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Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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À Dieu, Estelle

 

 

 

      

 

« Estelle Je t’aime »

« Pour la Vie, Noubli pas »

C’était autrefois, en France

J’ai beaucoup aimé Estelle

Mais « Estelle m’a CRUCIFIER »

 

 

Sommaire

 

"  Vol de l’Aigle : AF 816

$  Une page est tournée

$  Au revoir

"  11 septembre 2004

 

 

           

 

Noubli pas . Sixième

Vol de l’Aigle : AF 816

Livre X1C6

 

 

 

« Je vole »

Michel Sardou

 

 

 

 

Partie A

Une page est tournée

Livre X1C6A

 

           

 

         PLP…

 

            J’étais « PLP mathématiques-sciences » au Lycée Professionnel Camille Claudel à Clermont-Ferrand. L’éducation nationale française est parmi les milieux en France où l’on parle beaucoup avec des sigles. C’est tout  un jargon très spécial, et je mentirais en disant que j’étais très pénétré de ce langage ésotérique ambiant, et ils m’arrivait souvent de me dire (tout bas bien sûr !) dans une réunion : « Mais de quoi parlent-ils au juste ? Si au moins ils s’exprimaient en français je pourrais attraper miette. Mais là je pige que dalle !» Ne voulant pas avoir l’air ridicule de demander à tout bout de champ une précision chaque fois qu’un intervenant crache un sigle, je me débrouillais tant bien que mal pour comprendre à peu près ce qu’il veut dire. Par exemple, que peut bien vouloir dire un charabia comme : « Les dernières informations sur le mouvement des MA, des PLP, des certifiés, des TZR, des CPE et des IPR ainsi que les personnels des SEGPA et la promotion des ATOS sont parues dans le BO du mois dernier » ?  Combien de fois faut-il interrompre celui qui le débite pour demander quelque chose du genre : « Excusez-moi, mais c’est quoi un ATOS ? »

 

            Pour le lecteur-lectrice, je me contenterai de dire qu’un PLP est un « Professeur de Lycée Professionnel ». C’est ce que j’étais jusqu’au jour où j’ai pris la grave décision d’adresser ce courrier à mon chef d’établissement. La décision était bien mûrie et prise depuis au moins trois mois mais il fallait alors la concrétiser. Quand je corrigeais les copies de l’épreuve de mathématiques du baccalauréat professionnel de comptabilité le 1 juillet 2004, je savais que j’effectuais mon dernier acte en tant que PLP. Je croyais avoir assez de deux mois des vacances pour rendre présentable la version grand public de la Théorie de l’Universalité. En effet, depuis le mois de novembre 2003, mon esprit était essentiellement occupé par la présentation de cette théorie aux Témoins de Jéhovah. Cela a beaucoup usé mon énergie cérébrale pour finalement un résultat que l’on sait déjà. Et ce même 1 juillet 2004, quand j’aurai fini ma dernière action de PLP, à peine mes « vacances » commencées, c’est pour travailler au document nommé aujourd'hui « Saint-Étienne 2004 ».

 

            C’était ainsi depuis ma rentrée scolaire (septembre 2003). Je travaillais vraiment comme un « fou », me reposant à peine. Mon cerveau avait difficilement le temps de se refroidir car je quittais une mathématique pour une autre, un travail du jour pour un travail de la nuit, un travail des temps occupés par mes obligations officielles pour un travail qui occupait mes temps libres ! Et je dois avouer que ma vie de famille était sacrifiée car quand je n’étais pas au boulot j’étais presque tout le temps sur le clavier en train d’écrire du texte. Et à vrai dire, cela n’a pas beaucoup changé aujourd'hui ce 17 novembre 2005 où j’écris ces lignes. Je ne suis plus PLP, mais la rédaction de la Science de l’Existence m’occupe à longueur de journée, de mon lever (en général de bonne heure) jusqu’à tard dans la nuit ! C’est quand je n’en peux plus, c’est quand mes yeux commencent à se fermer et que je commence à voir trouble dans les lettres que je tape que je m’arrête pour aller me coucher.

 

         Saint-Étienne 2004…

 

            C’est pour dire que je me trompais en pensant en juillet 2004 que les deux mois de « vacances » que j’avais devant moi me permettraient d’achever une version propre et nette de la Théorie de l’Universalité. Mais force était de constater que même en privant ma famille d’une évasion pour nous changer les idées, cette version était encore un épouvantable chantier. Le 12 juillet 2004 je pouvais normalement me sentir un peu soulagé et donc envisager d’emmener les miens pendant quelques jours assez loin de Romagnat pour que nous puissions nous aussi avoir le sentiment d’avoir pris des jours de « vacances ». En effet, je venais de faire une première et difficile livraison à mon premier public des premières parties des documents que je lui préparais depuis de très longs mois. J’avais demandé à l’assemblée de Saint-Étienne (tenue du 9 au 11 juillet) à un « ancien » (un pasteur) de ma congrégation et ami, à mon « compère » (ainsi que nous nous appelions), à Hubert Nourri, de me donner l’adresse de son dernier lieu de vacances dont il m’a dit le plus grand bien dans une conversation entre deux sessions. Il m’a apporté ce que je lui ai demandé, mais alors c’est pour m’apprendre aussi que je commence à être l’objet de mesures disciplinaires dans la religion, suite à mon dossier remis à l’assemblée il y a trois jours. J’ai pris cette nouvelle comme un coup de massue sur la tête, mais je n’ai rien fait paraître devant mon « compère ». Dès cet instant, je savais comment es choses allaient se terminer.

 

            Cinq jours après cette visite de mon « compère », j’étais exclu de la religion, et la procédure d’exclusion m’obligea à rédiger dans l’urgence deux documents de contestation,  « Patrick » et « Monsieur Strullu ». À ma grande fatigue mentale venait s’ajouter plus tôt que je ne le pensais une rude épreuve psychologique et un dernier combat dans la religion comme celui de la « Chèvre de monsieur Séguin » qui aura courageusement lutté jusqu’au bout pour sa survie, mais qui sera finalement mangée à l’aube par le loup. Durant cette âpre résistance pour gagner du temps et pour retarder le plus possible l’échéance fatale, la pauvre chèvre n’avait qu’une chose qui lui traversait l’esprit, un regret : « Pourquoi n’ai-je pas écouté la voix de mon maître quand il me disait de ne pas tenter l’aventure ? Que la vie est cruelle quand la sagesse arrive en même temps que la mort ! »  Mais moi je n’impute pas cette cruauté à la vie mais tout simplement à la mort, car la liberté et la découverte de nouveaux horizons ne doit pas signifier la mort. La cruauté et l’anomalie c’est plutôt le loup qui oblige à s’enfermer dans un certain périmètre autour du maître qui est alors la sécurité. Mais la cruauté et l’anomalie ça peut-être tout simplement aussi le maître qui impose des restrictions qui ne se justifient pas ! Dans un cas comme dans l’autre, je qualifie cette cruauté et cette anomalie de sectarisme, mot qui a une définition mathématique très précise avec moi, car il est tout simplement synonyme de ce qui est appelé le connecteur logique de négation Non.

 

            C’est le Non (de son nom religieux le Diable) qui sépare les domaines et cloisonne chacun dans son domaine. Alors le maître qui empêcherait de sortir du domaine dont il est le centre et le gourou et le loup qui empêche d’étendre son domaine et de prendre de l’expansion se rejoignent dans la seule et même réalité, le Non ! Alors même dans l’agonie, même morte, le combat de la « Chèvre de monsieur Séguin » doit continuer. Son sang doit parler et crier vengeance comme le sang d’Abel tué par son frère Caïn.

 

            À ce propos, la tournure des événements en juillet a eu pour conséquence de me faire renoncer à prendre des jours de repos au moment même où la logique voudrait que je les prenne justement. La préparation du dossier nommé aujourd'hui « Saint-Étienne 2004 » qui prit de l’accélération au 1 juillet 2004 (premier jour de mes vacances dans mon univers professionnel), sa présentation le 9 juillet à son public, mon procès d’exclusion le 17 juillet, mon procès d’appel le 24 juillet, tout cela fit que presque la moitié de mes deux mois de « vacances » (le mois de juillet en l’occurrence) fut absorbée par ces soucis avec les Témoins de Jéhovah. Je n’avais pratiquement plus que le mois d’août pour préparer une version présentable de la Théorie de l’Universalité pour le grand public. Mais ce « grand public » commençait par un public très spécial et lui aussi haut en symbole : le monde de l’éducation nationale française, en commençant par un public encore plus spécial qui était l’équivalent de ma « congrégation » dans l’autre de mes vies, ma vie professionnelle : mon établissement scolaire !

 

         Clivage et Similitude…

 

            Ces deux de mes mondes étaient très séparés l’un de l’autre, et j’étais leur étrange trait d’union. Je savais en quoi ils se ressemblaient beaucoup, plus que chacun d’eux ne le pensait. Les Témoins de Jéhovah savaient que j’étais « prof de maths » parce que tout le monde était obligé d’avoir une « profession » ou au moins un « statut social » comme « élève », « étudiant », etc. Alors tout le monde pouvait facilement savoir le « statut » de tout le monde. Mais curieusement, en France particulièrement, la religion qu’on pratique (si on pratique une !) est une « affaire » strictement « privée » et même taboue ! On vous demandera plus facilement votre profession mais très exceptionnellement votre religion. C’est ainsi que dans la « congrégation » je pouvais en général dire quel est le métier de tel ou tel, mais que dans mon établissement scolaire je pouvais difficilement dire quelle est la religion de tel ou tel, ni même s’il en a une. Je devinais simplement les statuts religieux,  la « tendance religieuse » ou le « degré de croyance » de mes collègues. Je savais aussi qu’on pouvait dire ouvertement à la « Salle des profs » qu’on était catholique, qu’on allait à la messe tous les dimanches, qu’on prenait sa « communion », etc., sans choquer personne. On risquait tout au plus d’être gentiment traité de « bigot »  par les plus mécréants, ce qui ne signifie pas qu’ils n’ont pas au moins une « culture catholique », car c’est la culture religieuse de référence en France. Mais cela aurait été toute une autre affaire si par exemple j’avais pris la parole à la « Salle des profs » pour dire que j’étais Témoin de Jéhovah, que j’assistais aux réunions toutes les semaines et aussi au Mémorial (version de la communion catholique) chaque année etc. Là j’aurais jeté un grand malaise dans la salle et il aurait commencé à se faire un vide autour de moi, autour de celui qui appartient à une « secte » !

 

            Dans l’éducation nationale, surtout dans l’école laïque (par opposition aux écoles religieuses, catholiques en particulier) on est très sensible à la question de ce qui est appelé les « sectes ». Au nom de la « laïcité », tout « bon enseignant » se doit d’empêcher tout prosélytisme et toute propagande religieuse dans ses cours. Et que dire du scandale quand c’est l’enseignant lui-même qui serait « coupable » d’un tel « prosélytisme », d’une telle « propagande religieuse », d’une telle « violation » de la « laïcité » ? À part la question des « sectes », l’autre phénomène conflictuel dans le monde de l’éducation française est le phénomène islamique. Un exemple de ce genre de conflit qui secouait régulièrement la France est celui de l’« affaire du foulard islamique ». Où s’arrêtait la question vestimentaire et où commençait le « signe ostentatoire religieux » ? Telle était la question.

 

            C’est ce qui se passe dans le monde de Non, dans le monde de Séparation, où de telles questions se posent. Oui, il faut absolument y SÉPARER Dieu et la science, la profession et la religion, le religieux et le laïc, l’habillement et le signe religieux, etc. Mais en ce qui me concerne, il n’y avait que les apparences qui séparaient les « assistants ministériels », les « anciens », les «surveillants itinérants »,  les « membres de filiales », etc., des « pions », des « CPE » (« conseillers pédagogiques et éducatifs »), des « proviseurs adjoints », des « proviseurs », des « inspecteurs », des « recteurs » etc. Là où les uns disent de suivre les dernières directives parues dans le « KM » (« ministère du royaume » en anglais)  où dans le « » (« Tour de Garde ») d’avril, les autres disent de suivre les dernières directives parues dans le « BO » (« Bulletin Officiel ») d’avril.

 

            Chez les uns, chaque visite du « surveillant itinérant » (ce qui se produit deux fois dans l’année) est l’occasion pour les « éléments masculins » qui montrent un bon « zèle » et qui aspirent manifestement à un plus grand « privilège de service » d’être nommé dans une catégorie supérieure, par exemple « assistant ministériel » si on n’était jusque là que « simple proclamateur », ou « ancien » si on était jusque là « assistant ministériel ». Et un des thermomètres privilégiés pour mesurer le « zèle » dont on fait preuve est le « rapport d’activité » remis à la fin de chaque mois. Alors les « anciens » et les « surveillants » pouvaient connaître l’état d’activité de chaque membre. De l’autre côté, on avait une « note administrative »  remise à jour chaque année. Et à chaque visite d’« inspecteur », l’« inspection » se solde par un « rapport » assorti d’une réévaluation de sa « note pédagogique » qui peut être vue à la hausse et aussi à la baisse. L’inspection peut être à l’improviste, demandée par le chef d’établissement ou par l’intéressé lui-même pour augmenter sa  « note pédagogique » à l’approche d’un « changement d’échelon ».  Cela signifie qu’on a un « tableau d’avancement » d’après lequel on peut monter en grade (être « promu » comme on disait) au plus tôt au bout de deux ans et demi en moyenne après la dernière promotion, et alors on est  promu au « grand choix », et plus tard en moyenna après trois ans et demi, et alors on est  promu à l’« ancienneté ». C’est donc l’avancement le plus lent, et entre lui et le plus rapide il y a un intermédiaire qui est la promotion au « choix ». 

 

            Demander une inspection dans le but d’augmenter  sa  « note pédagogique » avant l’échéance est une stratégie pour faire une carrière avec un avancement rapide, car est prise compte pour la promotion le total de la note administrative et pédagogique. Évidemment, comme on le devine, le jour de l’inspection est celui où l’on fait le meilleur cours, où l’on applique tous les « bons principes » pédagogiques, ou même où l’on peut demander aux élèves d’être plus « gentils » et plus « coopératifs » que d’habitude pour qu’on ne soit pas mal à l’aise devant l’IPR, ce qui veut dire quelque chose comme « inspecteur pédagogique régional », enfin je crois…, en tout cas un truc dans ce genre-là, bref devant l’inspecteur, quoi.

 

            À  partir d’un certain « échelon », on peut commencer la lutte pour avancer selon un tableau très privilégié nommé « hors classe ». Là c’est pour les enseignants  considérés comme de « haut de gamme », le « top du top », ce qui n’est pas mon cas. Je faisais partie de ceux qui faisaient leur carrière tranquillement à l’« ancienneté », à l’allure d’escargot. En effet, que ce soit chez les Témoins de Jéhovah ou ici, tous ces systèmes d’évaluation de la valeur des individus fondés sur les apparences et qui permettent à tous les lèche-bottes et autres jeunes loups d’illustrer leurs talents m’agaçaient au plus haut point. C’est même pire ici que chez les Témoins de Jéhovah parce que justement ici on est PAYÉ ! C’est ici qu’on « gagne sa vie », dit-on, qu’on récolte de quoi « vivre » et faire « vivre » sa famille. Ici, tous ces « points », toutes ces notes se traduisent sur le bulletin de salaire et sur le compte en banque. C’est la « source de revenu », c’est la « source de richesse », la richesse « concrète », la « vraie » ! C’est la raison pour laquelle la profession est fondamentale et qu’on en parle volontiers dans la religion ; alors qu’à l’inverse on écarte la religion du monde professionnel.

 

            Mais chez les Témoins de Jéhovah, le bénéfice de l’« évaluation » est essentiellement « honorifique ». On n’est pas payé pour ce qu’on y fait, et à plus forte raison en fonction du « rapport d’activité » qu’on y remet. Au contraire même, on est sollicité pour faire des offrandes en argent dans le but de faire fonctionner l’organisation. Comme je l’ai déjà dit, je pense honnêtement que c’est une organisation à «vocation religieuse », qui n’est une « entreprise » (encore faut-il que je sépare dans l’absolu « religion » et « entreprise », mais j’en reparlerai un peu plus loin) déguisée en religion mais dont le but véritable est de faire des profits financiers. Mais cela ne veut pas du tout dire que les rapports de l’organisation avec l’argent est d’une grande transparence et au-dessus de tout reproche ! Le fait est dans ce monde de Non que où il y a de l’argent et le profit, les intentions les plus louables sont vite dénaturées. On devient vite la marionnette d’un esprit, justement le Non, que je suis en train de démasquer sous tous ses formes. Les formes changent, les noms changent, mais l’esprit est toujours le même, la logique est toujours la même, et c’est la logique de Non !

 

            Quand on en parle, on en parle comme de « bassesses de l’homme », des « travers humains », de la « nature humaine » etc. Mais que cachent exactement ces mots ? Ce sont justement les secrets les plus cachés de ces « bassesses », de ces « travers » et de cette  « nature » que je révèle aujourd'hui. Et cela tient à un seul mot : le Non ! En mathématique, c’est apparemment un « inoffensif » connecteur logique. En religion il est nommé le Diable, et il est tout sauf inoffensif. Les premiers diront que leur pratique de la mathématique et de la logique, leur activité professionnelle, n’a rien à voir avec la notion de Diable dont on parle en religion. Les seconds disent servir Dieu et se séparer de tout ce qui caractérise le Diable. Mais comme le monde entier, ils se servent du connecteur logique de négation Non pour penser, pour raisonner, pour faire leur phrases, pour exprimer leurs « vérités », mais sans se douter le moins du monde qu’ils usent du Diable qu’ils rejettent par ailleurs, que leur esprit est tout entier dirigé par le Diable ! Ainsi donc tous, en mathématique, en religion ou ailleurs fonctionnent avec le même être fondamental, la même logique fondamental, le même esprit fondamental, mais sans le reconnaître. Si cela est possible, c’est en raison de ce que les formes sont séparées, les mots sont séparés, les domaines sont séparés. Alors on fait les mêmes choses sans le savoir, on parle des mêmes choses sans le savoir ! Seul quelqu’un qui est un trait d’union entre ces domaines et surtout qui possède la Clef passe-partout qui ouvre toutes les serrures de tous les domaines, peut s’en rendre compte. Et cette clef, c’est l’Existence !

