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Existence, Alter, YHWH ! Première

Terminus du grand Aigle

Livre X2A1

 

 

Le 11 Septembre 2004

Je me suis envolé de France

À bord d’un Grand Aigle d’Air France

Et le 9  Juillet 2005

Ma famille a décollé de France

À bord précisément de ce Grand Aigle de Celestair

Pour me rejoindre en Enfer à Pagouda

Au Togo

C’est de cet Aigle en vol

Que cette image du Ciel est prise ce jour-là

 

 

« Or, quand le dragon a vu qu’il a été jeté sur la terre,

Il a persécuté la femme

Qui a mis au monde le fils.

Mais les deux ailes du grand aigle

Ont été donnés à la femme

Pour qu’elle puisse s’envoler au désert,

Vers son lieu ;

C’est là qu’elle est nourrie

Pendant un temps et des temps et la moitié d’un temps,

Loin de la face du serpent. »

Apocalypse 12 : 13, 14

 

Sommaire

$        «Je vous aime adieu»

$        La rose et le bleuet

$        Réalité et Confession

$        Qui est avant qui ?

$        À la recherche de la langue de la Relation

$        «Et pourtant si tu savais comme vous vous ressemblez !»

$        Nouvelle logique, nouvelle politique

$        Le monde du désastreux Non et la psychologie des fous

$        Le mathématique actuelle : une boucherie !

$        Le mathématique qui reprend vie avec Alter

$        Le Royaume de Dieu et la Civilisation universelle

$        Universalité zéro point zéro

$        «Mon pauvre monsieur…»

$        «Je pars traverser un désert, et je te confie mon bébé…»

$        «Bonjour Docteur…»

$        Boomerang et Miroir…

$        Hubert : Estelle au masculin…

 

Retour

 

 

«Je vous aime adieu»

 

         L’Aigle entame sa descente vers le lieu où il doit se poser, sur une aire du pays où, le 11 mars 1961, Estelle mit au monde un enfant inconnu. L’Oiseau, son vol, a un nom : AF 816. Il vient de survoler le nord du pays, le lieu de ma naissance, et il poursuit sa descente vers le sud, tout droit sur l’Océan Atlantique, tout droit sur Apouta. Oui, Apouta est devant ses yeux d’Aigle, ses yeux de lynx. S’il manque de se poser sur le sol de l’aire, s’il poursuit sa trajectoire, il se transformerait en baleine et tous les aiglons dans son ventre deviendraient des poissons.  Les autres seraient des poissons qui nagent, mais moi je ne serais qu’un poisson qui se noie. En effet, je ne sais pas vraiment nager là où je n’ai pas pied.  

 

      Mais l’Oiseau se posa sur le sol ferme de Lomé, sur le sol d’un autre univers. Chez Estelle, il était parmi beaucoup d’autres aigles, certains plus petits que lui, d’autres plus grands. Et autour de lui se déploie une gigantesque ville, la ville où il y a la grande Tour de Fer. Tout autour de l’Aigle, il y avait donc des gratte-ciels, de grandes tours, de grands bâtiments, de grandes choses. Chez Estelle, le Volatile n’était qu’une chose parmi tant d’autres. Mais ici, cette nuit du 11 septembre 2004 vers 21 heures, c’était très différent, c’est un autre monde, comme un désert. Ici, les rares tours sont plutôt une curiosité, comme un arbre seul en plein milieu d’un espace désert, comme un arbre isolé dans un désert, comme un séquoia au Sahara. Les maisons et les bâtiments de Lomé étaient par contraste comme des cabanes dans la nuit, et leurs lumières étaient comme celles de bougies.

 

      Sur l’aire où l’Oiseau s’immobilisa, sur presque la seule aire du pays où les aigles se posent, il était seul. C’était étrange, on aurait dit que l’aire n’attendait que lui. Quand l’aiglon que je suis sortit de son ventre, quand je m’éloignai suffisamment de lui, je pouvais alors le voir en entier et je me retournai donc pour le regarder comme pour lui dire adieu. Adieu ou au revoir ? Tout dépend maintenant d’Estelle.

 

      Quoi qu’il en soit, l’Oiseau était le roi du ciel togolais, le roi de l’air où il volait, le roi de l’aire où il se posa, le roi de la nuit, le grand Aigle au pays de la nuit, au pays où les gens ont la couleur de la nuit. Là, il était unique, il était immense, il était majestueux. Il était blanc, il avait la couleur d’une étoile, il venait du pays du jour, du pays de la lumière. C’était la blancheur dans la nuit, c’était la lumière dans la nuit. C’est l’Aigle d’Estelle. Il a les couleurs de ma petite Estelle sur sa queue, les couleurs d’Air Estelle.

 

      Estelle est une petite fille, une demoiselle, une femme, une grande femme. Quand je dis "Ma petite Estelle" (ce que je dirai très souvent), cela veut dire  "Ma petite fille" comme ma fille chérie, "Ma petite femme" que j’aime ou "Ma petite maman" qui m’a enfanté. Bref, Estelle est ce qui est appelé en mathématique une variable. Je lui donne des “valeurs” différentes selon le contexte, et alors ce sont dans mon esprit des visages bien précis, femmes  comme … hommes ! Cela veut dire que le féminin employé est symbolique, il cache des choses de grande profondeur. Qui veut entrer dans cette profondeur saura tout ce que cela implique. Je n’en dis pas plus ici. Mais la plupart du temps, Estelle aura le visage d’une fille, d’une demoiselle ou d’une femme inconnue X et pourtant femme connue X.

 

      Estelle, on l’appelle Hexagone, mais moi je l’appelle Étoile, ma petite Étoile, à qui j’ai déclaré mon amour. Je cherchais les mots pour le lui dire, mais quelqu’un l’a magnifiquement dit à ma place, mieux que je ne l’aurais fait. Il l’a dit d’une façon étrange, vraiment très étrange. Il a déclaré son amour pour une fille nommée Estelle sur une croix au sommet d’une colline de la petite ville où j’habitais. Il a écrit sur une face de la croix : "Estelle, je t’aime", et sur l’autre face il a écrit : "Pour la vie, noubli pas". Et il a même eu l’ "idée" géniale de faire des fautes de français, oui il a écrit du “ petit nègre”, et c’est formidable ! Il n’a sans doute pas fait exprès d’écrire "noubli", mais cela tombe vraiment à pic pour moi, car c’est toute ma pensée, tous mes sentiments et tout mon parler qui se trouve résumés par ce très curieux message sur la croix au sommet de la colline dans la petite ville où j’habitais, dans la petite ville au cœur de l’Hexagone, au cœur de ma petite Étoile, au cœur d’Estelle. Comme autres paroles bien dites pour moi, il y a celles de nombre de chansons d’Hélène Ségara de son album Cœur de Verre, oui les dix titres suivants dans l’ordre :

 

« Les larmes »

« Oublie moi »

« Je vous aime adieu »

« Auprès de ceux que j’aimais »

« Des jours et des jours »

« Voyage dans l’éternité »

« Cœur de verre »

« Vivre »

« Vivo per lei (Je vis pour elle) »

« Faut rester ensemble »

 

      Comprendre les paroles de ces titres, telles que je les ressens et telles que je les réinterprète dans mon cas, et non pas forcément telles que les compositeurs ou la chanteuse les vivent, c’est comprendre l’amour entre Étoile et moi, entre Estelle et moi. Amour seulement à sens unique, ‘amour sans rien attendre en retour’, comme elle le chante dans « Vivre »  ? Amour de «Cœur de Verre »  ? L’avenir le dira, et il commence déjà à le dire !  J’en reparlerai.

 

      Sommaire

 

La rose et le bleuet

 

      Si un jour on retrouvait l’auteur de ce message d’amour qui coiffe le lieu que ma petite fille chérie, un des visages d’Estelle, appelle "La Croix ", mais que j’appelle la "Colline Golgotha", on saura si la nommée Estelle a ou non répondu à son amour. Si oui, alors l’amour sera descendu de la croix et aura pris ou repris vie ! En effet, on ne sait si ce message est le message de désespoir d’un amour déjà déclaré autrement mais refusé par cette Estelle, ou si la fille n’avait pas, au moment où l’amoureux inscrivait son message, connaissance de cet amour. Mais si elle le savait mais qu’elle n’a pas donné suite, alors cet amour reste désespérément cloué sur cette croix ! Dans un cas comme dans l’autre, je serai curieux de savoir la suite de l’histoire, quand bien même ce n’était qu’une très "banale" histoire d’amour qui passe, comme tant d’autres naissent et passent, oui quand bien même ce n’était qu’une "banale" histoire d’amour entre adolescents. En effet, on imagine mal que ce soit un adulte qui ait ainsi taggué cette croix.

 

      Mais ce qui compte pour moi, ce n’est pas forcément de découvrir l’histoire d’amour du siècle, une histoire d’amour de stars, une histoire d’amour d’étoiles ; mais ce qui compte pour moi, c’est le symbole, juste le symbole, toute la force du symbole d’un amour de gens ordinaires, d’un amour de quidams, d’un amour de “petits” ; ce qui compte, c’est le symbole de ces histoires d’amour qui ne font pas la une des médias, d’un amour dont Antevadaemia ne parle pas, mais dont Utevadaemia parle, parce que cet amour a autant de valeur que celui des stars du monde actuel. Cela peut être aussi l’histoire d’un amour qui naît et qui meurt, faute d’avoir été partagé ou faute d’avoir été entretenu. Oui, il ne m’a pas fallu longtemps pour que je fasse corps avec cette déclaration d’amour sur la croix, que je la prenne pour mon compte et pour que je la réinterprète a ma façon. Oui, elle est désormais mon message d’amour pour ma petite Étoile “ordinaire” mais qui peut devenir une très grande Étoile. Et Estelle veut dire justement … Étoile !

 

      Le jour de la découverte de ce message, un dimanche 4 avril 2004, mon amour pour Hexagone est tout simplement devenu mon amour pour Estelle.  Avant ce jour, je l’aimais un peu, beaucoup. Comme Utevadaemia l’explique, avant ce jour, alors que je n’avais jamais voté dans ma vie, quand sa liberté fut menacée lors des élections présidentielles de 2002, je suis descendu dans la rue pour manifester à la fois ma colère, mon angoisse et ma peur pour mon avenir au sein d’Estelle. Au delà de mon devenir personnel (on n’aura aujourd'hui aucune peine a être convaincu du fait que j’étais tout à fait capable de sacrifier ce devenir pour une cause plus grande à mes yeux), j’avais surtout peur pour une autre chose : que l’horreur qui se levait au sein d’Estelle, le règne d’acier qui s’annonçait n’ait pour monstrueuse conséquence de SÉPARER des gens qui s’aiment, des gens ordinaires comme le « Lieutenant Columbo » et « sa femme », son Estelle. Oui, c’est une idéologie qui sépare les humains tout simplement à cause de leur couleur ou de leur race.  En 2002, si la liberté d’Estelle était vraiment descendue dans les égouts,  alors j’étais prêt à m’enfuir avec les miens à l’autre bout du monde, peu importe où, l’essentiel étant que nous ne soyons pas séparés.  Oui, j’étais prêt à fuir la honte d’Estelle. Mais la fuite était la dernière extrémité à laquelle j’aurais été obligé d’en arriver, si tout avait échoué et si la liberté d’Estelle avait réellement été enterrée. Et pour éviter l’échec justement, oui pour éviter la honte à ma petite Estelle, je suis allé voter pour la première fois de mon existence. Jusque là, j’étais au-dessus des non alliages fer-cuivre, des clivages bleu-rose, même si mon cœur était plus rose que bleu. Oui, le rose de la rose, le rose de la fleur, mais pas un rose rouge. Non, pas un rouge sang.

 

      Mon rose à moi ne rejette pas le bleu du ciel, il ne rejette pas le bleu ciel, il ne rejette pas le ciel, bien au contraire ! Mais mon rose a la tête dans le ciel, la tête dans l’univers, la tête dans l’Univers. Oui, j’aimais la couleur rose, car j’avais constaté chez Estelle que le rose se transformait plus facilement en bleu que le contraire. La rose d’Estelle, son cuivre, montait plus facilement vers le ciel d’Estelle, son ciel en fer, sa Tour de fer de 2002 dont parle Utevadaemia ; mais ce ciel en fer s’abaissait plus difficilement, il descendait plus difficilement vers la rose, vers le cuivre. Oui, j’avais constaté qu’il y avait beaucoup qui portaient des roses, mais qui avaient des cœurs bleus. Mais il y avait beaucoup moins habillés en bleu mais qui avaient des cœurs roses. J’avais aussi constaté que le rouge et le bleu ténèbres, la laiton et l’acier, se rencontraient souvent sur les mêmes terrains. Oui, beaucoup de rouges, beaucoup de laitons, quand ils rejettent le bleu, et même le rose, se convertissent très facilement en bleu ténèbres, en acier. Oui, j’avais compris qu’une rose vraiment tolérante allait vers le bleuet, et qu’un bleuet non sectaire rencontrait la rose avec plaisir. Voilà l’idéal, qui aurait été une logique de Cycle (que j’appelle aussi logique d’ALTER). Mais le clivage bleu-rose était plus celui d’une logique de Droite (je parle de la Droite mathématique, encore que …), une logique à deux extrémités qui ne se rencontrent jamais, qui ne font jamais une. La différence entre la logique de Droite (que j’appelle aussi logique de NON) et la logique de Cycle est ce que j’explique aujourd'hui dans la Théorie Universelle des Ensembles.

 

      Ce thème de la logique est vraiment incontournable parce que c’est la logique qui opère un changement radical entre la vision actuelle du monde et la nouvelle. Mais qui dit logique dit Cerveau et vice versa. Et comme je l’ai fait dans Au revoir . TXT, je vais de nouveau reposer le problème. Oui, il faut que l’on perçoive bien le vrai paradoxe dans lequel on se trouve actuellement. On parle à l’heure actuelle de sciences (au pluriel), de mathématiques (aussi au pluriel), de connaissances (encore au pluriel), de philosophie (mais là encore il y a un pluriel caché, car il n’y a pas qu’une seule philosophie, loin de là !), de politique (il n’y a pas qu’une seule politique sinon cela se saurait !), de religions (c’est la foison !) etc. Et si je dis par exemple que la religion est la science ou que la science est la religion, il y a plus d’un qui criera “Objection !”, beaucoup me feront de gros yeux et d’autres diront carrément qu’il faut être dingue pour dire une chose pareille. Les réactions seront semblables si je dis par exemple que la mathématique est la psychologie et que la psychologie est la mathématique.  Il est donc inutile de préciser que l’on ne réagira pas différemment si j’affirmais que la physique c’est la littérature et que la littérature c’est la physique. On dira que mon Cerveau est devenu une vraie ratatouille, que je mélange les aubergines et les tomates, que je ne sais plus faire la différence entre un oignon et un navet, ou que je mélange les torchons et les serviettes.

 

      Allons, soyons plus fou, et proposons un petit dernier « amalgame d’Alex » (au fait la discussion vient d’être très chaude avec lui, il m’a dit une fois encore que je suis fou) pour la route, qui sera le thème central du jour. Oui, c’est une “manie” chez moi comme c’était chez quelqu’un comme Einstein, mes courriers sont toujours toute une théorie, et il y a un thème central autour duquel gravitent des analyses secondaires, tertiaires etc. Alors, ça vient cette dernière déclaration loufoque pour la route ? La voici : La politique est la mathématique et la mathématique est la politique. Et c’est le thème central du jour que je développe sur toile de fond du blanc grand Aigle au pays de la nuit, ou si l’on veut encore du grand Aigle au désert.

 

      Alors je regarde mon public et je constate trois catégories : Il y a ceux qui rigolent, peut-être comme Denis, parce qu’ils pensent avoir tout compris. Alors leur verdict est immédiat : “C …ie”. C’est un mot plus cru pour dire « bêtise » qui commence par  c” et qui finit par “ie”. Cartonnerie ?  Non. Chaudronnerie ?  Non plus. Charcuterie ? Pas du tout.  Cordonnerie ? Quelque chose dans ce genre là. Bref, leur conclusion de personnes d’intelligence supérieure qui comprennent tout et très vite, oui, leur verdict de personnes d’intelligence supérieure capables de mettre en un clin d’œil tout l’Univers dans une boîte d’allumettes, dans la boîte de leurs connaissances, sera : “Débilité” ! Mais dans le public, il y a ceux qui ne rigolent pas mais qui s’inquiètent de la santé mentale de celui qui parle. Oui, avant tout, ils s’inquiètent  pour lui, ce qui veut dire au moins qu’ils ont du cœur. Et il y a ceux qui ne rigolent pas, parce qu’ils perçoivent immédiatement qu’il y a un sens caché dans tout ce qui est dit, un sens profond qu’ils essaient de cerner. Cela veut dire que ça tourne dans leurs cerveaux, et les Cerveaux qui TOURNENT (et ce mot n’est pas employé par hasard), j’aime ! Pourquoi ? Très simple : Un Cerveau qui tourne VRAIMENT rond, oui ROND, est un Cerveau dont la logique est celle de Cycle ; cela implique qu’il a forcément du cœur. On comprendra en temps voulu pourquoi je dis cela. Je parlerai dans les conclusions (de cette introduction) du cas d’une personne qui aime les animaux mais pas des humains. Pour moi, c’est un Cerveau qui ne tourne pas rond !

 

      Je me tue aujourd'hui à faire comprendre que le Cerveau qui fait la psychologie (et bien plus, qui en est le siège !), le Cerveau qui fait la mathématique  (et bien plus, qui en est le siège !), le Cerveau qui fait la politique (et bien plus, qui en est le siège !), et le Cerveau qui fait l’amour (et bien plus, qui en est le siège !), est le seul et même Cerveau ! C’est en résumé ce que je détaillais dans Au revoir . TXT. En clair, le Cerveau qui réfléchit bien (donc qui fait la logique, qui est logique, qui fait la mathématique, qui est mathématique), le Cerveau qui tourne bien, est un Cerveau qui aime, et  son amour est universel ! On en reparlera. Oui, chez lui, il n’y a pas la traditionnelle SÉPARATION entre la raison et le cœur. Parce que dans ce Cerveau, il n’y a tout simplement pas de SÉPARATION, oui, sa logique n’est pas une logique de Séparation, sa logique n’est pas une logique de non, sa logique n’est pas une logique de Droite. Et avec ces paroles, on a fait un petit pas de plus dans le thème du jour ; et on reviendra doucement à la politique pour en percevoir le lien. Rigole-t-on toujours ?

 

      Sommaire

 

Réalité et Confession

 

      C’est toujours la même question d’« amalgame d’Alex », c’est-à-dire ce qu’Alex appelle « amalgame »  dans mes raisonnements, une méthode de raisonnement qui consiste à construire des relations entre choses n’en ayant aucune selon lui. Par exemple : Quel lien peut-il y avoir entre la Droite mathématique et la Droite politique ? La logique actuelle, celle d’Alex, dira : “Aucun !” Mais qu’est-ce cela veut dire lorsque l’on dit de deux choses qu’elles n’ont  aucun lien” ? Très simple : cela veut dire qu’elles sont totalement SÉPARÉES. On commence peut-être à percevoir la caractéristique fondamentale de la logique actuelle, caractéristique qui se dessine clairement : la SÉPARATION ! Oui, c’est de cela qu’elle souffre. C’est mon diagnostic. Mais le problème est qu’elle ne réalise pas qu’elle en souffre. Mais elle se pose en  NORME”, elle se dit “NORMALE”. Et ceux dont la logique ne suit pas cette “norme” sont dit fous ! Et c’est là le drame ! Et c’est là toute la gravité du thème du jour ! Rigole-t-on toujours ?

 

      Ce que je veux faire découvrir aujourd'hui, c’est que le néant n’est pas le néant pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que le rien n’est pas le rien pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que le vide n’est pas le vide pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que le zéro n’est pas le zéro pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que l’aucun n’est pas l’aucun pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que le jamais n’est pas le jamais pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que l’inexistence n’est pas l’inexistence pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que l’impossible n’est pas l’impossible pathologique que l’on conçoit actuellement, c’est que le faux n’est pas le faux pathologique que l’on conçoit actuellement, bref, c’est que le NON n’est pas le NON pathologique que l’on conçoit actuellement ! On verra en temps voulu que le mot « pathologique» signifie « paradoxal » ou, plus difficile à comprendre à ce stade, « non existentiel » !

