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Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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À Dieu, Estelle

 

 

 

      

 

« Estelle Je t’aime »

« Pour la Vie, Noubli pas »

C’était autrefois, en France

J’ai beaucoup aimé Estelle

Mais « Estelle m’a CRUCIFIER »

 

 

Sommaire

 

"  Vol de l’Aigle : AF 816

$  Une page est tournée

$  Au revoir

"  11 septembre 2004

 

 

           

 

Noubli pas . Sixième

Vol de l’Aigle : AF 816

Livre X1C6

 

 

 

« Je vole »

Michel Sardou

 

 

 

 

Partie A

Une page est tournée

Livre X1C6A

 

           

 

         PLP…

 

            J’étais « PLP mathématiques-sciences » au Lycée Professionnel Camille Claudel à Clermont-Ferrand. L’éducation nationale française est parmi les milieux en France où l’on parle beaucoup avec des sigles. C’est tout  un jargon très spécial, et je mentirais en disant que j’étais très pénétré de ce langage ésotérique ambiant, et ils m’arrivait souvent de me dire (tout bas bien sûr !) dans une réunion : « Mais de quoi parlent-ils au juste ? Si au moins ils s’exprimaient en français je pourrais attraper miette. Mais là je pige que dalle !» Ne voulant pas avoir l’air ridicule de demander à tout bout de champ une précision chaque fois qu’un intervenant crache un sigle, je me débrouillais tant bien que mal pour comprendre à peu près ce qu’il veut dire. Par exemple, que peut bien vouloir dire un charabia comme : « Les dernières informations sur le mouvement des MA, des PLP, des certifiés, des TZR, des CPE et des IPR ainsi que les personnels des SEGPA et la promotion des ATOS sont parues dans le BO du mois dernier » ?  Combien de fois faut-il interrompre celui qui le débite pour demander quelque chose du genre : « Excusez-moi, mais c’est quoi un ATOS ? »

 

            Pour le lecteur-lectrice, je me contenterai de dire qu’un PLP est un « Professeur de Lycée Professionnel ». C’est ce que j’étais jusqu’au jour où j’ai pris la grave décision d’adresser ce courrier à mon chef d’établissement. La décision était bien mûrie et prise depuis au moins trois mois mais il fallait alors la concrétiser. Quand je corrigeais les copies de l’épreuve de mathématiques du baccalauréat professionnel de comptabilité le 1 juillet 2004, je savais que j’effectuais mon dernier acte en tant que PLP. Je croyais avoir assez de deux mois des vacances pour rendre présentable la version grand public de la Théorie de l’Universalité. En effet, depuis le mois de novembre 2003, mon esprit était essentiellement occupé par la présentation de cette théorie aux Témoins de Jéhovah. Cela a beaucoup usé mon énergie cérébrale pour finalement un résultat que l’on sait déjà. Et ce même 1 juillet 2004, quand j’aurai fini ma dernière action de PLP, à peine mes « vacances » commencées, c’est pour travailler au document nommé aujourd'hui « Saint-Étienne 2004 ».

 

            C’était ainsi depuis ma rentrée scolaire (septembre 2003). Je travaillais vraiment comme un « fou », me reposant à peine. Mon cerveau avait difficilement le temps de se refroidir car je quittais une mathématique pour une autre, un travail du jour pour un travail de la nuit, un travail des temps occupés par mes obligations officielles pour un travail qui occupait mes temps libres ! Et je dois avouer que ma vie de famille était sacrifiée car quand je n’étais pas au boulot j’étais presque tout le temps sur le clavier en train d’écrire du texte. Et à vrai dire, cela n’a pas beaucoup changé aujourd'hui ce 17 novembre 2005 où j’écris ces lignes. Je ne suis plus PLP, mais la rédaction de la Science de l’Existence m’occupe à longueur de journée, de mon lever (en général de bonne heure) jusqu’à tard dans la nuit ! C’est quand je n’en peux plus, c’est quand mes yeux commencent à se fermer et que je commence à voir trouble dans les lettres que je tape que je m’arrête pour aller me coucher.