 

         Non et Alter…

 

            Avec la logique de l’Existence, et plus précisément la logique d’Alter, on perçoit les liens les plus cachés entre les domaines apparemment les plus séparés qui soient ! Alter, qui signifie « AUTRE », est le connecteur logique de négation compatible avec la notion d’Existence. Dire que X est une chose et que Y est une AUTRE chose  ou ALTER chose, c’est évidemment séparer X et Y. Ils se nient mutuellement, se rejettent mutuellement, mais d’une manière très différente, totalement différente, de comment le mot Non opère la même séparation, la même négation. L’explication se trouve dans ce que je viens de dire, mais elle a sûrement échappé au lecteur-lectrice, à moins qu’ils soit maintenant bien imprégné de la logique d’Alter plus largement expliquée sous toutes ses formes partout ailleurs. En effet, quand on dit que « X est une chose et Y est une AUTRE chose », comme par exemple pour dire : « La mathématique est une chose et la religion est une AUTRE chose » ou  « Le monde de l’éducation est une chose et les Témoins de Jéhovah sont une AUTRE chose » ou « L’école est une chose et une secte sont une AUTRE chose », on entend avec le Non : « X est Non Y et Y est Non X ». C’est ainsi que l’on dit que « La mathématique est une Non religion et la religion est une Non mathématique » ou « L’école est une Non secte et une secte est une Non école ». Mais le Non dénature ainsi le sens très simple du mot AUTRE de la phrase :  « X est une chose et Y est une AUTRE chose ».

 

            En effet, la logique de l’Autre (la logique d’Alter) parle tout simplement de « chose et d’Autre chose » un point c’est tout ! Si sa lumière ne paraît pas, elle le sera peut-être si on exprime cela plus mathématiquement. Elle dit donc : « X et Autre X », comme on dirait : « homme et Autre homme », « femme et Autre femme », « élève et Autre élève », « enseignant et Autre enseignant », « arbre et Autre arbre », « fleur et Autre fleur », etc. C’est ce que signifie « X et Autre X », et plus couramment dans le langage de tous les jours : « chose et Autre chose ». Avec cette logique donc, on dit : « mathématique et Autre mathématique », « école et Autre école », « religion et Autre religion », « secte et Autre secte ». Mais quand actuellement « mathématique et Autre mathématique », on veut parler par exemple d’algèbre et de géométrie. Et quand on dit : « religion et Autre religion », on veut parler par exemple de catholicisme et de l’islam. Et quand on dit : « école et Autre école », on veut parler par exemple de l’école laïque et de l’école laïque. On ne veut surtout pas entendre par là que la religion est une Autre mathématique, que les Témoins de Jéhovah sont un Autre monde de l’éducation ou une Autre école, que le monde de l’éducation est une Autre secte, etc. ! Pour nier cela, on fera ÉVIDEMMENT appel au Non pour dire par exemple : « Le monde de l’éducation est une Non secte ». On raisonne alors selon le schéma  « X est Non Y» qui paraît « normal », mais alors c’est l’emploi de deux lettres différentes X et Y, qui représentent ici d’une manière général deux mots différents comme « mathématique » et « secte » ou « école » et « religion », qui masque « anormal », le « paradoxe ».

 

            Et effet, on entend dire que « X est une chose et Y est une AUTRE chose », c’est-à-dire on parle de « chose et Autre chose » ou « X et Autre X », mais on glisse sans s’en rendre compte dans le sens « chose et Non chose » ou « X et Non X ». On se trouve donc fondamentalement en train de dire avec Non qu’« Une chose est une Non chose » ou que « X est Non X », par exemple « Une mathématique est une Non mathématique», « Une école est une Non école » ou « Une religion est une Non religion » etc., d’où le paradoxe caché qu’est le Non ! Mais la logique qui n’est pas paradoxale ne repose pas sur le mot Non mais sur un AUTRE mot, justement le mot AUTRE ou ALTER. Les choses sont très simples : on ne parle que de CHOSES et d’AUTRES CHOSES,  d’une CHOSE et d’une AUTRE CHOSE. La lettre X est le raccourci mathématique pour dire tout simplement CHOSE, c’est le mot mathématique pour dire CHOSE. Cela veut dire qu’on ne parle que de X et de AUTRE X. Et alors on s’aperçoit que le NON n’a pas sa place dans la Science des choses, mais que c’est AUTRE ou ALTER qui s’impose comme connecteur normal ! Avec Autre, on sépare bien une chose d’une Autre chose, on distingue bien une chose d’une Autre chose, exactement comme on le fait avec Non. Mais la différence fondamentale entre réside dans le fait qu’avec Alter, les deux choses ainsi séparées restent des CHOSES, évidemment ! Avec Alter, on distingue  on dit « humain et Autre humain », mais les deux humains ainsi séparés, ainsi distingués, restent des humains ! De même on dit « fleur et Autre fleur », mais ce sont toujours des fleurs.

 

            Donc si on ne raisonne qu’avec Alter sans laisser le Non pointer son vilain nez à un moment où à un autre, si on parle de mathématique et de religion, on ne peut que dire que la mathématique est une Autre religion et que la religion est une Autre mathématique. D’une manière générale, si on a deux notions X et Y, on ne peut que dire que Y est un Autre X et que X est un Autre Y. Qu’on réfléchisse bien, et que l’on tourne la chose comme on veut. On ne peut que se rendre compte à l’évidence : il n’y a que le Non pour s’opposer à cela. 

 

         À Dieu…

 

            L’absurdité et le paradoxe des séparations des domaines, exposer les fondements de la nouvelle logique pour la nouvelle mathématique, pour un nouvel enseignement pour une  nouvelle mathématique, poser les bases d’une nouvelle psychologie qui n’est plus à séparer de la logique et de la mathématique, tels sont les thèmes clefs du document « Au revoir . TXT ». Mais alors l’argumentation reposait sur la notion d’ensemble et d’élément, alors qu’elle est aujourd'hui beaucoup plus digeste avec la notion d’existence et d’alter. Cela revient exactement au même, mais c’est la manière ou la facilité de dire ou de faire comprendre les choses qui change. Et les choses se sont beaucoup précisées depuis « Au revoir . TXT ». La rédaction du document  a commencé le 30 août 2004 à cause du retard que la rédaction de la version « grand public » de la Théorie de l’Universalité ou Théorie universelle des ensembles a pris en raison du très mauvais accueil (et ce qui en est résulté) que les Témoins de Jéhovah ont fait à la mouture de la théorie (présentée dans leur cas dans le langage religieux). La rentrée était dans deux jours, ce qui montre dans quelle urgence « Au revoir . TXT » a été rédigé.

 

            Comment allait réagir l’Autre de mes mondes, celui de l’éducation, mon Autre religion qui ignorait qu’elle en était ? D’abord le format de la lettre était original, car je voulais rompre avec le stéréotype administratif classique. C’est l’occasion de dire que je n’étais pas un enseignant classique tout comme je n’étais pas un Témoin de Jéhovah classique. Mais l’un comme l’autre des mondes n’aime pas les gens qui ne rentrent pas dans un moule. Mon cas posait manifestement problème à l’institution et elle ne savait comment le résoudre. Est-il que cette lettre d’adieu et d’information sur l’Universalité a été portée à la connaissance des collègues. Elle les a en général parut sans grand intérêt pour eux sauf un détail qui a fait réagir l’institution : les quelques lignes où je parlais de mon passé de Témoin de Jéhovah et ce que je venais de subir dans la « secte ». Toute la lettre a été très vite réduite à cela, et on se proposait de m’aider à entamer une procédure contre la « secte ».  Mais ce qui importait pour moi était de comprendre pourquoi je mettais fin à ma carrière de PLP et pour quelle nouvelle mathématique et ce que j’attendais de mes collègues et de l’institution.

     

            J’ai commencé ma carrière en 1988 comme MA (« maître auxiliaire »), et après une formation à l’IUMF institut universitaire de formation des maîtres ») en 1992, j’ai été titularisé en 1994 comme PLP. Mon premier poste fut alors à Yzeure dans l’Allier  (à une centaine de kilomètres de Clermont-Ferrand). Puis en 1998 j’ai demandé une mutation pour revenir à Clermont-Ferrand. Mon dernier établissement fut alors La Charme qui devint quelques années plus tard Camille Claudel. J’y enseignai six ans jusqu’en 2004, mais j’habitais à Romagnat, à une quinzaine de kilomètres dans la banlieue sud. J’ai toujours été promu à l’« ancienneté » sauf en 2004 qui était une année de promotion pour moi et où j’ai été promu au septième échelon au choix ! Je terminais donc ma carrière l’année de mon  Septième Échelon, et j’étais exclu par les Témoins de Jéhovah la même année ! Tous les signaux étaient clairs : il fallait tourner la page.

 

            Mais mon établissement et l’institution se focalisaient uniquement sur la question des Témoins de Jéhovah ignorant ce qui comptait le plus à mes yeux et que je pense avoir bien expliqué dans « Au revoir . TXT ». Suite à ce courrier, j’ai été invité à rencontrer le psychologue et médecin du travail. J’étais très fatigué, c’est vrai. J’étais même très épuisé, vidé de toute énergie. J’étais psychologiquement et moralement blessé par les Témoins de Jéhovah. Mais j’avais des ressources cachées, et je ne me laissais pas abattre comme cela. La meilleure façon de me soigner est de prendre connaissance de ce pourquoi je me suis tant dépensé depuis un an jusqu’alors. Je ne cessais de le dire et de l’écrire. Mon Esprit était dans mes écrits. On ne pouvait pas vraiment le soigner en ignorant ces écrits. Les ignorer, c’est m’ignorer. Les mépriser, c’est me mépriser. Leur accorder peu de valeur, c’est m’accorder peu de valeur. Les consulter superficiellement, c’est me comprendre superficiellement, c’est me soigner superficiellement. C’est me faire encore plus mal. C’était aussi simple que cela. Et je demandais à l’institution éducative de ne pas me faire mal comme les Témoins de Jéhovah. Et pourtant c’est ce qui s’est produit, et la démonstration fut faite que les uns comme les autres obéissaient finalement à la même logique, au même esprit, le non !

 

            L’entrevue avec le psychologue fut finalement assez décevante, moi qui croyais enfin rencontrer le Docteur Théophile Psykeon imaginé depuis le mois de février 2004,  quand il devenait de plus en plus évident que les « médecins spirituels » que prétendaient être les « bergers » de la congrégation étaient des machines à matraquer et à abattre celui qui ne rentrait pas dans leur moule, plutôt que des médecins attentifs et compréhensifs. Je m’attendais enfin à un Docteur Théophile Psykeon bien mieux que le Docteur Théodore Berger. Mais ce ne fut pas le cas. On ne voyait pas le nouveau scientifique, le porteur d’une nouvelle science, d’une nouvelle mathématique, d’une nouvelle façon de voir les choses, mais on voyait une enseignant qui « philosophait », qui « divaguait », qui « avait marre » de ses élèves, qui avait des problèmes de discipline ou d’autorité, qui avait peut-être même des problèmes pédagogiques, qui était traumatisé par une secte, et qui au bout du rouleau veut tout laisser tomber et partir à l’aventure, dans l’inconnu, en mettant gravement en péril sa carrière. Il n’avait besoin que d’une chose : d’un bon repos psychologique et d’une aide pour se reconstruire et pour reprendre goût à son métier d’enseignant de la bonne vielle mathématique.  Il fallait habilement le convaincre de renoncer à son voyage pour l’Afrique, le garder en France pou le soigner, et tout rentrera dans l’ordre.

 

            Mais on se trompait complètement sur le phénomène que j’étais et que je suis. Tant qu’on n’avait pas compris profondément mon Esprit tel que je l’ai étalé, on ne pouvait pas apporter la bonne réponse que mon cas exigeait. Le 10 septembre était la veille de mon voyage prévu sur le Togo. J’avais déjà le billet d’avion. Le nom du vol : AF 816 d’Air France, en partance de Roissy. J’avais rendez-vous avec mon chef d’établissement et je lui ai remis à l’occasion un cédérom de la Théorie de l’Universalité, la version que je nommais Universalité 0.0. Elle m’a demandé de reporter mon vol pour qu’on puisse m’aider, ce que j’ai commencé par promettre. Puis que je suis allé voir mes anciens collègues à la Salle des profs avec dans mon sac une bonne dizaine de cédéroms de Universalité 0.0. Le cédérom contient une version légèrement révisée et complétée au 10 septembre de  « Au revoir . TXT ». Mais ceux qui étaient quelque peu émus par le passage de « Au revoir . TXT » où je parlais de mon passé de Témoins de Jéhovah, avaient leurs nez plongés dans leurs emplois du temps qui venait de leur être distribués. Un collègue que j’appelais affectueusement « Le Doyen », une référence dans l’établissement,  fut un des rares à s’intéresser à moi. Il me prit à part pour me dire : « Tu veux que je te donne un conseil, Sim ? Laisse tomber toutes tes conneries et va reprendre tes élèves.» Décidément je n’appartenais plus à ce monde. Je déposai les cédéroms dans ce qui était ma boîte à courrier, un livre de la mathématique à laquelle je disais aussi au revoir, je sortis de la salle, puis de l’établissement. Je savais alors que je luis disais « adieu » !  L’Aigle allait bel et bien prendre son envol le lendemain 11 septembre 2004 pour le Togo.

 

      À l’heure où j’écris ces lignes, ce 17 novembre 2005, cela fait six mois que j’ai présenté par courrier depuis le Togo ma démission définitive à ce qui était mon ancien établissement scolaire. Et pour le premier anniversaire de cet « Au revoir . TXT », j’ai achevé un document haut en symbole : « Il était une fois un ‘ prof de maths’ togolais en France ». C’est en somme une façon de dire une fois encore : « Au revoir» !

 

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Partie B

Au revoir

Livre X1C6B

 

 (Version du 10 septembre 2004)

 

 

« Les larmes »

« Oublie moi »

« Je vous aime adieu »

« Auprès de ceux que j’aimais »

« Des jours et des jours »

« Voyage dans l’éternité »

« Cœur de verre »

« Vivre »

« Vivo per lei (Je vis pour elle) »

« Faut rester ensemble »

Hélène Ségara – Cœur de Verre

 

 

Romagnat le 30 août 2004

 

Simgnoïmanantou  Hubert ABLI-BOUYO

PLP Mathématiques-Sciences

Lycée Professionnel Camille Claudel

Clermont-Ferrand 

France

 

À Madame la Proviseure du Lycée Professionnel Camille Claudel,

 

Aux élèves,

Aux collègues,

À tout le personnel de l'établissement,

Au Rectorat de l'académie de Clermont-Ferrand,

À tous les établissements de l'académie,

Au Ministère de l'Éducation Nationale,

À toutes les académies de France,

À toutes les universités,

À tous les établissements de France,

À tous les élèves de France,

À tous les élèves de toutes les latitudes,

À tous les élèves d'hier, d'aujourd'hui et de demain,

À tous…

 

Madame,

 

Ce courrier d'un enseignant à son supérieur hiérarchique, de par sa forme, son style et son contenu, est sans aucun doute inédit pour vous et pour l'institution que vous représentez. Oui, il bouscule sûrement les schémas classiques et c'est justement le but recherché. En effet, il faut casser la routine, les habitudes et les ronrons; et quand cela surprend, quand cela prend au dépourvu, quand cela déroute, quand cela renouvelle le débat, quand cela introduit du nouveau, quand cela permet d'avancer, quand cela fait progresser, j'aime !

 

         168 heures de ciboulot…

 

En avril 2004, je vous ai fait part de mon intention de donner une nouvelle dimension à mon métier d'enseignant des mathématiques et des sciences. Je vous ai parlé d'un projet qui prenait forme et qui occupait tout mon temps libre et qui réclamait davantage de temps. Pour cela, je vous ai demandé, pour cette rentrée 2004-2005, de m'accorder d'exercer au tiers de temps pour avoir plus de temps dégagé devant moi afin de finaliser ce projet. Vous m'avez fait comprendre qu'il était impossible de m'accorder moins d'un mi-temps. Nous étions donc partis pour un exercice à mi-temps pour cette rentrée.

 

Je vais maintenant formuler une curieuse mais symbolique demande. En effet, je demande à travailler cette année plus des 9 heures par semaine du mi-temps,  plus des 18 heures par semaine du temps complet, plus des 35 heures par semaine du temps que beaucoup souhaitent voir un enseignant pratiquer. Je demande à travailler 168  heures par semaine, c'est-à-dire donc 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, tous les jours de l'année ! Là, je vois que vous vous dites : "Ou bien il est devenu complètement cinglé, ou bien il se paie ma tête ! " Et pourtant, Madame, ce que je vous dis est tout à fait sérieux, mais en un sens dont vous n'avez pas idée ! J'accepte très volontiers que vous pensiez que je suis devenu cinglé, mais je ne me permettrai jamais de me payer votre tête. Un travail de 168 heures par semaine, c'est d'une certaine manière ce que je fais déjà officieusement depuis longtemps. Oui, après le travail officiel du jour, "seulement" d'une vingtaine d'heures, dit-on, commence pour moi un autre travail, celui du soir, celui de la nuit, pour les mathématiques, pour les sciences, pour la philosophie, pour la religion, pour les connaissances, pour mon projet. C'est un travail de recherche, un travail de réflexion, un travail d'écriture. Je vais souvent au lit avec un problème non résolu, avec une question non élucidée. Alors que je crois dormir et faire reposer mon esprit, je m'aperçois le lendemain que mon cerveau y a réfléchi toute la nuit. Alors je me lève avec l'impression d'être plus fatigué qu'en allant me coucher. Mais commence un autre boulot, celui du jour. On me dit souvent que j'ai, en tant qu'enseignant, la chance d'avoir beaucoup de vacances. Mais j'attends les vacances avec impatience, parce que cela signifie pour moi avoir plus de temps non pas pour me reposer, mais pour avancer dans mon projet. Oui, il occupe mon esprit jour et nuit et il me donne souvent des nuits blanches. Je compte les moutons, je les additionne, je les soustrais, je les multiplie, je les divise et je les élève à des puissances; mais le sommeil ne vient pas. Je veux dire par là que je suis un cinglé du boulot, ou plutôt un cinglé du ciboulot. Oui, je travaille déjà officieusement 168 heures par semaine, alors autant le rendre officiel, ne pensez-vous pas ?