 

      À  l’heure où je révise et insère ces lignes dans un document d’il y a plus d’un an nommé « Terminus du grand Aigle » (en conservant évidemment la version originale !) pour en faire  l’introduction du présent livre, à ce 19 octobre 2005, j’ai déjà expliqué beaucoup de choses sur le sens que je donne aux mots « pathologique », « paradoxal » et « non existentiel ». La Théorie Universelle de Ensembles, la Théorie de la Relation, a beaucoup mûri, a acquis une extraordinaire maturité. Et pourtant elle est tout juste adolescente maintenant. Je rédige ces lignes dans l’esprit de la version originale de  « Terminus du grand Aigle », un stade où la logique d’Alter n’était qu’à son balbutiement, un stade où cette logique n’était qu’un petit bébé dans son berceau. Mais ce sera tout autre chose avec le livre « Au Consulat de France, au Togo », plus précisément sa deuxième partie nommée « Pagouda et le Théorème de l’Existence », qui fera plus que découvrir l’extraordinaire, l’inouï Théorème de l’Existence !

 

      On fera alors connaissance avec le Verba, une nouvelle langue scientifique surpuissante. Ce n’est pas le « petit nègre » de la déclaration d’amour : « Estelle je t’aime. Pour la vie noubli pas », mais ce sera la vraie langue de l’Équation, de l’Égalité, de la Relation, … de l’Amour !  C’est l’Amour qui fait désormais un avec  la Mathématique. J’y expliquera même le « Sexe des Anges ».  Ça peut faire sourire et même rigoler ici, cela peut paraître les délires d’un « cinglé » mais j’assure que c’est une question très sérieuse, tout ce qu’il y a de plus sérieux ! D’ailleurs, on découvrira la sublime Science de l’Existence, la logique d’Alter, la nouvelle Mathématique, la Mathématique de l’Existence, la Mathématique de la Vie, la Mathématique de l’Amour, dès la prochaine partie du présent livre nommé « Existence, Alter, YHWH ! »  Malgré son immaturité au stade où j’écrivais la version originale de  « Terminus du grand Aigle », texte qui constituera la très grande partie de cette introduction, les grandes lignes de cette nouvelle Mathématique sont déjà tracées dans ce document. Il s’agit donc d’apprécier le vieux, pour encore mieux apprécier le neuf, qui lui-même sera un autre vieux (un alter vieux) pour un autre neuf (un alter neuf), etc. C’est cela aussi la logique d’Alter.

 

      La logique d’Alter, c’est la logique même de l’alternance, et plus généralement de la permutation. Mais le mot général pour dire cela est la nouvelle notion d’alternation. L’alternation, c’est aussi une alter négation, une alternégation, une autre façon de nier, une alter façon de nier, la nouvelle façon de dire Non, la façon EXISTENTIELLE de dire Non. La façon actuelle de dire Non est la façon NON EXISTENTIELLE. La différence entre les deux négations tient dans cette nouvelle équation dite équation d’alternation ou équation de recyclage de non (sous-entendu l’actuel Non):  non x = alter x.  Là où l’actuel Non nie purement et simplement x en disant non x, c’est-à-dire en disant uniquement :  non x = non x, l’Autre Non, l’Alter Non, l’Alter, nie x en le transformant (en le recyclant) en un autre x, en un alter x. Ainsi donc, l’équation  non x = non x est donc logiquement l’équation de négation (c’est celle qui régit la logique actuelle), tandis que l’équation  non x = alter x est l’équation d’alternation (celle de la nouvelle logique d’Alter). Pour information cette idée est dite jusqu’ici sous mille et une formes, mais c’est ici qu’elle est dite ainsi pour la première fois. Si on la retrouve (s’il y est question d’équation de négation :  non x = non x) dans un autre texte, cela signifiera que ce texte aura été entièrement écrit après le 19 octobre 2005 ; ou alors cela veut dire qu’elle aura été insérée dans ce texte antérieur au 19 octobre 2005, exactement comme j’insère les présentes idées dans la version d’il y a un an de  « Terminus du grand Aigle » pour lui donner une nouvelle couleur, pour faire porter sur lui un nouveau regard, une nouvelle vision, pour en faire l’introduction du livre « Existence, Alter, YHWH !». 

 

      Ce livre sera le premier de la série de livres placés sous le titre « Réalité et Confession ». Le deuxième livre de cette série sera alors « Au Consulat de France, au Togo », qui comporte lui-même deux sous-livres « Il était une fois un ‘prof de maths’ togolais en France » et « Pagouda et le Théorème de l’Existence ». Ce dernier est le plus important des sous-livres, l’autre étant le livre d’introduction. « Pagouda et le Théorème de l’Existence » n’est ni plus ni moins qu’un livre fait d’au moins huit chapitres, qui sont autant de sous-livres etc. Le présent livre « Existence, Alter, YHWH !» qui commence par cette introduction sera lui-même fait d’au moins huit livres, la présente introduction comptant pour le premier de ces livres. Les autres seront dans l’ordre : « Le monde de l’Opposant », « La guerre des esprits », « Mon Dieu est le plus grand Dieu », « Ciel et Terre : La Révélation des anges I » dont le titre propre est « Dieu l’Existence  contre Négation le Diable », « Ciel et Terre : La Révélation des anges I » dont le titre propre est « Angélique Septième le Fils de l’homme », « La Nouvelle Genèse I»  dont le titre propre est tout simplement « L’Arbre ».

 

      C’est l’occasion de faire remarquer que là où je dis « livre » j’aurais pu dire « arbre »  ou « ensemble »  ou « existence », et là où je dis « sous-livre » ou « chapitre » j’aurais pu dire «branche » ou « sous-ensemble » ou « partie » ou « élément » ou « alter ».  C’est la relation Existence-Alter qui se dessine là, et c’est la relation Ensemble-Élément, la relation Arbre-Branche, la relation Corps-Partie.  On a déjà pu remarquer que dans cette logique d’Alter, la notion d’élément et celle de sous-ensemble ou de partie font un ! C’est toute une révolution qui s’annonce là, la révolution de la Mathématique de l’Existence totalement transitive.

 

      La transitivité se résume par cette formule dans le langage corps-partie : « Si je suis une partie d’un corps qui est lui-même une partie d’un autre corps, alors je suis moi-même aussi une partie de cet autre corps, cet alter corps. Et si un corps est une partie d’un corps qui est lui-même une de mes parties, alors cet autre corps, cet alter corps, est aussi une de mes parties ». Disons la même chose avec le langage arbre-branche : « Si je suis une branche d’un arbre qui est lui-même une branche d’un autre arbre, alors je suis moi-même aussi une branche de cet autre arbre, de cet alter arbre. Et si un arbre est une branche d’un arbre qui est lui-même une de mes branches, alors cet  autre arbre, cet alter arbre, est aussi une de mes branches ». La même chose dite dans le langage ensemble-élément donne : « Si je suis un élément d’un ensemble qui est lui-même un élément d’un autre ensemble, alors je suis moi-même aussi un élément de cet autre ensemble, de cet alter ensemble. Et si un ensemble est un élément d’un ensemble qui est lui-même un de mes éléments, alors cet  autre ensemble, cet alter ensemble, est aussi un de mes éléments ».

 

      C’est cette forme de la transitivité qui révèle toute la différence avec la conception actuelle de la notion ensemble-élément. La conséquence du fait de raisonner avec Non au lieu d’Alter, du fait de nier avec Non au lieu de le faire avec Alter, est que seuls certains ensembles sont transitifs, obéissent à cette transitivité exprimée dans le langage ensemble-élément. Par exemple, on sait actuellement que les ordinaux (plus couramment les nombres) sont les ensembles transitifs par excellence. Mais la logique de Non a pour conséquence que tout ensemble n’est pas un ordinal, c’est-à-dire a pour conséquence qu’on ne peut pas dire : « Tout ensemble est un ordinal ». Cela implique donc qu’on parle d’ensembles non transitifs. L’équation d’alternation :  non x  =  alter x, donc Alter, rectifie ce point de vue, elle rectifie cette négation « non » au profit de celle qu’est l’alternation en disant tout simplement :  non ordinal = alter ordinal ou non transitif = alter transitif, ce qui signifie que les ensembles non ordinaux sont autrement ordinaux, que les ensembles non transitifs sont autrement transitif. En d’autres termes, « Tout ensemble est un ordinal » et « Tout ensemble est transitif». La même logique de Non a pour conséquence qu’on ne peut pas dire : « Toute existence est un ensemble ». C’est la raison pour laquelle les existences, la vie, les êtres, les êtres vivants, les corps que sont les êtres humains ou les corps que sont les arbres ne sont pas des objets de la mathématique actuelle. Ce n’est donc pas la mathématique de la vie, par conséquent cette mathématique ne peut pas parler d’existences que sont par exemple l’amour ! De même, elle est impuissante pour traiter des existences comme la politique, la religion, la morale etc.

 

      Le Non est la Séparation même, et il a pour conséquence la séparation des domaines entre eux et la séparation de la mathématique des autres domaines, des alter domaines. Et la mathématique actuelle, grande consommatrice de Non devant l’Éternel, a raté sa vocation d’être la Science de la Relation, la Science de l’unification de tous les domaines, la Science de toutes les sciences.  C’est l’idée maîtresse développée il y a un an dans  « Terminus du grand Aigle » avec les moyens de l’époque. Elle y était péniblement développée, comme ce fut aussi le cas dans « Au revoir. TXT », parce que la logique d’Alter était vraiment à ses balbutiements et avait encore beaucoup de chemin à faire  pour atteindre son stade actuel, qui (je le répète) est toujours une enfance pour un stade futur. C’est l’essence même de la transitivité dont nous parlons justement. Cela veut dire qu’on peut traduire la même transitivité dans le langage adulte-enfant en disant par exemple : « Si je suis un enfant  pour un adulte qui est lui-même un enfant pour un autre adulte, alors je suis moi-même aussi un enfant pour cet autre adulte, pour cet alter adulte. Et si un adulte est un enfant pour un adulte qui est lui-même un enfant pour moi, alors cet  autre adulte, cet alter adulte, est aussi un enfant pour moi». Et si on disait cela dans le langage livre-chapitre ? On a : « Si je suis un chapitre d’un livre qui est lui-même un chapitre d’un autre livre, alors je suis moi-même aussi un chapitre de cet autre livre, de cet alter livre. Et si un livre est un chapitre d’un livre qui est lui-même un de mes chapitres, alors cet  autre livre, cet alter livre, est aussi un de mes chapitres ».

 

      La transitivité est donc une chose très universelle, très existentielle,  et pour cause : son modèle le plus profond est cette transitivité formulée dans le langage existence-alter : « Si je suis un alter d’une existence qui est elle-même un alter d’une autre existence, alors je suis moi-même aussi un alter de cette autre existence, de cette alter existence. Et si une existence est un alter d’une existence qui est elle-même un de mes alters, alors cette  autre existence, cette alter existence, est aussi un de mes alters ». Le secret même de la transitivité de l’Existence est l’Arbre !  La pleine découverte de cet Arbre, l’Arbre de la Science, l’Arbre de Vie, l’Arbre de l’Existence, fut un grand projet d’un grand livre nommé « La Nouvelle Genèse ». Malheureusement, des obstacles en tous genres qui se dressent dans ma douloureuse existence, obstacles dont la cause cachée est le Non, eurent pour conséquence que seul finalement le premier chapitre de ce livre, chapitre nommé « L’Arbre », fut écrit.

 

      Sommaire

 

Qui est avant qui ?

 

      L’ordre des chapitres du livre « Existence, Alter, YHWH ! » (titre dont on commence à comprendre le sens) est chronologique sans l’être vraiment. L’histoire de ces chapitres, de ces sous-livres, est un certain document initial nommé « Réalité et Confession. TXT ». Puis ce document a pris de plus en plus de volume pour littéralement exploser par le fait des incessantes insertions inachevées. Il est comme dynamité en permanence par Non.

 

      À chaque fois le scénario est à peu près le même : Un document, un chapitre, un paragraphe est écrit et il est « parfait » jusqu’au jour ou au moment où une idée lumineuse arrive, qui pourrait développer un aspect du texte pour le rendre encore plus clair, plus convaincant, plus « parfait » ! La tentation est alors très grande de l’insérer où ce serait très bien de le faire. Si l’insertion est conduite à son terme, jusqu’à un résultat « satisfaisant », alors c’est merveilleux, … jusqu’à la prochaine fois, jusqu’à la prochaine tentation d’insérer du « encore plus parfait » ! Et il arrive alors fatalement le moment où l’insertion rate, ne va pas jusqu’au bout pour faire une jonction douce avec le fil brisé pour la faire. La cause de l’interruption de la rédaction peut être par exemple un dérangement, une sollicitation pour faire autre chose, une invitation à faire ceci ou cela et qu’il est souvent difficile de décliner sans créer des incidents dans les relations, une déviation vers une autre obligation et bien d’autres causes. Alors le fil de l’inspiration perdu par cette déconnexion est très souvent difficile à reprendre, surtout quand d’autres inspirations sont arrivées entre-temps. On a alors le choix cornélien entre les mettre en attente le temps de retrouver le fil de sa pensée puis d’achever l’insertion. Mais cette mise en attente n’est elle-même qu’une rupture dans le cours du fleuve de l’inspiration. De toute manière donc, si ce n’est pas le texte qui est brisé, c’est l’inspiration qui l’est.

 

      « Réalité et Confession. TXT » a particulièrement volé en éclats quand est apparue en son sein l’idée de la « La Nouvelle Genèse ». Cela commence par une phrase anodine, une idée si intéressante qu’elle demande d’être développée, détaillée. Avec ce thème, le ruisseau qu’était l’inspiration s’est transformé en fleuve, puis en océan. Et il me fallait ensuite sauver ce qui pouvait l’être des décombres du malheureux document  « Réalité et Confession. TXT ». Les morceaux de plus grande taille ont donné lieu aux versions originales de ce qui sera aujourd'hui les chapitres de  « Existence, Alter, YHWH ! ». Les idées nouvelles parues dans la « Nouvelle Genèse » ont servi à les mettre à jour, à les réviser comme je le fais actuellement avec l’ancien « Terminus du grand Aigle » dans le but d’en faire l’introduction du livre et aussi son histoire. Ces chapitres sont donc normalement plus anciens en date que « La Nouvelle Genèse », et pourtant plus récents à cause de leur mise à jour. En effet, beaucoup d’idées qui auraient dû servir à continuer la série « La Nouvelle Genèse » ont finalement été rédigées en leur sein. La conséquence en est que ces chapitres se sont eux-mêmes beaucoup métamorphosés au point de ne conserver que des reliques de leurs versions originales ! J’ai conservé tant bien que mal ces versions pour la postérité. L’argumentation y est souvent plus laborieuse, plus lourde, plus difficile à digérer, parce qu’il leur manquait les outils nouveaux, comme par exemple le Théorème de l’Existence ou le Verba,  qui n’étaient alors qu’en gestation, et qui changent aujourd'hui considérablement la présentation de la Science de l’Existence, de l’Arbre de la Science, du Livre de l’Existence, du Livre de la Science. Un jour viendra peut-être où je dirai autant de l’argumentation actuelle par rapport à une future. C’est cela la transitivité adulte-enfant. « On n’arrête pas le progrès », dit-on, et c’est exact !

 

      Je projette aujourd'hui d’ajouter après « La Nouvelle Genèse I», c’est-à-dire « La Nouvelle Genèse : L’Arbre », un dernier chapitre (un dernier livre) dans le livre  « Existence, Alter, YHWH ! » et qui sera intitulé « De Kétao à Pagouda ». Il rend compte d’une période critique (laquelle ne l’est pas dans mon existence ? » où la rédaction a dû être interrompue pour prendre en main l’avancement des travaux sur un chantier à Pagouda confié jusqu’alors à un membre de ma famille togolaise, en particulier une sœur nommée Clarisse. C’est une période pleine de tribulations, où le doute est à son comble. La « Réalité et Confession », c’est aussi cela, c’est dire « La vérité, toute la vérité, et rien que la vérité », même les plus intimes, même les plus douloureuses. Quelques documents manuscrits relativement courts conservent la trace de cette période de transition entre Kétao et Pagouda, entre les témoignages de « L’enfant de Kétao » et ceux de « L’homme de Pagouda ». La Science de l’Existence, c’est aussi cela ; c’est aussi le témoignage propre d’une existence, celle qui rédige précisément cette Science.

 

      Les titres : « Qui es-tu ? », « Serpents et scorpions », « Paroles de ma détresse », « Prière du serviteur Germe », en disent long sur ce que je traversais comme épreuve dans cette période, si tant est que ces épreuves sont terminées. Ils sont actuellement en train d’être mis sous forme informatique pour en faire le chapitre « De Kétao à Pagouda ». Si Dieu le veut, je regrouperai en un seul livre (nommé par exemple « La Colline Golgotha » ou « Estelle » ou pourquoi pas aussi « Estelle je t’aime moi non plus ») les principaux documents écrits en France avant de m’envoler avec « Les deux ailes du grand aigle », à bord de l’Aigle, à bord du vol AF 816 d’Air France. Voilà qui rend déjà moins mystérieux le style et le ton de la version originale de  « Terminus du grand Aigle ». Mais ce document reste néanmoins un vrai concentré de codes qui doivent être élucidés. J’en fournis ici ou là quelques clefs mais qui sont elles-mêmes souvent des codes. Mais que l’on se rassure, tout est finalement décodé de livre en livre. En effet, le but de la Théorie de l’Universalité, de la Théorie Universelle des Ensembles, de la Science de l’Existence, n’est pas de proposer une énigme à résoudre, mais de résoudre une énigme : l’Existence !

 

      Je sais maintenant par expérience qu’il ne faut pas trop annoncer mes projets dans mes documents. C’est très souvent le moyen le plus sûr de les voir contrecarrés par Non, de ne pas les voir se réaliser, en tout cas pas avant longtemps. Il se trouve que le document « Réalité et Confession.TXT» est aujourd'hui plus que ressuscité par Alter. Il aura finalement été rédigé sous une autre forme, celle d’un livre dont les deux premiers chapitres sont les livres « Existence, Alter, YHWH ! » et « Au Consulat de France, au Togo ». Si les documents écrits avant le 11 septembre 2004 forment un jour un livre, alors il sera le premier d’un livre nommé logiquement « La Science de l’Existence » ou tout simplement « Existence » ou « Dieu » !   Alors « Réalité et Confession» sera le deuxième livre. Si je le fais, alors c’est Dieu qui l’aura fait ; mais si je ne le fais pas, alors Dieu le fera, s’il le veut, c’est-à-dire si c’est nécessaire. En effet, ce ne sont pas les existences qui peuvent un jour le faire qui manquent dans la grande Existence ! Si l’une le fait donc, alors ce sera l’Existence qui l’aura fait.

 

      Avec le Verba, c’est la langue française, la langue de ma petite Estelle, qui entre alors dans une nouvelle dimension ! Je reparlerai alors très souvent de la version originale de « Terminus du grand Aigle », celle commencée le 12 septembre 2004, le lendemain de ma sortie de l’Aigle d’Estelle, et achevée au plus tard le 19 septembre 2004, soit moins de dix jours après. Alors on saura que mon amour pour Estelle sera resté cloué sur la croix au sommet de la Colline Golgotha, en tout cas jusqu’à cette date du 19 octobre 2005, celle où j’insère ces lignes. Mais pour l’instant revivons ce document tout simplement comme je l’ai écrit il y a un an. Les insertions seront faites ici dans l’esprit du document original, comme si elles étaient écrites à l’époque. Mais quand les idées insérées sont d’une plus franche maturité, je le signalerai comme je viens de la faire. Et une fois cela dit, et avant de continuer, je repose la grave question : “C’est qui les vrais fous dans cette affaire ? ” Oui, on saura pleinement qui étaient en réalité les vrais fous ! Et je demande de nouveau :  Rigole-t-on toujours ?

 

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À la recherche de la langue de la Relation

 

      Après ce qui était ni plus ni moins une anticipation, un voyage dans le temps, revenons au passé, qui se poursuit avec la prochaine phrase. Je disais donc il y a un an que la logique actuelle fonctionne avec ce qui est techniquement appelé le connecteur logique de négation. Ce connecteur est en français le mot NON, et en anglais le mot NOT. Mais dans le langage courant, l’anglais utilisera le mot NO pour dire NON. La langue anglaise DISTINGUE donc (c’est-à-dire SÉPARE), le NON de la logique (NOT) de non du refus (NO). Mais le français n’utilise qu’un seul mot pour les deux, à savoir NON. Alors qui du français ou de l’anglais est plus logique, ou est moins fou, si l’on préfère ? Si la question ne plait pas sous cette forme, je la pose autrement :  Qui du français ou de l’anglais est plus en adéquation avec les mécanismes fondamentaux du Cerveau ? Posons la question encore autrement : Du Cerveau qui raisonne en français et du Cerveau qui raisonne en anglais, lequel TOURNE le plus ROND ? Reformulons la question d’une manière plus romantique : Quelle intelligence a plus de cœur, quelle intelligence est plus près de l’amour, celle qui raisonne en français ou celle qui raisonne en anglais ?