 

         Saint-Étienne 2004…

 

            C’est pour dire que je me trompais en pensant en juillet 2004 que les deux mois de « vacances » que j’avais devant moi me permettraient d’achever une version propre et nette de la Théorie de l’Universalité. Mais force était de constater que même en privant ma famille d’une évasion pour nous changer les idées, cette version était encore un épouvantable chantier. Le 12 juillet 2004 je pouvais normalement me sentir un peu soulagé et donc envisager d’emmener les miens pendant quelques jours assez loin de Romagnat pour que nous puissions nous aussi avoir le sentiment d’avoir pris des jours de « vacances ». En effet, je venais de faire une première et difficile livraison à mon premier public des premières parties des documents que je lui préparais depuis de très longs mois. J’avais demandé à l’assemblée de Saint-Étienne (tenue du 9 au 11 juillet) à un « ancien » (un pasteur) de ma congrégation et ami, à mon « compère » (ainsi que nous nous appelions), à Hubert Nourri, de me donner l’adresse de son dernier lieu de vacances dont il m’a dit le plus grand bien dans une conversation entre deux sessions. Il m’a apporté ce que je lui ai demandé, mais alors c’est pour m’apprendre aussi que je commence à être l’objet de mesures disciplinaires dans la religion, suite à mon dossier remis à l’assemblée il y a trois jours. J’ai pris cette nouvelle comme un coup de massue sur la tête, mais je n’ai rien fait paraître devant mon « compère ». Dès cet instant, je savais comment es choses allaient se terminer.

 

            Cinq jours après cette visite de mon « compère », j’étais exclu de la religion, et la procédure d’exclusion m’obligea à rédiger dans l’urgence deux documents de contestation,  « Patrick » et « Monsieur Strullu ». À ma grande fatigue mentale venait s’ajouter plus tôt que je ne le pensais une rude épreuve psychologique et un dernier combat dans la religion comme celui de la « Chèvre de monsieur Séguin » qui aura courageusement lutté jusqu’au bout pour sa survie, mais qui sera finalement mangée à l’aube par le loup. Durant cette âpre résistance pour gagner du temps et pour retarder le plus possible l’échéance fatale, la pauvre chèvre n’avait qu’une chose qui lui traversait l’esprit, un regret : « Pourquoi n’ai-je pas écouté la voix de mon maître quand il me disait de ne pas tenter l’aventure ? Que la vie est cruelle quand la sagesse arrive en même temps que la mort ! »  Mais moi je n’impute pas cette cruauté à la vie mais tout simplement à la mort, car la liberté et la découverte de nouveaux horizons ne doit pas signifier la mort. La cruauté et l’anomalie c’est plutôt le loup qui oblige à s’enfermer dans un certain périmètre autour du maître qui est alors la sécurité. Mais la cruauté et l’anomalie ça peut-être tout simplement aussi le maître qui impose des restrictions qui ne se justifient pas ! Dans un cas comme dans l’autre, je qualifie cette cruauté et cette anomalie de sectarisme, mot qui a une définition mathématique très précise avec moi, car il est tout simplement synonyme de ce qui est appelé le connecteur logique de négation Non.

 

            C’est le Non (de son nom religieux le Diable) qui sépare les domaines et cloisonne chacun dans son domaine. Alors le maître qui empêcherait de sortir du domaine dont il est le centre et le gourou et le loup qui empêche d’étendre son domaine et de prendre de l’expansion se rejoignent dans la seule et même réalité, le Non ! Alors même dans l’agonie, même morte, le combat de la « Chèvre de monsieur Séguin » doit continuer. Son sang doit parler et crier vengeance comme le sang d’Abel tué par son frère Caïn.

 

            À ce propos, la tournure des événements en juillet a eu pour conséquence de me faire renoncer à prendre des jours de repos au moment même où la logique voudrait que je les prenne justement. La préparation du dossier nommé aujourd'hui « Saint-Étienne 2004 » qui prit de l’accélération au 1 juillet 2004 (premier jour de mes vacances dans mon univers professionnel), sa présentation le 9 juillet à son public, mon procès d’exclusion le 17 juillet, mon procès d’appel le 24 juillet, tout cela fit que presque la moitié de mes deux mois de « vacances » (le mois de juillet en l’occurrence) fut absorbée par ces soucis avec les Témoins de Jéhovah. Je n’avais pratiquement plus que le mois d’août pour préparer une version présentable de la Théorie de l’Universalité pour le grand public. Mais ce « grand public » commençait par un public très spécial et lui aussi haut en symbole : le monde de l’éducation nationale française, en commençant par un public encore plus spécial qui était l’équivalent de ma « congrégation » dans l’autre de mes vies, ma vie professionnelle : mon établissement scolaire !