 

         0 euro…

 

Et si je vous dis qu'en chef de famille affreux, j'ai privé les miens cette année des vacances au bord de la mer, me croiriez-vous ? Oui, je n'ai pas pris une seule journée de repos cet été. Et pourtant un ami m'a conseillé un lieu très sympa qui, selon lui, nous ferait beaucoup de bien ! Mais même si j'avais concrétisé ce projet, cela aurait été comme d'habitude : mon cerveau aurait continué à tourner, non pas pendant que je me bronze (car je n'en ai pas besoin) mais pendant que je m'amuse avec les miens. Oui, j'ai développé avec le temps une curieuse aptitude à faire deux choses en même temps tout en ayant extérieurement l'air de n'en faire qu'une seule. Mais cet été, il fallait que j'écrive, que je "finisse" (une façon de parler !) mon projet. Sur la plage avec un ordinateur portable, cela se serait vu que je n'étais pas en vacances ! Mais il ne fallait pas que cela se voit. Il fallait que l'on continue de penser que je suis un enseignant heureux, qui jouit pleinement de son grand temps libre. Alors ces vacances cet été se sont réduites à une journée de pique-nique, au bord d'un lac, dans le coin. Et devinez ce que je faisais pendant que les miens faisaient trempette…  

 

C'est pour vous dire que j'aborde la rentrée vidé, oui vidé, au bord de l'épuisement total, car j'ai tout  donné de mon être pour ce projet. Et pourtant, je ne vous demande pas de m'accorder des vacances. Mais je vous demande encore plus de temps pour faire entrer mon métier d'enseignant de mathématiques dans une nouvelle dimension. Oui, c'est le temps pour mon projet de commencer à s'exécuter, de commencer à affronter son public, à affronter le terrain ! Et ce public, ce n'est plus l'espace étroit d'une salle de classe; mais ce public, c'est tout simplement le grand public ! Oui, je le souhaite le plus grand possible, car je veux y lancer un grand débat, un VRAI, celui d'une personne de terrain, celui d'un regard qui n'est pas conditionné par des écoles de pensée classiques qui ont montré leurs limites, celui d'un regard très original et qui a suffisamment de recul pour voir les choses autrement ! Oui, c'est cela mon atout. De par mon profil très particulier, je vois les choses d'une toute  autre manière, et j'aborde les problèmes vraiment très différemment de tous les schémas classiques ! Je n'ai aucune ambition de carrière de quelque nature que ce soit. Je ne demande qu'à faire ce que je sais faire le plus sur terre : enseigner la Mathématique ! Et je veux l'enseigner autrement et à grande échelle. Oui, je veux m'évader de la petite classe pour la grande classe, et pour y enseigner une autre mathématique, une alter mathématique, la Mathématique ! Et contrairement à ce que l'on peut penser a priori, c'est peut-être plus facile et surtout plus UTILE d'enseigner la grande Mathématique, la Mathématique de la vie, dans la grande classe, la classe de la vie, que d'enseigner la petite mathématique dans la petite classe. L'approche n'est pas du tout la même, pas du tout !

 

En effet, dans la petite classe, je suis condamné à ne l'enseigner que comme on me le demande. Oui, ma marge de manœuvre y est  assez étroite, essentiellement à cause d'un programme et d'un examen final qui répondent à des objectifs que je juge non fondamentaux. Non, ils ne font pas toucher du doigt les secrets profonds, donc l'utilité même des mathématiques ! Mais avec la Mathématique, celle de la vie, celle de la Vie, c'est vraiment autre chose ! Et elle est maintenant suffisamment "crédible", bien que j'aurais voulu la rendre encore plus convaincante, pour que j'initie le débat. Oui, c'est le temps de la délicate mise sur orbite, et je vous demande donc de me mettre sur orbite pour y travailler officiellement 168 heures par semaine ! Cela signifie tout simplement la reconnaissance du travail dans un premier temps. Et ce travail continue, car je ne sais pas m'arrêter vraiment.

 

 Et pour cela, je ne demande pas un salaire de … un salaire de… bref un salaire de qui vous voulez. Mais je demande que l'on me conserve seulement la moitié de mon modeste salaire de PLP mathématiques-sciences. Il n'y a pas grand chose qui change au fond, si ce n'est ma paye qui dans le meilleur des cas est divisée par deux, et dans le pire par … l'infini ! Ça étonne de parler de la division par l'Infini ou  par Zéro ? Il paraît que c'est impossible de diviser par l'Infini et surtout par le déroutant  Zéro ! Mais que l'on patiente car la nouvelle Mathématique apporte de grandes surprises ! De très grandes surprises ! Et après cela, on aura vraiment des raisons de dire  : "Impossible n'est pas français" ! 

 

Ainsi donc il n'y a que ma paye qui sera  au mieux divisée par 2 et au pire par l'Infini pour donner Zéro ! Mais pour le reste, il n'y a qu'au lieu de m'enfermer la journée dans une salle de classe pour enseigner une ancienne mathématique qui a pour effet que les élèves me demandent : "À quoi cela nous servira tous ces machins et ces trucs avec lesquels vous nous enquiquinez ?", et ensuite de passer chez moi la nuit dans mon bureau à travailler à la nouvelle Mathématique, je veux tout simplement passer tout mon temps à travailler à cette Mathématique (et il y a du boulot !) et à l'enseigner au grand public (et il y a du boulot !). Oui, à l'enseigner en amont des étroites salles de classe. Je veux donc prendre le problème à la base, à la racine même ! Ce n'est quand même pas trop demander, n'est-ce pas ? Ah, Ah, j'attends la phrase magique : "C'est impossible, car cette situation n'est pas dans les ' normes ', elle est inédite …". Et je répondrais alors : "Vous ai-je dit que j'aime bousculer les ronrons ? Nous parlons bien d'école, n'est-ce pas ? Alors que cela fasse école ! " Oui, le progrès, c'est quoi ? Rester figé dans les "normes", ou rechercher l'inédit ? Mais si c'est vraiment impossible, alors tant pis ! Je continuerai quand même à travailler 168 heures par semaine, mais que l'on inscrive un gros Zéro (avec Z majuscule, j'y tiens) sur ma fiche de paye. Mais je survivrai …

 

         Abstraction et Temple-Tuttle…

 

C'est cela même : mon projet est l'aboutissement ultime de ma pédagogie : il ne consiste pas en un enseignement à sens unique, mais en un enseignement hautement interactif des mathématiques. Le public n'est plus réduit à un rôle de récepteur d'une science qui lui est apportée toute faite et qu'il n'a pas contribué à développer. Oui, le public, le commun des mortels, l'homme, la femme et l'enfant de la vie, est absent du développement de la science qu'est la mathématique. L'humain y est ABSENT tout simplement, et l'on comprendra tout ce que cela veut dire, car c'est très profond ! Et pourtant, c'est SA science ! Mais telle qu'elle lui est présentée, il ne la reconnaît plus et il s'imagine que ce n'est qu'inventions nées des délires des "matheux" !

 

En clair, j'ai repris les mathématiques depuis leur fondement même, telles qu'elles naissent dans le cerveau, non pas uniquement dans celui de ceux dits "matheux", mais dans le cerveau de tout le monde ! Non seulement le public est invité à participer au développement de cette nouvelle Mathématique, mais (et c'est la très grande nouveauté), tout un chacun apprendra pour la première fois qu'il est lui-même un objet de la Mathématique en question.

 

Oui, il ne s'agit plus d'une mathématique "abstraite", qui manipule d'obscures objets dits "idéaux", "sans dimension" :  points, droites, cercles, nombres etc. Il ne s'agit plus d'une mathématique COUPÉE à sa racine même, qui est la vie, à sa racine même, qui EST la Vie, et qui doit ensuite s'acharner à s'appliquer tant bien que mal à la vie, à la nature, à l'univers, à la physique, à tous les autres domaines ! Oui, le défaut de la mathématique actuelle est que le mathématicien n'est pas lui-même un objet de sa mathématique ! Oui, il manipule des variables, des constantes, des inconnues, des nombres, des symboles, des formules etc., mais lui-même n'est aucun de ces objets !  Oui il est DISSOCIÉ d'eux, exactement comme un journaliste qui parle d'une actualité dans laquelle il n'y est pas lui-même. Par exemple il peut parler d'un ton neutre, oui "abstrait", d'un fait divers comme un accident de la route ou celui des habitants d'une commune victimes d'une inondation. Mais il en serait tout à fait autre chose si la victime de l'accident de la route en question est  sa femme ou son fils ! De même il dirait les choses tout à fait autrement si c'est sa propre maison qu'il voit les eaux emporter ! Oui, c'est là,  toute la profondeur de l'abstraction mathématique, et de son détachement de la Vie ! C'est cela même : le mathématicien ne se conçoit pas lui-même comme une variable, une constante ou comme un nombre ! Mais il parle de choses d'un univers "imaginaire", un univers qui n'est pas la rue, la campagne, les vaches, les fleurs, les repas de famille etc.

 

Oui, pour un mathématicien dans une faculté universitaire ou pour un étudiant en mathématique, cette abstraction ne pose pas de problème, en tout cas c'est la fausse impression qu'il a. Pour lui, un espace vectoriel, une structure topologique, un filtre, un ordinal limite, un cardinal inaccessible, sont des choses bien "concrètes" comme une pomme de terre ou un TGV. Et là encore c'est ce qu'il croit ! Pour moi par exemple, la comète Olbers ou la comète Temple-Tuttle que je n'ai pourtant jamais touchée ni vue, est beaucoup plus concrète que n'importe lequel des objets mathématiques mentionnés ci-dessus.

 

Mais ces mathématiciens et ces étudiants penseront que le fait qu'ils ne soient eux-mêmes aucun des objets qu'ils manipulent ne pose pas de  problème. Ils le penseront parce qu'ils évoluent dans leurs sphères où ils ont l'illusion de savoir de quoi ils parlent, jusqu'au jour où ils se retrouvent devant des élèves de lycée professionnel pour leur enseigner les mathématiques ! Malheureusement il n'y en a pas beaucoup qui passent par là. Cela aurait pourtant été pour eux tous un si bon stage ! Oui, là on se remet vraiment en question et là, ils y auraient appris ce qu'est vraiment la vie !  Mais pour eux, un système de deux équations du premier degré à deux inconnues est tout ce qu'il y a de plus banal. Ils n'ont jamais eu besoin d'aborder ce concept avec un problème du genre : "Un produit est proposé sous deux formats, un à 9 euros et l'autre à 12 euros. On dispose d'une somme de 405 euros pour acheter 40 unités de ce produit. Combien d'unités de chaque format  peut-on acheter ? ".

 

Oui, avec ces élèves ils devront apprendre à rendre "concrètes" leurs connaissances en leur proposant des problèmes de ce genre. C'est là qu' ils s'apercevront amèrement que seule une minuscule et microscopique  partie de leurs grandes connaissances, se prête à une telle "concrétisation". Oui, il mesureront leur éloignement par rapport à la vie ! Et le coup de grâce leur sera donné le jour où un élève leur fera remarquer à bon droit qu'il achète dans sa vie des produits à 9 euros et à 12 euros, mais qu'il ne s'est jamais trouvé devant une situation comme celle décrite par ce problème. Oui, en général il dit : "Il me faut 25 du petit format et 15 du grand." Et à la caisse on lui dit qu'il doit payer 405 euros. Et même dans des situations voisines de ce problème il fait plus appel à la logique qu'à une résolution algébrique. Par exemple il peut rapidement s'apercevoir que les 3 euros de différence entre le prix d'un grand format et celui d'un petit signifient qu'avec le prix de 3 grands il peut acheter un petit en supplément. Donc il peut acheter 4 petits avec le prix de trois grands. Même si les prix ne sont pas des chiffres aussi évidents à manipuler, la vie trouve souvent des parcours inattendus pour affronter ses problèmes. Oui, c'est cela toute la puissance et le mystère du cerveau … de tout le monde !

 

Autre chose :  Si notre mathématicien a de l'autorité (au sens classique du terme) ou s'il est tout simplement classique, on n'aura aucune peine dans une salle de classe à savoir qui est l'enseignant et qui est l'élève ! On saura sans difficulté qui est l'adulte et qui est l'adolescent, de qui vient la connaissance et qui la reçoit. L'élève copie son cours, fait le travail demandé, il apprend ses leçons, il fait ses devoirs, et au final il est évalué, point à la ligne. Il n'a pas à réinventer les maths, à les remettre en question, à porter des jugements sur le programme, sur l'utilité de telle ou telle chose dans sa vie de tous les jours ou plus tard dans son métier. Si ça lui sert, tant mieux, sinon… c'est presque pareil ! Ce n'est donc pas à lui de faire son programme, mais c'est le rôle d'adultes et de spécialistes de la question.

 

Oui, chacun est dans son rôle, ce qui laisse peu de place à ce que j'appelle une alternation (c'est un néologisme). Cette notion d'alternation est beaucoup plus forte que celle d'alternance. Une de ses formes est ce qui est couramment appelé l'interaction. Même là encore, ce mot dans ma bouche est beaucoup plus fort que son sens habituel. Par exemple on dira d'un enseignant que sa pédagogie est interactive pour dire que le contenu de son enseignement s'adapte beaucoup aux signaux que lui renvoient ses élèves, et même chaque élève ! Oui, son cours est personnalisé, bref l'élève est un acteur de son savoir et non un spectateur. Mais cela ne suffit pas à rendre cet enseignement interactif au sens très fort où je l'emploie, car il subsiste un problème et il est de taille ! L'enseignant (oui même lui !) et l'élève  sont étrangers au savoir que le premier dispense et que le second reçoit.  En mathématique, et je le répète, cela veut dire que ni l'enseignant ni l'élève ne sont des variables, des constantes, des nombres, dont ils parlent. Dans un cours de mathématique interactif (au sens actuel du terme) où l'élève a un minimum de  liberté de parole, il peut demander à l'enseignant : "Cela nous servira à quoi dans la vie ce que vous nous apprenez ?" Mais  dans un cours interactif au sens où je le comprends, un élève ne posera plus cette question parce qu'il réalise que lui-même et l'enseignant sont des objets de la Mathématique.

 

         Cerveau…

 

Pour commencer, un constat trivial : c'est bien le cerveau qui est l'organe de  l'activité mathématique. Or justement c'est le même cerveau qui est l'organe de la psychologie, de la philosophie, de la physique, bref de TOUTE autre science et connaissance. Mais la science actuelle a oublié un détail d'une très grande importance :  c'est que toutes les sciences ont un seul et même Socle : le CERVEAU ! Oui, le Cerveau qui fait la mathématique est le même Cerveau qui fait la psychologie, et c'est le même Cerveau qui fait la philosophie, et c'est le même Cerveau qui fait la physique, et c'est le même Cerveau qui fait la chimie, et c'est le même Cerveau qui fait la biochimie, et c'est le même Cerveau qui fait la biologie, et c'est le même Cerveau qui fait la vie, et c'est le même Cerveau qui fait la médecine, et c'est le même Cerveau qui fait les sciences humaines, et c'est le même Cerveau qui fait la politique, et c'est le même Cerveau qui fait la littérature, et c'est le même Cerveau qui fait la poésie, et c'est le même Cerveau qui fait la musique, et c'est le même Cerveau qui fait l'art, et c'est le même Cerveau qui fait la société, et c'est le même Cerveau qui fait la religion, et c'est le même Cerveau qui fait l'amour, et c'est le même Cerveau qui pleure, et c'est le même Cerveau qui rit, et c'est le même Cerveau qui fait la fête, etc. !

 

Tous ces domaines sont donc beaucoup, beaucoup, beaucoup plus liés les uns aux autres, que l'on ne le croit. Et la raison en est toute simple : tous se ramènent à une seule et même chose : le Cerveau !  Donc tous forment une seule et même science, la Science (au singulier s'il vous plaît). Cette Science est donc à la fois  Mathématique, Psychologie, Philosophie, Physique, Chimie, Biochimie, Biologie, Informatique, Vie, Médecine, Sciences humaines, Politique, Littérature, Poésie, Musique, Art, Sociologie, Religion, Amour, Sentiments, et Fête !

 

C'est donc une énorme aberration l'atomisation actuelle des connaissances. C'est également aberrant d'étudier le cerveau en le voyant comme un ensemble de pièces détachées en disant par exemple : "Cette zone est celle  des activités logiques, celle-là le siège de la parole, ici le coin des sentiments, là-bas le quartier de la musique"etc. Tout cela est très intéressant mais à condition de ne pas perdre de vue que le Cerveau est un univers, un tout indivisible !  Et tout cela ne signifie qu'une simple chose : la Science (c'est-à-dire l'ensemble de toutes les connaissances, philosophie, littérature, art, religion compris !) est un tout indivisible. Alors la division actuelle est une grande anomalie qu'il fallait chercher à comprendre profondément. Oui, comment se fait-il que le même Cerveau donne lieu à un ensemble de connaissances qui ne forment pas un tout cohérent ? Tel était la plus grande question scientifique qui méritait toute l'attention. C'est ce que je fais. Et je supplie que l'on ne mette pas mon Cerveau en pièces détachées, car j'ai besoin de toute la puissance de l'unité qu'il est pour recoller les morceaux de toutes les connaissances !

