J'eus
peur pour leur avenir.
Cet
avenir était déjà mal assuré
Sous
un règne de cuivre ou de fer.
Il
devenait beaucoup plus sombre
Sous
un règne d'acier.
Dans
un passé encore plu lointain,
Je
connus ce qu’est la souffrance,
Je
vis le visage de la souffrance,
Et
c'était un visage que je ne voulais plus revoir.
Mais
avec les hommes cruels
Cette
souffrance me guettait de nouveau
Et
elle était à mes trousses.
Le
lointain passé rattrapait le passé.
Autrefois
je courais vite,
Et
j'arrivais toujours à courir plus vite que la souffrance.
À
peine elle me rattrapait
Que
je sortais de son étreinte mortelle
Pour
courir et toujours pour courir.
Au
pays de la Tour de fer, au pays de l'abondance
Je
n'avais jamais cessé de courir.
Je
prenais de l'âge et je n'avais plus la légèreté d'une gazelle,
Mais
je courais encore vers l'avant,
Moins
vite certes mais je courais toujours vers l'avant
Comme
le personnage d'une touchante parabole de jadis.
Il
s'appelait Forrest Gump.
10
On
disait de Forrest Gump qu'il était simplet,
Mais
c'était l'homme qui courait toujours,
Même
quand il ne savait pas pourquoi il courait,
Même
quand il n'avait plus personne à ses trousses.
Il
courait parce qu'une voix bienveillante, une femme, lui avait dit :
"Cours
Forrest, cours !"
Il
courait au début parce qu'il fuyait la menace,
Parce
que beaucoup le poursuivaient.
Ensuite
il courait, et beaucoup essayaient avec peine de le suivre,
De
faire comme lui, de courir comme lui sans s'arrêter.
Forrest
courait en tête d'un cortège, mais sans savoir où il allait,
Et
il ne savait pas où il menait ce cortège.
Comme
lui je courais pour fuir la souffrance, pour fuir la menace,
Puis
je courais sans vraiment savoir pourquoi
Et
sans savoir où j'allais.
Alors
que comme Forrest j'avais déjà trouvé un pain
Et
que j'aurais pu m'endormir tranquille,
La
Thèse pour l'Université était un nouveau cheval de course
Pour
un pain et pour un avenir,
Car
il fallait toujours que j'aie une longueur d'avance
Sur
la souffrance, même quand je ne la voyais pas.
Mais
aujourd'hui je sais que je courais pour l'Universalité,
Vers
l'avant, vers l'Universalité, même quand je la fuyais !
À
l'époque où j'avais peur de l'homme d'acier,
Je
ne connaissais pas l'Universalité,
Mais
je connaissais bien l'Université.
Je
connaissais aussi Dieu,
Enfin,
je croyais le connaître.
Je
suis aujourd'hui heureux que beaucoup,
Dont
nombre qui avaient commencé par me pourchasser,
Se
sont mis à me suivre et à courir comme moi
Vers
l'Universalité et pour l'Universalité.
Mais
à l'époque, il fallait que ma confiance en ce Dieu
Fût
vraiment au plus bas
Et
que j'eusse vraiment touché le fond de l'abîme,
Que
j'eusse touché les profondeurs abyssales
Pour
avoir peur à ce point,
Pour
appeler la Tour de fer à mon secours
Et
pour inscrire mon nom sur elle.
C'était
un geste de panique,
C'était
un geste de désespoir.
Mais
Dieu transformait toujours mes erreurs en leçons.
Ce
geste était presque un geste d'abandon de mon Dieu,
Mais
étrangement c'est ce geste-là qui allait me sauver,
Si
tant est qu'on pouvait dire alors que j'étais sauvé,
Car
j'étais loin d'être au bout de mes épreuves.
Oui
avec ce geste j'ai touché le fond de la grande fosse
Et
plus bas, c'était la Mort.
Plus
bas, c'était le Néant.
Désormais,
je ne pouvais que renaître,
Je
ne pouvais que ressusciter,
Je
ne pouvais que remonter,
Je
ne pouvais que revenir à la vie,
Je
ne pouvais que revenir vers les vivants.