 

         Clivage et Similitude…

 

            Ces deux de mes mondes étaient très séparés l’un de l’autre, et j’étais leur étrange trait d’union. Je savais en quoi ils se ressemblaient beaucoup, plus que chacun d’eux ne le pensait. Les Témoins de Jéhovah savaient que j’étais « prof de maths » parce que tout le monde était obligé d’avoir une « profession » ou au moins un « statut social » comme « élève », « étudiant », etc. Alors tout le monde pouvait facilement savoir le « statut » de tout le monde. Mais curieusement, en France particulièrement, la religion qu’on pratique (si on pratique une !) est une « affaire » strictement « privée » et même taboue ! On vous demandera plus facilement votre profession mais très exceptionnellement votre religion. C’est ainsi que dans la « congrégation » je pouvais en général dire quel est le métier de tel ou tel, mais que dans mon établissement scolaire je pouvais difficilement dire quelle est la religion de tel ou tel, ni même s’il en a une. Je devinais simplement les statuts religieux,  la « tendance religieuse » ou le « degré de croyance » de mes collègues. Je savais aussi qu’on pouvait dire ouvertement à la « Salle des profs » qu’on était catholique, qu’on allait à la messe tous les dimanches, qu’on prenait sa « communion », etc., sans choquer personne. On risquait tout au plus d’être gentiment traité de « bigot »  par les plus mécréants, ce qui ne signifie pas qu’ils n’ont pas au moins une « culture catholique », car c’est la culture religieuse de référence en France. Mais cela aurait été toute une autre affaire si par exemple j’avais pris la parole à la « Salle des profs » pour dire que j’étais Témoin de Jéhovah, que j’assistais aux réunions toutes les semaines et aussi au Mémorial (version de la communion catholique) chaque année etc. Là j’aurais jeté un grand malaise dans la salle et il aurait commencé à se faire un vide autour de moi, autour de celui qui appartient à une « secte » !

 

            Dans l’éducation nationale, surtout dans l’école laïque (par opposition aux écoles religieuses, catholiques en particulier) on est très sensible à la question de ce qui est appelé les « sectes ». Au nom de la « laïcité », tout « bon enseignant » se doit d’empêcher tout prosélytisme et toute propagande religieuse dans ses cours. Et que dire du scandale quand c’est l’enseignant lui-même qui serait « coupable » d’un tel « prosélytisme », d’une telle « propagande religieuse », d’une telle « violation » de la « laïcité » ? À part la question des « sectes », l’autre phénomène conflictuel dans le monde de l’éducation française est le phénomène islamique. Un exemple de ce genre de conflit qui secouait régulièrement la France est celui de l’« affaire du foulard islamique ». Où s’arrêtait la question vestimentaire et où commençait le « signe ostentatoire religieux » ? Telle était la question.

 

            C’est ce qui se passe dans le monde de Non, dans le monde de Séparation, où de telles questions se posent. Oui, il faut absolument y SÉPARER Dieu et la science, la profession et la religion, le religieux et le laïc, l’habillement et le signe religieux, etc. Mais en ce qui me concerne, il n’y avait que les apparences qui séparaient les « assistants ministériels », les « anciens », les «surveillants itinérants »,  les « membres de filiales », etc., des « pions », des « CPE » (« conseillers pédagogiques et éducatifs »), des « proviseurs adjoints », des « proviseurs », des « inspecteurs », des « recteurs » etc. Là où les uns disent de suivre les dernières directives parues dans le « KM » (« ministère du royaume » en anglais)  où dans le « » (« Tour de Garde ») d’avril, les autres disent de suivre les dernières directives parues dans le « BO » (« Bulletin Officiel ») d’avril.