 

            Oui, la science actuelle est à l'image de la médecine (surtout occidentale) qui découpe, qui hache littéralement l'humain en pièces détachées, qui fabrique des spécialistes de l'oreille droite, d'autres de l'oreille gauche, d'autres de son cœur, d'autres de son esprit,  d'autres de ses pensées, d'autres de ses sentiments, d'autres de son cerveau, etc. Dans cette médecine, on soigne un humain à peu prés comme on répare un robot. Oui, on répare ou on remplace des pièces détachées défectueuses, et la machine dit : "Combien je vous dois ?"  Elle signe son chèque et libère le cabinet pour la suivante. Pire : la psychologie humaine, sa pensée, a été découpée en comportements bien catalogués et codifiés de sorte qu'un bon ordinateur peut être un bon psychologue. Oui, il suffit de lui donner les paramètres, les symptômes, etc., et il consulte sa base de données, il fait ses calculs, et il livre son verdict et dit par exemple : "schizophrénie" ! À une plus grande échelle, c'est ainsi que la science en général est fragmentée en tous ces domaines que j'ai cités et bien d'autres, eux-mêmes fragmentés de la même façon en sous-domaines, en spécialités etc. La conséquence en est que l'on finit fatalement par perdre de vue leur Relation, leur Socle, leur Ciment ! 

 

C'est ainsi par exemple qu'un enseignant de mathématiques se croira en droit de punir des élèves qui jouent à la belote pendant son cours ou qui se racontent leur dernier week-end. Pour lui, ils font des choses qui n'ont "rien à voir avec la mathématique" !  Mais est-ce eux qui font des choses très loin de la mathématique, ou est-ce la mathématique qui n'a plus grand chose à voir avec leur vie ? Alors on dira de l'enseignant qu'il doit avoir de l' "autorité", qu'il doit se faire "respecter", qu'il doit obtenir de ses élèves qu'ils suivent son cours. Ou alors, on attendra de lui qu'il sache les "intéresser", les "motiver" pour la matière, qu'il rende son cours plus "vivant", bref il faut que les "gamins" se sentent "impliqués" dans cette mathématique !  Mais, ce faisant, ne sommes-nous pas tout simplement en train de ne soigner que les symptômes d'un mal qui se cache en profondeur, oui d'un mal beaucoup, beaucoup plus profond que l'on ne le croit ? Aurait-on besoin de "motiver" les élèves à une mathématique si l'on savait que jouer à la belote ou se raconter son dernier week-end fait partie intégrante de cette mathématique ? Et qui doit l'apprendre en premier ? Les "gamins" ou les "adultes" ?

 

Oui, Madame, les "adultes" ont oublié une simple et grande chose : qu'ils étaient des enfants ! Oui, Madame, les "adultes" ont oublié une simple et grande chose : les enfants qu'ils étaient ! Oui, Madame, les "adultes" ont oublié une simple et grande chose : qu'ils sont toujours des enfants !  Oui, Madame, les "adultes" ont oublié une simple et grande chose : qu'aux premiers instants de leur conception, ils étaient une Cellule initiale, un embryon d'univers, un Big Bang, qui était en même temps une seule chose : le Cerveau ! Oui, Madame, les "adultes" ont oublié une simple et grande chose : Cerveau ils étaient, Cerveau il sont, et Cerveau ils seront ! Non, ce n'est pas parce que le Cerveau s'est épanoui après son Big Bang, qu'une de ses parties est l'hémisphère gauche, qu'une de ses parties est l'hémisphère droit, qu'une de ses parties est l'œil gauche, qu'une de ses parties est l'œil droit, qu'une de ses parties est le cœur, qu'une de ses parties est le foie, qu'une de ses parties est l'intestin grêle, qu'une de ses parties est le bras gauche, qu'une de ses parties est le pied droit, qu'une de ses parties est son sexe, qu'une de ses parties est même nommée le cerveau !, que l'on doit le découper en rondelles, le hacher finement, et oublier qu'il est toujours le Cerveau de ses débuts !

 

C'est cela même : nous avons oublié que dès les premiers instants de notre conception, toutes nos sciences, nos connaissances, nos philosophies, nos religions, se résumaient à une seule chose : l'Information, le programme génétique, que nous sommes. Tout le reste n'est qu'une question de développement, oui d'exécution du programme. Nous ne suivons en cela qu'un modèle universel auquel a obéi notre univers lui-même ! Oui, le Cerveau que nous sommes est un univers qui n'est qu'une partie du Cerveau qu'est notre univers, lui même n'étant qu'un sous-univers du Grand Cerveau, du Grand Univers ! Et ce Grand Univers est toute une théorie que je nomme la Théorie Universelle des Ensembles ou la Théorie de l'Universalité ! Cette théorie, c'est précisément la Mathématique qui reprend TOUT à la base même, c'est-à-dire qui part du Cerveau !  Mais cette Mathématique-là n'a plus grand chose à voir avec l'actuelle, qui est si loin de la vie qu'elle ne peut que désespérément essayer de s'appliquer à elle ! Mais la nouvelle Mathématique EST tout simplement la Vie elle-même ! Non, elle ne s'applique pas à la Vie, mais elle EST la Vie! Voilà la grande différence !

 

         U 0.0 …

 

Oui, jouer à la belote, discuter de son dernier week-end ou parler de ses chagrins d'amour, c'est toujours faire cette Mathématique-là !  On n'a donc pas à punir un élève pour une mathématique qu'il fait, mais que l'on croit qu'il ne fait pas ! Cela implique donc toute une nouvelle pédagogie et même plus : un recyclage complet de… de … enfin de tout, quoi ! Bref, il y a du boulot ! C'est le grand débat que j'entends lancer. Et voilà pourquoi, je n'ai pas pris une seule journée de repos cet été, afin de pouvoir "boucler" (une façon de parler !) ce projet avant la rentrée 2004-2005 ! Mais il s'agit en fait d'un noyau suffisamment clair pour que l'on en perçoive l'esprit ! C'est donc un embryon, c'est un bébé (malgré sa taille imposante !) sur cédérom, que j'offre GRATUITEMENT à l'institution de l'éducation et à tous ses composants, à toutes les universités, à tous les organismes de recherche, à toutes les associations, à toute la France, à tout le monde ! Que sa diffusion soit la plus large possible ! Oui, c'est GRATUIT. Alors cela coûte quoi de le diffuser ? Cela coûte quoi de le consulter pour voir si, oui ou non, il présente un certain intérêt ? Si oui, alors tant mieux ! Si non, alors tant pis ! Cela n'aura rien coûté sinon que de le mettre à la disposition de tous, comme une réflexion parmi tant d'autres. J'aurais les moyens financiers que je le diffuserais par mes propres moyens. Mais ce n'est pas le cas. Et je ne suis même pas sûr que l'on me préservera mon modeste salaire d'enseignant, ne serait-ce même qu'une petite moitié, pour tout le mal que je me donne pour la France et pour le monde. Je l'offre GRATUITEMENT, alors on ne va quand même pas en plus me demander de supporter les charges de la diffusion ! Quand même pas, n'est-ce pas ?

 

Alors n'y aura-t-il  pas quelqu'un dans ce grand pays qui aime suffisamment l'école, la mathématique, la science, la société, la vie, pour diffuser Universalité 0.0, le dossier informatique de cette théorie ? N'y aura-t-il pas quelqu'un pour dupliquer et diffuser GRATUITEMENT le cédérom Universalité 0.0, après éventuellement conversion du format des fichiers ? N'y aura-t-il pas quelqu'un pour créer un site Internet où l'on peut le télécharger GRATUITEMENT ? N'y aura-t-il pas quelqu'un pour l'héberger dans son site ? N'y aura-t-il pas quelqu'un pour imprimer tout ou partie de Universalité 0.0 et le proposer GRATUITEMENT à qui le veut ? Est-ce trop demander qu'il soit sur le site du Rectorat de l'académie de Clermont-Ferrand et qu'il soit dans toutes les académies ? Est-ce trop demander qu'il soit dans toutes les bibliothèques ? C'est bien le Diable si l'on ne trouve pas une seule personne en France qui œuvre pour que, ce que j'offre à la France, et par son intermédiaire au monde, soit diffusé ! Oui, ce serait vraiment le Diable !

 

Et maintenant, Madame, permettez-moi de vous informer que je viens de laisser en suspens cet immense chantier pour vous écrire en catastrophe cette lettre dont le format, vous l'avez sans doute remarqué, est très spécial ! Il ne ressemble pas aux arides, aux stéréotypées, aux bureaucratiques, aux "administrativement correctes" lettres classiques avec les formules d'introduction et de politesse que l'on peut faire réciter à un ordinateur ! Il suffit alors d'appuyer sur un bouton et la machine insérera automatiquement le "Je soussigné…" , le "Veuillez agréer…" et tout le toutim et là où il le faut : en haut à gauche, en bas à droite ou au tiers supérieur de la page… Et pourtant, cette lettre a bel et bien un format informatique ! Oui, elle se nomme d'une manière curieuse "Au revoir . TXT" avec l'extension  .TXT  qui fait au premier degré penser au format informatique d'un texte brut. C'est la signature très symbolique qui caractérise les documents essentiels du dossier Universalité 0.0 dont je vous adresserai un exemplaire dans les jours à venir (car il faut que je le "termine" et vite ! Oui, je suis mort d'épuisement !). Le vrai sens de .TXT   est bien plus vivant qu'une aride et inerte extension informatique au sens actuel du terme. Le X symbolise la classique variable et inconnue mathématique. Le T est mis pour Théophile qui représente toutes les personnes qui apprécieront Universalité 0.0  et œuvreront pour son épanouissement. La signature TXT, qui est aussi mon SOS, est donc une variable mathématique très symbolique qui englobe les humains ! Ce n'est donc pas une variable abstraite, mais une variable en chair et en os qui prend le visage de qui travaille pour la Théorie de l'Universalité. Je le répète, ce n'est pas une théorie achevée, toute faite, mais une théorie qui est à achever par tout le monde. Oui, tout le monde est invité à apprendre à faire cette Mathématique nouvelle, parce que tout le monde y EST. C'est cela toute la différence, c'est cela tout son intérêt !

 

La variable TXT est donc à l'image de cette lettre : elle est pleine de sentiments et de vie !  Exactement comme les paroles et la musique des chansons d'Hélène Ségara dont j'ai sélectionné dix titres de son album "Cœur de Verre", titres proposés en introduction de cette lettre. Que l'on se rassure, je n'aime pas qu'elle, comme chanteuse ou chanteur. Mais, il se trouve qu'elle a exprimé dans ces titres des choses que j'aurais du mal à exprimer autrement. Oui, elle couvre bien mes propos, jusqu'à la chanson "Faut rester ensemble" qui dit l'essentiel de la Théorie Universelle des Ensembles, oui de la Théorie de l'Universalité. 

 

J'ai dit que cette théorie reprend les choses à la base, là où toutes les sciences, les connaissances, les philosophies, les religions etc. prennent leur source : le Cerveau ! Mais ce Cerveau est un univers partie de l'Univers, oui de l'Existence ! D'autres mots pour dire Existence ou Univers sont Nature ou Cosmos. Pour Albert Einstein comme pour Spinoza, Dieu, c'est la Nature, c'est le Cosmos. Je ne dis pas autre chose aujourd'hui. Mais à la grande différence de Spinoza ou d'Einstein, je définis MATHÉMATIQUEMENT ce que j'appelle Existence, Univers, Nature, Cosmos, donc ce que j'appelle Dieu.  Oui, ce qu'Einstein appelait le Dieu cosmique a aujourd'hui une définition scientifique, mathématique, très précise. La notion mathématique qui permet ce miracle est la notion d'ensemble et d'élément. Et la Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de l'Universalité, définit Dieu comme l'Ensemble de tous les ensembles. Je ne pouvais donc que laisser Hélène Ségara chanter à ma place : "Faut rester ensemble" ! Si c'est moi qui chantait, il y aurait de gros orages, des éclairs, des tonnerres et de grandes grêles. Mais si c'est elle qui le chante de sa belle voix …

 

Cette théorie résout enfin de vieux et épineux paradoxes qui ont secoué les mathématiques dans leurs fondements, dans leurs racines.  Elle démontre amplement que si ces mathématiques (qui perdent aujourd'hui leur pluriel) ont été le siège de tels paradoxes, c'est tout simplement parce qu'elles se sont coupées à leurs bases mêmes de la vie, oui de la Vie qu'est l'Existence, l'Univers, le Cosmos, la Nature, oui Dieu ! La situation est donc fort simple : toutes les sciences, toutes les connaissances, toutes les philosophies, toutes les religions etc. sont comme les pièces découpées d'un grand Puzzle qui est tout simplement la grande Mathématique ! Toutes les physiques, l'astrophysique, la mécanique quantique etc. sont des pièces bleues comme le ciel (c'est-à-dire l'univers tel que nous le percevons). La couleur bleue établit donc une relation entre les physiques (ces pièces donc) et permet de les classer, de les cataloguer comme "physiques", mais elle ne permet pas  de savoir comment les pièces bleues s'agencent entre elles. C'est ainsi par exemple que la science actuelle a un mal fou à concilier la Théorie de la relativité avec une autre théorie de la physique, la Mécanique quantique. Les pièces vertes sont par exemple la botanique, la biologie, les sciences humaines. Bref, chaque ton représente un domaine donnée. J'ai commencé l'assemblage du Puzzle, j'ai posé les pièces maîtresses, et le tableau général se dessine clairement. Et je demande tout simplement à tous de finir l'assemblage. Lorsque je vous ai parlé en avril dernier de mon projet, vous m'avertissiez du risque qu'un "requin" s'empare de mes travaux pour son compte. À cela, il y a une parade simple : la diffuser le plus vite et le plus largement possible. C'est la propriété de tout le monde, et si cette diffusion est très large, et surtout si elle est déposée auprès des grandes institutions publiques, personne ne pourra s'en approprier pour un profit personnel. Cela se verrait et cela se saurait ! 

 

En décembre 2003, j'ai connu une grande fatigue nerveuse. Maintenant vous savez l'une des raisons. Mais ce n'est pas la principale. J'ai eu des témoignages de sympathie de la part du personnel que j'ai beaucoup apprécié. Puis vous m'avez informé qu'une de mes élèves difficiles a été exclue après un conseil de discipline. Vous supposiez alors que les "misères" que me faisaient mes élèves étaient à l'origine de ma dépression nerveuse. Vous pensiez que forcément je devrais me réjouir ou au moins être soulagé de l'annonce de l'exclusion de l'élève en question. Mais je dois maintenant la vérité. Je ne me sentais jamais vraiment soulagé à l'exclusion d'un élève, quand bien même c'était le plus horrible. C'est pour moi, quelque part, un échec du système éducatif, et du système tout simplement.

 

            Puis un matin, vous m'attendiez devant ma classe, avec une autre élève qui était sur le siège éjectable. Vous m'avez demandé si je l'acceptais en classe, sous réserve qu'elle se tienne bien par la suite. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne pouvais que dire oui. Non, les "soucis" avec mes élèves  (certains élèves, il faut préciser), bien que nerveusement éprouvants, n'étaient pas au mois de décembre 2003 la raison de ma dépression nerveuse. Les incidents avec les élèves n'étaient que la dernière goutte qui a fait débordé un vase déjà bien rempli par autre chose. Quelle est cette chose ? 

 

            C'est tout simplement de grandes souffrances mentales, morales, psychologiques, qui m'étaient causées par une organisation religieuse à laquelle j'appartenais. La raison est tout simplement la Théorie Universelle des Ensembles. Le conflit avec cette organisation a atteint son paroxysme pendant cet été. L'issue de ce conflit est que je suis excommunié de cette organisation pour hérésie parce que la théorie apporte une vision scientifique de Dieu, une vision comme celle de Spinoza ou  Einstein, qui n'est pas du goût de cette organisation. Et surtout j'ai été exclu parce qu'il n'appartenait pas à des gens comme moi d'apporter une nouvelle connaissance sur Dieu. C'est toute une histoire qui est détaillée dans Universalité 0.0. J'en suis sorti très affecté. C'est tout ce que je peux en dire ici. Je termine en disant clairement que je ne ferai pas la rentrée 2004-2005. Il est temps pour moi de tourner une page pour en commencer une nouvelle. Mais pendant une période indéterminée, je dois aller me ressourcer sous d'autres latitudes. Oui, je dois me reconstruire, puis je reviendrai.

 

         Zéro Point…

 

            Quand je vous ai sommairement appris que cette théorie révélait d'extraordinaires secrets insoupçonnés du simple nombre Zéro, vous m'aviez confié que vous n'aimez pas le Zéro. Vous m'avez dit que vous avez des problèmes avec ce nombre. Peut-être que c'est parce que c'est le Zéro ancien. Voici maintenant le nouveau Zéro. J'espère que vous ferez amplement sa connaissance. Je suis sûr que vous ne le regretterez pas.