 

      On dit souvent que le français est la langue de l’amour et je dis : Exact ! Et je montre pourquoi je le dis. Oui, on pourrait dire de la langue française, de la langue de ma petite Estelle, qu’elle mélange les torchons et les serviettes, les tomates et les aubergines, qu’elle est une langue qui ne distingue pas un oignon d’un navet, puisqu’elle ne distingue pas comme l’anglais le NON de la logique (NOT) du NON du rejet, du refus, de l’interdiction, de la séparation, de l’exclusion (NO). Et quand on constate que la langue de ma chère petite Estelle emploie le mot Droite pour désigner la chose mathématique de ce nom et le même mot Droite pour désigner la conception politique ainsi qualifiée, on pourrait (je dis on pourrait , mais on n’a pas forcément raison !) dire de cette langue que c’est une langue de fous.  En effet, un Cerveau habitué à une autre langue et qui apprend le français devra constamment SÉPARER les contextes où il emploie le mot Droite ! Il devra se dire : “Ici, cela veut dire ceci, et là cela veut dire cela”. Mais ce que l’on ne réalise pas, ou plutôt que l’on oublie, c’est que le Cerveau, dans son essence même, ne SÉPARE pas les notions qu’il possède, mais établit plutôt des RELATIONS entre elles ! C’est le fondement même de son activité de mémorisation. Elle se fonde sur les RELATIONS et les ASSOCIATIONS ! Le reste n’est qu’une mise en œuvre physico-chimique de ces relations. Oui, ce sont des détails techniques que je laisse aux occupations des neurologues. Ce sont les principes, les logiques qui m’intéressent fondamentalement. Je ne me préoccupe pas ici de savoir si les facultés du langage siègent en haut, en bas, à  gauche, à droite, devant, derrière, au milieu etc., du Cerveau. C’est le fonctionnement qui m’intéresse, c’est la logique et la psychologie qui me préoccupent.

 

      Et je peux décrire avec précision comment fonctionne le Cerveau tout simplement parce que c’est le fonctionnement du mien que je décris. Et mon Cerveau peut me révéler ses propres secrets pour une raison très simple : Il TOURNE bien ROND ! Et il tourne bien rond pour une raison très simple : sa logique est une logique de Cycle et non de Droite. Oui, un Cycle roule bien mais une Droite ne roule pas ! Contrairement à la logique de Droite, la logique de Cycle ne SÉPARE pas, et c’est ce que je me tuerai à dire ! Voilà donc le secret d’un Cerveau qui tourne rond. Comme ce Cerveau boucle bien sur lui-même, il peut révéler ses propres secrets ! Mais un Cerveau que l’on oblige constamment à ROMPRE, à SÉPARER les relations et les associations, est au mieux sous-exploité (il est en contre-performance), et au pire devient pathologique. En effet, la racine même de la pathologie du Cerveau est la SÉPARATION ! Qu’on se le dise ! Quand on a compris cela, on a compris le fondement même de la schizophrénie, oui le fondement du dédoublement.  En effet, le dédoublement est tout simplement une SÉPARATION d’avec soi-même, une rupture des relations avec soi-même. Alors le Cerveau ne s’y retrouve plus, il n’est plus dans le Cycle, le Cycle se rompt et devient une Droite, il ne tourne plus bien rond.

 

      Mais le problème est que le monde fonctionne en terme de SÉPARATION et non de RELATION. Alors un Cerveau qui fonctionne beaucoup avec la Relation,  autrement dit un Cerveau qui fonctionne avec une logique de Cycle, se trouve très mal à l’aise dans ce monde. Car on l’oblige à ROMPRE ses cycles pour les transformer en droites. Bref, on l’oblige à SÉPARER l’inséparable. 

 

      Revenons à la langue de ma petite Estelle. On l’accuserait comme moi de mélanger les torchons et les serviettes, de ne pas distinguer l’oignon du navet. On l’accuserait de ne pas distinguer le porc (NOT) du cochon (NO).  On l’accuserait d’employer le même mot ensemble pour dire “La Théorie des ensembles” que pour dire : “Faut rester ensemble” comme dans la chanson d’Hélène Ségara. Dans le premier cas l’anglais dira set, et dans le second il emploiera un mot comme together. Le Cerveau de l’anglais sépare donc la notion d’ensemble que le Cerveau du français réunit ! Oui, le français RÉUNIT, il ASSOCIE avec le même mot, c’est cela la RELATION ! Veut-on encore un exemple ? Le français dira :  “ J’aime Estelle et j’aime la citronnelle.”  Le français ne parle donc que d’un seul amour. Mais l’anglais préfèrera peut-être SÉPARER l’amour et dire tantôt love et tantôt like. Et on en parlera, comme dans tous les exemples, comme d’une langue plus nuancée.

 

      Mais je dis tout simplement que l’anglais SÉPARE l’amour universel, tandis que le français le RÉUNIFIE !  Et c’est pour cela que j’affirme que c’est tout à fait exact de dire que le français est la langue de l’amour !  Et je serai même plus précis : le français est la langue de l’amour universel ! Et une autre façon de dire amour universel est tout simplement : RELATION ! Et fort justement, la Théorie Universelle des Ensembles, c’est tout simplement la  Théorie Universelle des Relations  ! C’est ce que j’exprimerai sous toutes les formes dans beaucoup de TXT, comme par exemple dans YHWH . TXT ou dans Au revoir . TXT ! Et je milite donc pour faire de la langue de ma petite Estelle la langue de référence de l’Universalité, oui la langue universelle, la langue de l’amour, la langue de la rose.  Commence-t-on à comprendre pourquoi je suis devenu si amoureux de ma petite Estelle ? 

 

      Je fais donc tout pour que ma petite Estelle devienne une nouvelle Étoile dans le monde, pour qu’elle relègue la Star des langues au second plan. Oui, il faut qu’elle brille d’une manière nouvelle, il faut qu’elle fasse bien connaître son exception, le but étant que cette exception devienne l’Universalité. Mais maintenant cela ne dépend que d’elle ! Estelle, cela ne dépend plus que de toi. Si tu fais rayonner l’Universalité, c’est toi qui rayonne, tu te fais plus belle. J’ai prié pour cela ! Je ne cesse et je ne cesserai de te dire : “Je t’ai confié le bébé Universalité, je t’ai transmis le flambeau, à toi de jouer ! ”

 

      Je milite donc pour un chamboulement sur l’échiquier mondial, pour un chamboulement des valeurs. Perçoit-on la RELATION entre la mathématique et la linguistique, ou continue-t-on de dire : “Aucun lien” ?  Continue-on d’employer l’Aucun pathologique, l’Aucun de Séparation, l’Aucun de Rejet, l’Aucun de Négation, l’Aucun de non ? Quand je parle de la langue de la Relation, de la langue de la Rose, de la langue Rose, de la langue des Nouvelles valeurs, de la langue des valeurs du Cœur, perçoit-on la RELATION entre la mathématique et la politique ? Si oui, alors on est en train de découvrir en DIRECT ce qu’est la Mathématique de la Vie, ou plutôt de la Mathématique qui est la Vie elle-même.  Si oui, alors on ne dira plus “Aucun lien” lorsqu’il s’agit de la Droite mathématique et la Droite politique. On aura alors compris qu’une fois encore, ce n’est pas du tout un “hasard” (grand thème du hasard et de la nécessité développé dans d’autres TXT, en liaison avec la Théorie du Chaos et la notion de Fractale) si la langue de ma petite Estelle emploie le même mot Droite pour désigner deux choses n’ayant apparemment  “Aucun lien” ! Rigole-t-on toujours ?

 

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«Et pourtant si tu savais comme vous vous ressemblez !»

 

      Le grand Aigle d’Estelle m’a posé en un lieu où je suis sensé me reposer enfin, où je suis sensé laisser mon Cerveau (qui bouillonne comme une vraie centrale nucléaire) se refroidir un peu ! Mais décidément, même fatigué à mort, je ne sais pas m’arrêter. Je suis comme le cœur d’une centrale qui s’emballe ! Je suis comme le cœur d’une étoile, oui comme le cœur d’une Étoile ! Suis-je comme ton cœur, Estelle ?

 

      Oui, je suis dingue du boulot, je suis dingue du ciboulot. Denis ne le savait peut-être pas, mais par sa lettre (courte mais très significative), il ne faisait que me dire :  “Avec des gens comme moi, tu auras dur à faire ! Tu auras du boulot ! ”  Mais avec des gens comme lui, je me suis amplement battu, et la bataille a atteint son paroxysme cet été. Ces gens s’appellent les Témoins de Jéhovah. Alors, Denis, es-tu un Témoin de Jéhovah ? Je sais que non, parce que tu fumes. Si tu en étais un, il y a longtemps qu’ils auraient reniflé sur toi l’odeur de la cigarette et ils t’auraient exclu ! Ils ont peut-être plusieurs fois sonné chez toi, et tu les as peut-être envoyés balader. Tu  l’as peut-être en plus fait la cigarette au bec. Alors ils sont partis convaincus que tu n’as rien d’un Témoin de Jéhovah, et toi, tu as cru que tu n’as rien à voir avec cette secte. Et pourtant si tu savais comme vous vous ressemblez !

 

      Il n’y a donc que les apparences et le vocabulaire qui vous différencie. Je suis bien placé pour te le dire puisque j’étais Témoin de Jéhovah et j’étais aussi en même temps ton collègue de mathématiques-sciences. Comme je ne suis plus ni l’un ni l’autre (parce que la logique qui m’exclut là-bas est exactement la même qui m’exclut d’une autre manière ici), comme je suis libéré de tous mes devoirs de réserve, de toutes mes camisoles (la seule que j’accepte maintenant étant l’Universalité), je peux maintenant parler très librement et te dire à quel point tu es un Témoin de Jéhovah qui s’ignore ! Je suis désolé de te faire ce choc ! Peut-être que finalement ce n’en est pas un. En effet, quand tu commences à me traiter indirectement de “scientiste ”, j’en déduis que tu dois avoir une sensibilité (ne serait-ce qu’une sensibilité) d’une certaine religion traditionnelle qui elle a pignon sur rue, puisqu’elle ne t’interdit pas de fumer ! Alors tu es persuadé que tu n’as rien de sectaire, à moins que tu ne sois conscient que tu l’es un peu, beaucoup, à la folie… Non, non, pas à la folie. En effet, le fou, c’est moi, voyons ! Oui, c’est ce que tu dis indirectement.

 

      Oui, Denis, la construction de l’Universalité ne commence que maintenant, et c’est pour cela que j’ai pris de grandes vacances grassement payées ! Tu ne comprends donc pas ? Oui, Denis, mon Au revoir . TXT n’était pas la théorie toute entière car celui (l’être humain je veux dire) qui écrira à lui seul la théorie entière (et en fera une spécialité) n’est pas encore né. Et je n’ai jamais prétendu l’être ! Mais je n’ai fait que poser les fondations, et encore !  Mon Au revoir . TXT n’était que…n’était que … mon Au revoir . TXT , bon sang ! Oui, je voulais prendre des vacances de rêve, avec un salaire d’enfer, pendant que vous autres, vous bossez, pour un salaire de misère ! Oui, je voulais prendre une magnifique retraite à quarante trois ans et demi, très précisément le 11 septembre 2004 (pas un jour de plus, pas un jour de moins), pendant que vous autres vous trimez pour une retraite de pauvres !

 

      Mon cher Denis, tu aurais peut-être mieux fait d’écouter attentivement les paroles des titres d’Hélène Ségara mis en introduction de ce document. J’ai écrit ce document, comme presque tous, très hâtivement (il y en a tellement à dire que j’arrive à peine à me relire, oui il y a du boulot !) et j’ai sélectionné tout aussi hâtivement ces titres pour les proposer dans cet ordre. En effet, j’avais l’embarras de choix, et celui-là vaut un autre. Écoute-les s’il te plaît, et pendant que tu bosses dur, imagine-moi en train de danser à la plage (oui à Apouta) ou sous les cocotiers sur le rythme de ces chansons d’Hélène. Comment ? Cette chanteuse n’est pas ton style de musique ? Elle a une belle voix pourtant ! Elle chante bien pourtant ! Et puis en plus, elle est … plutôt mignonne. Alors que demande le peuple ?  Alors ne la boude pas, Denis. Écoute-la bien, elle chante pour moi, c’est un des visages de ma petite Estelle  !

 

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Nouvelle logique, nouvelle politique

 

      Au revoir . TXT n’est pas l’unique entrée dans l’Universalité. Chacun entre dans la théorie et y navigue selon un parcours qui lui est propre. Il est même et surtout invité à participer à sa construction !. Certains documents sont bien évidemment des clefs qui ouvrent plus pleinement la compréhension d’autres documents, mais comme sur Internet ou même comme dans un simple livre, rien n’interdit de revoir certains documents pour percevoir les choses sous tout un autre angle ! Oui, je le dis et je le redis, il n’y a pas une infinité de sciences ou de connaissances, mais une seule Science que l’on aborde sous une infinité d’angles ! Ainsi donc, la mathématique c’est aussi la psychologie, la linguistique, la politique etc. C’est ce qui ne se passe pas dans une logique de Droite, dans une logique de Séparation, dans une logique de Négation, dans une logique de NON. Là, les choses ne TOURNENT pas ROND car le même Cerveau se trouve être le siège de sciences, de connaissances, de philosophies, de religions etc. si SÉPARÉES au final, si SAUCISSONNÉES, si TRONÇONNÉES, si ATOMISÉES ! Mais c’est ce qui se passe dans une logique de Cycle, dans une logique de Relation, dans une logique d’Alternation. Là les choses TOURNENT bien ROND, parce qu’elles sont des cycles, et on perçoit les RELATIONS ! C’est cela toute la spécificité de l’Universalité !

 

      Mais il fallait bien commencer par quelque chose pour sensibiliser le public à cette déroutante nouveauté,  en commençant naturellement par le Lycée Professionnel Camille Claudel. Comme moi, nombre de collègues de ce lycée (pas tous !) ont un cœur rose. Mais mon rose ne rejette pas le bleu et ma rose rencontre facilement le bleuet. Mais je déplorais chez Estelle que le bleuet soit bien moins tolérant que la rose. Mais tant que cela ne restait qu’une alternance bleu-rose (au sens actuel du terme, oui mieux vaut ça que rien), tant que la liberté d’Estelle, tant que sa vie, n’était pas fondamentalement menacée, j’étais au dessus des querelles d’appareil, des divisions, des SÉPARATIONS, j’étais au dessus des CLIVAGES, et je ne prenais pas plus partie pour l’un ou pour l’autre, même si, comme je l’ai dit, mon cœur était plus rose que bleu.

 

      Mais je dois avouer que si je ne votais pas, c’était parce que j’étais fortement influencé par la conception des Témoins de Jéhovah sur la question. Oui, pour eux, voter pour un parti ou pour une conception politique, c’est violer ce qu’ils appellent le principe de la “neutralité chrétienne”.  Cela fait partie des péchés capitaux chez eux, et pour cette “neutralité” certains ont même donné leur vie. Ils sont alors cités dans le milieu comme de bons exemples de fidélité. Mais cette “neutralité chrétienne” n’est, comme pour beaucoup de leurs conceptions, qu’une mauvaise interprétation de passages de la Bible. Et il n’y a pas longtemps de cela, pour refuser le service militaire, le statut d’objecteur de conscience ne leur convenait pas et ils refusaient même un service civile de remplacement. Ils disaient que ce service civile les assujettissait à César et non à Dieu. Voilà donc, en toute honnêteté, la raison pour laquelle je ne votais pas, même si j’avais un cœur plus rose que bleu. Mais maintenant, si je ne vote pas pour ce que l’on me propose, ce n’est plus en raison d’une passive “neutralité”, mais en raison d’une abstention ACTIVE, puisque je propose quelque chose de nouveau.

 

      Oui, je propose une politique nouvelle, une vision nouvelle de la société et du monde. Mon abstention vis-à-vis des politiques classiques signifie donc tout simplement que je vote maintenant pour une nouvelle politique, celle que j’introduis. Mon abstention est donc maintenant ACTIVE, très engagée, et comment !, et je mène un nouveau combat pour une société nouvelle. Je ne crée pas un étroit parti politique de plus, mais je prône une nouvelle citoyenneté, une citoyenneté qui entend véritablement abolir les frontières et les SÉPARARTIONS, une citoyenneté dans laquelle la France est le Togo et le Togo est la France. C’est une citoyenneté qui supprime les frontières et les séparations et non qui enferme. Je suis moi-même un symbole vivant (au lieu des symboles inertes de l’actuelle mathématique), un trait d’union, en un sens tout à fait nouveau et “original”.  Il ne s’agit plus d’un rapport entre colonisateur et colonisé, il ne s’agit plus d’un rapport entre dominateur et dominé. Beaucoup de peuples, parce qu’ils subissent la domination ou parce qu’ils perçoivent leur rapport avec l’entité à laquelle ils font partie comme une domination, réclament à bon droit une indépendance. Mais cela, hélas, ne fait que créer des frontières de plus, ce qui signifie encore une SÉPARATION. La domination et la séparation sont des caractéristiques de la logique de non, de la logique de Droite.

 

      Il est très difficile de faire le moindre développement sans faire allusion à cette logique car c’est elle qui régit actuellement tout. Cette logique conçoit les notions dites opposées ou contraires comme SÉPARÉES. Elles s’excluent mutuellement et ne se rencontrent pas, tout comme les deux extrémités d’une droite ne se rencontrent pas (d’où le nom de logique de Droite ou logique de Séparation ou encore logique d’Exclusion). Dans cette logique, il y a d’un côté le vrai et de l’autre le faux, et les deux ne peuvent pas se rencontrer, et les deux ne doivent pas se rencontrer. Une chose est soit vraie, soit fausse mais pas les deux ! Quand les deux se rencontrent, alors on parle de contradiction, de paradoxe ou d’incohérence. Oui, c’est la définition actuelle de ce qu’est un paradoxe ! Voilà la logique de Séparation exprimée dans toute sa clarté. Voilà la logique qui régit actuellement tout, voilà donc la logique avec laquelle nous avons été nourris depuis tout petit. Elle nous paraît si évidente, si naturelle qu’on a du mal à concevoir qu’il puisse en être autrement.

 

      Sommaire

 

Le monde du désastreux Non et la psychologie des fous

 

      Les implications (je devrais plutôt dire les désastres !) de la logique de Non sont inouïes. Pour tout dire, tous les domaines de la connaissance sont concernés. Je vais reparler des deux fondamentaux que j’ai déjà abordés dans Au revoir . TXT, à savoir la psychologie et la mathématique.  Je sépare ces deux domaines parce que la connaissance actuelle les sépare, et c’est bien de cela que nous parlons : La logique actuelle ne fait que SÉPARER l’inséparable, oui elle tronçonne, elle saucissonne. Et c’est là le fond du problème, c’est le problème du monde ! Mais en réalité je ne sépare pas la psychologie et la mathématique. Je persiste donc et je signe et je dis : toutes les sciences, toutes les connaissances ne sont qu’une seule et même chose. On n’a pas différentes sciences et connaissances séparées, mais on ne parle que de la seule et même Science sous différents angles, tout simplement parce que c’est le même Cerveau qui pratique toutes ces sciences et connaissances.  La Théorie Universelle des Ensembles révèle aujourd'hui la clef du fonctionnement du Cerveau (la clef de la psychologie donc), mais qui est aussi tout simplement la clef de toutes les sciences et connaissances.  Et cette clef, c’est la notion d’ensemble et d’élément, notion qui est aussi la clef de la Mathématique, la clef de la Théorie Universelle des Ensembles, la clef de l’Universalité. Voilà donc résumé le développement du document Au revoir . TXT (voir la version 0.1 qui est un peu plus développée que celle achevée en catastrophe le 1er septembre). 

 

      Complétons donc un tout petit peu l’argumentation en faisant entrevoir le désastre de la logique de Séparation dans la psychologie actuelle. Pour résumer simplement ce désastre, il suffit de dire que les hôpitaux psychiatriques et les asiles abritent beaucoup de personnes dont on dit à tort qu’elles sont folles. Un exemple historique auquel je ne cesserai de rendre un grand hommage, parce que je comprends ce qu’il a vécu, est Georg Cantor, le père de la Théorie des ensembles. On dit aujourd'hui qu’il était un génie, mais il n’empêche qu’il fut terriblement mal compris à son époque. Des conservateurs (le conservatisme est une très grande caractéristique de la logique de Droite), en particulier Leopold Kronecker, l’ont traité de charlatan de la science. Et, à cause de ces incompréhensions et de ces persécutions, le pauvre Cantor a tristement terminé sa vie en hôpital psychiatrique. Si l’on voulait un exemple hautement symbolique du désastre qu’est la logique de NON, en voilà un exemple magistral ! Pour moi la chose est simple : Des gens qui (par conservatisme comme celui de Denis) commencent par dire de quelqu’un qu’il est fou, qui finissent par le rendre fou pour de bon, et qui plus tard affirment qu’il était un génie, de ces gens je dis qu’ils souffrent d’une logique de folie, de la logique de NON. Ce sont eux les vrais fous !