 

            Chez les uns, chaque visite du « surveillant itinérant » (ce qui se produit deux fois dans l’année) est l’occasion pour les « éléments masculins » qui montrent un bon « zèle » et qui aspirent manifestement à un plus grand « privilège de service » d’être nommé dans une catégorie supérieure, par exemple « assistant ministériel » si on n’était jusque là que « simple proclamateur », ou « ancien » si on était jusque là « assistant ministériel ». Et un des thermomètres privilégiés pour mesurer le « zèle » dont on fait preuve est le « rapport d’activité » remis à la fin de chaque mois. Alors les « anciens » et les « surveillants » pouvaient connaître l’état d’activité de chaque membre. De l’autre côté, on avait une « note administrative »  remise à jour chaque année. Et à chaque visite d’« inspecteur », l’« inspection » se solde par un « rapport » assorti d’une réévaluation de sa « note pédagogique » qui peut être vue à la hausse et aussi à la baisse. L’inspection peut être à l’improviste, demandée par le chef d’établissement ou par l’intéressé lui-même pour augmenter sa  « note pédagogique » à l’approche d’un « changement d’échelon ».  Cela signifie qu’on a un « tableau d’avancement » d’après lequel on peut monter en grade (être « promu » comme on disait) au plus tôt au bout de deux ans et demi en moyenne après la dernière promotion, et alors on est  promu au « grand choix », et plus tard en moyenna après trois ans et demi, et alors on est  promu à l’« ancienneté ». C’est donc l’avancement le plus lent, et entre lui et le plus rapide il y a un intermédiaire qui est la promotion au « choix ». 

 

            Demander une inspection dans le but d’augmenter  sa  « note pédagogique » avant l’échéance est une stratégie pour faire une carrière avec un avancement rapide, car est prise compte pour la promotion le total de la note administrative et pédagogique. Évidemment, comme on le devine, le jour de l’inspection est celui où l’on fait le meilleur cours, où l’on applique tous les « bons principes » pédagogiques, ou même où l’on peut demander aux élèves d’être plus « gentils » et plus « coopératifs » que d’habitude pour qu’on ne soit pas mal à l’aise devant l’IPR, ce qui veut dire quelque chose comme « inspecteur pédagogique régional », enfin je crois…, en tout cas un truc dans ce genre-là, bref devant l’inspecteur, quoi.

 

            À  partir d’un certain « échelon », on peut commencer la lutte pour avancer selon un tableau très privilégié nommé « hors classe ». Là c’est pour les enseignants  considérés comme de « haut de gamme », le « top du top », ce qui n’est pas mon cas. Je faisais partie de ceux qui faisaient leur carrière tranquillement à l’« ancienneté », à l’allure d’escargot. En effet, que ce soit chez les Témoins de Jéhovah ou ici, tous ces systèmes d’évaluation de la valeur des individus fondés sur les apparences et qui permettent à tous les lèche-bottes et autres jeunes loups d’illustrer leurs talents m’agaçaient au plus haut point. C’est même pire ici que chez les Témoins de Jéhovah parce que justement ici on est PAYÉ ! C’est ici qu’on « gagne sa vie », dit-on, qu’on récolte de quoi « vivre » et faire « vivre » sa famille. Ici, tous ces « points », toutes ces notes se traduisent sur le bulletin de salaire et sur le compte en banque. C’est la « source de revenu », c’est la « source de richesse », la richesse « concrète », la « vraie » ! C’est la raison pour laquelle la profession est fondamentale et qu’on en parle volontiers dans la religion ; alors qu’à l’inverse on écarte la religion du monde professionnel.

 

            Mais chez les Témoins de Jéhovah, le bénéfice de l’« évaluation » est essentiellement « honorifique ». On n’est pas payé pour ce qu’on y fait, et à plus forte raison en fonction du « rapport d’activité » qu’on y remet. Au contraire même, on est sollicité pour faire des offrandes en argent dans le but de faire fonctionner l’organisation. Comme je l’ai déjà dit, je pense honnêtement que c’est une organisation à «vocation religieuse », qui n’est une « entreprise » (encore faut-il que je sépare dans l’absolu « religion » et « entreprise », mais j’en reparlerai un peu plus loin) déguisée en religion mais dont le but véritable est de faire des profits financiers. Mais cela ne veut pas du tout dire que les rapports de l’organisation avec l’argent est d’une grande transparence et au-dessus de tout reproche ! Le fait est dans ce monde de Non que où il y a de l’argent et le profit, les intentions les plus louables sont vite dénaturées. On devient vite la marionnette d’un esprit, justement le Non, que je suis en train de démasquer sous tous ses formes. Les formes changent, les noms changent, mais l’esprit est toujours le même, la logique est toujours la même, et c’est la logique de Non !