 

            En attendant, j'ai dit que je tourne une page. Après avoir vraiment tout donné pour cette théorie, après l'avoir confié en de bonnes mains sachant que le débat sur Zéro va maintenant s'ouvrir, et surtout qu'il peut dans un premier temps s'entretenir sans moi, je peux alors songer à  me reposer vraiment un tout petit peu. Ma santé mentale en dépend. Il y deux façons de considérer mon Au revoir . TXT. Vous pouvez raisonner froidement et purement administrativement et dire qu'il est impossible de faire autrement.  Alors ce sera pour vous tout simplement une demande de congé sans solde, oui de travail de 168 heures par semaine mais avec le solde Zéro. Alors mon salaire sera dorénavant de Zéro.  Ou alors vous êtes des personnes qui partagent cette déclaration :  " Il faut casser la routine, les habitudes et les ronrons; et quand cela surprend, quand cela prend au dépourvu, quand cela déroute, quand cela renouvelle le débat, quand cela introduit du nouveau, quand cela permet d'avancer, quand cela fait progresser, j'aime ! " Alors vous ferez bouger les choses et vous créerez une situation inédite, ce qui sera à votre honneur. Je considère que, même si je ne fais pas la rentrée (pour éviter les interrogations des collègues qui ne feront que me déstabiliser davantage), même si je ne suis pas dans une salle de classe en présence d'élèves, je poursuis mon métier autrement et de la meilleure des façons, d'une façon bien plus utile qu'auparavant. Le cédérom que je transmettrai très rapidement, dans les jours à venir à l'établissement est tout simplement mon meilleur cours de Mathématique, celle de la Vie, cours pour mes élèves d'hier, d'aujourd'hui et demain. Je continue donc mon métier, même si je ne suis pas présent devant eux spécialement. Mais je suis présent dans la plus grande des classes : l'Univers, ou en tout cas le monde, ou en tout cas la France.

 

            Ce qui est déjà dit, lève un petit, tout petit voile sur la Théorie Universelle des Ensembles, oui la nouvelle Mathématique, et sa profondeur d'investigation. J'ai dit qu'elle part de la source même de toute science et de tout savoir : le Cerveau ! Oui, cet organe plein de mystères et pour cause : il possède les secrets de l'Univers ! Et il possède ces secrets pour une raison simple : Il est un univers à part entière qui a connu son Big Bang exactement comme celui d'Albert Einstein ! Mais la science actuelle (et ses cerveaux donc) étudient l'univers comme si leurs cerveaux en étaient dissociés. C'est ainsi que le mathématicien actuel ne se conçoit pas comme un objet de ses propres études ! Oui, pour lui, un nombre (ce qu'il manipule) est une chose et lui (le manipulateur) en est une autre ! Et c'est cela la très grande erreur !  Et c'est la grande découverte aux conséquences INÉPUISABLES qu'apporte la Théorie Universelle des Ensembles. Je vais maintenant donner un petit, un tout  aperçu de la puissance et de la profondeur d'investigation de cette théorie. Le thème qui sera  ici effleuré, oui effleuré, est : Mathématique, psychologie et logique.  Ce thème lèvera un voile supplémentaire sur le fonctionnement du Cerveau (oui il livrera une de ses infinités de secrets) et approfondira un peu plus des idées déjà évoquées. Puis je terminerai en parlant de "ma pédagogie" d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

 

Pour commencer donc, une chose très simple : un Cerveau qui étudie l'Univers, c'est un Cerveau qui s'étudie lui-même, parce ce qu'il fait partie intégrante de l'Univers. Non, il n'est pas en dehors de son champ d'étude ! Cela paraît banal comme remarque mais elle est d'une portée inouïe ! Oui, ça change beaucoup de choses ! Surtout, surtout quand on constate que tout et absolument tout dans l'Univers est une question d'ensemble et d'élément !  Autrement dit, TOUT est ensemble, TOUT est élément ! Et là on pourrait dire : "D'accord, mais ça change quoi ?" Et je réponds tout simplement : "Ça change tout !" D'abord cela veut dire que TOUT est mathématique ! Et ce n'est pas rien de savoir que notre vie, nos joies, nos peines, nos peurs, nos angoisses, nos sentiments, l'amour, est MATHÉMATIQUE ! Alors on comprendra que jouer à la belote, parler de ses chagrins d'amour, ou se raconter son dernier week-end, c'est faire de la MATHÉMATIQUE ! Voyons donc !

 

Un élève dira à un autre, pas forcément avec enthousiasme : "Je vais à mon cours de maths". Et si on lui demande : "C'est quoi la mathématique ?", il répondra peut-être : "C'est la matière où l'on parle des nombres, où l'on fait des calculs, où l'on parle des X et des Y , où l'on parle des points, des droites, des triangles, et des trucs comme ça." Et si l'on pousse la torture jusqu'à lui demander : "C'est quoi un nombre ?", il répondra quelque chose comme : "Un nombre, c'est ce que l'on compte, c'est ce que l'on calcule, c'est 0, 1, 2, 3, et ainsi de suite. Il y a des fois des virgules, des fois c'est des fractions. Et puis il y a des nombres comme pi etc."  Et il aura le sentiment d'avoir défini le "nombre". Mais ne soyons pas trop méchants et ne lui demandons pas de définir toute la panoplie des autres mots tout aussi obscurs, tous plus ténébreux les uns que les autres, qu'il a utilisés pour "définir" la notion de "nombre". Posons-lui une avant-dernière question : "C'est quoi une droite ?" Il peut dire : "C'est ce que l'on trace à la règle", mais là soyons très indulgents et faisons-lui grâce de la dernière question. Mais s'il tente quelque chose de plus "savant" comme : "Une droite, c'est quand on aligne les points les uns à côté des autres. Les points se touchent et on n'arrête pas jusqu'à l'infini" ou s'il tente n'importe quelle définition mentionnant la notion de "point",  alors demandons : "C'est quoi un point ?". Là c'est la panique. Il sera peut-être agacé et dira : "Ben, un point, c'est un point, un point c'est tout ! Tout le monde sait ce qu'est un point. Quelle question ! "

 

         MangatoriX…

 

            L' "adulte" lambda (soit dit en passant je viens ni plus ni moins d'employer sans le dire, et maintenant je le dis, une variable mathématique en chair et en os, oui vivante !, en disant "adulte lambda", c'est-à-dire Adulte X, ou Adulte X Adulte, ou plus simplement X, sous réserve que X représente un adulte !), un ancien élève comme ce "gamin", se sera-t-il mieux sorti avec les mêmes questions ? N'approfondissons pas trop ce passionnant thème qui nous conduirait loin, très loin ! Dans la Théorie Universelle des Ensembles,  c'est ce que j'ai nommé l'énigme lexicologique et qui est abordée à divers endroits de la théorie (dont ici une fois de plus !, oui ce courrier Au revoir . TXT fait partie de la théorie !).

 

L'énigme lexicologique que j'appelle aussi énigme de la définition, c'est toute la question de savoir pourquoi nous avons le sentiment de savoir d'office ce que certains mots veulent dire, mais sans que nous soyons capables de les définir sans tourner en rond. Ces mots particuliers sont comme des points de départ de notre langage et de notre pensée, et devant la difficulté de les définir, il nous ne nous reste qu'une échappatoire comme : "Tout le monde sait ce que c'est !" Mais c'est justement là le fond du problème : Tout le monde CROIT savoir ce que c'est ! On les appelle les "notions primitives" ou "notions premières". Mais plus communément, on parle de "notions innées" ou de "notions intuitives". Oui, tout le monde parle de la vie, de la mort, du temps, de l'espace, du vrai, du faux, de l'absolu, du relatif, du hasard, des nombres, des points, etc. Ces notions (que cette théorie explique bien entendu !) sont comme "gravées" dans le Cerveau à la naissance et c'est ce que l'on entend par le fait qu'elles sont "innées" ou "intuitives". Elles ont une particularité : elles tracassent beaucoup … les enfants !  Pour un "adulte", les notions comme l'espace, le temps, les nombres, paraissent "évidents" et d'une grande "banalité". Mais il "oublie" que l'enfant acquiert progressivement ces notions et qu'elles sont source d' "angoisses existentielles" (le mot existentiel est superflu car toute angoisse est existentielle, et c'est cela le mot clef : Existence ! Oui, Univers ! Et la notion même d'angoisse mérite d'être bien comprise. Il y a du boulot, on a dit !). Mais le problème, c'est que les "adultes" ont oublié les enfants qu'ils étaient et avec l'âge, ils finissent par trouver les choses "banales", "évidentes", "triviales" ! Oui, la "banalité" se transforme insidieusement en "Je sais ce que c'est !"    

 

            Pour le montrer, une expérience simple mais très riche en enseignements : Si, jouant au Frankenstein, je crée de nouveau animaux d'allure inhabituelle, mais dont je suis le seul à savoir qu'ils sont inoffensifs, si je les lâche dans le public, je provoquerai dans un premier temps de vrais mouvements de panique (donc d'angoisse). J'entendrai des "Qu'est-ce que c'est ?" par-ci, des "C'est quoi ces monstres ?" par-là, etc. Puis l'étape suivante consistera à donner un nom à ces étranges créatures. Supposons qu'ils héritent d'un nom comme mangatorix. Supposons même que c'est moi qui m'arrange à introduire ce mot dans les esprits. Par exemple, je peux comme tout le monde hypocritement courir dans tous les sens, mais en hurlant plus fort que les autres : "Au secours ! Les mangatorix sont la !" Dès ce moment il se crée dans tous les cerveaux une nouvelle case, un nouveau tiroir,  nommée "mangatorix". Mais ce qu'il faut savoir, c'est que la création de tout nouveau mot, de tout nouvel attribut, c'est tout simplement la création d'un nouvel ensemble, l'ensemble Mangatorix. Cette remarque est d'une extrême importance car il illustre la clef du fonctionnement du Cerveau (et donc de l'Univers, de l'Existence), qui est la notion … d'ensemble ! Désormais le Cerveau dira donc "un mangatorix", ce qui signifie tout simplement "un élément de l'ensemble Mangatorix".  Pour le Cerveau donc, tout est une question d'ensemble et d'élément, tout simplement parce que TOUT dans l'Univers, TOUT dans l'Existence est une question d'ensemble et d'élément ! Oui, c'est la CLEF des sciences et des connaissances, c'est la CLEF de l'Univers, c'est la CLEF du Cerveau !

 

Le Cerveau rangera ensuite toutes les informations (caractéristiques physique, comportemental, etc.) d'un mangatorix dans ce ensemble Mangatorix. Par exemple, avec le temps, on s'apercevra qu'un mangatorix n'a jamais fait de mal à personne. Le Cerveau dira alors : "un mangatorix est inoffensif". C'est bien beau mais comment procède-t-il concrètement ? Très simple, mais il fallait y "penser" ! En effet, le Cerveau avait déjà un ensemble étiqueté Inoffensif dans lequel il "range" tout ce qu'il juge inoffensif.  Ce "rangement"  consiste à se dire : "un mangatorix est inoffensif". Et très précisément, cela revient à établir mathématiquement une relation dite d'inclusion entre les ensembles Mangatorix et Inoffensif. Il dira : " Mangatorix est inclus dans Inoffensif" ou " Mangatorix est une partie de Inoffensif", et on note cela :  Mangatorix  Ì  Inoffensif . Une preuve de plus que le langage fondamental du Cerveau est le langage des ensembles. C'est donc le langage de toutes les sciences et connaissances. Et c'est là où je vais beaucoup plus loin que les conceptions actuelles. Elles disent que les mathématiques ne sont qu'un "simple" langage ! On veut entendre par là que c'est une "simple convention", une "simple" façon de parler. On croit avoir dit quelque chose en disant cela. Oui, celui qui dit : "la mathématique n'est qu'un simple langage" n'a pas dit plus que ceci : "la kikinorobakatique  n'est qu'un tararabimple  chichinounougage" ! C'est cela le très grand danger des mots : ils entretiennent l'illusion que l'on sait de quoi on parle parce que l'on utilise des mots pour parler. Ils sont d'autant plus dangereux s'ils sont très courants et banaux. Ils suffit des mots obscurs, oui ténébreux, comme kikinorobakatique, tararabimple  ou chichinounougage avec une vague idée derrière pour qu'ils soient pour nous comme mathématique, simple ou langage, et le tour est joué ! C'est la toute la profondeur et la pertinence de l'énigme lexicologique ou énigme de la définition. C'est cela tous les tourments du "gamin" ou de l' "adulte lambda" pour définir par exemple un mot comme "mathématique" sans utiliser d'autres mots tout aussi (sinon plus) ténébreux ! Oui, si on les obligeait à n'employer aucun mot supposé défini, alors c'est la panique on a saisi toute la pertinence de l'énigme et tout la difficulté du problème. Il se résume en une phrase : "On a besoin d'autres mots pour définir un mot donné". Cela oblige donc à partir d'au moins un mot. Et tant que l'on ne sait pas ce que ce mot veut dire vraiment, tant que l'on ne fait que le supposer défini, on ne sait pas ce que veulent dire vraiment les mots défins à partir de lui !

 

Toute science, toute philosophie, toute connaissance, toute religion etc. qui ne commence pas par la résolution de l'énigme lexicologique (ou énigme de la définition) ne sait donc pas vraiment de quoi elle parle. Oui, elle n'a en fait qu'une vague idée "intuitive" du sens de ces mots, peu importe si elle sait les mesurer ou les calculer  Mais malheureusement, les mots finissent par être "banaux" et l'on CROIT savoir ce qu'ils veulent vraiment. C'est ainsi que la mathématique actuelle "résout" ou plutôt élude l'énigme lexicologique en se donnant pour démarrer des termes dits primitifs. Le "gamin" ou l' "adulte lambda" pensera que la mathématicien saura répondre précisément à la question : "C'est quoi la mathématique ?"  Il s'en sortira mieux lui en répondant : "C'est la Théorie des ensembles". En effet, la Théorie des ensembles actuelle (dite axiomatique) est le cadre de la quasi de la mathématique actuelle et une chose est certaine : Tout autre cadre plus général ne peut qu'être une théorie des ensembles plus ou moins déguisée ! Toute la mathématique actuelle repose donc sur le seul terme primitif d'ensemble. Cela veut dire tout simplement qu'une mathématique qui ne sait pas dire précisément ce qu'est un ensemble, ne sait pas ce qu'elle est ! Et toute personne qui dit d'une telle mathématique (qui est incapable de dire ce qu'elle est vraiment) que c'est un "simple langage" s'expose à subir de ma part la terrible "torture" de l'énigme lexicologique (ou énigme de la définition). Oui, je l'acculerai jusque dans ses ultimes retranchements où il n'aura pas d'autre choix que de tourner en rond ! Oui, il dira : "Un porc est un cochon", puis "Un cochon est un mimititibi", puis  "Un mimititibi est un mamatataba", puis "Un mamatataba est un momototobo", puis "Un momototobo est un memetetebe ", et il finira tôt ou tard par craquer et avouer son cercle vicieux en disant :  "Un memetetebe est un porc " ! Et parce que j'aurais rudement insisté comme un enfant pour qu'il me définisse tout mot nouveau employé, il n'aura finalement que dit : "Un porc est un porc ". Mais moi je suis un enfant "malin" et je lui dirai avec délice et un œil pétillant : "Tu as perdu, tu es revenu à la case dé-   part !"

 

Oui, c'est ainsi que les enfants qui eux sont "humbles" et ont tout à apprendre de l'Existence,  torturent les adultes à coups de : "Et c'est quoi ceci ?",  "Et c'est quoi cela ?". Et il ne reste à l' "adulte" qu' à espérer secrètement qu'un mot ou un autre aura la vertu d' "endormir" l'enfant, oui de l' "hypnotiser", et ainsi d'arrêter la chaîne d'interrogations ! Alors il peut dire :  "Ouf !"  Mais malheureusement, c'est ainsi que l'enfant apprend à CROIRE qu'il sait ce que les mots veulent dire.  Oui, à la personne qui affirme que la mathématique est un "simple langage", je lui ferai grâce du mot "simple".  Oui, je lui épargnerai d'appeler au secours des expressions comme "élémentaire", "pas compliqué", "pas composé", "pas complexe", "basique", "facile", "pas difficile", etc. Mais, comme un enfant de cinq ou six ans, je le cuisinerai tout simplement sur mot "langage" jusqu'à ce qu'il avoue : "Je croyais savoir ce que le mot langage veut dire. Tu sais , les grandes personnes ont beaucoup encore à apprendre sur les mots simples…enfin, je veux dire sur les mots élémentaires…bref, elles ont beaucoup à apprendre de l'Existence."  Faute avouée est à moitié pardonnée. Mais là je pardonne tout parce qu'elle aura employé le mot magique, le mot existence !  Oui, l'Existence est la solution de l'énigme lexicologique (ou énigme de la définition). C'est le seul mot qui n'a pas besoin de définition mais qui définit tous les autres ! Oui, il faut exister soi-même pour se poser la moindre question (ou interrogation) ou pour définir quoi que ce soit ! Oui, l'existence est la condition préalable pour tout, et c'est aussi le terminus. Oui, tout part de l'Existence (parce que tout est dans l'Existence, on précisera cela) et tout aboutit à l'Existence forcément. L'existence, c'est l'évidence même, c'est la simplicité même Là je peux le dire en toute quiétude sans craindre la torture de l'énigme lexicologique (ou énigme de la définition) ! Oh que l'existence est simple ! Oh que les choses (les existences, car chose ne veut rien d'autre dire qu'existence) sont simples avec l'Existence ! Et pourquoi se compliquer l'existence ? Et pourquoi se compliquer l'Existence ?