Il
y eut un avant et un après ce geste
C'était
un geste d'enterrement.
Un
certain moi était mort
Et
avec lui toute la confiance
Que
je pouvais encore avoir dans un homme,
Et
un certain moi renaissait
Avec
une plus grande confiance en Dieu.
Mettre
sa confiance dans l'homme ?
Pourquoi
pas, si cela en vaut vraiment la peine.
Mais
cette confiance doit être relative,
Très
relative, oui très relative,
La
confiance absolue étant réservée à Dieu.
Cela
je le savais, et en inscrivant mon nom sur la Tour,
Je
ne me faisais absolument aucune illusion
Sur
ce que je pouvais attendre de cette Tour.
Je
le fis pour apporter ma contribution
Pour
le salut du Pays de la Tour de fer,
Pour
l'épargner de la menace d'une Tour d'acier,
De
la menace d'un règne d'acier.
C'était
pour sauver ce pays et ce qu'il représentait.
Mais
au fait, qu'est-ce qu'il représentait encore ce pays ?
N'était-ce
plus qu'une légende ?
N'était-ce plus qu'une illusion ?
La
confiance que j'accordai alors à la Tour de fer
Était
très modique, certes, mais c'était déjà trop.
Elle
ne se montra même pas digne
De
cette confiance microscopique.
D'ailleurs
la suite des événements
Allait
amplement le prouver.
Mon
péché fut que je ne discernais pas
Que
ce qui se passait au pays de la Tour de fer
Était
un symbole d'un phénomène mondial.
C'était
une crise mondiale profonde
Qui
se dessinait à travers les événements que je vivais.
Et
pourtant beaucoup croyaient,
Parce
qu'on les aveuglait avec une poudre de fer,
Parce
qu'on les abreuvait avec des tasses en fer,
Parce
qu'on les endormait sur des lits en fer,
Et
parce qu'on leur enfonçait dans le crâne la poudre de fer
Avec
des aiguilles en fer,
Que
le règne de fer qui montait sur la Terre entière
Et
qui remplaçait partout tout métal par du fer,
Était
un règne prospère.
Mais
la vérité était que la confiance dans les Tours des hommes
Partout
s'effritait, partout s'amenuisait.
Par
conséquent il fallait bien toutes les ruses
D'un
règne de fer pour que les hommes
Continuassent
à suivre des hommes.
Le
règne du fer était un règne de dureté,
Souvent
vraiment dur.
Mais
c'était surtout un règne de dureté de cœur,
Un
règne sans pitié,
Un
règne de dureté sournoise,
Un
règne de ruses,
Un
règne où l'esprit de l'homme
N'appartenait
pas à l'homme,
Un
règne où la pensée de l'homme
N'appartenait
pas à l'homme.
17
Sous
ce règne l'homme croyait être maître de sa pensée,
Mais
par le moyen de puissants champs magnétiques,
Par
le moyen d'un puissant champ magnétique,
Les
maîtres du fer faisaient agir la poudre de fer
Mise
dans les sièges de la pensée.
Sous
ce règne, on mesurait
La
pensée de l'homme pour la connaître,
Mais
en réalité on la mesurait
Pour
savoir si la poudre a bien fait son œuvre.
18
Sous
ce règne il y avait le mot Utevadaemia qui signifiait :
"Dire
la vérité, toute la vérité et rien que la vérité
Sur
tout ce qui s'est passé, tout ce qui se passe
Et
tout ce qui se passera,
Sur
tout ce qui était, tout ce qui est et tout ce qui sera."
Et
il y avait aussi le mot Antevadaemia qui signifiait :
"Cacher
la vérité, tronquer la vérité, tordre la vérité,
Mentir,
tromper sur ce qui s'est passé, ce qui se passe
Et
ce qui se passera,
Sur
ce qui était, sur ce qui est et sur ce qui sera."
Sous
ce règne, Utevadaemia signifiait très souvent Antevadaemia,
Mais
Antevadaemia signifiait Antevadaemia.
19
Sous
ce règne il y avait
Les
prêtres et les prêtresses d'Utevadaemia,
Mais
en vérité d’Antevadaemia, de Fer.