 

            Quand on en parle, on en parle comme de « bassesses de l’homme », des « travers humains », de la « nature humaine » etc. Mais que cachent exactement ces mots ? Ce sont justement les secrets les plus cachés de ces « bassesses », de ces « travers » et de cette  « nature » que je révèle aujourd'hui. Et cela tient à un seul mot : le Non ! En mathématique, c’est apparemment un « inoffensif » connecteur logique. En religion il est nommé le Diable, et il est tout sauf inoffensif. Les premiers diront que leur pratique de la mathématique et de la logique, leur activité professionnelle, n’a rien à voir avec la notion de Diable dont on parle en religion. Les seconds disent servir Dieu et se séparer de tout ce qui caractérise le Diable. Mais comme le monde entier, ils se servent du connecteur logique de négation Non pour penser, pour raisonner, pour faire leur phrases, pour exprimer leurs « vérités », mais sans se douter le moins du monde qu’ils usent du Diable qu’ils rejettent par ailleurs, que leur esprit est tout entier dirigé par le Diable ! Ainsi donc tous, en mathématique, en religion ou ailleurs fonctionnent avec le même être fondamental, la même logique fondamental, le même esprit fondamental, mais sans le reconnaître. Si cela est possible, c’est en raison de ce que les formes sont séparées, les mots sont séparés, les domaines sont séparés. Alors on fait les mêmes choses sans le savoir, on parle des mêmes choses sans le savoir ! Seul quelqu’un qui est un trait d’union entre ces domaines et surtout qui possède la Clef passe-partout qui ouvre toutes les serrures de tous les domaines, peut s’en rendre compte. Et cette clef, c’est l’Existence !

 

         Non et Alter…

 

            Avec la logique de l’Existence, et plus précisément la logique d’Alter, on perçoit les liens les plus cachés entre les domaines apparemment les plus séparés qui soient ! Alter, qui signifie « AUTRE », est le connecteur logique de négation compatible avec la notion d’Existence. Dire que X est une chose et que Y est une AUTRE chose  ou ALTER chose, c’est évidemment séparer X et Y. Ils se nient mutuellement, se rejettent mutuellement, mais d’une manière très différente, totalement différente, de comment le mot Non opère la même séparation, la même négation. L’explication se trouve dans ce que je viens de dire, mais elle a sûrement échappé au lecteur-lectrice, à moins qu’ils soit maintenant bien imprégné de la logique d’Alter plus largement expliquée sous toutes ses formes partout ailleurs. En effet, quand on dit que « X est une chose et Y est une AUTRE chose », comme par exemple pour dire : « La mathématique est une chose et la religion est une AUTRE chose » ou  « Le monde de l’éducation est une chose et les Témoins de Jéhovah sont une AUTRE chose » ou « L’école est une chose et une secte sont une AUTRE chose », on entend avec le Non : « X est Non Y et Y est Non X ». C’est ainsi que l’on dit que « La mathématique est une Non religion et la religion est une Non mathématique » ou « L’école est une Non secte et une secte est une Non école ». Mais le Non dénature ainsi le sens très simple du mot AUTRE de la phrase :  « X est une chose et Y est une AUTRE chose ».

 

            En effet, la logique de l’Autre (la logique d’Alter) parle tout simplement de « chose et d’Autre chose » un point c’est tout ! Si sa lumière ne paraît pas, elle le sera peut-être si on exprime cela plus mathématiquement. Elle dit donc : « X et Autre X », comme on dirait : « homme et Autre homme », « femme et Autre femme », « élève et Autre élève », « enseignant et Autre enseignant », « arbre et Autre arbre », « fleur et Autre fleur », etc. C’est ce que signifie « X et Autre X », et plus couramment dans le langage de tous les jours : « chose et Autre chose ». Avec cette logique donc, on dit : « mathématique et Autre mathématique », « école et Autre école », « religion et Autre religion », « secte et Autre secte ». Mais quand actuellement « mathématique et Autre mathématique », on veut parler par exemple d’algèbre et de géométrie. Et quand on dit : « religion et Autre religion », on veut parler par exemple de catholicisme et de l’islam. Et quand on dit : « école et Autre école », on veut parler par exemple de l’école laïque et de l’école laïque. On ne veut surtout pas entendre par là que la religion est une Autre mathématique, que les Témoins de Jéhovah sont un Autre monde de l’éducation ou une Autre école, que le monde de l’éducation est une Autre secte, etc. ! Pour nier cela, on fera ÉVIDEMMENT appel au Non pour dire par exemple : « Le monde de l’éducation est une Non secte ». On raisonne alors selon le schéma  « X est Non Y» qui paraît « normal », mais alors c’est l’emploi de deux lettres différentes X et Y, qui représentent ici d’une manière général deux mots différents comme « mathématique » et « secte » ou « école » et « religion », qui masque « anormal », le « paradoxe ».