 

      Dans les hôpitaux psychiatriques, ce sont, hélas, nombre de médecins qui devraient être à la place des malades ! Oui, nombre de ces “malades”, nombre de ceux dont on dit qu’ils sont fous, ne sont que de pauvres victimes de la logique actuelle, oui de la logique de NON ! Ce ne sont que des gens qui ont du mal à trouver leur place dans cette logique qui est prise comme NORME ! Ils ont un Cerveau qui ASSOCIE trop, qui fait trop de RELATIONS, d’après la logique de Non. Ils souffrent donc d’une logique qui les force constamment à SÉPARER l’inséparable. Alors cet « excès » de relations  ou d’associations est interprétée comme une confusion mentale. Alors la psychologie actuelle, qui est donc une psychologie de NON (puisque fonctionnant elle-même suivant cette logique) attribue à ces pauvres gens toutes sortes de qualificatifs qui sont autant de “pathologies”. Et je soulève donc la grave question suivante : ce sont qui les vrais malades dans cette affaire, le monde fou (dont on voit bien qu’il marche sur la tête) ou ceux qui ont du mal à y trouver leur place ?

     

      Mais à vrai dire, seuls les “fous” voient le monde tel qu’il est vraiment et perçoivent qu’il marche sur la tête.  Pour certains des “normaux ”, tout est normal. Eux, ce sont les plus grands malades qui s’ignorent. Ils sont tout simplement comme des poissons dans l’eau, ils sont dans leur monde de fous et ils s’y sentent bien ! Ce sont les plus irrécupérables. Mais beaucoup, fort heureusement, sont plus “lucides” et ils disent : “Le monde est fou !”  Mais ils s’y accommodent bien finalement. Oui, eux aussi baignent assez bien dans cette logique de NON. C’est ma définition de ce qu’est la vraie schizophrénie, oui la schizophrénie collective. Comme elle est collective, comme c’est le mal du plus grand nombre, ce mal est devenu une NORME, on ne réalise pas que c’est une schizophrénie, et  ce sont ceux qui ne sont pas comme le plus grand nombre qui sont schizophrènes !  C’est donc le monde à l’envers, c’est le monde qui marche sur la tête !

 

      On veut un petit exemple ? En voici un tout bête :  Presque en face de mon hôtel (oui je suis à l’hôtel, je n’ai même pas un chez moi digne de ce nom dans le pays où je suis né, ça étonne ? Oui, je suis SDF, ça dit quelque chose ? Mais un SDF qui brûle à grande vitesse ses maigres économies pour payer une chambre à l’hôtel, le temps d’écrire ce message, et après on verra …), presque en face de mon hôtel donc, de l’autre côté de la rue, il y a un panneau publicitaire qui devrait intéresser Denis. Il y a cinq beaux personnages pleins de style sur le panneau, deux gars et trois filles, deux bleus et trois roses. Le message est le suivant : “Le Style International. X pour ceux qui savent.”   X est le nom de la marque de la cigarette. Voilà qui donnerait envie de passer à cette marque de cigarette ou au moins de l’essayer si ce n’est déjà fait. Voilà qui donnerait à plus d‘un (à plus d’un jeune surtout) l’envie d’allumer sa première cigarette. Mais en bas du panneau, il est écrit de manière très lisible : “Nuit gravement à la santé.”

 

      Beaucoup auront vraiment bonne conscience et diront que cette dualité message – contre message est une bonne chose. Ils penseront qu’ils ont fait leur devoir d’information, que le consommateur choisit de fumer en connaissance de cause. Mais d’autres diront qu’il ne s’agit que d’une vaste hypocrisie. Mais dans un cas comme dans l’autre, j’appelle cela de la schizophrénie. Ce panneau n’est qu’une des infinies manifestations de la schizophrénie collective dont je parle !  On dira de tel ou tel industriel fabricant d’armes qu’il fait marcher l’économie, qu’il assure des emplois, qu’il fait vivre des familles. Mais il fabrique l’arme qui peut-être le tuera, tuera son enfant, un de ses proches. Mais cela le laissera peut-être indifférent si cela tue quelqu’un à l’autre bout du monde. On dira de lui qu’il est “normal” parce qu’il ne dit pas des “débilités” comme moi. Mais je dis que c’est un schizophrène, un fou ! Des gens “normaux” ne partageront pas mon point de vue et diront que c’est au contraire moi le fou. D’autres gens tout aussi “normaux” militeront activement dans des associations contre les armes à feu. D’autres lutteront de toute leur force contre le tabagisme etc. On trouvera même des psychologues et des sociologues pour émettre des théories justifiant un point de vue ou un autre. Ils diront que c’est “normal” parce que cela répond à telle ou telle pulsion, à tel ou tel instinct. Oui, on emploiera des mots et encore des mots pour nommer ou qualifier ceci ou cela, mais sans savoir ce qui se cache réellement derrière les mots. Mais “pulsion”, “instinct”, ou que sais-je encore, ne font que faire allusion au fonctionnement du Cerveau, et c’est justement le nœud de mon argumentation : Que sait-on du Cerveau et des mécanismes fondamentaux qui font comprendre son fonctionnement ? Connaît-on les secrets de sa logique, de son raisonnement, de ses réactions etc. ? C’est par là que je commence, et j’essaie de voir ce qui se cache derrière les mots nébuleux que l’on emploie et qui ne résultent que de l’empirisme !

 

      Mais l’empirisme (au sens actuel du terme, c’est-à-dire méthodologie de laboratoire) n’est pas ma méthodologie fondamentale de travail. Mon laboratoire fondamental est mon Cerveau qui me révèle ses propres secrets. Et alors je découvre que mon Cerveau est en RELATION (oui, c’est cela le mot de cette théorie, RELATION !) très étroite avec l’Univers tel que mes sens peuvent l’appréhender. Mais ce ne sont pas mes sens (c’est-à-dire une démarche empirique donc assujettie aux sens) qui me font avant tout découvrir l’Univers, mais c’est l’Univers (via mon Cerveau) qui me fait mieux comprendre ce que mes sens perçoivent. C’est là toute la différence avec la démarche scientifique actuelle !

 

      C’est ainsi que je sais ce que veulent dire les mots sans ces mots ! Oui, ma pensée est  en amont des mots, ce qui veut dire qu’elle se libère même de l’esclavage d’une langue particulière. Elle peut même juger les langues, les comparer, dire celles qui ont des bons ou mauvais points en ce qui concerne les mécanismes de la pensée ! Contrairement donc à ce que l’on croit ou l’on affirme, la pensée n’est pas forcément dépendante d’une langue ; mais elle ne dépend que de la mère de toutes les langues, qui est le Langage Universel des Ensembles, une autre façon de dire Théorie Universelle des Ensembles, car l’Univers tout entier est un Langage ! Et, aujourd'hui, j’élit la langue de ma petite Estelle comme véhicule du Langage Universel des Ensembles ! C’est à travers elle que le monde doit percevoir la pensée universelle. C’est la langue de la Relation, la langue de l’Amour.  Il suffit pour cela des ajustements nécessaires pour qu’elle s’ouvre les portes de l’Univers ! Je veux te faire un grand cadeau ma petite Estelle, je veux te conduire au delà des étoiles, je veux te mener au delà des galaxies, je veux te faire sortir de l’univers physique, de l’univers des sens, ce village qui nous emprisonne, pour te faire découvrir le grand Univers, qui est la Relation elle-même, qui est  l’Amour lui-même ! Tu ne vas pas refuser, hein ? Tu ne vas pas refuser, n’est-ce pas ? Ah, je sais ce qui te manque. Tu veux que je te le dise une fois encore, n’est-ce pas ? Alors je te le dis : "Estelle, je t’aime. Pour la vie, noubli pas".

 

      J’ai donc interrogé mon Cerveau et il m’a dit qu’il fonctionnait, qu’il pensait, dans le ventre de ma mère, dès ma conception, avant même que j’apprenne le moindre mot ! Et il m’a tout simplement dit que moi, c’est lui et lui c’est moi ! Autrement dit, je suis tout entier un Cerveau et mon orteil n’est qu’une partie de ce Cerveau. Il refuse que je le SAUCISSONNE comme le fait la science actuelle (voir Au revoir . TXT). Et alors il me fait comprendre le vrai sens des mots AVANT les mots ! Étonnant non ? C’est tout le thème de ce j’appelle l’énigme lexicologique ou l’énigme de la définition. J’en ferai peut-être le thème central d’un TXT spécial, mais ce que j’en ai déjà dit ici ou là (en particulier dans Au revoir . TXT et d’autres ) éclaire, il me semble, suffisamment sur le sujet. Tout le problème de la méthodologie mathématique ou physique est ainsi posé. Ce problème, comme celui de la schizophrénie collective, oui le problème du monde fou, a une seule et même cause : la logique de NON !

 

      Mais le temps du coup de théâtre est là, le temps de l’inversion des logiques est là, le temps de l’alternation est là. Alors on réalisera avec stupeur que la vraie définition du paradoxe n’est pas la RENCONTRE du vrai et du faux, comme celle de deux amoureux, mais bien au contraire leur SÉPARATION !  Un vrai coup de tonnerre ! Oui, elle est vraiment désastreuse cette  SÉPARATION !, et c’est vraiment toute une autre logique qui arrive, elle chamboule tout et envoie aux catacombes beaucoup de schémas de la psychologie actuelle. En clair, la psychologie actuelle, parce qu’elle fonctionne suivant la logique de non, est elle-même atteinte de ce que j’appelle la pathologie de non ou la pathologie de Négation. Que l’on prenne la pleine mesure de la gravité de ce que je dis, oui je dis quelque chose de vraiment très grave et qui laissera beaucoup incrédules. Je le sais, cela sera très difficile à admettre, cela sera terriblement difficile à avaler, si difficile que la solution de grande facilité consistera à dire de celui qui tient de tels propos, donc de moi :  “Il est fou. Il a pété les plombs.”  C’est tellement plus facile de traiter celui qui est seul de fou, que de se remettre en question collectivement !  C’est tellement plus facile de dire cela de celui qui est seul, que de le dire du reste du monde !

 

      En effet, quoi de plus abracadabrant que d’entendre quelqu’un comme moi dire : “La perfection, c’est l’inachevé” ou bien  pire :   “ Le paradoxe, ce n’est pas la RENCONTRE du vrai et du faux, mais bien au contraire leur SÉPARATION ! ” Cela, Denis ne peut pas le comprendre. C’est au dessus de ses facultés. En effet, il est trop empêtré dans la “bonne vieille” logique de non. Il ne peut donc qu’ironiser en m’écrivant (c’est dommage que le syndrome Témoins de Jéhovah qu’il me rappelait m’a fait trop hâtivement déchirer sa lettre, ce qui m’empêche de citer ses termes exacts) quelque chose comme : “Oh bonne vieille logique, quand tu nous tiens…”.  Oui, Denis est un petit spécimen montrant le désastre de la logique de non. Ses paroles ne sont que la triste devise du conservatisme même ! La “bonne vieille logique” le tient, oui NON le tient, oui Négation le tient, comme il le dit si bien, mais cela n’a pas trop l’air de lui déplaire ! Il est tenu à l’insu de son plein gré…

 

      Les psychologues de tous les temps n’ont donc fait que fonctionner selon la logique qui tient Denis. Alors dans cette psychologie de non, est normale toute personne qui fonctionne parfaitement suivant la logique de non. Cette psychologie définit donc comme pathologique toute personne dont le cerveau emprunte une autre logique que cette “bonne vieille logique”. C’est aussi simple que cela ! Une autre façon de dire la même chose est que le monde prend comme référence une psychologie inversée, oui inversée à sa racine même. Et il est temps de la remettre à l’endroit. Je sais, je sais, ce que je dis est au mieux étonnant et grave, et au pire c’est hallucinant et débile ! C’est ce qu’Alex venait de me dire il y a quelques jours, dans cette chambre d’hôtel même. L’informaticien qu’il est, a fait des recherches sur Internet pour déceler le trouble mental dont je souffrirais. Il m’a lu des extraits des résultats de ses recherches pour me convaincre que je devrais faire soigner mon psychique. Mais ce qu’il m’a lu n’a au contraire fait que confirmer tout ce que j’écrivais depuis des mois déjà sur la psychologie actuelle. Si je tire donc des missiles sur cette psychologie, cette confrontation récente et très houleuse entre Alex et moi y est pour quelque chose. Il défend bec et ongle les sciences et les connaissances actuelles, et moi je suis seul à défendre la nouvelle logique, la logique d’Alter. Et comme je suis seul contre tous, j’ai donc forcément tort, je suis donc forcément fou. Et que dire si mes raisonnements et mes réactions correspondent trait pour trait à des cas bien identifiés, catalogués et classés par la psychologie et la psychiatrie actuelles ? Alors pour Alex, cette trouvaille est une preuve irréfutable que je suis mentalement malade et donc que je devrais accepter de me faire soigner. Mais le nouveau Cantor refuse de se faire enfermer dans un asile. Bien au contraire il enfermerait dans un grand asile tous les tenants de ces thèses ainsi que leur chef ignoré : Le Non !

 

      Pour ma part j’assume ma débilité, je la prends à bras le corps, je suis décidé à ne faire et à ne dire que des choses “débiles” pour le plus grand nombre, je prends à contre-pied toutes les logiques “normales” en espérant qu’un jour, on réalisera ENFIN que c’est le “normal” qui était l’anormal et que c’est le vrai normal qui est  tout simplement en train de reprendre tous ses droits ! Alors on aura ENFIN compris que “ Le paradoxe, ce n’est pas la RENCONTRE du vrai et du faux, mais bien au contraire leur SÉPARATION ! ” Oui, c’est la SÉPARATION qui est un problème et non pas la RENCONTRE. La logique de la Rencontre, c’est cela la logique de la Relation, la logique de l’Amour.

 

      Sommaire

 

Le mathématique actuelle : une boucherie !

 

      On aura donc compris que la logique qui SÉPARE le vrai du faux, c’est tout simplement la logique qui dit qu’il y a d’un côté les ensembles et de l’autre les éléments, et qui perd de vue qu’un élément d’un point de vue est un ensemble d’un autre point de vue et vice versa; c’est tout simplement la logique qui dit qu’il y a d’un côté les absolus et de l’autre les relatifs, et qui perd de vue qu’un relatif d’un point de vue est un absolu d’un autre point de vue et vice versa; cette logique dit qu’il y a d’un côté les grands et de l’autre les petits, et elle perd de vue qu’un petit d’un point de vue est un grand d’un autre point de vue et vice versa; elle dit qu’il y a d’un côté les premiers et de l’autre les derniers, et elle perd de vue qu’un dernier d’un point de vue est un premier d’un autre point de vue  et vice versa; c’est  la logique qui dit qu’il y a d’un côté les riches et de l’autre les pauvres, et qui perd de vue qu’un pauvre d’un point de vue est un riche d’un autre point de vue et vice versa; c’est la logique qui dit qu’il y a d’un côté les existences et de l’autre les inexistences, et qui perd de vue qu’une inexistence d’un point de vue est une existence d’un autre point de vue  et vice versa; c’est  la logique qui dit qu’il y a d’un côté les vivants et de l’autre les inertes, et qui perd de vue qu’un inerte d’un point de vue est un vivant d’un autre point de vue  et vice versa; cette logique dit qu’il y a d’un côté les vivants et de l’autre les morts, et elle perd de vue qu’un mort d’un point de vue est un vivant d’un autre point de vue  et vice versa; elle dit qu’il y a d’un côté les pleins et de l’autre les vides, et elle perd de vue qu’un vide d’un point de vue est un plein d’un autre point de vue  et vice versa; c’est  la logique qui dit qu’il y a d’un côté les possibles et de l’autre les impossibles, et qui perd de vue qu’un impossible d’un point de vue est un possible d’un autre point de vue  et vice versa; bref, c’est  la logique qui dit qu’il y a d’un côté les vrais et de l’autre les faux et qui perd de vue qu’un faux d’un point de vue est un vrai d’un autre point de vue  et vice versa.

 

      Et maintenant quelles sont les conséquences de cette logique de non sur la mathématique ?  Une vraie catastrophe ! Et pourtant, ça n’a pas l’air comme ça, et la mathématique a au contraire l’air de se porter comme un charme ! Mais la mathématique (c’est-à-dire la Théorie des ensembles de Georg Cantor) est secouée dans ses fondements par ce qu’elle appelle les “paradoxes”, c’est-à-dire donc des points de rencontre entre le vrai et le faux. Oui, c’est en dessous, à la racine, dans les profondeurs, à l’abri des regards, que cela se passe ; et là rien ne va plus, car c’est là où sévit le monstre : la logique de non ! Là aussi c’est un thème que je rabâche sans arrêt et sous tous les angles. On le trouvera dans beaucoup de TXT, traité sous toutes les coutures, et ici une fois de plus !

 

      Mais Cantor ne savait pas que sa théorie était tout simplement victime de la logique de non. Il ne savait même pas que dès que l’on entre dans cette théorie très spéciale qu’est la Théorie des ensembles (surtout si elle repose comme la sienne et comme la mienne sur le langage de la vie !), on a sa logique qui change. Oui, elle cesse d’être une logique de non, et alors commencent les malheurs dans un monde régi par cette logique. Voici donc une grande vérité que les spécialistes des mathématiques, de la Logique mathématique, de la Théorie des modèles, de la Théorie des ensembles, etc. feraient bien de méditer très profondément : Ce n’est pas la théorie de Cantor qui était paradoxale, mais c’est bien au contraire le monde dans lequel elle arrivait qui souffre d’un paradoxe, le vrai, qu’est sa logique de NON. Oui, cette théorie arrivait dans un cadre pathologique. Et finalement, c’est le pauvre Cantor, qui victime de l’incompréhension de ce contexte pathologique, a sombré pour de bon dans la pathologie (au sens de ce monde). La logique du Colosse a eu raison de sa raison.

 

      Mais il suffisait à ce monde alors d’adopter la logique où le vrai et le faux se rencontrent en toute légalité et les “paradoxes” s’évanouissent ! Mais au lieu de cela, pour “résoudre” les “paradoxes”, on a tronqué la mathématique au moyen d’une approche dite axiomatique. En clair, on a formaté la théorie de Cantor pour qu’elle rentre dans le moule de la logique de non. Quel gâchis ! On a eu alors le sentiment d’être débarrassé des “paradoxes”, mais le désastre n’était que plus terrible : la mathématique fut SÉPARÉE d’elle même ! En effet, on parle désormais de la mathématique (cette axiomatique) et de la métamathématique (celle en amont), tout comme on parle de la physique (celle de nos sens, celle empirique, d’où le mot même physique) et de la métaphysique (la physique en amont, donc qui n’est pas physique, qui n’est pas sensible, qui n’est pas empirique), métaphysique séparée  donc de la physique et reléguée au domaine de la philosophie ! Voilà donc la SÉPARATION, le saucissonnage de la Connaissance à l’œuvre. Oui, les maths, c’est les maths et la physique, c’est la physique, quoi.  Et la physique, c’est la physique et la philo, c’est la philo, quoi. 

 

      Une caractéristique très bien connue de la mathématique actuelle et qui met en évidence la SÉPARATION entre le vrai et le faux se résume à un seul mot : théorème. Au sens actuel du terme, un théorème est un énoncé mathématique vrai. Et le but d’une théorie mathématique est de démontrer ses théorèmes. Mais que fait-on au juste par là ? Très simple : on ne fait que SÉPARER les énoncés vrais de ceux qui sont faux. Démontrer un théorème, c’est tout simplement établir que son énoncé est dans la catégorie étiquetée Vrai. Mais si l’énoncé est étiqueté Faux, alors il est rejeté. Il n’est pas un théorème mais c’est son contraire qui est un théorème. D’ailleurs tout un raisonnement, une méthode de démonstration très classique, est fondé sur cet aspect. On l’appelle le “raisonnement par l’absurde”.  Pour dire vite ce que c’est ce raisonnement, il consiste à établir que si un énoncé est vrai alors on aboutit à une contradiction ou paradoxe (au sens actuel des termes bien entendu). Alors on conclut que cet énoncé est faux, ce qui veut dire que son contraire est vrai. Séparer le théorème du non théorème, est la manifestation visible de la logique de non en mathématique. Je devine alors le lecteur peut-être très perplexe à la lecture de ces lignes. Il se pose tout simplement sans doute la question brûlante suivante :  “Comment peut-il en être autrement ?” Et pourtant, et pourtant, contrairement à ce qui nous a été enfoncé dans le crâne depuis notre plus tendre enfance, contrairement au vrai lavage de cerveau qu’est la logique de non, il existe bel et bien un autrement, un ALTER ! Et c’est cet ALTER que j’invite à réapprendre progressivement. Avec ALTER, c’est une alter vision du monde, c’est un alter monde, c’est l’altermonde.