Ils
étaient des prêtres parmi des prêtres.
Beaucoup
de prêtres officiaient
Dans
des portes,
Dans
des fenêtres,
Dans
des boîtes,
Dans
une matière du bois.
C'était
Des
yeux pour l'esprit,
Des
oreilles pour l'esprit,
Un
nez pour l'esprit,
Des
mains pour l'esprit,
Une
langue pour l'esprit,
Un
verbe pour l'esprit.
20
Aujourd'hui
ce sont des outils puissants
Pour
le bien de l'homme et pour élever l'homme.
Mais
autrefois sous le règne de fer
C'étaient
des outils de fer.
Et
les prêtres et les prêtresses officiaient
Pour
le fer et pour le champ magnétique.
C'était
les instruments d'une Matrice
Dont
le chef était un dieu,
Celui
qui égarait les nations,
Et
qui aujourd'hui est emprisonné dans l'abîme.
Ces
prêtres et ces prêtresses étaient très puissants.
Ils
faisaient et ils défaisaient.
Ils
élevaient et ils abaissaient.
Ils
bâtissaient et ils démolissaient.
Ils
faisaient exister et ils faisaient disparaître.
Ils
instruisaient et ils rendaient ignorants.
Ils
rendaient saints et ils avilissaient.
21
Le
chef du règne de fer était Fer.
Le
règne du fer était le règne du blé,
Et
le blé était le pouvoir de Fer,
Et
le blé était la puissance de Fer,
Et
le blé était la racine de tout.
Fer
obligeait tous les gens, les petits et les grands,
Et
les riches et les pauvres, et les hommes libres
Et
les esclaves, pour qu'on donnât à ceux-ci
Une
marque sur leur main droite ou sur leur front,
Et
pour que personne ne pût acheter ou vendre,
Sauf
celui qui avait la marque, le nom de Fer
Ou
le nombre de Fer.
22
Sous
le règne de fer
Le
souffle de vie d'Antevadaemia
C'était
ceux qui achetaient,
Et
ceux qui vendaient.
Le
souffle de vie d'Antevadaemia, c'était le blé.
Qui
avait du blé avait autorité sur les esprits,
Et
qui avait autorité sur les esprits avait du blé.
Le
souffle de vie d'Antevadaemia, c'était le fer.
23
Sous
le règne de fer,
Était
vivant qui avait du blé,
Était
mort qui n'en avait pas.
Le
blé c'était le pain et le pain c'était la vie.
Sous
ce règne on rendait vivant en donnant du blé,
Et
on commençait par tuer en ôtant le blé.
Sans
blé on ne pouvait pas se nourrir.
Sans
blé on ne pouvait pas se vêtir.
Sans
blé on ne pouvait pas se soigner.
Sans
blé on n'avait pas d'avenir.
Sans
blé les vieux jours étaient sombres.
Sans
blé on vivait dans un taudis.
Sans
blé on vivait dans un ghetto.
Sans
blé on n'avait pas de toit.
Sans
blé on vivait dans la rue.
Sans
blé on mourrait dans la rue.
24
Les
événements que je vivais
Dans
le pays de la Tour de fer
Étaient
le symbole d'un phénomène mondial,
La
montée sur Terre du règne de fer.
Mais
cette montée,
Malgré
toutes les apparences trompeuses de prospérité,
N'annonçait
pas une ère de bien-être pour l'être humain,
Mais
plutôt une ère d'asservissement,
Comme
il n'y en avait jamais eu.
Autrefois
les puissances étaient rivales,
Les
intérêts étaient rivaux,
Et
l'individu était roi,
Car
il était un arbitre,
Il
était quelqu'un.
Mais
avec la montée du règne de fer,
Les
puissances fusionnaient,
Les
intérêts fusionnaient,
Et
tous les destins étaient entre les mains
De
maîtres de fer de plus en plus puissants.
De
son lever jusqu'à son coucher,
Tout
ce que faisait un individu, ses faits et gestes
Était
sous le pouvoir des mêmes maîtres.
L'individu
perdait tout pouvoir et il était impuissant.