 

            Et effet, on entend dire que « X est une chose et Y est une AUTRE chose », c’est-à-dire on parle de « chose et Autre chose » ou « X et Autre X », mais on glisse sans s’en rendre compte dans le sens « chose et Non chose » ou « X et Non X ». On se trouve donc fondamentalement en train de dire avec Non qu’« Une chose est une Non chose » ou que « X est Non X », par exemple « Une mathématique est une Non mathématique», « Une école est une Non école » ou « Une religion est une Non religion » etc., d’où le paradoxe caché qu’est le Non ! Mais la logique qui n’est pas paradoxale ne repose pas sur le mot Non mais sur un AUTRE mot, justement le mot AUTRE ou ALTER. Les choses sont très simples : on ne parle que de CHOSES et d’AUTRES CHOSES,  d’une CHOSE et d’une AUTRE CHOSE. La lettre X est le raccourci mathématique pour dire tout simplement CHOSE, c’est le mot mathématique pour dire CHOSE. Cela veut dire qu’on ne parle que de X et de AUTRE X. Et alors on s’aperçoit que le NON n’a pas sa place dans la Science des choses, mais que c’est AUTRE ou ALTER qui s’impose comme connecteur normal ! Avec Autre, on sépare bien une chose d’une Autre chose, on distingue bien une chose d’une Autre chose, exactement comme on le fait avec Non. Mais la différence fondamentale entre réside dans le fait qu’avec Alter, les deux choses ainsi séparées restent des CHOSES, évidemment ! Avec Alter, on distingue  on dit « humain et Autre humain », mais les deux humains ainsi séparés, ainsi distingués, restent des humains ! De même on dit « fleur et Autre fleur », mais ce sont toujours des fleurs.

 

            Donc si on ne raisonne qu’avec Alter sans laisser le Non pointer son vilain nez à un moment où à un autre, si on parle de mathématique et de religion, on ne peut que dire que la mathématique est une Autre religion et que la religion est une Autre mathématique. D’une manière générale, si on a deux notions X et Y, on ne peut que dire que Y est un Autre X et que X est un Autre Y. Qu’on réfléchisse bien, et que l’on tourne la chose comme on veut. On ne peut que se rendre compte à l’évidence : il n’y a que le Non pour s’opposer à cela. 

 

         À Dieu…

 

            L’absurdité et le paradoxe des séparations des domaines, exposer les fondements de la nouvelle logique pour la nouvelle mathématique, pour un nouvel enseignement pour une  nouvelle mathématique, poser les bases d’une nouvelle psychologie qui n’est plus à séparer de la logique et de la mathématique, tels sont les thèmes clefs du document « Au revoir . TXT ». Mais alors l’argumentation reposait sur la notion d’ensemble et d’élément, alors qu’elle est aujourd'hui beaucoup plus digeste avec la notion d’existence et d’alter. Cela revient exactement au même, mais c’est la manière ou la facilité de dire ou de faire comprendre les choses qui change. Et les choses se sont beaucoup précisées depuis « Au revoir . TXT ». La rédaction du document  a commencé le 30 août 2004 à cause du retard que la rédaction de la version « grand public » de la Théorie de l’Universalité ou Théorie universelle des ensembles a pris en raison du très mauvais accueil (et ce qui en est résulté) que les Témoins de Jéhovah ont fait à la mouture de la théorie (présentée dans leur cas dans le langage religieux). La rentrée était dans deux jours, ce qui montre dans quelle urgence « Au revoir . TXT » a été rédigé.