 

         Physique…

 

Oh qu'elle est splendide cette phrase de Descartes quand il dit : "Je pense donc je suis" ! L'être, l'existence, la pensée, le langage, la parole, le logos, la logique, l'information etc. ne sont que des mots différents pour dire simplement : existence ! Oui, tout (ce qui signifie toute chose, toute existence) est information (ce qui veut tout simplement existence) et un langage est une relation (autre façon de dire existence, on en reparlera) entre les informations. Que l'on dise qu'une information est une existence ne surprendra pas. Mais que l'on dise qu'une existence  est tout simplement aussi une information peut surprendre. Mais que signifie le fait de dire d'une chose qu'elle existe sinon que l'on reçoit l'information qu'elle est. Et un sens (vue, ouïe, toucher odorat, goût), n'est qu'un mode de perception de l'information. C'est une monumentale erreur que de réduire la notion de sens à ceux-là, erreur que commet allègrement la physique et sa pensée empiriste !  En effet une mesure ou une expérience (au sens classique des termes), pour comprendre l'Existence se traduit tôt ou tard par une chose qui se voit (lecture sur un écran ou sur tout autre appareil de mesure), qui s'entend etc., et c'est cela l'erreur ! Oui, nous n'avons pas le droit de réduire l'Existence à notre univers sensible (ce qui est la conception même de l'idée de "physique"). Oui, l'Existence ne se réduit pas à ce que nos sens classiques (nos cinq sens précisons-le) peuvent percevoir. Nous oublions le plus grand de nos sens, notre pensée chère à Descartes. Son organe est tout simplement … le Cerveau ! En clair, ce n'est pas parce nos pauvres sens habituels ne perçoivent pas une information que cette information … n'est pas une information ! Autrement dit encore, ce n'est pas parce que nos pauvres sens habituels ne perçoivent pas une existence que cette existence … n'est pas une existence ! Ceci est d'une extrême profondeur et la problématique de la NON existence, est un thème INÉPUISABLE  sur lequel je ne m'étendrai pas ! Tout ce que j'en dirai très brièvement est que la mauvaise conception de la NON existence (qui est traduite par des mot comme néant, rien, vide, zéro, irréel, imaginaire, etc.) repose sur une très mauvaise logique qui est le fondement même de toutes les sciences, connaissances, philosophies, religions etc. actuelles. C'est la logiques où les notions conçues opposées (vrai et faux, possible et impossible, absolu et relatif, réel et irréel, vie et non vide, etc.) s'EXCLUENT mutuellement !  Oui, c'est la logique de la SÉPARATION. C'est tout simplement la logique de Négation, la logique du NON ! Je la remplace par une logique où les opposés ne s'excluent pas, mais alternent ! La logique résultante est celle dite de l'alternation (au lieu de négation). On en reparlera brièvement plus loin.

 

Une science qui ne repose donc pas sur la notion fondamentale d'existence est tout simplement COUPÉE de l'Existence, donc de la Vie. Elle ne sait pas donc pas ce qu'elle est, elle est paumée. C'est le cas de la mathématique qui ne discerne pas que son mot primitif ensemble signifie tout simplement existence (on y reviendra). Le cas de la physique est pire car au flou existentiel de la mathématique qu'elle utilise, elle ajoute les siennes propres. Lorsqu'elle dit par exemple 4, 35 s (s pour seconde) elle CROIRA dire quelque chose de précis. Mais elle dit en réalité une chose terriblement obscure ! D'abord elle utilise la notion de nombre qui est ici 4, 35.

Pour cela elle nage dans le même flou artistique que la mathématique au sujet de cette notion. Ensuite elle utilise la notion de temps épouvantablement mal définie et dont l'unité est ici la seconde. Pour la physique, le temps n'est qu'une variable (encore un mot mathématique ténébreux). Cette science croira savoir ce qu'est le temps parce qu'elle le mesure (pour la mesure, c'est déjà dit). Elle définira l'unité qu'est la seconde comme tel ou tel "multiple" (donc un nombre, et c'est déjà dit) de "période" de tel ou tel objet ou phénomène physique. Mais là, on ne fait que remplacer porc par cochon ou porc par mimititibi. Et le bouquet final, c'est que l'écriture 4, 35 s multiplie en réalité l'obscure nombre 4,35 de la mathématique par la ténébreuse seconde s, unité d'un nom moins ténébreux temps ! Les mathématiciens actuels eux au moins ne multiplient que les nombres entre eux, et l'obscurité des notions de nombre et de multiplication se ramènent à une seule : celle de leur terme primitif ensemble.  C'est quoi alors la multiplication des physiciens, et cela veut dire quoi de multiplier un nombre (4,35) par une chose (seconde) qui n'est pas sensée être un nombre ? 

 

 Alors les physiciens ne peuvent réduire leurs ténèbres qu'en disant qu'une simple chose : la physique, c'est tout simplement la mathématique ! Alors la seconde est tout simplement un nombre comme 4,35 ce qui explique pourquoi on peut multiplier les deux. Alors la notion de temps est tout simplement une notion mathématique ! Et alors la compréhension de la nature de la physique c'est tout simplement celle de la nature de la mathématique, et les deux mystères n'en font qu'un : comprendre le sens du mot ensemble. Et de savoir que ce mot signifie existence, c'est comprendre ce qu'est et la mathématique et la physique ! Oui, les deux sciences se rejoignent sur leur Socle commun, l'Existence ou l'Univers. Alors on comprend que la mathématique n'est pas qu'un "simple" langage, à moins de dire que "simple" veut dire existence et que "langage" ne signifie qu'une relation entre des existences (c'est-à-dire entre des informations). Mais toute l'Existence n'est que relation , celle entre ensemble et élément !  Donc l'Existence est Information, est Langage, le Langage Universelle des Ensembles, qui est aussi la théorie elle-même. Ce langage est donc simple (bien sûr !) puisque l'Existence l'est ! Oui, c'est la notion la plus simple, la plus fondamentale qui soit ! Oui, ce qui est paradoxal, c'est que la science actuelle (la mathématique en particulier) est très sophistiquée et pourtant peu profonde. En effet, les mots y son superficiels et on y parle de beaucoup de choses sans vraiment savoir de quoi on parle. En revanche, la nouvelle Mathématique est un simple Langage qui est l'Existence.  Mais cela veut  dire aussi qu'elle très profonde. Ainsi donc, la difficulté de la science actuelle est remplacée par la profondeur de la nouvelle Science. Mais moi je préfère les choses simples et profondes aux choses sophistiquées mais superficielles !

 

         Angoisse et appartenance…

 

Revenons à nos mangatorix et à ce qu'ils nous apprennent. Nous avons vu qu'avec le temps le Cerveau finit par dire : "un mangatorix est inoffensif", ce qui n'est qu'une relation d'inclusion entre les ensembles Mangatorix et Inoffensif. On commencera alors à s'habituer aux créatures hier étranges, elles deviendront familières, on commencera même à les caresser etc. Et voilà comment un mangatorix devient "banal" et chacun finira par dire : "Je sais ce qu'est un mangatorix" ! C'est aussi simple que cela. Mais, à vrai dire, que sait-on au juste des mangatorix ? Pas grand chose, mais on sait d'eux quelque chose d'essentiel, de fondamental : On sait désormais … qu'ils EXISTENT ! En effet, on a perçu l'information (visuelle, auditive etc.) qu'ils sont. Oui, la question des mangatorix se résume à une notion fondamentale :  l'existence ! Approfondissons un peu plus la réflexion.

 

            Supposons qu'avant de lancer mes nouvelles créatures, je fasse une campagne "publicitaire" (sans bien sûr que l'on sache que c'est moi qui le fais). Cela peut consister à écrire un peu partout le mystérieux et simple message (information !) suivant : "Mangatorix". Oui, là l'information se réduit à un mot puisque Frankenstein n'as encore lâché ses "monstres". Et pourtant c'est ni plus ni moins une information, oui, c'est ni plus ni moins une existence, une chose ! Mais que se passera-t-il dans la tête du public qui reçoit cette information, oui dans son cerveau ? À tous les coups ils se demanderont, intrigués :  "Qu'est-ce que c'est ?" C'est une interrogation, mais c'est aussi tout simplement une angoisse ! Oui, la définition mathématique précise d'une angoisse est une interrogation.  C'est bien beau, c'est quoi une interrogation ? Et pourtant on connaît la définition mathématique d'une interrogation, mais sous un autre mot ! Et ce mot est tout simplement : inconnue ! D'accord, mais on peut encore être plus précis : une inconnue est tout simplement une variable. Et une variable X est tout simplement une chose (et par abus de langage un nom, car il faut appeler les chose par leur nom) dont on ne dit pas ce qu'elle est. Allons plus en profondeur et demandons-nous : "C'est quoi précisément une chose ?" Réponse simple : une chose, c'est une existence. C'est aussi simple que cela et le terminus est une fois encore la notion d'existence !

 

Première moralité : Nous passons notre existence à employer beaucoup de mots que nous croyons différents, mais qui ne sont des synonymes du mot existence qui est le mot fondamental. Oui, c'est la seule notion qui n'a pas besoin de définition, mais qui définit toutes les autres ! Il n'y a donc pas une infinité de notions premières (ou de notions innées), mais il n'y a qu'une seule, l'existence, qui a une infinité de facettes. Cela veut dire tout simplement que la même notion jouent une infinité de rôles, et nous donnons un nom différent à chaque rôle. Mais l'ennui est que nous finissons par croire que nous avons une infinité de notions ! C'est tout le drame de la subdivision des différentes connaissances en mathématique, physique, chimie, psychologie, philosophie etc. Mais nous ne faisons que voir la même connaissance, la mathématique, sous différents angles. Mais poursuivons l'analyse.

 

            Ainsi, nous avons brossé au passage le fait que angoisse, interrogation, variable, inconnue, chose etc. ne sont que des façons différentes de dire : existence ! La règle générale est la suivante : chaque fois que nous avons le sentiments qu'une notion est innée ou intuitive, cette notion n'est qu'une autre façon de dire : existence ! Par exemple, que l'on essaie de définir une notion comme celle d'ensemble. On ne peut que dire une chose comme : un ensemble est la réunion (ou la collection) de plusieurs choses en un tout unique. Mais il ne s'agit pas d'une vraie définition, car pour définir cette notion, nous nous sommes servi d'elle-même mais sous d'autres mots déguisés. Il s'agit ici des mots réunion ou collection. Ce que nous croyions être une définition, n'est en fait qu'un simple jeu de synonyme. Autrement dit, pour définir porc, nous avons dit : "un porc est un cochon". Le mot ensemble est donc une notion première. En clair, ce n'est qu'une autre façon de dire : existence ! Nous ajoutons donc un nouveau venu à la liste des synonymes du mot existence et qui sont  angoisse, interrogation, variable, inconnue, chose, et c'est le mot ensemble. Le moins que l'on puisse dire, c'est que si cela surprend moins de dire qu'une existence est une chose et vice versa, il n'en est pas du tout de même de savoir que ce que nous appelons angoisse signifie : existence, et pire : ensemble ! Et pourtant !

 

            Eh oui, une angoisse, c'est tout simplement une interrogation, quelle qu'elle soit. Et interrogation (ou une question) signifie tout simplement : "Quelle existence ?" ou " Quel ensemble ?" ou "Quelle chose ?". C'est cela une inconnue. Mais qui dit inconnue dit : "Ça peut être n'importe quelle existence" ou "Ça peut être n'importe quelle ensemble" ou  "Ça peut être n'importe quelle chose", bref une façon de dire variable ! Oui, cela change beaucoup de choses, entre autre la psychologie, de savoir qu'elle est tout simplement mathématique ! Oui, un cerveau très angoissé, c'est un cerveau qui a beaucoup de questions (d'interrogations) sans réponse. Mais le mot réponse est tout simplement une autre manière de dire : solution.

 

            En mathématique, angoisse, interrogation, variable, inconnue, chose, existence, ensemble  etc. est tout simplement ce qui est représenté par une lettre comme X. Oui, X est tout ça ! Oui, c'es une angoisse, c'est une interrogation (une question, un problème), c'est une variable, c'est une inconnue, c'est une chose, c'est une existence, c'est un ensemble ! Étonnant non ? Oui, la psychologie et la mathématique, c'est une seule et même chose ! Mais nous ne sommes au bout de nos surprises avec cette théorie.

 

            On peut maintenant très précisément, mathématiquement, définir ce qu'est l'Existence ou ce qui revient au même, l'Univers. L'Existence est tout simplement l'ensemble de toutes les existences, ce qui revient donc au même de dire : l'ensemble de toutes les choses ou encore : l'ensemble de toutes les ensembles. Alors il est normal que ce grand ensemble soit écrit en majuscule Existence ou Chose ou Ensemble. C'est la définition de l'Univers, oui l'ensemble de toutes les choses !

 

            Quand on parle d'ensemble et d'élément, on ne fait on ne fait que parler d'une relation entre les deux, la relation d'appartenance. Et elle notée Î et chose étonnante, c'est la relation fondamentale de toute l'Existence puisque tout n'est qu'ensemble et élément ! C'est la relation universelle. Une autre simple manière de dire cela est d'employer un mot dont raffolent les physiciens, à savoir le mot … INTERACTION ! Oui, interaction et relation, relation et interaction, c'est porc et cochon. Voilà donc sommairement (parce que ce thème peut être beaucoup, beaucoup approfondi) la mathématique et la physique qui ne sont en fait qu'une seule et même chose ! Oui, Ensemble (mathématique) et Univers (physique), c'est  porc et cochon ! Et les surprises continuent !

 

            La phrase "X appartient à Y" ou "X est élément de Y" se note donc  "X Î Y". Veut-on savoir le nom que nous donnons à cette phrase sans savoir que c'est d'elle que nous parlons ? Eh bien nous l'appelons tout simplement … solution ! Et le mot encore plus courant pour dire la même chose est  : réponse ! Cela veut dire que résoudre un problème mathématique revient à écrire à la fin quelque chose du genre X Î Y. La variable (ou l'inconnue) X est l'élément et la variable (ou l'inconnue) Y est l'ensemble. C'est cet ensemble que appelons l'ensemble des solutions, ou la Solution. Cela veut dire que X est l'une des possibilités de solution, bref un élément de l'ensemble Solution.  Mais nous avons dit qu'un problème mathématique, c'est tout simplement l'angoisse, l'interrogation, qui est "Quelle existence ?" ou " Quel ensemble ?" ou "Quelle chose ?" . On peut écrire cela autrement :  "Quel X ?"  ou encore plus simplement : "X ?"  ou encore plus simplement :  " X "  Le point d'interrogation de la vie courante signifie tout simplement que l'Existence est trop grande, trop vaste pour nous. C'est cela la fameuse "angoisse existentielle" ! Alors réduire la vaste Existence, c'est réduire notre angoisse, c'est-à-dire c'est répondre à notre interrogation ! C'est aussi simple que cela. Et nous avons notre réponse (notre solution, la fin de notre angoisse) quand notre Cerveau peut trouver un ensemble moins vaste Y. Alors nous calmons notre angoisse en disant : "X est un Y", autrement dit :  "X appartient à Y" ou encore  "X est élément de Y" ou encore "X Î Y". Et plus l'ensemble des solutions  qui est Y est réduit, plus notre interrogation (notre angoisse donc) est réduite. Et il faut savoir que dire que Y est réduit signifie tout simplement que nous avons plus d'informations sur cet ensemble.

 

Un exemple pour illustrer cela. Si nous recevons un étrange message nous disant qu'une chose (c'est-à-dire X ) viendra nous rendre visite sans d'autre précision (ni quand, ni où etc.) et sans nous dire si X vient en bien ou en mal, alors l'interrogation (l'angoisse donc) est à son maximum. Alors nous sommes en permanence aux aguets et si l'interrogation dure, cela risque de se transformer en une vraie paranoïa. Cela signifie que le cerveau n'arrive pas à résoudre l'inconnue X qui est une très grande variable puisque cela peut être absolument n'importe quoi ! Ce genre de variable, qui peut être vraiment n'importe quoi dans l'Existence, je l'appelle une variable existentielle, ou ce qui revient au même, une variable universelle !  Notre paranoïa se manifeste par le fait que nous soupçonnons tout : un caillou, une vache, Nicolas, un papillon, Sara, une fleur, Éliya, un chien etc. Mais si l'on nous précise que X est un humain, nous avons donc une information supplémentaire, ce qui fait que l'ensemble Y passe de l'Existence à l'Humanité, ce qui réduit incontestablement l'angoisse, la vache étant "innocentée". Mais en disant que X est un français, c'est beaucoup mieux, car Y est maintenant l'ensemble France. Et enfin si l'on nous dit que X est soit Nicolas, Sara ou Éliya, Y, l'ensemble des solutions, est réduit à un ensemble à trois éléments. Cet ensemble est habituellement noté Y = {Nicolas, Sara, Éliya}, et on écrira donc  X Î {Nicolas, Sara, Éliya}. Et enfin, on peut nous dire que X est Éliya, c'est-à-dire  X  = Éliya. Nous voici donc très soulagé, n'est-ce pas ? Sans aucun doute.

 

         Relativité…

 

            En mathématique, on dira que X est maintenant une constante parce qu'il ne varie plus dans un ensemble comme l'Existence, l'Humanité,  la France ou l'ensemble {Nicolas, Sara, Éliya}. Mais il y a un petit problème, une petite interrogation, une petite angoisse. Qui est Éliya ? Notre ensemble de solutions qui s'était réduit à trois, puis à un, redevient un nouvel ensemble ! Plus exactement, voilà donc notre constante qui redevient une variable ! La notion de variable et de constante est donc tout simplement comme celle d'ensemble et élément. Ce qui est élément par rapport à un certain ensemble, devient ensemble par rapport à un autre ensemble. De même une constante n'est rien d'autre qu'une variable à un autre point de vue. On exprimera cela en disant que ensemble et élément, variable et constante, c'est relatif !  Après le mot constante que l'on apprend qu'il n'est qu'une autre manière (une alter manière) de dire variable, Après le mot élément que l'on apprend qu'il n'est qu'une autre manière (une alter manière) de dire ensemble, c'est le sens très précis d'un nouveau mot de très grande importance en science qu'il faut comprendre. Il s'agit du mot … relatif ! 