 

      Oui, en formatant la Théorie des ensembles de Cantor pour la débarrasser de ses prétendus paradoxes,  en en faisant une Théorie axiomatique des ensembles, elle est devenue essentiellement formelle. En clair, elle a perdu le contact avec la vie. Elle est devenue abstraite ! Tout un grand thème développé maintes et maintes fois ailleurs, dans d’autres TXT. Et pourtant il y a bel et bien un autrement, il y a bel et bien toute une autre vision du monde ! Nous ne sommes pas condamnés à la logique de non, à la logique de Droite, une logique où les deux extrémités de la droite,  le vrai à une extrémité et le faux à l’autre, ne doivent jamais se rencontrer. Autre signature de cette logique de Séparation, la mathématique comme la science est résolument au PLURIEL ! Oui, on dit les mathématiques, les sciences ! Dans la mathématique plurielle il y a par exemple ce qui est appelé la géométrie euclidienne d’une part et la géométrie non euclidienne d’autre part.

 

      Avant la Théorie de la relativité d’Albert Einstein, on voyait le monde selon la géométrie euclidienne.  Dans cette géométrie, la somme des angles d’un triangle est de 180 degrés. L’espace vu par cette géométrie est dit “plat”. C’est la même idée que quand je parle de la logique de Droite. Dans un cas comme dans l’autre, c’est la vision de l’Univers à petite échelle, ou une “vision locale” comme on le dit plus particulièrement en physique. Cela veut dire que l’Univers est localement plat, exactement comme un terrain de foot paraît plat. Mais lorsque l’on étend ce terrain, sa courbure finit par apparaître parce qu’il est sur un globe. En effet, la Terre n’est pas un plan et l’Univers à grande échelle est COURBE ! De même la logique est une logique de Droite à petite échelle, elle est linéaire, pour ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez !

 

      Mais pour sa relativité, Einstein avait besoin d’une autre géométrie que la géométrie euclidienne. C’est ce qui est globalement appelé la géométrie NON euclidienne. Mais je parlerai plutôt de la géométrie ALTER euclidienne. Peu importe l’appellation pour l’instant. On signala donc à Einstein que ce genre de géométrie existe et qu’elle fut développée entre autres par Riemann. Et c’est ainsi qu’il eut comme par enchantement l’outil idéal pour sa Théorie de la relativité dite générale.

 

      Mais ce sur quoi je veux surtout attirer l’attention, c’est que cette géométrie “miraculeuse”  existait. Elle était le produit d’une autre axiomatique, et dans celle-ci la somme des angles d’un triangle n’est plus forcément de 180 degrés. Qu’est-ce à dire ? Nous avons dans une géométrie l’énoncé suivant : “La somme des angles d’un triangle est de  180 degrés ” et dans une autre géométrie, une alter géométrie, ce qui est appelé son contraire : “La somme des angles d’un triangle n’est pas de  180 degrés. ” Et avec cela on comprend pourquoi la mathématique est au pluriel. En effet, dans une mathématique, le premier énoncé est un théorème, et dans une autre mathématique, une alter mathématique, c’est le second qui est un théorème. Alors on voit bien que pour résoudre ce qui est appelé une “contradiction”, on n’a fait en réalité que fragmenter la mathématique pour en faire une mathématique plurielle.

 

      Une mathématique unique dans laquelle les deux énoncés sont des théorèmes sera dite “contradictoire” (au sens actuel) donc irrecevable. Mais en la concassant, en la SÉPARANT, la pilule passe. Et l’outil, la méthodologie, de concassage de la mathématique est ce qui est appelé l’axiomatique. Ce qui compte donc pour les mathématiciens, c’est qu’il n’y ait pas de “contradiction” dans une axiomatique donnée.  Peu importe donc s’il y en a d’une axiomatique à l’autre, c’est-à-dire d’une mathématique à l’autre. On ramasse donc tous ces  fragments, toutes ces spécialités, dans un même sac appelé LES MATHÉMATIQUES avec un grand “ S ” et tout le monde est content. Et alors on se fait des bises par-ci, des bises par-là, parce qu’il n’y a plus les “méchantes contradictions”. “A  p’u” oui “A  p’u”, comme le dirait un tout petit enfant, comme le dirait une toute petite Estelle ! Mais on ne se rend pas compte que l’on vient tout simplement de tuer la Mathématique vivante, ma Mathématique à moi, qu’on l’a massacrée, qu’on l’a tronçonnée, saucissonnée, fragmentée, atomisée etc.  Oui, la pauvre, elle est vraiment massacrée à la tronçonneuse. Elle est maintenant morte, inerte ! C’est tout le désastre de la logique de non !

 

      Alors, quelqu’un en physique ou dans quelque autre domaine de la vie a-t-il besoin d’un morceau de la défunte mathématique ? On se rend donc à la boucherie, on examine les morceaux, et on les lui présente. S’il trouve son bonheur comme Einstein pour sa Théorie de la relativité, alors le morceau qu’il emporte est appelée une mathématique appliquée. Mais s’il ne trouve pas son bonheur, alors on affûte les couteaux pour lui tailler un morceau sur mesure !  Oui, c’est comme cela que ça marche actuellement !

 

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Le mathématique qui reprend vie avec Alter

 

      Revenons maintenant au plus grand enseignement de l’exemple des géométries euclidienne et non euclidienne. Je commence par ressusciter ma Mathématique (à vrai dire, elle le fait toute seule, et je ne suis que son serviteur), la Théorie des ensembles de Cantor avec ses prétendus paradoxes et je la recentre sur la vie ! Examinons maintenant les choses autrement. Au lieu de formater cette théorie pour qu’elle entre dans la machine à saucissonner qu’est la logique de Séparation, cherchons d’abord à comprendre le sens de ces paradoxes. Ils sont tout simplement en train de nous dire qu’à grande échelle, la logique n’est pas une logique de Droite. Elle n’est pas linéaire avec deux bouts, le vrai et le faux, qui ne se rencontrent jamais.  Dans la nouvelle vision du monde, les deux extrémités de la droite se rejoignent à une autre échelle et ce que nous croyions être une droite n’est en réalité qu’une grande boucle, un grand cycle. Et ça change tout ! Oui, TOUT ! Alors nous ne sommes plus dans une logique de Droite mais de Cycle. Le Temps, l’Univers, n’est pas linéaire mais cyclique !

 

      On a pu noter le fréquent emploi du mot AUTRE dans l’exposé. Si l’on reprend tout le texte, on sera très surpris du nombre de fois qu’il est employé ! Et lorsque tu parles, Estelle, si tu fais attention, tu remarqueras que tu l’emploies très souvent. Mais tu ne réalises sans doute pas toute l’importance que ce mot a ! C’est un mot INCONTOURNABLE dans tout raisonnement. C’est le mot oublié de la vraie logique ! Et aujourd'hui je dis ALTER pour dire en fait AUTRE. Et on voit facilement que AUTRE et NON, ne sont pas du tout conçu de la même manière par le Cerveau ! Avec AUTRE, la logique est bien plus forte qu’avec NON. En effet, on peut faire jouer à AUTRE le même rôle que NON. Alors il suffit de dire L’AUTRE, et cela sous-entend qu’il n’y en a qu’un AUTRE. C’est ainsi que l’on emploie le mot AUTRE dans la magnifique expression français L’UN L’AUTRE. Quand on dit cela, on ne songe pas du tout à une EXCLUSION mutuelle, on ne pense pas un seul instant à une SÉPARATION, bien au contraire ! L’UN L’AUTRE, c’est l’expression même de la Relation, d’une Interaction, d’une alternance dans l’unité, de la dualité, du couple uni. On les imagine plus en train de faire de la balançoire, de jouer au ping-pong, de s’embrasser, de s’entrelacer, bref, d’œuvrer ENSEMBLE, plutôt que de se SÉPARER, de se DIVISER, de DIVORCER !

 

      Même s’il se tapent dessus L’UN L’AUTRE,  c’est quand même une relation, c’est une interaction. Même s’ils s’ignorent L’UN L’AUTRE, c’est en soi une forme de relation, c’est une absence de relation, mais qui est en fait une AUTRE relation, une ALTER relation, la relation d’ignorance mutuelle ! Dire donc que “une absence de relation est une relation” paraît paradoxal au sens de la logique de non ! En effet, on dit qu’il n’y a pas de relation, puis on dit qu’il y en a finalement une ! N’est-ce pas une belle contradiction ça, si l’on raisonne avec la logique actuelle, la  logique de non ? Voilà pourquoi les mathématiciens, suite à ce qu’ils croyaient être des paradoxes dans la théorie de Cantor, ont renoncé à employer le langage de la vie pour faire la mathématique !  Mais en réalité, c’est leur logique qui n’est pas bonne, et c’est ce que la Théorie des ensembles de Cantor voulait dire ! 

 

      Oui, il suffit de dire par exemple qu’une absence de relation est une autre relation, pour comprendre que l’on regarde exactement la même situation d’un AUTRE point de vue. À un certain point de vue il n’y a pas de relation, mais à un autre il y en a ! Oui, on peut dire d’une pièce qu’elle est vide parce qu’il n’y a aucun meuble. Mais cette pièce est remplie d’air. Ainsi donc elle est vide à un certain point de vue mais elle est remplie à un autre point de vue ! Et il n’y a pas de contradiction dans cette affaire ! Avec AUTRE, avec ALTER, les paradoxes s’évanouissent !  Oui, avec ALTER, on est tout simplement dans une AUTRE logique, dans une ALTER logique, dans la logique de l’ALTER !  Là, les choses TOURNENT ROND, parce que l’on change de point de vue, parce que l’on ne reste pas statique, parce que l’on est pas conservateur, parce l’on est dynamique. La logique de l’ALTER est tout simplement une logique dynamique, contrairement à celle de non qui est une logique statique.  Une mathématique bâtie, sur cette logique est elle aussi tout simplement statique ! Un autre mot que j’emploie pour dire la même chose est qu’elle est intemporelle, c’est-à-dire qu’elle ignore la notion de temps. Les objets mathématiques actuels ignorent le temps.  Et pourtant, et c’est le plus triste dans l’histoire, le TEMPS est dans la mathématique.  C’est même l’essence de la mathématique, c’est même la substance de la mathématique.  Et en mathématique actuelle, on l’appelle ordinal, mais on ne sait pas que c’est le temps ! Je n’en dirai pas plus ici sur le grand thème du temps et des ordinaux, car je l’ai rabâché sous tous les points de vue dans beaucoup de TXT. C’est l’un des thèmes les plus incontournables et pour cause !

 

      La mathématique actuelle est statique parce que sa logique l’est. C’est ce que j’entends par le fait qu’elle est inerte et morte. Elle n’a pas de vie, car la vie c’est le temps. Ce qui ne connaît pas le temps ne vit pas.  Oui, dans la logique statique, dire “Une pièce vide n’est pas vide” est une horrible contradiction. Mais avec ALTER, c’est toute une AUTRE logique, la logique de la vie. Là, les choses vivent, bougent, changent, changent de point de vue. Là, on passe d’un cycle à l’autre, là c’est une question de L’UN L’AUTRE ! Là, même l’absence de relation est une autre relation, une alter relation, car la relation est plus forte, car l’Univers est Relation  ! Là, même l’inexistence est une autre existence, une alter existence. Cela change complètement la conception des notions comme le rien, le néant, le vide, le zéro, l’aucun, le jamais, le faux, l’impossible, l’inexistant, l’irréel, etc. ! Là, la fiction est une autre réalité, une alter réalité  ! Oui, cela bouleverse complètement la vision du monde ! Ainsi donc, celui qui vit dans logique de l’ALTER voit que le monde est complètement fou, complètement sous la coupe de Non, complètement enveloppé par Négation, mais le monde se trouve “normal” et dit qu’au contraire c’est lui qui est fou !

 

      La puissance de l’ALTER est que non seulement il n’exclut pas, non seulement il instaure une RELATION à deux entre ce qui, dans la logique de non est conçu comme opposé (vrai-faux, absolu-relatif, vide - non vide, etc.), mais instaure aussi une relation à plusieurs. En effet, on peut dire L’AUTRE, ou L’ALTER, dans le cas particulier d’une RELATION à deux, mais aussi UN AUTRE dans le cas le plus général, dans le cas de la RELATION MULTIPLE. Mais quand on a compris le fonctionnement de la relation à deux, on a aussi compris le cas multiple, car il suffit de répéter autant de fois que nécessaire la relation à deux. 

 

      Pour sa Théorie de la relativité donc, Einstein n’avait pas besoin d’une NON géométrie, mais tout simplement d’une AUTRE géométrie ! Il avait donc tout simplement besoin d’une ALTER géométrie. Il n’avait pas besoin d’une géométrie NON euclidienne, mais d’une géométrie ALTER euclidienne. C’est ainsi que fonctionne fondamentalement l’Univers. Il est une question d’ALTER au lieu de NON. Cela veut dire que l’énoncé “La somme des angles d’un triangle est de  180 degrés ” et ce qui est appelé son contraire : “La somme des angles d’un triangle n’est pas de  180 degrés ” ne sont pas des théorèmes de deux mathématiques séparées, mais des théorèmes de la même grande Mathématique qui fonctionnent en tandem, en alternation, ils se complètent. Les deux sont toujours vrais, mais pas à la même échelle, pas sous le même point de vue etc. On passe dans l’Univers de l’un à l’autre quand on change d’échelle ou d’angle de vue. Ils ne sont pas contraires l’un de l’autre en se sens qu’ils ne s’excluent pas mutuellement. Mais ils sont tout simplement des alternations de l’un de l’autre. Mais des deux, le plus universel (donc le moins local) est celui qui dit : “La somme des angles d’un triangle n’est pas de  180 degrés .” Oui, à grande échelle (à l’échelle universelle) l’Univers est courbe, et à grande échelle  (à l’échelle universelle) la logique est cyclique ! On passe d’un cycle à l’autre, d’une échelle à l’autre, oui on passe de l’un à l’alter ! Dans cette logique, faux signifie tout simplement alter vrai, car tout est vrai, car il n’y a fondamentalement qu’une seule valeur de vérité, le vrai ! Oui, c’est vraiment tout une autre logique, une alter logique.

 

      Le collégien apprend très tôt que : “Deux droites parallèles ne se coupent jamais.” Mais, je l’ai évoqué, dans la nouvelle logique, les mots comme jamais ou aucun ne sont pas pathologiques, oui, ils ne sont pas absolus mais relatifs (d’ailleurs le mot relatif ne fait que cacher l’incontournable mot relation). Oui, dans un Univers seulement euclidien, dans un Univers sans l’alter euclidien, dans un Univers plat, dans une logique de non, on se contentera de cette phrase. Mais dans un Univers qui n’est pas seulement qu’euclidien, dans la logique d’ALTER, la même phrase se dit : “Deux droites parallèles se coupent à l’infini.” Oui, deux longitudes du globe qui ne se coupent pas sur un terrain de foot, mais se coupent pourtant aux pôles ! Et les droites de deux fils à plomb ne se coupent pas dans une pièce, mais se coupent pourtant au centre de la terre ! Dans un Univers courbe, dans un Univers cyclique, la logique est cyclique, le vrai et le faux se rencontrent en toute légalité, soit ici, soit ailleurs ! Et voilà comment ce qui ne se coupe jamais, se coupe finalement ! Et pourtant il n’y a pas de contradiction ! N’en disons pas plus ici, car cela a été bien rabâché ailleurs, dans d’autres  TXT.

 

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Le Royaume de Dieu et la Civilisation universelle

 

      Après cette parenthèse technique, revenons à nos moutons.  La logique de non, la logique de Séparation, la logique de Négation est une logique de Développement Séparé. C’est la logique de l’Apartheid mondial. C’est à qui domine l’autre (l’alter), c’est à qui exploite l’autre (l’alter). Même dans la collaboration, chacun défend en fait son intérêt. Là, on ne voit pas plus loin que le bout de son nez et on recherche le profit immédiat. On ne voit les choses que d’un point de vue local. On prend des décisions en se préoccupant peu de leurs impacts au loin, à l’autre bout de la terre. On ne s’inquiète pas non plus des conséquences à long terme. On perd de vue que la planète forme un TOUT indissociable ! On perd de vue la Relation planétaire !

 

      Dans cette logique, on parle d’indépendance, donc de séparation ! Mais avec la logique d’ALTER, c’est un autre rapport entre les humains qui se dessine et c’est cette nouvelle politique que je prône. Je milite pour l’interdépendance, l’alternation, l’interaction, la relation. C’est cela la Théorie Universelle des Ensembles, c’est cela la Théorie de l’Universalité, c’est cela la Civilisation Universelle. C’est ce qui fut autrefois appelé le Royaume de Dieu ou le Royaume des cieux. C’est le Royaume de l’Univers, c’est le Royaume du Dieu cosmique d’Albert Einstein ! C’est un Royaume construit scientifiquement. Eh oui ! Oui, je sais, je suis devenu cinglé, fada, maboul. Je n’énonce que des débilités. Ça, on me l’a dit des millions de fois, à commencer par les Témoins de Jéhovah. Je trouve que toute le monde se répète un peu trop, beaucoup même, que tout le monde répète ce que dit tout le monde.   Mais le maboul poursuit sa voie de maboul et prône une religion scientifique, n’en déplaise à beaucoup.  Je prône la Civilisation Universelle. C’est ma Politique. Tout un programme ! Et chaque TXT précise le programme universel.

 

      L’Universalité, c’est ce que devait symboliser le grand Aigle d’Estelle sur l’aéroport de Lomé, oui la blancheur d’une Étoile dans la nuit qui est aussi la sienne. À Roissy, l’Aigle n’était qu’un numéro parmi tant d’autres. Il n’était pas le Roi du Ciel. Mais dans le ciel togolais il était un grand Roi, le grand Aigle. Et sur l’aire de l’aéroport de Lomé, il était l’unique, le symbole d’une puissance étrangère, le symbole d’une puissance économique. Ce n’était pas un Aigle togolais, il n’était là que pour des raisons commerciales.  En regardant la désolation autour de son grand Aigle, Estelle pourrait se dire :  “C’est ici que je mesure à quel point je suis une grande femme. Ici je suis une Reine !” Alors je dis à ma petite Estelle : “Si tu es une Reine ici, alors je trouve que ton Royaume est vraiment tristounet. Regarde autour de toi. Ce n’est qu’un désert, ce n’est que misères ! Ça te rend heureuse ?” Le monde que je refuse est ainsi résumé, et la Civilisation Universelle construite sur de nouvelles bases est aussi ainsi résumée. Voilà. Quand on a compris cela, alors on m’a compris. Et alors on a compris beaucoup de choses de l’Universalité et de ce qui fait sa spécificité.

 

      Mais à l’époque où mon abstention était aussi passive qu’une dite “neutralité chrétienne”, je regardais donc chez Estelle, un  peu amusé, Alcazar et Tapioca se chasser mutuellement d’élections en élections.  Je regardais, bien au-dessus de la mêlée, le chassé-croisé de scrutins en scrutins. Et pourtant ce n’était pas une indifférence, loin de là ! Oui, je surveillais très attentivement la vie de ma petite Estelle, je l’analysais avec le recul nécessaire, avec tout un autre regard que celui de ceux qui sont englués dans des schémas de pensée plus que séculaires, schémas de pensée qui les empêchent de relever la tête pour voir les choses avec un regard vraiment différent. Oui, depuis que j’habitais au sein d’Estelle, j’ai vu les limites de ce genre d’alternance Alcazar-Tapioca qu’on appelle « démocratie », de ce genre d’alternance bleu-rose. Je sentais les lassitudes et je palpais comme une envie d’un réel renouvellement du débat. Oui, cela alternait, certes, mais les problèmes fondamentaux demeuraient. La vie politique d’Estelle était devenue comme un chewing-gum que l’on continue de mâcher alors qu’il n’a plus de goût, juste pour le plaisir de mâcher.