 

            Comment allait réagir l’Autre de mes mondes, celui de l’éducation, mon Autre religion qui ignorait qu’elle en était ? D’abord le format de la lettre était original, car je voulais rompre avec le stéréotype administratif classique. C’est l’occasion de dire que je n’étais pas un enseignant classique tout comme je n’étais pas un Témoin de Jéhovah classique. Mais l’un comme l’autre des mondes n’aime pas les gens qui ne rentrent pas dans un moule. Mon cas posait manifestement problème à l’institution et elle ne savait comment le résoudre. Est-il que cette lettre d’adieu et d’information sur l’Universalité a été portée à la connaissance des collègues. Elle les a en général parut sans grand intérêt pour eux sauf un détail qui a fait réagir l’institution : les quelques lignes où je parlais de mon passé de Témoin de Jéhovah et ce que je venais de subir dans la « secte ». Toute la lettre a été très vite réduite à cela, et on se proposait de m’aider à entamer une procédure contre la « secte ».  Mais ce qui importait pour moi était de comprendre pourquoi je mettais fin à ma carrière de PLP et pour quelle nouvelle mathématique et ce que j’attendais de mes collègues et de l’institution.

     

            J’ai commencé ma carrière en 1988 comme MA (« maître auxiliaire »), et après une formation à l’IUMF institut universitaire de formation des maîtres ») en 1992, j’ai été titularisé en 1994 comme PLP. Mon premier poste fut alors à Yzeure dans l’Allier  (à une centaine de kilomètres de Clermont-Ferrand). Puis en 1998 j’ai demandé une mutation pour revenir à Clermont-Ferrand. Mon dernier établissement fut alors La Charme qui devint quelques années plus tard Camille Claudel. J’y enseignai six ans jusqu’en 2004, mais j’habitais à Romagnat, à une quinzaine de kilomètres dans la banlieue sud. J’ai toujours été promu à l’« ancienneté » sauf en 2004 qui était une année de promotion pour moi et où j’ai été promu au septième échelon au choix ! Je terminais donc ma carrière l’année de mon  Septième Échelon, et j’étais exclu par les Témoins de Jéhovah la même année ! Tous les signaux étaient clairs : il fallait tourner la page.

 

            Mais mon établissement et l’institution se focalisaient uniquement sur la question des Témoins de Jéhovah ignorant ce qui comptait le plus à mes yeux et que je pense avoir bien expliqué dans « Au revoir . TXT ». Suite à ce courrier, j’ai été invité à rencontrer le psychologue et médecin du travail. J’étais très fatigué, c’est vrai. J’étais même très épuisé, vidé de toute énergie. J’étais psychologiquement et moralement blessé par les Témoins de Jéhovah. Mais j’avais des ressources cachées, et je ne me laissais pas abattre comme cela. La meilleure façon de me soigner est de prendre connaissance de ce pourquoi je me suis tant dépensé depuis un an jusqu’alors. Je ne cessais de le dire et de l’écrire. Mon Esprit était dans mes écrits. On ne pouvait pas vraiment le soigner en ignorant ces écrits. Les ignorer, c’est m’ignorer. Les mépriser, c’est me mépriser. Leur accorder peu de valeur, c’est m’accorder peu de valeur. Les consulter superficiellement, c’est me comprendre superficiellement, c’est me soigner superficiellement. C’est me faire encore plus mal. C’était aussi simple que cela. Et je demandais à l’institution éducative de ne pas me faire mal comme les Témoins de Jéhovah. Et pourtant c’est ce qui s’est produit, et la démonstration fut faite que les uns comme les autres obéissaient finalement à la même logique, au même esprit, le non !

 

            L’entrevue avec le psychologue fut finalement assez décevante, moi qui croyais enfin rencontrer le Docteur Théophile Psykeon imaginé depuis le mois de février 2004,  quand il devenait de plus en plus évident que les « médecins spirituels » que prétendaient être les « bergers » de la congrégation étaient des machines à matraquer et à abattre celui qui ne rentrait pas dans leur moule, plutôt que des médecins attentifs et compréhensifs. Je m’attendais enfin à un Docteur Théophile Psykeon bien mieux que le Docteur Théodore Berger. Mais ce ne fut pas le cas. On ne voyait pas le nouveau scientifique, le porteur d’une nouvelle science, d’une nouvelle mathématique, d’une nouvelle façon de voir les choses, mais on voyait une enseignant qui « philosophait », qui « divaguait », qui « avait marre » de ses élèves, qui avait des problèmes de discipline ou d’autorité, qui avait peut-être même des problèmes pédagogiques, qui était traumatisé par une secte, et qui au bout du rouleau veut tout laisser tomber et partir à l’aventure, dans l’inconnu, en mettant gravement en péril sa carrière. Il n’avait besoin que d’une chose : d’un bon repos psychologique et d’une aide pour se reconstruire et pour reprendre goût à son métier d’enseignant de la bonne vielle mathématique.  Il fallait habilement le convaincre de renoncer à son voyage pour l’Afrique, le garder en France pou le soigner, et tout rentrera dans l’ordre.