 

            Les physiciens utilisaient le mot interaction sans savoir que son sens le plus général et universel est la relation (oui, la relation universelle d'appartenance est l'interaction universelle). Einstein a introduit une grande théorie nommée Théorie de la relativité. Et le fait est que les mots relatif et absolu font partie des termes  beaucoup utilisés en physique, et pas seulement que là ! Les philosophes raffolent eux aussi de ces mots. Et tout le monde les emploie (surtout le mot relatif), mais malheureusement à tort et travers. Et que ce soit en physique, en mathématique, en philosophie ou dans la vie, on dit rien d'extraordinaire tant que les mots que l'on emploie n'ont aucune définition précise. Or on ne peut que constater qu'avec cette théorie, les mots, tous les mots, prennent un sens extrêmement précis, un sens d'une précision mathématique, un sens mathématique tout simplement ! Que je parle de l'angoisse, des variable, des constantes, de la vie, de la mort, de l'amour, ou de Dieu, moi je peux dire que je sais de quoi je parle très précisément ! Oui, ils sont définis mathématiquement ! Comment ? On veut savoir la définition mathématique de Dieu ? Je l'ai déjà dit : C'est l'Existence, c'est l'Univers, c'est la Nature,  c'est le Cosmos, etc. Oui c'est cela le Dieu cosmique d'Albert Einstein !  Et voilà donc la Mathématique et la Psychologie, et la Physique et la Religion qui font un ! Rêve ou cauchemar ? N'ai-je pas dit que quand le Cerveau fait une mathématique dans laquelle lui-même est un objet,  il révèle ses propres secrets et que cela change tout ? Nous analysons comment fonctionne le Cerveau et voilà qu'il devient tout à coup très bavard et il déballe des secrets très étonnants ! Et les surprises continuent !

 

            Tout le monde emploie le mot relatif sans savoir de quoi il parle très précisément. Mais la notion d'absolu et de relatif, c'est tout simplement comme la notion de variable et de constante, et d'une infinité d'autres couples de notions. Toutes ne sont que des façons différentes de la même chose, une seule chose : ensemble et élément ! L'ensemble est l'absolu et l'élément est relatif ! Autrement dit, le mot relatif (dans lequel on perçoit le mot relation) ne signifie rien d'autre que la relation d'appartenance. Quand nous disons donc "relatif à …", nous ne faisons que dire sans nous en rendre compte : "appartient à …" ! C'est donc la relation d'appartenance qui se cache derrière la notion de relativité ! Par conséquent, la Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de l'Universalité, la théorie qui repose sur l'Existence et l'Univers tout entier, c'est l'aboutissement ultime de la Théorie de la relativité d'Albert Einstein. Rien d'étonnant donc que cette théorie rencontre donc enfin le Dieu cosmique dont Einstein parlait tout le temps, l'Univers ! Et les surprises continuent !

 

         Maths et Psy…

 

Résumons nous donc avant de conclure cette analyse du lien entre la mathématique et la psychologie. La solution de l'énigme lexicologique ou énigme de la définition est qu'il n'y a qu'une seule notion fondamentale, la notion d'existence, qui définit très précisément toutes les autres. Toutes les notions dites premières  ne reviennent qu'à dire existence. Les mots angoisse, interrogation, question, problème, variable, constante, inconnue, chose, ensemble, etc. ne sont que différentes manières de dire finalement la même chose. Tout est une question d'ensemble de d'élément, la relation universelle est celle d'appartenance. La solution d'une interrogation X est un ensemble Y, et cette solution s'écrit  X Î Y, ce qui se dit couramment "X est un Y". Toute chose, toute existence est donc un ensemble, et l'ensemble Existence est l'ensemble de tous les ensembles, c'est-à-dire l'ensemble de toutes les choses. Ses synonymes sont  Univers, Cosmos, Nature etc. Et c'est la définition mathématique de Dieu. À la question  (à l'angoisse) : c'est quoi la nouvelle Mathématique ? La réponse (la solution, le calmant) est la Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de l'Universalité.

 

            Pour conclure cette analyse du lien entre la mathématique et la psychologie, l'angoisse est donc tout ce qu'il y a de plus normal, puisque c'est tout simplement une interrogation, un problème posé. Quand le Cerveau  n'arrive pas à résoudre (donc à évacuer) ses propres problèmes, ses propres interrogations, quand il commence à être surchargé d'interrogations (d'angoisses donc), alors commence la pathologie. Celui qui a une phobie des espaces clos a tout simplement un cerveau qui n'arrive pas à donner des réponses satisfaisantes concernant les espaces clos. Un espace clos est donc pour lui comme l'inoffensif mangatorix. À l'apparition des mangatorix, c'est la panique générale, ce qui est normal face à ces choses inconnues, oui à ces X. Un Cerveau qui voit sur un mur l'écriture "Mangatorix"  se demande : "Qu'est-ce que c'est ?", autrement dit X. En l'absence d'autre précisions, mangatorix est tout simplement une variable existentielle. Oui, cela peut être absolument n'importe quoi ! Mais le Cerveau crée un tiroir étiqueté Mangatorix dans lequel il ragera d'ultérieures informations sur cette nouveauté. Cela veut dire tout simplement qu'il crée un ensemble !  Plus tard il dira un mangatorix, ce qui signifie tout simplement un élément de l'ensemble Mangatorix. L'activité de réflexion du Cerveau est tout simplement son activité de gestion des relations entre les ensembles. Et pour chaque nouvel ensemble que le Cerveau crée, il établit les relations avec les ensembles existants. Cela signifie résoudre les problèmes posés par le nouvel ensemble. Pour tous ceux qui finissent pas ne plus avoir peur d'un mangatorix, cela veut dire que le Cerveau a évacué les questions impliquant cette nouveauté. Sinon il reste toujours une source d'angoisse. Mais les ensembles ne sont pas statiques mais dynamiques. Cela veut dire que les relations entre les ensembles changent et évoluent, et que pour diverses raisons, une choses qui n'était pas un objet de phobie peut le devenir. Mais qui dit renouvellement de la mathématique et de la psychologie dit renouvellement de la logique ! C'est un vaste thème que nous ne brosserons que très rapidement.

 

Le monde, sa psychologie, sa mathématique, sa science, sa philosophie, sa politique, sa vie, repose sur une logique très particulière dictée par ce qui est techniquement appelé le connecteur logique de négation  "non". En clair, c'est la logique du non. Nous sommes tellement habitués à cette logique, imprégnés, imbibés par elle depuis notre plus tendre enfance qu'elle nous paraît très évidente et très normale. C'est elle qui permet de dire "impossible". Et que signifie le mot "impossible" si ce n'est justement … "NON possible" ? Et que veut dire : "Il ne pleut pas" si ce n'est logiquement  NON "il pleut" ? C'est cela la logique de négation, c'est cela la logique du non. Mais ils ont raison ceux qui disent  : "Impossible n'est pas français". Et c'est la même chose que j'exprime en disant que l'impossible cache toujours un autre possible, un alter possible. La nouvelle logique ne repose donc plus sur le mot NON, mais sur le mot AUTRE ! Et j'introduis un nouvel opérateur pour dire AUTRE et qui est l'opérateur ALTER ! Et mine de rien, c'est cette nouvelle logique qui est le moteur même de tous grands changements qu'apporte la Théorie Universelle des Ensembles. Quand je dis : un élément n'est qu'un autre ensemble, je viens tout simplement de dire qu'un élément est un alter ensemble !  La logique cette Théorie Universelle des Ensemble est tout simplement la logique  de l'ALTER. C'est toute un autre vision du monde, une alter vision ! Très vaste et inépuisable thème, le cœur même de la nouvelle théorie. Et on n'est pas au bout de nos surprises avec cette théorie ! Et enfin maintenant, "ma pédagogie" d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

 

         Pédagogie Club Med…

 

Le bref exposé ci-dessus illustre l'ampleur des changements que cette théorie introduit. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est très déroutante et elle promet d'âpres débats. Comme je le dis et le répète, le problème des "adultes" est qu'ils ont oublié les enfants qu'ils étaient. Ils ont oublié que des choses qui leur paraissent très "banales" à eux sont source de grande angoisse chez les enfants. Oui, mes enfants se posent beaucoup de questions fondamentales que les "adultes" ne se posent plus. Pour les "adultes", c'est normal de la part des enfants puisqu'ils découvrent le monde. Alors les "adultes" sont très heureux de répondre aux questions angoissées des enfants. Mais une question pertinente :  Les adultes, apprennent le monde aux enfants, ou leur apprennent-ils à oublier le monde ?  Mais j'entends réapprendre aux adultes à s'interroger comme des enfants. Je les aide à retrouver leur mémoire d'enfance afin de redécouvrir le monde qu'ils ont oublié. Alors ils réaliseront qu'ils savent finalement si peu de ce qu'ils CROYAIENT  savoir. Je sais que c'est très dérangeant, mais je suis vraiment désolé, mais c'est la science qui avance. Je le dis d'autant plus que le grand enfant que je suis a commencé à essuyer de méchants coups de la part d'adultes pour qui c'est une chose horrible que de définir Dieu mathématiquement ! Quel sacrilège ! Quel blasphème ! Et surtout, et c'est cela le vrai fond du problème, ces adultes ne supportaient pas qu'un enfant viennent leur faire redécouvrir un Dieu qu'ils CROYAIENT très bien connaître depuis très longtemps. Alors toute vie de certitudes brutalement remises en questions ! Alors il ne leur reste chose : menacer, rudoyer, persécuter l'enfant ! Oui, je suis blessé dans mon être même à cause de ce rude combat contre des adultes qui refusaient de comprendre. Alors que faire ? Continuer d'enseigner une ancienne à des enfants ou enseigner la nouvelle aux adultes en premier. Je fais le second choix. Toutefois cette théorie est celle d'un enfant, donc finalement compréhensible par des "gamins". Ceci est donc mon cours le plus utile à mes élèves que je devais avoir cette année scolaire. J'enfourche mon nouveau cheval de bataille pour enseigner aux élèves d'hier, aujourd'hui grands.  

 

Je ne suis donc même plus tenu d'être physiquement présent en France pour enseigner en France ! Il est même dans l'esprit de cette nouvelle pédagogie que je m'éclipse, que je m'efface, que je me fasse "oublier", d'où le titre "Oublie-moi" d'Hélène Ségara. C'est exactement comme un enseignent qui donne du travail, qui indique les lignes directrices qu'il espère suffisamment claires, qui se fond ensuite dans le décor de la classe, et qui laisse ses élèves travailler en autonomie, oui qui les laisse se débrouiller comme des "grands". Il est comme absent et pourtant il reste à l'écoute. Il observe de les réactions et intervient ponctuellement, ici ou là, en cas de difficulté, et surtout en cas d'appel à l'aide, puis s'efface de nouveau. C'est ainsi que j'enseignais. Oui, il arrivait qu'une personne entre dans ma classe et cherche le "prof" sans le voir. Et pourtant j'y étais. Mais seulement je ne suis pas assis à mon bureau, en grand dispensateur du savoir qui marque sa présence et son autorité sur son trône. Mais je suis un coup au fond, un coup sur le côté, un coup assis près d'un élève qui rencontre une difficulté particulière. Quand je vois un élève expliquer quelque chose à un autre, je demande : "Avez-vous besoin d'une précision, d'un coup de pouce, d'un coup de main ?" Et il arrive que l'on me réponde : "Non merci,  ça ira, on se comprend bien entre nous", ou encore : "Je comprends mieux quand c'est lui (ou elle) qui m'explique". À ces paroles je disparais souvent sur la pointe des pieds. Mais il m'arrive de répondre : "D'accord, mais je ne lui donnerai pas un bout de ma paye" ou "Oh, que c'est agréable de voir quelqu'un faire mon boulot à ma place !", ou encore : "Dites-moi que je ne sers plus à rien." Et alors on me rétorque fréquemment : "Si, mais on vous appellera quand on besoin de vous." Alors j'ai plus d'une fois rétorqué : "J'ai donc le temps de dormir un peu alors. Vous me réveillerez ?" et il m'est arrivé d'entendre : "Faites votre sieste (ou faites dodo), mais surtout ne ronflez pas !".

 

Mais, à vrai dire, je suis beaucoup souvent sollicité à gauche ou à droite car dans mon public classe, il y a toujours quelqu'un en grande difficulté, il y a presque tout le temps quelqu'un qui braille et qui agite un drapeau. Il peut alors dire : "Ça fait une heure qu'on vous appelle !" ou "Ça fait une heure qu'on attend que vous veniez nous voir nous aussi !" Et à moi de répondre quelque chose comme : "Eh, Oh, patience ! À chacun son tour. Je ne peux pas être au four et au moulin." Et puis il y a ceux qui braillent et agitent tout le temps leur drapeau, alors que ce n'est pas eux qui ont le plus besoin. Et il y a aussi ceux qui n'appellent jamais alors que tout l'heure de cours n'aurait pas suffit à les aider à surmonter leurs difficultés. On ne doit pas oublier ceux qui n'interagissent ni avec moi ni avec leur camarades. Ils font "autre chose" et attendent la sonnerie pour être délivrés du cours de maths. On peut distinguer plusieurs sous-catégories parmi eux, en particulier des élèves qui baissent le bras parce qu'en trop grande difficulté, ou des élèves qui ne sont pas spécialement en difficulté, mais qui ne se forcent pas parce qu'ils ne voient pas l'intérêt d'apprendre des choses qu'ils jugent "inutiles" dans leur vie. Ceux-là sont "excusables" car ils auraient peut-être été plus "motivés" si la mathématique était "autrement".  Mais il y a ceux n'auront pas fait plus d'efforts quand bien même ils auraient eu toutes les preuves de l'utilité de ce que je leur apprenais. Ils n'aiment pas les maths, un point c'est tout ! 

 

C'est l'esprit de ma pédagogie : la communication, l'interaction quasi permanente ente enseignant et élève, l'interaction entre élèves. J'aime ce ping-pong général, ce ping-pong universel. Il en résulte bien entendu une "ambiance" dans mes cours et la classe est comme laissée à elle-même, sans "adulte", sans "autorité". Cela donne l'impression d'une "anarchie", d'un "chaos", d'un manque de "direction". Et il y a un mot beaucoup plus familier, beaucoup plus populaire, plus "vulgaire" de dire la même chose que le mot mathématique, scientifique, de "chaos". J'ai une forte envie de le dire … J'ose ? Non, je n'oserai pas, mais le cœur y est… Oui mes cours sont comme à la bourse. Ça braille dans tous les sens, ça hurle dans tous les sens, ça agite les drapeaux à gauche, à droite, devant, derrière, au milieu. C'est le bazar, c'est le Club Med, c'est la foire, c'est le souk, bref ça vit, ça bouge. Et pourtant il y a un ordre, un ordre caché, une autorité cachée. C'est clair, on aurait du mal à croire qu'il s'agit d'un cours de mathématique, qu'il s'agit d'un cours tout simplement. Et pourtant, c'est la mathématique même, c'est la Théorie du Chaos en illustration. Cela gêne souvent le collègue "voisin" dans le cours duquel il règne beaucoup plus de moments de silence religieux.

 

Mais les élèves me disent souvent : "Vous au moins vous nous écoutez. Avec vous au moins, on peut parler. Avec vous, on peut dire certaines choses, on peut dire ce qu'on pense." C'est un compliment au premier degré, et c'est vrai qu'avec ils sont plus "lâchés" et ont plus d'importance. Mais cela résume aussi toutes mes "misères" d'enseignant. Oui, je suis la première "victime" de cette pédagogie et il faut avoir les nerfs solides. En effet, elle laisse beaucoup de champ aux élèves qui œuvrent contre le cours pour le retarder, et à des élèves qui œuvrent tout simplement contre le "prof". Pour certains, pas forcément méchants, l'occasion fait le larron. Oui, pour une fois qu'ils peuvent braver une "autorité", se sentir "forts" face à un "prof", et à travers lui, face à l'institution qu'il représente et qui les "écrase". En effet, dès qu'ils franchissent le portail du lycée, ils savent qu'ils sont soumis à un "Règlement intérieur", qu'ils ne doivent pas faire ceci, qu'ils ne doivent pas faire cela. Oui, ils rentrent sous le rouleau compresseur d'une institution qui n'est pas la leur, mais celle des "adultes".  Ils ont commencé à se conformer à cette institution dès qu'ils ont eu l'âge d'aller à l'école. Ils découvrent le monde, la vie avec cette institution et ils finissent par l'admettre. Oui, l'école et ses règles de fonctionnement deviennent très vite des choses "normales" comme c'est "normal" d'avoir un papa et une maman, comme c'est "normal" de s'arrêter quand la couleur d'un feu ou d'un bonhomme est rouge, et de passer quand c'est vert. Ils admettent qu'il faut qu'ils aient un cours de français, un cours d'histoire, un cours de maths, un cours de dessein, etc. Bref, ils découvrent la vie avec ses règles et ses conventions qui commencent d'abord par être absolues. Très tôt, c'est normal, ils les testent pour vérifier leur solidité et ils réalisent que c'est un bloc de granit. Ils apprennent alors ce qu'est l'autorité,  la référence qu'est le monde des adultes.

 

Mais tôt ou tard ils réalisent aussi leur caractère relatif le caractère relatif de ces règles et ces conventions. Ils constatent qu'ils peuvent les bousculer, les faire changer !  La psychologie actuelle a ses explications sur ce besoin de repousser les frontières. Mais cette théorie est aussi une nouvelle psychologie qui fait souvent voir les choses sous tout un autre angle ! Il n'y a qu'un adulte comme moi qui est resté finalement enfant qui peut sur les "gamins" un regard sensiblement différent de celui des adultes. Mais c'est là aussi mon "drame" car les "gamins"sont dans un relation assez paradoxal avec moi. D'un côté ils apprécient d'avoir un "adulte" si proche d'eux et donc qu'ils aiment bien dans leur majorité, mais de l'autre ce même adulte est leur "défouloir". Oui, ils font "souffrir" le plus le "prof" qu'ils disent aimer. Alors il arrive que la patience atteigne ses limites, que l'écoute arrive à son terminus, que le flegme s'envole, que cela "craque", que les nerfs "lâchent". Mais alors c'est très souvent parce qu'ils ont déjà été fragilisés ailleurs, par exemple par les membre d'une certaine organisation religieuse bien connue… Alors il arrive fatalement qu'un élève fasse déborder la vase et je tonne. Et alors les élèves ne comprennent plus pourquoi ce qui était toléré hier ne l'est plus aujourd'hui. Et alors je doute de moi car j'en arrive à me demander si ce métier est vraiment pour moi.