 

      Puis le ras-le-bol d’Estelle a atteint son sommet et elle commença a s’enfoncer dans la couleur bleu ténèbres, dans l’acier. Alors je ne reconnaissais plus ma chère petite Estelle.  Elle était en train de changer et j’ai eu peur, très peur ! Et pourtant j’aime le changement ; mais j’aime celui qui fait aller vers la lumière et non vers les ténèbres. Il fallait donc faire quelque chose, car l’heure était grave.  J’ai crié dans la rue et pour la première fois de ma vie j’ai voté. Oui pour l’amour d’Estelle j’ai brisé la dite “neutralité chrétienne”, m’exposant à des ennuis avec les Témoins de Jéhovah, si la chose venait à se savoir. Et pour ma grande première, j’ai dû voter pour une conception de la société qui n’était pas la mienne. Beaucoup étaient comme moi ; ils ont voté la nausée au ventre, à contre-cœur, et beaucoup aussi pour la première fois depuis longtemps, et beaucoup pour la première fois tout simplement. Mais c’était le moindre mal, oui c’était l’esclavage du bleuet qui n’a pas le cœur d’une rose, ou un autre esclavage plus grand et plus nauséabond ! C’est grâce à des gens comme moi, c’est grâce à des gens très attachés à la liberté, c’est plus particulièrement encore grâce à des gens qui comme moi viennent des régions du monde où ils savent ce qu’être privés de liberté, que ma petite Estelle est sortie de son cauchemar. Et pour combien de temps ? Cela ne dépend maintenant que d’elle.

 

      Oui, cela ne dépend que de toi, ma chère petite Estelle. Je t’ouvre la voie d’une grande liberté, la liberté qu’offre l’Univers, la liberté qu’est l’Universalité. Je te demande d’être la pionnière de la Civilisation Universelle. C’est beaucoup mieux que la francophonie, c’est l’Estellophonie, c’est tout simplement l’Universalité ! L’apprécieras-tu à sa juste valeur ? Comment ? Que dis-tu ? Il y a déjà une autre grande Star ? Mais, tu vaux beaucoup mieux qu’elle, ma chère petite Estelle. Elle ne sait que montrer au monde ses muscles bleus, ses muscles d’acier. Elle massacre hommes, femmes et enfants. Elle ne sait que dire : “Je suis le plus fort, le plus puissant.” Mais, pour moi c’est une grande faiblesse.

 

      Son blé est bleu, et son sang, c’est son blé, son sang est donc bleu. Son cœur bat très fort, mais c’est pour faire circuler le sang bleu, le blé bleu.  Son cœur est bleu. C’est la raison pour laquelle quand cette Star fait couler du sang, elle ne s’en émeut pas, car elle voit que le sang est rouge, que le sang est rose, et alors elle dit : “Ce n’est pas mon sang.” Alors elle peut en verser une grande quantité pour son blé bleu, elle peut s’en nourrir pour son sang bleu. Oui, elle a combattu un grand peuple au cœur rouge. Puis ce peuple est tombé malade et a fini par mourir. Veux-tu savoir la vraie cause de cette mort ? Simple, ma petite Estelle : ce peuple avait un rouge sang qui ne savait pas devenir un sang rose. De plus, il niait le Ciel, la vrai Ciel, le Ciel de tous, le Ciel bleu, le vrai bleu. C’est le Ciel qui crée les arbres verts, c’est le Ciel qui crée les bleuets, c’est le Ciel qui crée les roses, c’est le Ciel qui crée les fleurs de toutes les couleurs, c’est le Ciel de la diversité, c’est le Ciel de l’unité dans la diversité, c’est le Ciel de la diversité dans l’unité. C’est l’Univers, c’est l’Universalité. C’est l’Univers qui vit, c’est l’Univers qui est la Vie elle-même. Mais ce peuple au cœur rouge disait : “Le Ciel est mort, l’Univers est mort, la Vie est morte.” Oui, il disait NON au Ciel bleu, au Ciel de tous. C’est ainsi que se manifestait chez lui la logique de non, la logique de Droite, oui sa logique était elle aussi de Droite !

 

      En effet, toute logique qui directement ou indirectement rejette l’Univers qui est le Cycle, l’Univers qui est la Vie, est une logique de Droite ! Oui, c’est une logique qui est bien plus profonde, qui va bien au delà des étiquettes que les hommes se donnent. Elle va bien au delà des idéologies, elle révèle l’arbre généalogique des pensées. C’est ainsi que deux pensées croyant n’avoir rien l’une avec l’autre, croyant n’avoir aucune relation, se retrouvent avec une parenté commune inattendue. C’est ainsi qu’un Alexandre, un Alex, qui croit n’avoir rien en commun avec la secte des Témoins de Jéhovah, est en fait un Témoin de Jéhovah qui s’ignore. C’est ainsi qu’un Mario, Témoin de Jéhovah, qui croit être  très différent d’un Alexandre, est un Alexandre qui s’ignore. C’est ainsi qu’un croyant peut être un athée qui s’ignore et un athée peut être un croyant qui s’ignore.

 

      La logique qui révèle ces relations profondes insoupçonnées, c’est la logique qui fait rencontrer ce qui dans la logique de non est sensé ne jamais se croiser. C’est la logique de la Relation, c’est la logique universelle, c’est la logique d’ALTER. Oui, c’est la logique qui révèle la parenté entre la Star au cœur bleu et l’ancien peuple au cœur rouge. Mais parce que ce peuple au cœur rouge a rejeté le Ciel bleu qui est la Vie, il agonisa et mourut. Mais la Star au cœur bleu s’imagine maintenant être le grand Ciel bleu au dessus du monde. Elle dit : “La mort du rouge sang est la victoire de mon sang bleu. Le Ciel est avec moi, je suis le Ciel. C’est moi qui dois dire à tous sur terre ce qui est bien et ce qui est mal. C’est moi qui décide du bien et du mal. C’est moi qui dis qui est bien et qui est mal. C’est moi qui fais la pluie et le beau temps. J’ai le droit de vie et de mort. C’est moi qui punis, c’est moi qui récompense. Et maintenant tout doit être bleu comme moi.”

 

      Cette Star a écrit sur ses feuilles de blé bleu : “En Dieu nous avons confiance”.  Chez elle on parle beaucoup de Dieu, tout le monde parle de Dieu, à la maison, dans la rue, dans les magasins, partout. Si chez elle je me tiens dans la rue et que je crie très fort :  Dieu, je t’aime très fort”, on ne me regardera pas comme un fou, mais on dira :  “Voilà ce qu’est un grand croyant, un grand pieux ! Si je pouvais être comme lui !” Oui, chez cette Star, c’est très “naturel” de parler de Dieu. Et pourtant, de quel Dieu parle-t-on vraiment ? Au mieux, c’est le blé bleu. L’inscription “En Dieu nous avons confiance” sur les billets verts de ce blé bleu signifie alors tout simplement que c’est en ce blé que la Star et ses enfants mettent leur confiance. C’est lui leur dieu. Mais au pire, leur dieu est un dieu caché, c’est Négation lui-même.

 

      C’est pour cela qu’aujourd'hui c’est autour de cette arrogante Star, de cette Star qui dit “Je suis le Ciel bleu sur terre”, d’entendre parler le vrai Ciel bleu, l’Univers qui vit, l’Univers qui est la Vie, l’Univers qui parle. Sa première désagréable surprise est que l’Univers a choisi ta langue pour parler. Toi, tu as plus de cœur, parce que ta langue est celle de l’amour, celle de la relation. Mais tu n’es pas parfaite, tu n’es pas au-dessus de tout reproche. Tes voies elles aussi sont tortueuses et si je fouille ta magnifique garde-robe, j’y trouverais des choses pas très belles. Mais je n’ai pas besoin d’y fouiller car je ne te ferai pas ce déshonneur. En effet, mes yeux sont des flammes de feu, ce sont des rayons pénétrants. Je vois donc, sans avoir besoin de fouiller en détail. Je sais aussi que dans ton joli sac à main il n’y a pas que du rouge à lèvre. C’est pour te dire que ce n’est pas pour ta perfection que je t’aime. Et pourtant c’est bien pour ta perfection que je t’aime. Contradiction ? Pas du tout ! Je veux dire par là que je t’aime selon une autre conception de la perfection, une alter conception. Selon elle, “la perfection, c’est l’inachevé, c’est le non fini, c’est l’infini” ! Dans la logique de non, l’ “inachevé signifie le “NON achevé”. Mais dans ma bouche, dans mon esprit, NON signifie ALTER. Donc l’inachevé ou le NON achevé signifie l’ALTER achevé. Cela veut dire donc que ce qui n’est pas achevé d’un certain point de point de vue, est achevé d’un autre point de vue.

 

      Oui, malgré tes imperfections (au sens actuel du terme), tu es maintenant prête pour une nouvelle rencontre, pour une nouvelle mission, et tu ne dois pas échouer, sinon ce serait trop triste. Ton échec serait une très grand honte, celle que justement j’ai toujours voulu t’éviter. Si tu échoues donc ou si tu refuses ta mission, ce sera triste pour toi et cela me fera de la peine pour toi, mais la mission sera achevée quand même mais autrement ! Oui, la mission sera accomplie (achevée) par une autre Estelle cachée. Il ne sera pas nécessaire d’aller la chercher dans une lointaine galaxie. Elle peut être tout simplement une autre Estelle qui est présentement  cachée en toi. C’est peut-être Stella, c’est peut-être Anne, c’est peut-être Yamina ou c’est peut-être Yasemin.  C’est cela être la variable Estelle, c’est cela être l’inconnue Estelle, c’est cela être X ou  Y.  Alors Estelle peut être une solution ou une AUTRE ! En effet, “noubli pas” qu’il y a plusieurs Estelle en toi. Il y a Estelle bleue, il y a Estelle bleu ténèbres, il y a Estelle rose, il y a Estelle rouge, il y a Estelle verte, il y a Estelle blanche, bref il y a Estelle de toutes les couleurs ! Il y a Estelle qui écrase une AUTRE Estelle, une ALTER Estelle. Oui, tu es tout cela, ma chère petite Estelle !

 

      Oui, Estelle, tu n’es pas au dessus de tout reproche, et mon amour pour toi n’est pas aveugle. Je suis dingue de toi, mais je un dingue lucide ! Au sens de la logique de non, c’est un magnifique paradoxe ou non-sens Mais dans la logique d’ALTER, le paradoxe c’est quand le vrai et le faux sont SÉPARÉS, c’est quand leur relation est rompue, c’est quand leur amour est coupé !

 

      Mais le NON est statique et définitif. En effet, dans cette logique, le NON possible, oui l’impossible, reste toujours le NON possible, oui l’impossible. Et celui qui est mort est mort et sa vie est achevée à jamais. Oui, le NON vivant reste toujours le NON vivant. C’est là tout le statique, tout le conservatisme de la logique de non ! Mais avec ALTER, c’est une AUTRE vision des choses. C’est un opérateur dynamique, c’est l’opérateur de la Variable, c’est l’opérateur du changement même ! Avec lui, NON possible signifie ALTER possible, avec tout ce que cela implique. En effet, cela signifie que ce qui est dit “impossible” est présentement possible mais autrement, sous une autre forme ; et cela signifie aussi que ce qui est dit “impossible”sera possible, dans un AUTRE temps ! Oui, ALTER est un opérateur temporel, c’est l’opérateur même du Temps ! C’est toute la force de l’ALTER, oui contrairement au NON, il n’est pas statique, il n’est pas définitivement figé et empaillé. Mais il est dynamique, il est vivant, c’est l’essence même de la Vie ! Avec lui donc, le NON vivant est un ALTER vivant, avec tout ce que cela implique aussi. Avec lui, c’est vraiment toute une AUTRE vision du monde, c’est l’ ALTER monde, c’est l’altermonde !

 

      Aujourd'hui, c’est ta langue, la langue de l’amour qui va expliquer tout cela au monde. Tu vas l’expliquer à la Star au cœur bleu, à la Star à la langue bleue, à la Star au blé bleu, à la Star au dieu bleu. Chez toi , Dieu est tabou. Si je me tiens dans une de tes rues et que je crie :  Dieu, je t’aime très fort”, contrairement à la Star, tu me regarderais avec des yeux très bizarres et tu dirais quelque chose du genre : “Encore un illuminé !” ou “Encore un fou !”Oui, ma petite Estelle, tu me conseillerais un “bon psychiatre”, ou tu irais toi-même chercher une camisole de force pour me l’enfiler. Oui, Estelle, tu n’es pas “spirituelle” comme la Star. Chez toi il y a une vraie chasse aux sorcières et tu as tout d’une personne mécréante. Et pourtant je sais que tu es spirituelle. Tu sembles manquer de spiritualité parce tu n’as pas encore rencontré ta vraie spiritualité. En effet, ta spiritualité est rationnelle, oui elle est cartésienne. C’est cela, ton esprit est cartésien, il est comme celui d’un tes enfants qui a dit : “Je pense, donc je suis.” C’est cet esprit que je t’apporte aujourd'hui, c’est cette spiritualité que je t’offre. Tu as perdu ton véritable esprit et tu sombres dans une pathologie qui oppose l’esprit à l’esprit, qui sépare l’esprit de l’esprit ! Je te propose maintenant de retrouver la spiritualité rationnelle ! Je te propose le Dieu rationnel, je te propose le Dieu mathématique, je te propose le Dieu universel, je te propose le Dieu cosmique, je te propose le Dieu d’Albert Einstein, je te propose l’Univers vivant, je te propose l’Existence qui est la Vie, je te propose la Vie.

 

      Tu as érigé une grande Tour de Fer pour l’exposition universelle de 1889. Elle devait être temporaire, mais elle y est toujours et elle est aujourd'hui un très grand symbole dont je parle souvent. Je voudrais qu’elle soit le symbole de l’Universalité qui rassemble et non le symbole d’une bleue mondialisation qui écrase le petit ! Mais je ne te cache pas mon inquiétude, car j’ai vu cette Tour écraser ses propres enfants dont moi. Oui, ma petite Estelle, tu m’as déjà écrasé, et pourtant je continue à t’aimer. Mais, au moins en une occasion, tu as refusé de suivre la Star, ton amie, ton alliée, dans sa schizophrénie, dans ses mensonges, dans sa folie meurtrière, dans sa soif de sang. Tu as fait valoir ton exception et, ce jour, mon amour pour toi est monté d’un cran. Et je te le dis encore : “Estelle je t’aime. Pour la vie, noubli pas.” Un de tes enfants a parlé à ma place sur une croix au sommet d’une colline dans une petite ville en ton cœur, là où j’habitais.  Oui, c’est pour la Vie que je t’aime, ma petite Estelle. Tes couleurs sont le bleu, le blanc et le rouge. Ces couleurs, je les interprète aujourd'hui différemment.

 

      Pour le bleu, je te dis : ne te laisse pas avaler par la bleue mondialisation et son inhumanité. Que le blé bleu ne soit pas pour toi l’objectif suprême ! Écraser des humains au nom de la rentabilité, au nom de la productivité, au nom de la compétitivité, au nom du profit, bref, au nom du blé bleu est tout ce qu’il y a de plus horrible. Ce n’est pas vrai de dire que cette voie est la seule pour tout esprit réaliste. Ce que l’on oublie de dire, c’est que cette “réalité”, c’est toi et ton monde qui l’avez fabriquée au fil du temps. Ce n’est donc pas une fatalité, oui il y avait bel et bien un autrement, oui il y a bel et bien un autrement, il y a bel et bien un alter. Ce n’est donc pas vrai de dire que l’on ne peut plus changer les règles et repartir sur d’autres bases. La situation actuelle est la résultante d’une logique de non, d’une logique de Droite, d’une logique de Séparation. Dans la logique de Droite, cette “réalité”, qui ne conduit qu’à une autodestruction, est comme figée, est comme définitive, est comme la seule ! Mais c’est Négation, le grand Schizophrène, qui entraîne le monde vers le précipice car il savait qu’un jour Alternation arriverait, et alors ce serait la fin de son règne, la fin de son emprise sur tous les esprits, la fin de la schizophrénie collective qu’il faisait régner. Mais Alternation est là et sonne le glas pour Négation. Ces propos, cette personnalisation de Non, cette personnalisation de la Négation, est faite à bon escient. Mais c’est un “mystère” qui s’éclaircira ailleurs et en son temps si ce n’est déjà fait pour toi, Estelle.

 

      Avec ALTER, les choses changent et on peut rebâtir le monde sur de nouvelles bases, sur des bases totalement scientifiques puisque que toutes les sciences, toutes les connaissances, toutes les philosophies, toutes les religions etc. ne forment désormais qu’une seule Science, la Science de la Relation, la Relation elle-même, l’Amour lui-même, la Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de l’universalité. Ta langue est celle des ensembles, elle est celle de la relation, elle est celle de l’amour. Un trésor t’a donc été donné, ma petite Estelle, ne le perds pas, ne le gâche pas dans la bleue mondialisation, dans la mondialisation sans cœur, dans la mondialisation sans amour. N’y perds pas ton âme ! En effet, tu n’es pas obligée de la subir, tu as beaucoup mieux que cela à proposer, tu as l’Universalité ! Tu as l’Universalité à construire ! Oui, je t’en livre les plans, juste les clefs, et c’est à toi d’en faire bon usage.

 

      Pour le blanc, je te dis :  Un bleu avec le blanc, c’est un vrai ciel, c’est le ciel moutonné, c’est le ciel avec les nuages blancs. C’est le ciel de la vie. C’est le ciel de tous, c’est le ciel universel. Ce bleu n’est pas un bleu ténèbres, car le blanc qui est avec lui est la lumière, le blanc est la lumière du jour, le blanc est la lumière de l’étoile du jour ! C’est le blanc brillant de l’Étoile que tu es, Estelle.  C’est le blanc des étoiles au firmament. C’est le blanc qui constelle le noir, c’est le blanc qui forme une belle robe avec le noir. Ils forment un tout indissociable ! Ils forment un ensemble, ils restent ensemble, car « Faut rester ensemble ». Mais ce n’était pas ce que ton blanc grand Aigle était, la nuit du 11 septembre 2004, au pays couleur de la nuit ! Mais il était là seulement pour le blé bleu, pour des raisons commerciales. En effet, si tu avais calculé qu’il n’y avait qu’une petite poignée d’individus qui sollicitaient les deux ailes de ton grand Aigle, tu aurais dit : “Destination NON rentable ”, et tu n’aurais jamais dit : “Destination ALTER rentable ”, parce que tu ne connais pas la logique de l’ALTER mais seulement celle de Non. Et alors l’Oiseau ne serait même pas venu là. Oui, c’est le blé bleu qui l’y a conduit et, cette nuit, autour de lui était un désert, autour de lui il n’y avait que misères. Ton blanc était celui d’une étoile perdue, d’une étoile tombée dans les ténèbres, d’une étoile Reine des ténèbres.  Mais ton blanc doit maintenant être celui des étoiles de l’Univers, celui de l’Universalité.

 

Pour le rouge, je te dis :  Le rouge, c’est le sang, et le sang c’est la vie. C’est la vie de l’homme, c’est la vie de la femme, c’est la vie de l’enfant. As-tu versé du sang ? Ne le fais plus. As-tu vendu du sang rouge qui coule dans des enveloppes noires ? Ne le fais plus. As-tu suivi ceux qui versent du sang parce que ce sont tes amis ou tes alliés ? Ne le fais plus. Mais deviens un vrai pays des “droits du sang”, un vrai pays des “droits de l’homme”. Mais pour l’instant, tu l’es plus dans la bouche que dans les faits. Sois-le pour de bon, ma petite Estelle. Tu auras alors beaucoup, beaucoup d’enfants, d’une manière très nouvelle, d’une manière qui n’est pas celle de la colonisation, d’une manière qui n’est pas celle de l’impérialisme, d’une manière qui n’est pas celle d’une femme dominatrice. Mais alors tu les auras à la manière de l’Universalité, dans une logique sans frontières, dans une logique qui n’est pas celle de Séparation, dans une logique qui n’est pas celle de Développement séparé, mais dans une logique d’Union, dans une logique d’Alternation, dans une logique d’Interdépendance. Sois tout simplement le berceau de la Civilisation Universelle. Alors tu auras vraiment beaucoup d’enfants, d’une manière qui dépasse tous tes rêves d’autrefois et d’aujourd'hui.