Il
était écrasé.
C'était
le règne du fer.
25
Mais
je compris que ce règne
Dont
les événements que je vivais
N'en
était qu'une manifestation,
Était
en réalité
Une
crise mondiale qui ne disait pas son nom.
C'était
un nom que les hommes ignoraient,
Même
ceux qui étaient les plus conscients
De
l'existence d'une crise, de crises.
Le
nom de la crise était Parfum de fin
Mais
elle fut jadis appelée par un prophète :
Mené Mené.
Oui,
ce fut un parfum pour ceux qui connaissaient l'Universalité,
Et
pour tous ceux qui allaient la connaître et l'aimer.
Mais
pour les autres,
Ce
fut une terrifiante mauvaise odeur, une Puanteur de fin,
Une
odeur de Mené Mené.
Oui,
la montée du règne de fer signifiait aussi que
Le
monde avait plus que jamais
Besoin
de quelque chose de nouveau :
La
Tour de l'Universalité, la Tour de Dieu !
Oui,
le monde avait besoin du règne de Dieu
Car
le règne de l'homme montrait ses limites.
Il
était donc temps pour Dieu
De
faire une entrée spéciale dans le monde,
De dire au monde qui il est
Et
ce qu'il comptait
De
son monde !
Je vivais donc dans le pays de la Tour de fer
Les
signes
Et
la vérité était que beaucoup suivaient l'homme d'acier,
Non
forcément parce qu'ils avaient des cœurs de fer ou d'acier,
Mais
tout simplement parce qu'ils étaient désemparés,
Désabusés
par une successions de Tours
Qui
les laissaient avec leurs soucis et leur problèmes.
Les
Tours ne semblaient être préoccupées
Que
par leur taille et leur grandeur.
Les
Tours passaient mais l'angoisse de l'homme restait.
Ce
qui était vrai au pays de la Tour de fer
Était
vrai dans tous les pays du monde.
Dans
un certain passé,
Un
habitant d'un pays d'abondance
Était vraiment dans l'abondance.
Il
ne voyait pas d'un trop mauvais œil la présence à ses côtés
D'un
humain venu d'un pays de souffrance.
Au
contraire ce dernier accomplissait des tâches viles
Qu'il
ne pouvait s'abaisser à accomplir,
Nettoyait
ses assiettes et se nourrissait des restes de sa table.
Mais
le règne de l'homme montrant ses limites,
Pour
de plus en plus d'habitants des pays d'abondance,
La
pitance de l'indigent d'hier était un festin de roi.
C'est
cela qui créait partout des aspirations à des règnes d'acier.
Les
règnes de fer, de cuivre, d'aluminium ou de plomb
Donnant
partout lieu à des insatisfactions,
Donnant
partout lieu à des infidélités,
Donnant
partout lieu à des mensonges pour un pouvoir,
Donnant
partout lieu à des promesses non tenues,
Beaucoup
cherchaient le salut dans des règnes d'alliage,
Et
beaucoup se tournaient vers des règnes d'acier,
Pour,
pensent-ils, plus de fermeté, de rigueur ou de droiture.
Et
puis l'abondance n'était pas la seule aspiration profonde
De l'homme du peuple,
Car
il y avait tout simplement aussi :
La
paix, la sérénité et la sécurité.
Il
y avait tout simplement la paix totale, celle du corps et de l'esprit.
Mais
la question était : cette paix était-elle dans le pouvoir de l'homme ?
En
un mot : le règne de l'homme avait t-il un avenir ?
Pour
ne voir la question que sur le point de vue de l'abondance,
L'abondance
des pays d'abondance était pourtant de plus en plus grande.
Et
pourtant il y avait de plus en plus d'indigents dans ces pays.
Pour
ce qui est des pays de souffrance,
Leur
sort était comparable à celui des morts,
Et
un très grand nombre d'habitants de ces pays
Étaient
des morts qui marchaient.
Pendant
que beaucoup d'humains se disputaient
Avec
les oiseaux des champs pour un grain,
Beaucoup
d'autres humains avaient des greniers
Pleins
de blé.
31