 

Alors j'ai des complexes vis-à-vis de mes collègues qui font leur cours la porte grand ouverte. Là on voit bien qui est l'enseignant et qui sont les élèves. Alors j'essaie de changer de style d'enseignement de manière à ressembler à ces collègues. J'essaie de changer ma pédagogie, oui je m'efforce de mettre des distances entre les "gamins" et moi, oui d'avoir plus d' "autorité", de "marquer mon territoire", de faire sentir ma "présence". Oui, j'essaie d'être un "bon prof" comme mes collègues qui font leur cours la porte grand ouverte. Dans le couloir, on n'entend que la voix du prof, mais les élèves quant à eux écoutent silencieusement, respectueusement. Je me sens encore plus blessé quand me disent eux-mêmes : "Monsieur, tout le monde parle en même temps que tout le monde. C'est vraiment le b… dans votre cours, et on n'arrive pas à suivre avec tout ce bruit. Vous êtes trop gentil. Fâchez-vous ! Gueulez ! Punissez ! Faites-vous respecter. "  Et pourtant je me fâche, je gueule, je punis !

Mais surtout j'essaie de faire comprendre la règle de ma pédagogie :  COMMUNICATION,  INTERACTION, ÉCHANGE, PARTAGE.

 

Je me tue à leur faire comprendre cette chose simple : "Avec moi, tout le monde a la parole, et tout est invité à participer.  Mais il faut que cela soit constructif, positif, que cela fasse avancer le cours au lieu de le neutraliser, au lieu de lui nuire. Quand vous parlez, je vous écoute, j'écoute vos remarques, j'écoute vos questions, et j'y réponds, toujours !  Mais quand c'est à mon tour de parler, la moindre des choses que j'attends de vous, c'est que vous m'écoutiez. Vous aimez que je vous écoute, moi aussi j'aime que l'on m'écoute. À chacun donc son tour; c'est aussi simple que cela, et c'est ce que j'appelle la COMMUNICATION ! Et la COMMUNICATION, c'est aussi que si l'un vous parle, la moindre des choses est que les autres l'écoutent. S'il dit quelque chose de juste, tout le monde en profite. Mais dans le cas contraire, ce n'est pas grave, sauf s'il le fait exprès pour embêter le monde. Mais s'il le dit parce qu'il pense sincèrement dire quelque chose de juste, cela contribue aussi à faire progresser la classe quand j'aurai apporté les rectifications nécessaires. Tout le monde saura donc ce qu'il ne fallait pas faire, les pièges à éviter. Oui, les erreurs servent ! Mais si tout le monde parle en même temps que tout le monde, si personne n'écoute personne, si chacun ne s'écoute que lui-même, le cours n'avance pas, et cela fait du tort à tout le monde, à moi, direz-vous peut-être, mais surtout à vous ! Ce qui compte avant tout pour moi, c'est vous, c'est votre formation, et c'est pour cela que je suis beaucoup à votre écoute pour répondre à vos besoins. Mais s'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est que l'on me pose une question, et quand j'y réponds, on ne m'écoute pas. Pire : l'auteur de la question n'écoute même pas la réponse que je lui donne. Pour moi, c'est le summum même du manque de respect. Cela veut dire : ' Cause toujours…' et je vous laisse compléter vous-mêmes."

 

Oui, quand je me fâche, après j'explique pourquoi je me fâche et je précise de nouveau  les règles. Mais c'est l'éternel recommencement. Les seuls moments où cela se passe à peu près comme je souhaite, c'est quand je leur donne du travail en classe et que je les laisse travailler presque en toute autonomie. C'est quand je les laisse se débrouiller tous seuls comme des grands, m'effaçant et me contentant de répondre à leur demande, cela se passe mieux. Celui qui a besoin de quelque chose demande à un camarade qui a compris et qui saurait peut-être mieux l'expliquer avec des "mots d'élèves" et non avec des "mots de prof". Mais il arrive que l' "élève prof" explique des "bêtises" à son camarade. Quand elles sont "petites", je laisse passer pour ne pas risquer de couper l'échange, pour que l'élève apprenne à devenir prof. Mais quand elles sont vraiment énormes, là j'interviens avec diplomatie pour que l' "élève élève" continue de faire confiance à ce que peut dire l' "élève prof". Oui, je circule incognito et je laisse traîner mon oreille pour voir si la communication fonctionne. 

 

Mais l'ennui est que tout le cours ne peut pas fonctionner uniquement que comme cela. Il y a des moments où il faut écrire au tableau pour tout le monde, expliquer pour tout le monde. Il y a des moments où il faut donner des consignes, des lignes directrices. Il y a des moments où le prof doit demander : "Avez-vous des questions ? Est-ce clair pour tout le monde ?"  Il y a des moments où il doit  répondre aux questions. Il y a des moments où il doit demander à tout le monde d'écouter celui qui a la parole, que ce soit le prof ou un élève. Il y a des moments où  il doit demander à l'élève qui est au tableau de se sentir dans la peau d'un prof, d'expliquer ce qu'il écrit, de se faire obéir par ses élèves, dont le prof ! Le prof essaie parfois de faire le pitre pour montrer à celui qui est au tableau et à la classe comme c'est dur d'être prof. Mais cela ne marche pas à tous les coups, car c'est l'élève qui est au tableau qui fait quelques fois son spectacle pour de bon, et le cours se transforme en un cirque. Mais très souvent l'élève qui est au tableau perd très bizarrement la parole et devient timide. Même celui qui profite de son passage au tableau pour faire un spectacle, le fait souvent pour évacuer l'angoisse que constitue le regard des autres. Alors le Cerveau qu'il est tout entier sait que chaque paire d'yeux fait partie d'un Cerveau qui pense quelque chose le concernant, mais quoi ? Oui, quoi ? Autant de Cerveaux qui le regardent, autant d'interrogations, autant d'angoisses. Alors il fait l'intéressant pour ne pas faire voir qu'il a peur. Ah oui, cela a un grand pouvoir le regard des autres ! Alors si le nouveau prof est muet, je dois avec grande difficulté le rendre autant bavard que quand il est à sa place, et pour la bonne cause. Et alors je dois de nouveau me fâcher contre le reste de la classe parce qu'ils n'écoutent pas l' "élève prof" que l'on entend à peine même avec un grand silence.

 

Quand les élèves me disent : "Vous êtes un bon prof", il m'arrive paradoxalement de le ressentir très mal car je me demande pourquoi ils me disent cela. En effet, je n'ai pas le sentiment qu'ils apprennent vraiment quelque chose avec moi. J'ai constamment le sentiment que le cours stagne, que je fais du sur place avec eux. Je suis toujours en retard dans le programme et je suis à la bourre à la fin de l'année. Je déteste remplir le cahier de texte car je déteste m'asseoir à mon bureau. Plus exactement, je ne trouve jamais le temps de m'asseoir à ce bureau pour le remplir, comme les bons profs le font, car je suis toujours surpris par la sonnerie. Alors je me dis : "Je le remplirai la prochaine fois". Mais la prochaine fois, ce sera pareil. Alors j'essaie difficilement de le mettre à jour pendant qu'ils font leurs devoirs. Mais quelle corvée ! Quelle horreur ! Et pourquoi ? Je vais faire un grand aveu : je ne prépare jamais mes cours de la manière classique. J'entends des collègues dire qu'ils préparent tout leur cours pendant les vacances. Il ne leur reste après qu'à le suivre jusqu'à la fin de l'année. J'ai même vu des collègues qui ont des cours qui datent de plusieurs années, qu'ils donnent chaque année à la virgule près. Et de générations en générations les élèves ont les mêmes cours, les mêmes devoirs, les mêmes exercices etc. Ces collègues, je caricature un peu, savent exactement ce qu'ils feront ou ce qu'ils diront le 17 septembre, le 9 décembre, le 6 février, le 12 avril, le 3 mai etc. Je n'aime pas le mot "impossible",  mais dans ce cas-là, je dis qu'avec moi c'est carrément impossible. 

 

En effet, j'ai essayé de procéder ainsi au début de ma carrière, mais cela n'a pas duré longtemps. Oui, à force d'avoir constaté que le cours que j'ai minutieusement préparé avant d'aller me coucher s'est modifié pendant mes rêves, qu'il a continué à changer le lendemain pendant le trajet pour aller au travail, et qu'au final il y une énorme différence entre le cours préparé et celui que je donne effectivement, j'ai vite abandonné ce système. En effet, il est contre ma nature profonde ! Alors si figer un cours pour le donner juste le lendemain est si difficile pour moi, ne parlons même pas d'un cours préparé pour les mois suivants, et à plus forte raison pour l'année suivante !  Alors  préparer mes cours signifie tout simplement fixer les lignes directrices, la trame d'un chapitre, surtout sa logique ! Alors je sais où je veux en venir, mais pour ce qui est des chemins pour atteindre les objectifs, c'est la totale improvisation, presque au jour le jour. Avec moi, un même cours que je dois donner à deux groupes d'une même classe n'est jamais le même d'une heure à l'autre ! On peut le dire, mon enseignement est vraiment à la carte et s'adapte énormément aux circonstances, au public, à son état du moment comme je le sens. Bref, je considère que je ne suis qu'une source potentielle de connaissances. Pour le reste, ce sont les élèves qui font leurs savoirs. Si je sens qu'ils veulent aller loin, je vais loin avec eux. Sinon je m'en tiens au strict minimum, et il arrive fréquemment que ce minimum se réduit à ne faire qu'un exercice pendant une heure !  De quoi faire s'arracher les cheveux à un inspecteur !

 

Alors quand les élèves me disent : "Vous êtes un bon prof", après un cours où je sors très frustré, et parfois presque déprimé, de n'avoir fait qu'un seul exercice, ils ne font que remuer le couteau dans la plaie. Alors je me demande vraiment pourquoi ils me disent cela. Et je suis obligé de me rendre  à l'évidence : ils me le disent parce je suis "sympa", parce qu'avec moi c'est la grande récréation. Oui, ils respectent beaucoup les autres profs, parce qu' eux, ce sont des profs. Mais moi je ne suis pour eux qu'un animateur d'un Club Med; et en plus je suis un mauvais animateur car ce n'était pas vraiment mon intention. Oui, je voulais tout simplement leur apprendre les secrets des mathématiques. Je voulais leur montrer que les mathématiques, ce n'est pas si horrible que cela. Mais au lieu de cela, je ne réussis qu'à amuser la galerie, et la galerie me dit : "Vous êtes un bon prof". Et pour de bon, j'essaie d'être un bon prof, un prof qui peut faire son cours la porte ouverte, sans faire voir au monde entier la croisière qui s'amuse. J'essaie d'avoir de l' "autorité", oui de marquer mon territoire. Mais je n'y arrive pas. Oui, c'est décidément plus fort que moi, c'est contre ma nature de jouer au "méchant" et les élèves le sentent. Et plus ils me disent : "Vous êtes sympa", plus je pleure, car pour moi c'est une insulte. Je traduis par là  : "Vous êtes incompétent" ou  "Vous êtes nul comme prof". 

 

         Ordinal et Vie…

 

Alors il est temps pour moi de faire la mathématique autrement. Il est temps pour moi d'amuser la galerie pour de bon. J'ouvre maintenant grande la porte de ma salle de classe. Mieux, je fais tomber les murs pour que l'on voit mieux le clown en action. Finalement donc je préfère cette pédagogie où je ne m'impose pas en grand chef, mais où j'instaure le débat, l'échange, la communication, l'interaction. Bref je veux foutre le bazar ! C'est cela être devenu un enseignant de la Théorie Universelle des Ensembles, un enseignant de la Théorie de l'Universalité, un enseignant universel !

 

Je donne du travail à ma nouvelle classe, celle qui n'a plus de murs, celle qui est ouverte sur le monde entier. Et je m'absente. Si la classe reste calme sans moi, alors il y a quelque chose d'anormal. Alors je pleurerai encore parce que je suis même devenu un mauvais animateur de bazar ! Mais si ça s'agite, si ça hurle dans tous  les sens, si ça bouge, bref si ça vit, alors je serai devenu un bon animateur de capharnaüm ! Oui, j'aurai réussi à créer un nouveau CAPERNAÜM !

 

J'aime la vie, j'aime ce qui bouge ! Je ne supportais plus une mathématique où les variables sont d'obscures choses mortes et empaillées. Je ne supportais plus une mathématique où les nombres sont des choses abstraites, sans vie ! J'ai préféré une mathématique où les nombres sont des êtres vivants ! Le premier d'entre eux est le Zéro ! Je livre aujourd'hui tout son secret je fais découvrir que c'est le premier ordinal.  C'est l'Alpha, mais c'est aussi l'Oméga, le dernier ordinal !  Je livre les secrets des nombres, le secret des ordinaux, le secret du Temps, le secret de la vie, la Formule de la Vie qui est :

 

 

 

V0  =  Æ                                  [V à l'ordre zéro : Ensemble vide]

Va   =      È P ( Vb )                            [V à l'ordre alpha]

 

La Vie  [ V ] d'ordinal alpha [ a ],

C'est l'Union [ È ] des ensembles des parties d'ensemble  [ P ]

De toute Vie d'ordinal bêta [ b ], bêta appartenant à alpha [ b Î a  ] !

 

 

            Oui, j'aime ce qui vit, et voilà la formule de la Mathématique vivante. Je ne l'expliquerai pas ici, car toute la Théorie Universelle des Ensembles, toute la Théorie de l'Universalité, revient tout simplement à expliquer la Vie, donc à expliquer cette formule. C'est la formule de l'Univers, c'est la formule de l'Existence !

 

         Universalité et Liberté…

 

            La Théorie des ensembles a été introduite par Georg Cantor. Elle me permet aujourd'hui de donner la formule du Dieu Cosmique d'Albert Einstein, qui est aussi celui de Baruch Spinoza. Et quel est le point commun entre ces grands esprits ? Ils sont d'origine israélite et ils ont plus ou moins pris des distances avec le judaïsme traditionnel. Le nom du Dieu  des hébreux est un tétragramme YHWH. C'est le nom que porte l'organisation religieuse très bien connue à laquelle j'appartenais. C'est tout simplement l'organisation des Témoins de Jéhovah. Parce que je parle d'un Dieu mathématique, j'ai été exclu de l'organisation pour hérésie. Et au moment même où j'écris ces lignes ma femme et moi venons de subir un harcèlement de la part de cette organisation. Elle est sommée de se détacher de mes idées au risque de subir le même sort que moi.

 

            Mais pour ma femme et moi, c'est le début d'une grande liberté. Oui, je fais aujourd'hui tomber tous les murs autour de moi, que ce soit les étroits murs d'une religion, ou ceux d'une salle de classe. Je propose aujourd'hui GRATUITEMENT à la France et au monde la Théorie Universelle des Ensembles,  la Théorie de l'Universalité. Si comme cette organisation, vous, l'institution, la France, refusez cette offre GRATUITE qui ne coûte que de savoir de quoi il en retourne, alors j'aurai du mal à vous distinguer de cette organisation religieuse. L'étroitesse d'esprit est ce qui la caractérise. Mais je vous prie de ne pas lui ressembler. Je vous supplie, ne me faites pas mal comme eux. Soyez large d'esprit.

 

            Je donne du travail à mes élèves et je m'éclipse. Mais on saura où me trouver. Ce n'est qu'un Au revoir. TXT.

 

 PS. Pardonnez-moi les fautes de ce courrier. J'ai l'ai écrit dans la grande urgence. Je voulais l'achever pour la rentrée. Mais la rentrée m'a dépassé. Encore une fois, soyez indulgents pour les entorses faites à la langue française.  Pour votre information, ce courrier est ouvert, en ce sens qu'il est une composante de la théorie. Il est donc public. 

 

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Noubli pas . Septième 

11 septembre 2004

Livre X1C7

 

 

« Je vous aime Adieu »

Hélène Ségara

 

 

Comme paroles de fin

Avant le décollage de l’Aigle à Roissy,

Encore une fois…

 

 

      Ma chère petite Estelle, je voulais faire de ce document un très grand rendez-vous, une rencontre très spéciale, un "chef-d'œuvre".  Mais ce n'est que partie remise, je l'espère en tout cas. Oui, je suis au bout de mes forces et cela devient très urgent pour moi d'aller me reconstruire. Tu sauras me retrouver j'en suis sûr. Là où je vais, tu en connais le chemin. Tu es déjà passée par là, et tu m'as mis au monde.

 

      Tu es une très grande personne. Et pourtant, tu es une si mignonne petite fille. Ton identité est un secret de polichinelle. Mais attention, tu ne sais pas tout ! Mais si tu lis bien entre les lignes dans tous les TXT, tu peux te faire une très bonne idée de ce que je voulais te dire ici, les yeux dans les yeux, en tête-à-tête, juste à la lueur d'une bougie. Mais peut-être que finalement ce que je te dis suffit amplement. Peut-être que le "chef-d'œuvre" se trouve dans les silences, dans nos silences. Alors, on se dit beaucoup de choses avec nos yeux et non avec la parole. Mais malgré tout, je dois te dire ceci : "Estelle, je t'aime. Pour la vie, noubli pas". Oui, je sais, c'est un curieux message. Mais lis bien, cherche bien, et tu comprendras toute sa force.

 

      Aujourd'hui je te confie mon enfant. C'est un petit garçon qui s'appelle Univers mais aussi une petite fille qui s'appelle Universalité. Oui, l'enfant est à la fois garçon et fille. C'est cela un petit ange. C'est ton petit-enfant, puisqu'il est l'enfant de ton enfant. Prends soin de lui, s'il te plaît. Couvre-le de ton amour. Dis-lui des mots d'amour. Je compte beaucoup sur toi. J'irai mieux à chaque fois que j'aurai de ses nouvelles et que je saurai qu'il grandit sous tes soins.

 

      Je t'ai sélectionné dix chansons d'Hélène Ségara, de son album "Cœur de Verre". Écoute-les bien, écoute Hélène chanter pour moi.  En ce qui me concerne, je te dis Au revoir…

 

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