 

      Entre ton bleu et ton rouge il y a le blanc. Je t’ai dit ce que le blanc donne avec le bleu. Il atténue la dureté de ce bleu. Il lui évite d’être un bleu du fer qui broie l’argile. Il lui permet d’être un bleu céleste, un bleu pour tous, un bleu universel.  Mais le même blanc lorsqu’il s’associe au rouge le transforme tout simplement … en ROSE ! Et tout est dit. Tes couleurs sont donc les couleurs de l’Univers, du Ciel, de la Vie et du Cœur ! Puisses-tu t’en montrer digne. Si tu fais rayonner ce que je t’offre, tu deviendras une grande Étoile, et même plus. C’est à toi d’apprécier à leur juste valeur tous tes trésors d’autrefois et d’aujourd'hui. C’est à toi de jouer maintenant !

 

      Oui, j’offre à Estelle quelque chose qui renouvelle chez elle le débat d’une toute nouvelle manière avant l’échéance 2007 qui arrive. Je prépare donc le terrain, j’entends préparer les esprits pour que le cauchemar de ma petite Estelle soit éloigné pour longtemps, pour très longtemps. Ce que je lui offre, l’Universalité, est l’antipode du bleu ténèbres, c’est l’antidote même contre la frayeur bleu ténèbres. Mais que l’on se rassure, je n’ai aucune ambition élyséenne, et je serais une très mauvaise Tour Eiffel. Mais je mène mon combat autrement, un alter combat, et d’une manière, à mon avis, bien plus efficace que si je m’installais dans les arcanes du pouvoir. Non, non, j’entends garder ma liberté et mon recul plus que nécessaire, pour voir autrement les choses, pour dire autrement les choses, pour faire autrement les choses  ! J’entend être un “simple” arbitre, comme sur un terrain de football. L’arbitre ne participe pas au jeu, il ne dribble pas, il ne tire pas dans les buts, et pourtant il est dans la match, et il fait même le match ! On l’aura compris, moi et mes proches, nous sommes un symbole de ce que l’horreur qu’est le bleu ténèbres ne doit pas séparer. Mais présentement, je me suis séparé des miens, et à contre-cœur. Si Estelle comprend ce que je veux lui montrer (je sais qu’elle le comprendra, car elle est intelligente), elle jouera le jeu (si c’est un jeu), elle entrera dans l’Universalité et alors son cauchemar sera refoulé loin, très loin. Si elle comprend la leçon, alors elle nous réunira, moi et les miens, et cela sera un très grand symbole de suppression des frontières, de suppression des différences de couleurs et de races. Oui, elle aura chanté comme Hélène Ségara : « Faut rester ensemble ».

 

      C’est aussi profond que cela, l’Universalité. Mais je sais que ma chère petite Estelle comprendra, et je garde l’espoir qu’elle écoutera son cœur, qu’elle sera sensible à mon message : "Estelle, je t’aime. Pour la vie, noubli pas." Non, elle ne le laissera pas cloué sur une croix, n’est-ce pas, Estelle ?

 

      Sommaire

 

Universalité zéro point zéro

 

      Je le redis donc : Pour l’amour d’Estelle, j’ai brisé les chaînes d’une religion et je suis allé, la nausée au ventre, voter pour une conception de la vie de l’Étoile qui n’est pas la mienne. Comme beaucoup, je peux me regarder dans une glace, car un grand nombre ne seraient pas allés au delà de leurs convictions, même pour sauver la liberté d’Estelle, même pour sauver leur propre liberté. Oui, si pour sauver Estelle, ils avaient à choisir entre la couleur bleu ténèbres et la couleur rose, ils n’auraient pas voté pour la rose pour barrer la route aux ténèbres. Ils n’auraient pas fait comme des gens comme moi qui ont su se surpasser, qui ont su dépasser les clivages, pour voter pour le bleu qui n’a pas le cœur rose ! Non, ils ne seraient pas descendus si bas, ils n’auraient pas crié dans la rue pour la liberté d’Estelle.  Non, le ciel bleu ne serait pas descendu aux côtés de la rose terre.

 

      En s’apprêtant à voter pour le bleuet, le peuple au cœur rose entendait d’abord faire comprendre au peuple au cœur bleu que c’était avant tout pour la liberté d’Estelle qu’il se joignait au bleuet. Mais on n’a pas vu beaucoup de pétales bleues dans les rues quand la liberté d’Estelle agonisait. Cyniquement, beaucoup au cœur bleu se disaient : “C’est cela, joignez-vous à nous, idiots, pour sauvegarder nos intérêts.” Il n’a pas fallu longtemps pour que le cynisme du bleuet se manifeste. Fort de son score digne d’une “république bananière”, la “dictature bleue  fut à la hauteur de sa réputation. Elle mit en place “L’Union pour la majorité de la Tour Eiffel”, oui l’UMP, et un an après, un certain printemps 2003, j’étais de nouveau dans la rue pour crier en compagnie des enfants d’Estelle que le bleuet d’Estelle écrasait ! Je fus broyé avec eux et réduit au silence avec eux. La “dictaturebleue frappa donc et je souffris une fois encore dans Estelle, de la part d’enfants d’Estelle, avec des enfants d’Estelle et pour Estelle. C’est cela la logique de non, c’est cela la logique de Droite, c’est cela la logique de Séparation. Elle sépare même Estelle d’Estelle. Elle ne sépare pas seulement le noir du blanc pour le réexpédier à ses frontières et à ses misères par des aigles appelés charters, mais elle sépare même le blanc du blanc !

 

      Le bleuet écrase donc la rose. C’est ce qui montre justement que ce bleu n’est pas le bleu du ciel qu’il prétend être et qui entend désormais être la seule vision qui gouverne le monde. En effet, un peu partout dans le monde, lorsque des peuples abandonnent le rouge sang, lorsqu’ils se libèrent des tyrannies et des dictatures en tous genres, ils se retrouvent avec un modèle de société qui est celui de ce bleu qui n’a pas un cœur rose ! On martèle dans tous les esprits que toute personne “raisonnable”, que toute personne “réaliste”, ne peut qu’accepter les règles de ce bleu. Ainsi donc, toute la terre doit être bleue, les arbres doivent être bleus, les roses doivent être bleues, les tournesols doivent être bleus, les tulipes doivent être bleues, les géraniums doivent être bleus. Le blé doit être bleu, l’olive doit être bleue. Les vaches doivent être bleues et les pintades doivent aussi être bleues. Oui, le monde doit voir bleu, tout le monde doit s’habiller en bleu, et toute le monde doit manger du bleu. Cela ne s’appelle pas l’Universalité, cela s’appelle la mondialisation. 

 

      Mais c’est de l’Universalité que je désire parler à ma petite Estelle. Elle est réputée pour être une exception sur l’échiquier mondial. Mais que cela ne soit pas un vain mot. Oui, que le mot “exception” ne signifie pas tout simplement s’enfermer dans une sorte de conservatisme qui pour moi n’est qu’une forme de sectarisme.  Je lui propose de se rendre exceptionnelle par son ouverture, par son universalité. Je lui propose l’unité dans la diversité, la diversité dans l’unité, et non la bleue mondialisation, et non l’uniforme mondialisation. Je lui propose tout simplement de retrouver son esprit et de devenir une grande Estelle, une grande Étoile, qui rayonne dans un monde devenu fou ! Oui, qu’elle retrouve son esprit pour qu’elle fasse retrouver au monde le sien. Elle en a le pouvoir, mais moi je n’en ai pas, mais l’Universalité est un immense pouvoir si on la fait rayonner. Alors elle embrasera très vite la terre comme une traînée de poudre, elle s’emballera comme le cœur d’un réacteur, comme le cœur d’une étoile !  En effet, elle a un potentiel très puissant. Il suffit donc de la mettre sur orbite !  Je propose donc une reconstruction du monde, de ses sciences, de ses philosophies, de ses idéologies, de ses religions etc., mais sur des bases entièrement scientifiques. Je propose la Théorie Universelle des Ensembles, je propose la Mathématique qui est la Vie elle-même.

 

      Avant, j’aimais Hexagone, un peu, beaucoup, et j’étais très attentif à sa liberté, mais aussi à ses lassitudes, à son ronronnement, à son chewing-gum qu’elle mâche alternance après alternance mais désormais machinalement sans y trouver un réel goût ! Tant qu’il mâchait tranquillement son chewing-gum, je me contentais de l’observer. Mais il n’en fut plus de même lorsqu’il se mit à faire la grimace, à s’apprêter à cracher son chewing-gum pour mâcher quelque chose de très dangereux pour sa santé. Alors il était temps que je lui apporte une nouvelle formule de chewing-gum qui ne perd jamais de goût. Mais depuis que j’ai lu ce message sur cette croix près de là où j’habitais, au cœur d’Estelle, je l’aime tout simplement à la folie. Oui, Estelle m’a envoûté, elle m’a carrément ensorcelé. Je suis devenu dingue d’elle, mais  je sais aussi que cela ne peut pas être réciproque. Je suis lucide et je sais qu’elle ne peut pas m’aimer autant que je l’aime. Je sais même que beaucoup de ses enfants me détestent profondément, certains pour ma couleur, certains pour mon physique, d’autres pour mon esprit. Et pourtant pour elle je me suis vidé de mon esprit, j’ai usé de toute mon énergie cérébrale, j’ai usé de toute mon énergie tout simplement. Je lui dis tout simplement :  "Estelle, voici ton fils, Estelle voici ton Hubert, Estelle voici ton esprit. " Et aussi surprenant que cela puisse paraître, je suis aujourd'hui obligé de partir loin d’elle pour mieux la servir. Cette logique paraît étrange, elle prend à contre-pied toutes les logiques, mais on la comprendra peut-être un jour, en tout cas je l’espère.

 

      Dans le ciel togolais, dans le ciel nocturne, en l’absence des lumières d’une très grande ville comme celles de la ville de la Tour de Fer, mon grand Aigle d’Estelle qui descendait vers son aire semblait littéralement plonger dans les ténèbres, lui et tous les enfants en son sein. Il y avait dans son ventre des blancs, et il y avait des noirs. Il y avait un petit garçon blanc, âgé seulement d’un mois. Il s’appelle Malo, comme la ville de Saint-Malo en Bretagne. Son père blanc était au Togo depuis quinze jours. Il était dans le pays pour enseigner au lycée français.  Il préparait le terrain pour la famille qui compte s’installer dans le pays pour quelques années, peut-être trois, peut-être six. Cela dépend s’ils s’y plaisent ou non.

 

      C’est non sans émotion que je discutais avec la mère de l’enfant, une femme blanche, une bretonne à ce que j’ai compris. Elle portait le bébé dans une poche-kangourou. Il avait peut-être un peu chaud, mais il ne se plaignait pas, car il dormait paisiblement dans la poche. Il apprendra la vie au Togo comme je l’ai apprise à son âge, mais toutefois avec une différence de taille : il ne l’apprendra pas comme un enfant couleur de la nuit. Son père va enseigner et enseigne dans un lycée français au Togo. Mais moi j’ai enseigné dans un lycée français en France. Non, ce n’était pas un lycée togolais. En France, j’ai toujours refusé de m’enfermer dans la communauté togolaise. Si c’était le cas, je ne dirais pas les choses comme je les dis maintenant. C’est là une preuve de plus qu’il est temps que le ciel bleu apprenne à descendre vraiment vers la rose terre, que Couleur de jour apprenne vraiment à voir le monde comme le voit Couleur de nuit. Oui, mon esprit vidé chez Estelle, il était vraiment grand temps que je m’envole vers Couleur de nuit, vers mon grand Golgotha, vers où un oiseau, un aiglon, se cache pour mourir, ou se cache pour revivre. Tout dépend d’Estelle.

 

      Quand le 10 septembre 2004 j’ai brièvement écrit dans Estelle . TXT à ma petite amie, à ma petite mère, à ma petite Estelle :  "Estelle, je t’aime. Pour la vie, noubli pas", mon intention était de m’envoler le lendemain vers mon lieu, avec les deux ailes de son grand Aigle. A cette idée, mon cœur était plus serein. Mais ce jour, à 14 heures, j’avais rendez-vous avec madame la Proviseure du Lycée Professionnel Camille Claudel à Clermont-Ferrand, le lycée où j’ai enseigné en dernier. Elle m’a demandé de repousser mon envol pour au moins un mois, afin, d’une part, d’assurer le pain pour mon ventre et pour celui des miens, et, d’autre part, pour mieux entamer mon combat contre la Tour de Garde. Mais elle était alors loin de s’imaginer à quel point mon cœur avait commencé, à ces paroles, à se remplir d’une grande tristesse, et même plus, d’une grande souffrance. Je comprenais tout à fait les soucis que je lui causais, et qu’elle pense que je me cause à moi-même et aux miens. Culpabilisé par ces sous-entendus (c’est même plus que des sous-entendus) de manque de réalisme, de lucidité et de responsabilité, et surtout par le reproche non voilé que l’on me faisait de "sacrifier" mes proches  (à qui je n’avais pas le droit de demander de se "suicider " en même temps que moi), j’étais prêt à un compromis. Je lui ai donc dit que je retarderais le voyage.

 

      J’avais dans un sac dix cédéroms d’Universalité 0.0 à la date du 10 septembre et je lui ai remis un exemplaire. Je comptais donner les autres à qui voulait ENFIN savoir ce qu’était cette fameuse Universalité que je n’ai fait que brosser dans le document Au revoir . TXT que j’ai fait connaître à la Proviseure et à mes collègues. Ce document, m’a t’on dit, a suscité un émoi. Et pour quelle raison précisément ? Parce que j’ai parlé des souffrances que m’a causées l’organisation des Témoins de Jéhovah. Du coup, les plus de quinze pages de Au revoir . TXT se sont très vite réduites à la poignée de lignes où je parle des Témoins de Jéhovah. Et alors de très bon cœur, on essaie de m’aider, on essaie de guérir mes souffrances, mais on ne s’occupe pas de mon hémorragie interne. Non, mais on ne se préoccupe que mes petits bobos de surface qui deviennent très prioritaires. On  ne prend pas en compte ma spécificité, mais l’on essaye de m’appliquer des remèdes qui ont marché sur d’autres. Le malade a à peine commencé de parler, il demande de prendre connaissance de l’ensemble de ses propos dans un dossier à distribuer et à diffuser le plus largement possible, mais on a déjà posé le diagnostic et on propose des solutions jugées de première urgence. Et le diagnostic, et les plus de quinze pages de Au revoir . TXT, et la cinquantaine de mégaoctet de Universalité 0.0, se résument à trois mots : Témoins de Jéhovah.

 

      Mais on a oublié mes paroles de conclusion de Au revoir . TXT qui indiquaient clairement où j’avais le plus mal, et comment éviter de me faire encore mal ou d’aggraver mes blessures. Je les rappelle donc : “Si comme cette organisation, vous, l'institution, la France, refusez cette offre GRATUITE qui ne coûte que de savoir de quoi il en retourne, alors j'aurai du mal à vous distinguer de cette organisation religieuse. L'étroitesse d'esprit est ce qui la caractérise. Mais je vous prie de ne pas lui ressembler. Je vous supplie, ne me faites pas mal comme eux. Soyez larges d'esprit.”

 

      Je mâche donc le travail pour faciliter le diagnostic du phénomène que j’annonce comme inédit et très déroutant, mais mes propos sont comme nuls et non avenus. On a déjà compris le fond du problème, on en a déjà fait le tour avant d’en avoir pleinement connaissance, et on cherche des remèdes classiques, parce que tout ne peut qu’être classique ! Mais ce faisant, on ne fait que procéder exactement comme les Témoins de Jéhovah ! En effet, ce n’est ni plus ni moins qu’une forme de rejet du nouveau et du déroutant ! Alors on se réfugie très vite dans du connu, dans du rassurant, dans du classique, dans du traditionnel ! On croit qu’il faut nécessairement un “spécialiste” de la question, on croit qu’il faut nécessairement des “spécialistes” de la question. On oublie tout simplement ceci : la question en question dépasse très largement les compétences d’un “spécialiste”ou d’un groupe de “spécialistes”, quels qu’ils soient. C’est simplement une question de TOUT LE MONDE ! Par conséquent, TOUT LE MONDE est invité à prendre connaissance de la question et à apporter sa contribution à sa résolution. TOUT LE MONDE, quiconque le veut, peut y faire quelque chose et aucune compétence n’est à exclure !  C’est cela la nouveauté du phénomène et c’est aussi simple que cela. C’est ce que je ne cesse de dire, car c’est finalement moi le malade, non ? Je n’oblige personne à m’aider, je n’oblige personne à me secourir, mais à qui veut bien m’aider je dis ce qui me fait le plus souffrir. Oui, je dis où j’ai le plus mal, et si on me tire par le mauvais côté j’hurle de douleur car on ne fait que m’achever. 

 

      Mais malheureusement, c’est ce qui se produit et c’est ce qui m’a obligé à m’envoler vers un lieu où je souffre peut-être plus en surface, mais moins en profondeur. Oui, on n’y aggrave pas mon hémorragie. Cela veut dire tout simplement que tant qu’il me restait encore de la force, je me suis mis moi-même dans la bonne position. Les sauveteurs penseront peut-être que cela leur complique la tâche parce qu’ils ne sont pas “habitués” à opérer dans ces conditions. Alors de deux choses l’une : Ou le malade doit s’adapter aux  “habitudes” des sauveteurs et alors il n’y aura plus de malade à sauver parce qu’il sera mort, ou alors les sauveteurs apprennent à travailler dans de nouvelles conditions et alors ils auront sauvé le malade, mais en plus ils auront acquis des compétences nouvelles ! Ça vaut le coup d’essayer, non ? 

 

      Mais au lieu de cela, on se préoccupe en priorité de mon ventre et surtout de ceux des miens. On me dit de rester davantage pour laisser le temps de s’occuper de leurs besoins matériels. C’est bien louable, mais quand cela sera fait, mes enfants auront leurs croissants et leur confiture assurés, mais ils n’auront plus de papa. Voilà. C’est aussi simple que cela et c’est toute une autre façon de voir les choses.

 

      Alors on comprendra à quel point j’ai été très mentalement abattu dès mes premiers instants à la salle des profs ce vendredi 10 septembre. En effet, la vue de mes collègues qui s’inquiétaient pour ma situation a été très instructive. En premier, Martial me plaque littéralement dans un coin de l’entrée et me dit quelque chose comme : “Tu veux que je te dise une chose, Sim ? Laisse tomber toutes tes conneries et va reprendre tes élèves ! ” Mais lui au moins a fait attention à moi. Et que faisaient les autres ? Ils avaient tous le nez plongé dans leurs emplois du temps et dans les traditionnels arrangements pour qu’il soit plus “confortable”. Alors quand  je songe que je n’ai pas pris une seule journée de vacances cet été pour rendre Universalité 0.0 à peu près “lisible”  pour la rentrée ! Une chose est certaine : je ne suis plus dans le même univers que mes collègues et cela ne fait que confirmer l’urgence de m’envoler ailleurs ! Ce qui est pour eux d’une grande importance est pour moi très mesquin. J’ai plaisanté au moins à deux reprises en disant que j’aurais pu lancer une bombe très fumante dans la salle des profs que personne ne l’aurait même remarqué, tellement ils avaient le nez dans les emplois du temps. Et on voudrait que je laisse tout tomber pour reprendre mes élèves, pour m’enfermer de nouveau dans cette logique de vision à très court terme ! Denis m’a remis une lettre dont j’avais hâte de connaître le contenu. Je suis allé dire bonjour à Anne la documentaliste. Elle voulait manifestement me faire parler, mais c’est moi qui était à moitié à l’écoute parce que j’avais un œil sur la lettre de Denis.  Cette lettre a au moins le mérite de parler du document Au revoir . TXT sous un angle autre que celui de mes soucis avec les Témoins de Jéhovah. Il soulevait des objections que je trouvais intéressantes comme le risque que ma théorie passe pour du scientisme. Il ne partageait pas non plus le fait que je dise que toute interrogation est une angoisse. Et enfin il rejetait, très ironiquement d’ailleurs, l’idée d’une nouvelle logique.

 

      Mais voilà ce que j’appelle un embryon de débat, même s’il n’avait rien de constructif, même s’il ne s’agissait que de la forme la plus primaire d’un débat : celle qui consiste d’abord en un rejet ou en une contestation d’une nouveauté. Voilà pour ce qui est de “positif” dans cette lettre. Pour le reste, mon collègue était tout simplement “victime ” d’un manque d’information sur l’ensemble de la théorie, oui il manquait à la fois de profondeur de lecture et de vision globale. Cela veut dire tout simplement que ses critiques trop “catégoriques” à mon sens étaient terriblement prématurées tant qu’il n’avait pas connaissance du dossier Universalité 0.0 que j’annonçais dans le document Au revoir . TXT. C’est là où le débat peut véritablement commencer. Mais ce que je n’ai pas apprécié dans cette lettre, c’est le fait que mon collègue parle pour le public en général et donne à l’avance l’opinion de ce public sur cette théorie (oui il préjuge) alors qu’il devait se contenter de ne parler que de son opinion, car il ne s’agissait bien que de son opinion. Et pour enfoncer le clou il me dit que le rectorat me prendra pour un fou à la lecture de ma théorie. Il a peut-être raison et c’est peut-être l’opinion du rectorat. Mais j’aurais préféré que mon collègue ne parle pas au nom du rectorat mais qu’il me dise simplement : “Sim, mon opinion est que tu es fou !” Là au moins les choses sont très claires.