 

            Mais on se trompait complètement sur le phénomène que j’étais et que je suis. Tant qu’on n’avait pas compris profondément mon Esprit tel que je l’ai étalé, on ne pouvait pas apporter la bonne réponse que mon cas exigeait. Le 10 septembre était la veille de mon voyage prévu sur le Togo. J’avais déjà le billet d’avion. Le nom du vol : AF 816 d’Air France, en partance de Roissy. J’avais rendez-vous avec mon chef d’établissement et je lui ai remis à l’occasion un cédérom de la Théorie de l’Universalité, la version que je nommais Universalité 0.0. Elle m’a demandé de reporter mon vol pour qu’on puisse m’aider, ce que j’ai commencé par promettre. Puis que je suis allé voir mes anciens collègues à la Salle des profs avec dans mon sac une bonne dizaine de cédéroms de Universalité 0.0. Le cédérom contient une version légèrement révisée et complétée au 10 septembre de  « Au revoir . TXT ». Mais ceux qui étaient quelque peu émus par le passage de « Au revoir . TXT » où je parlais de mon passé de Témoins de Jéhovah, avaient leurs nez plongés dans leurs emplois du temps qui venait de leur être distribués. Un collègue que j’appelais affectueusement « Le Doyen », une référence dans l’établissement,  fut un des rares à s’intéresser à moi. Il me prit à part pour me dire : « Tu veux que je te donne un conseil, Sim ? Laisse tomber toutes tes conneries et va reprendre tes élèves.» Décidément je n’appartenais plus à ce monde. Je déposai les cédéroms dans ce qui était ma boîte à courrier, un livre de la mathématique à laquelle je disais aussi au revoir, je sortis de la salle, puis de l’établissement. Je savais alors que je luis disais « adieu » !  L’Aigle allait bel et bien prendre son envol le lendemain 11 septembre 2004 pour le Togo.

 

      À l’heure où j’écris ces lignes, ce 17 novembre 2005, cela fait six mois que j’ai présenté par courrier depuis le Togo ma démission définitive à ce qui était mon ancien établissement scolaire. Et pour le premier anniversaire de cet « Au revoir . TXT », j’ai achevé un document haut en symbole : « Il était une fois un ‘ prof de maths’ togolais en France ». C’est en somme une façon de dire une fois encore : « Au revoir» !

 

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Partie B

Au revoir

Livre X1C6B

 

 (Version du 10 septembre 2004)

 

 

« Les larmes »

« Oublie moi »

« Je vous aime adieu »

« Auprès de ceux que j’aimais »

« Des jours et des jours »

« Voyage dans l’éternité »

« Cœur de verre »

« Vivre »

« Vivo per lei (Je vis pour elle) »

« Faut rester ensemble »

Hélène Ségara – Cœur de Verre

 

 

Romagnat le 30 août 2004

 

Simgnoïmanantou  Hubert ABLI-BOUYO

PLP Mathématiques-Sciences

Lycée Professionnel Camille Claudel

Clermont-Ferrand 

France

 

À Madame la Proviseure du Lycée Professionnel Camille Claudel,

 

Aux élèves,

Aux collègues,

À tout le personnel de l'établissement,

Au Rectorat de l'académie de Clermont-Ferrand,

À tous les établissements de l'académie,

Au Ministère de l'Éducation Nationale,

À toutes les académies de France,

À toutes les universités,

À tous les établissements de France,

À tous les élèves de France,

À tous les élèves de toutes les latitudes,

À tous les élèves d'hier, d'aujourd'hui et de demain,

À tous…

 

Madame,

 

Ce courrier d'un enseignant à son supérieur hiérarchique, de par sa forme, son style et son contenu, est sans aucun doute inédit pour vous et pour l'institution que vous représentez. Oui, il bouscule sûrement les schémas classiques et c'est justement le but recherché. En effet, il faut casser la routine, les habitudes et les ronrons; et quand cela surprend, quand cela pren