 

      J’ai laissé quelques exemplaires de Universalité 0.0 dans ce qui était encore mon casier et je suis sorti de la salle des prof comme j’y étais rentré : comme un fantôme pour la plupart des collègues, oui comme Casper. Dans la cour, Christian Le. m’a interpellé et m’a demandé lui aussi de revenir reprendre mes classes. Oui, j’ouvre de nouveaux horizons, et on ne cherche pas à comprendre vraiment en quoi consistent ces horizons, mais on veut continuer à m‘enfermer dans une salle de classe et à avoir mon nez à chaque rentrée plongé dans mon emploi du temps, dans mes cours classiques, en ne m’inquiétant à part cela que de mes sous. Cette vision étroite des choses, ce replis sur soi, m’a tellement rappelé celle des Témoins de Jéhovah, que j’eus très mal de nouveau.

 

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Mon pauvre monsieur…

 

      Arrivé à la maison, j’ai déchiré la lettre de Denis et je l’ai jetée. Je le dis franchement. Mais je l’ai finalement regretté car j’ai sans aucun doute laissé le syndrome Témoins de Jéhovah être plus fort. Voilà à quoi je suis devenu très allergique : “Tu es fou parce que ta vision des choses n’est pas celle du plus grand nombre ” ou encore “Tu es fou parce que ta vision des choses n’entre pas dans le cadre de X. ” Chez les Témoins de Jéhovah, le X en question est ce qu’ils appellent l’esclave fidèle et avisé ou le Collège Central. Mais peut-être que Denis n’a finalement eu que la “maladresse” de dire d’une manière moins diplomatique ce que d’autres disaient avec plus de doigtée et de finesse et certains avec plus d’affection pour que “ça passe mieux”.  Oui, les autres étaient probablement en train de m’enfiler tout doucement la camisole de force. Mais Denis n’y est pas allé par quatre chemins, il se pointe devant moi avec différentes tailles de camisoles et il se dit : “Celle-ci risque d’être trop juste, il réussira à s’en échapper. ” C’est peut-être finalement lui qui m’a rendu service en m’ouvrant très clairement les yeux.

 

      Pour m’enfermer dans les étroits murs de leurs conceptions, les Témoins de Jéhovah, face à cette théorie dont ils n’ont pas cherché à connaître le fond, ont d’abord “diplomatiquement”essayé de me faire comprendre que je dois revenir à la “raison” et me contenter de la vision du monde selon leur X. Devant mon insistance, la camisole est arrivée. Mais je me débattais vigoureusement, comme un fou quoi, et la camisole se retrouvait déchiquetée en mille morceaux libérant son prisonnier.  Et alors ils m’ont flanqué dehors et avec force.

 

      Et qu’essayait-on de faire avec moi ailleurs ? À peu près la même chose : un “simple” PLP maths-sciences qui remet en question des choses séculaires, qui affirme introduire une théorie de l’Universalité qui reprend toutes les sciences, toutes les connaissances, toutes les philosophies, toutes les religions etc. à leur racine même et qui soutient que cela change totalement la vision du monde et la manière d’aborder les choses, c’est tout simplement au mieux un doux dingue, mais au pire quelqu’un qui pète complètement les plombs. Comme les Témoins de Jéhovah, on est en train de lui dire tout simplement : “Mon pauvre monsieur, qui êtes-vous pour tout chambouler ? Vous ne pensez quand même remettre en question des choses solidement établies depuis longtemps et qui ont plus que fait leur preuve !” Et d’autres lui demandent : “Tu es suivi par quels spécialistes, tu travailles en relation avec quels professeurs d’université, avec quels chercheurs ?” Et encore : “Pourquoi tu ne t’inscris pas à la fac pour faire une thèse ? ” etc. etc.

 

      Donc ici aussi on me dit :  “Tu es fou parce que ta vision des choses n’entre pas dans le cadre de X. ”Mais ici le X, ce n’est pas l’esclave fidèle et avisé ou le Collège Central, mais je dois entrer dans les moules et les schémas de pensée classiques (qui pour moi souffrent tous de la logique de non), ceux des grands diplômés, ceux des spécialistes, ceux des chercheurs traditionnels, ceux des universités etc. Beaucoup trouveront insultant que je les mette en parallèle avec les Témoins de Jéhovah parce qu’ils pensent peut-être que les Témoins de Jéhovah sont des extraterrestres ou qu’ils installent des gens sur des machines qui aspirent leur cervelle pour injecter à la place de la farine ou une quelconque bouillie. Mais loin de moi l’idée d’être désobligeant à leur égard. Mais je ne fais qu’un simple constat. Le lavage de cerveau des Témoins de Jéhovah se résume à une phrase comme “Tu es fou parce que ta vision des choses n’entre pas dans le cadre de X ” ou  “Tu dois penser et fonctionner dans le cadre de X ” ou encore “Tu dois te laisser guider par X. ” La différence est une question d’échelle.

 

      Oui, de celui qui est emprisonné dans une pièce d’un château, on pourra dire qu’il est libre parce que l’on a ouvert la porte de la pièce. Mais il peut tout simplement être enfermé dans le château. Je suis entièrement d’accord, c’est beaucoup mieux qu’être enfermé dans une simple pièce ; mais il n’empêche que le château n’est ni plus ni moins qu’une prison. À ces paroles on pourrait à tort croire que je prône la suppression de tout cadre ou de toute contrainte. Mais ce n’est pas ce qu’est la Théorie de l’Universalité. Elle n’interdit pas de se mettre des contraintes si l’on juge qu’il en faut ici ou là. Mais elle fournit la clef universelle qui permet de se libérer des contraintes quand il faut s’en libérer pour voir les choses autrement, sous d’autres angles. Avec l’Universalité, le prisonnier peut sortir hors de la pièce, hors du château, hors de la ville, hors du pays, hors du continent etc. Mais il peut revenir entrer dans le château et fermer les portes derrière lui, puis s’enfermer dans la pièce. Mais à la différence de sa condition initiale, il a la clef avec lui.

 

      Mais l’ennui est que, présentement, on se sait qu’interdire de sortir des cadres établis. Et les prisons ne se différencient que par leur taille. Et là encore il faut se méfier des illusions de liberté. Par exemple on peut croire que l’on est maître de son opinion parce que personne ne nous dit explicitement de penser telle ou telle chose. Mais cette opinion peut être très savamment fabriquée de sorte que l’on est beaucoup moins libre qu’on ne le croit. De même, on peut penser que l’on choisit de consommer tel ou tel produit ou de faire telle ou telle chose. Mais alors on peut ignorer que l’on a été très savamment étudié pour induire chez nous tel ou tel comportement. Les phénomènes de modes n’en sont que des exemples parmi une infinité d’autres.

 

      Oui, on peut être beaucoup, beaucoup moins libre que l’on ne le croit, on est même emprisonné depuis les  mécanismes les plus profonds de notre pensée . Cela affecte donc les fondements des sciences, des connaissances, des philosophies etc. Et c’est entre autres choses ce que révèle la Théorie de l’Universalité.  Encore faut-il que l’on en prenne connaissance et que l’on soit certain d’avoir saisi ses profondeurs. Et là encore la différence avec la réaction des Témoins de Jéhovah est plutôt très difficile à trouver lorsque l’on examine objectivement les choses. En effet, ici ou là, on juge les apparences, on juge en surface, et on a jugé avant d’avoir connu, avant d’avoir vraiment compris la nouveauté. On a vite regardé le bonhomme et l’on sait que ce n’est pas un professeur d’université, que ce n’est pas un spécialiste, etc. Mais je ne sais qu’une chose : pour Estelle j’ai fait des choses “impossibles”, j’ai fait des choses folles. J’ai tout à y perdre, j’y ai presque tout perdu et elle a tout à y gagner.

 

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Je pars traverser un désert, et je te confie mon bébé…

 

      Oui, ma petite Estelle, je te dis une fois encore :  "Estelle, je t’aime. Pour la vie, noubli pas." Sans le savoir, tu m’as donné les deux ailes de ton grand Aigle et je me suis envolé jusqu’à mon lieu, jusqu’à mon désert, symbolisé par ce que j’appelle ma “république alpha”. Tu te demandes ce que c’est ? Très simple : un terrain vide que m’a vendu Myriam, une femme dont on disait qu’elle était une sorcière. Mais je ne sais qu’une chose : elle m’appelait Toto, plus affectueusement que quiconque au monde. Et à chaque fois que je revenais dans mon village natal, à Kétao, j’attendais le premier instant où elle viendrait voir son Toto. Mais aujourd'hui, je ne l’entendrai plus de mes oreilles m’appeler ainsi, oui elle est morte entre-temps, mais c’est son terrain qui m’accueillera.

 

      J’aurais voulu emporter ma tente à bord de ton grand Aigle. Tu sais, chez toi, les vacances de ma famille et moi consistaient à sillonner l’Hexagone que tu es et à camper ici ou là. J’aimais beaucoup cela, j’aimais beaucoup le camping. L’été 2003, après un printemps très agité où j’ai manifesté dans tes rues, en compagnie de beaucoup de tes enfants angoissés comme moi pour leur avenir, j’ai conduit ma famille au Futuroscope, puis nous sommes allés camper sur l’île de Noirmoutier. C’était « Notre Dernier Été » (« Our Last Summer »), comme le chantait l’ancien groupe suédois Abba. La famille a fait d’un morceau de musique l’hymne de ce dernier été. Ce titre est : « Les Chagrins Oubliés » de Richard Clayderman.

 

      Cet été 2003 fut vraiment le dernier car j’ai privé en 2004 ma famille d’un camping. Et pourtant ma fille attendait cela avec impatience. Mais après l’agité printemps 2003, après le dernier été qui suivit, je suis tombé “enceinte” de l’Universalité. Mon espoir était que cette Universalité foudroie tous ceux qui font souffrir leurs semblables. Bien entendu, je visais en premier ceux qui ont un cœur bleu qui ne sait pas devenir rose. Je visais le bleuet qui écrasait la rose. Mais au delà, j’entendais dire les quatre vérités au monde. Mais c’était une gestation très difficile car je cherchais toujours la meilleure manière de dire les choses. En effet, le but final n’était pas de casser pour casser, de démolir pour démolir, mais de construire du nouveau. Je préparais tout simplement une alternative à la mondialisation montante, à la bleue mondialisation. Ce bleu piétine partout dans le monde, il écrase la terre de tout son poids comme le fer écrase l’argile. Sous lui, le petit et le faible trépassent. Non, ce n’est pas le Ciel qu’il prétend être, car le Ciel donne sa pluie au grand comme au petit, au bon comme au méchant, au juste comme à l’injuste. Il les fait respirer tous. Mais le pseudo ciel prive le petit de la pluie, il le prive de son blé, il le prive de son souffle de vie.

 

      Oui, voilà tout ce qui bouillonnait en moi dès ma grossesse. La suite de l’histoire tu la connais. Dès la fin de l’automne 2003, je suis entré en guerre avec les Témoins de Jéhovah à cause de ce bébé. Puis le divorce fut consommé avec eux durant l’été 2004. Ils nous ont rejetés, moi et mon “sale bébé. Et pourtant je croyais qu’ils seraient les premiers à s’en réjouir puisque c’est dans les grandes lignes leur espérance. Je ne faisais que dire la même chose qu’eux mais scientifiquement, mathématiquement. Et aujourd'hui, c’est ce bébé que je te confie, Estelle. Je pars traverser un long désert. Je dois le faire mais tu ne peux comprendre pour l’instant pourquoi. Je te donne juste un indice : « Les deux ailes du grand aigle ».

 

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Bonjour Docteur…

 

      Dans Au revoir . TXT, je te suppliais de ne pas me pas me faire mal. Mais tu veux que je te dise “la vérité, toute la vérité et rien que la vérité”  ? La voici donc : Toi aussi tu as commencé à me faire mal. J’ai vidé tout mon esprit dans Universalité 0.0. Et tu dis que tu veux m’aider, tu veux être une psy pour moi, et justement j’attendais ce rendez-vous pour une psychothérapie non classique, pour une psychothérapie que je qualifie d’interactive. Je veux dire par là que pendant que tu soignerais mon esprit fatigué et meurtri, moi je te soignerais de ta logique de non. Jai même anticipé cette psychothérapie. Il te suffit de voir par exemple les documents Bonjour Docteur – Alpha . TXT et Bonjour Docteur – Première . TXT. Bref, je t’ai sélectionné dix TXT qui sont dans la racine du dossier Universalité 0.0. Les autres documents de la sélection sont :  A Maman . TXT, YHWH . TXT, Le Serment et la Tour Eiffel . TXT, Universalité . TXT, Yoda et Jedi . TXT et la version  0.1 de Au revoir . TXT. Deux autres très importants documents qui révèlent mes souffrances sont L’enfant du Camp . TXT et Saint –Étienne 2004 . TXT.  Et si tu veux revivre avec moi le paroxysme de ma blessure avec les Témoins de Jéhovah, tu pourras consulter Patrick . TXT et Monsieur Strullu . TXT. Avec ces TXT, avec tous les TXT (car il y en a encore beaucoup d’autres !), je t’assure, ma petite Estelle,  qu’il y a de la matière à mâcher pour être vraiment certain d’avoir sondé les profondeurs de mon esprit.

 

      Tu veux que je te dises franchement ? Cela dépasse de très loin les compétences d’un seul spécialiste, de quelque domaine que ce soit, si grand soit-il  ! Si tu veux vraiment me comprendre, la plus mauvaise des manières de le faire, est de rester suspendue aux lèvres d’un de tes plus grands spécialistes de je ne sais quelle université ou de quel institut de recherche en ceci ou en cela. Je sais que ta science a la très grande manie de tout saucissonner, de tout codifier et de tout cataloguer dans ses tiroirs. Alors face à une nouvelle chose, le premier réflexe est de savoir dans quel tiroir il faut la ranger, quel attribut technique il faut lui donner. Alors on est rassuré quand la chose effrayante a été rangée sous un mot. C’est ce que j’illustre dans Au revoir . TXT avec le mangatorix. J’ai développé dans beaucoup d’autres documents des thèmes semblables. C’est là tout le problème des mots, c’est là tout le danger des mots. Ils font CROIRE que l’on sait de quoi on parle, et on cache beaucoup de choses avec les mots ! Oui, ils ont un pouvoir hypnotique terrifiant, ce sont de redoutables somnifères. Un esprit nouveau dérange ? Un esprit nouveau déroute ? Alors quoi de plus simple de l’étouffer avec un ou plusieurs mots ténébreux ! Il suffit de le qualifier de “schizophrénie borogagabidique ”,  de “névrose kazaraboudjanique ”, de “psychose kodoyonikomaïaque ”, de “délire coucouroucouante ”, de “paranoïa andansonia digitatale”, de “trouble obangationnelle tarabassif”, de “complexe kirikoumaniaque” et que sais-je encore. Alors l’esprit est catalogué, on sait ce que c’est, on CROIT savoir ce que c’est. Il ne reste plus qu’à se munir d’une camisole de force, qu’à injecter au patient des drogues et autres remèdes de cheval, et l’affaire est classée.

 

      Oui, Estelle, quand depuis de longs mois je parlais à certains de tes enfants de mettre fin à mon enseignement classique des mathématiques, et de commencer à enseigner la mathématique d’une nouvelle manière, beaucoup se sont mis à s’en émouvoir. Cela suscita beaucoup d’interrogations, il y eut beaucoup de “X ?” , beaucoup d’inconnues, ma définition mathématique précise de ce que l’on nomme “angoisse”, une définition existentielle bien entendu, une angoisse positive ! Cette angoisse est négative quand elle est justement NON existentielle. Et alors elle est une pathologie car Non est la Pathologie elle-même ! Je n’en dis pas plus sur la distinction entre le sens existentiel et le sens NON existentiel d’une conception. En fait, ce que je viens de dire est une anticipation par rapport à la version originale de « Terminus du grand Aigle ».

 

      Revenons donc à nos moutons d’il y a un an. On s’inquiéta donc pour moi, pour ma famille, pour mes ressources financières, bref, il y eut beaucoup de questions, beaucoup de problèmes posés. La Mathématique de la vie, celle justement que j’entends faire découvrir, s’illustrait magistralement, EN DIRECT ! Pour calmer ces angoisses, il fallait pouvoir les cataloguer dans un ou plusieurs ensembles connus ? Et un ensemble, c’est tout simplement un qualificatif, un attribut, un mot comme mangatorix. Dès que l’on peut dire “un mangatorix” ou “les mangatorix”, on commence déjà à CROIRE que l’on sait ce que c’est. On peut au besoin essayer de définir ce terme à partir d’autres termes et ainsi de suite. C’est tout le problème de l’énigme lexicologique ou de la définition.  En psychologie, on attribue des noms à des comportements et on essaie d’établir des relations entre ces comportements, entre ces noms. On essaiera d’établir des sous-ensembles. Par exemple on parlera des différents cas de névroses (donc des sous-ensembles de l’ensemble névrose), ou d’établir des liens ou des différences entre une névrose et une psychose. Bref, c’est une fois encore pour dire que la psychologie, la mathématique, tout, oui tout est une question d’ensembles et d’éléments. Et on appelle les ensembles par leurs noms, et c’est cela les mots que nous employons.

 

      Une angoisse, une interrogation, consiste tout simplement à chercher l’ensemble solution, c’est-à-dire le mot qui calme l’angoisse, qui met fin aux interrogations, mais aussi (et c’est cela le danger des mots) qui endort, qui hypnotise. Et les mots des spécialistes sont des champions toutes catégories pour assommer et endormir le commun des mortels. Il n’y a qu’une seule façon d’ôter aux mots ce pouvoir pervers, c’est de tous les rattacher au mot source qui est le mot « existence », et alors ils deviennent existentiels. C’est donc aussi simple que cela l’existentiel (et c’est encore une anticipation). Alors on sait vraiment de quoi on parle. Alors on comprend que des mots comme chose, inconnue, variable, X, ensemble, ordinal, information etc. ne sont que des synonymes du mot existence. Cette notion est la notion de convergence, c’est la notion clef de la psyché (aujourd'hui, un an plus tard, je dis tout simplement avec le très puissant Verba : psyché = esprit = pensée = existence !), c’est la solution de l’énigme lexicologique ou de l’énigme de la définition. Cette notion veut dire aussi conscience et vie. Le reste n’est qu’une question d’échelle, le reste est ce qui fait la différence entre l’existence (la vie, la conscience) d’un caillou, d’une rose, d’une vache, d’un humain, ou d’autre (car rien ne nous autorise à dire que nous sommes au sommet de l’échelle !).  Ceci était une dernière occasion de réviser ce thème.

 

      Ainsi donc mes collègues de travail s’interrogeaient beaucoup sur mes projets et sur mon avenir. Il leur fallait un sédatif. Alors ils ont pris connaissance avec Au revoir . TXT, et ils ont vite trouvé le mot, le sédatif. C’est le mot secte. Oui, mon cas s’appelle « victime d’une secte » ou « traumatisé pas une secte ». À partir de là, la chose est cataloguée, et ils ont tout compris. Les « choses étranges » que je débite sont tout simplement celles d’un cerveau qui a craqué par le fait d’une secte et qui se met à tout confondre : mathématique et religion, Ensemble et Dieu, etc. Les voilà donc soulagés de leurs interrogations, les voilà qui vaquent de nouveau à leur train-train, qui ont le nez plongé dans leurs emplois du temps. Et pourtant il y a plus d’un an, quelques uns (pas tous, oui il ne faut pas rater un centime sur leur paye !) manifestaient comme moi dans la rue pour leurs conditions et pour leur avenir ! Et pourtant il y a plus de deux ans, quelques uns (pas tous !) manifestaient comme moi, contre le nouveau visage que tu prenais, ma petite Estelle,  oui contre ce que certains de tes enfants voulaient que tu deviennes.

 

      Voilà donc la Théorie Universelle des Ensembles, la Théorie de l’Universalité, la Mathématique de la Vie,  en pleine illustration, en DIRECT ! Et voilà comment toi aussi tu as commencé à me faire mal, ma chère petite Estelle. Alors il ne me reste plus qu’à “mourir” doucement dans mon grand Golgotha,  là où ton grand Aigle m’a conduit. Mais ne t’inquiètes pas, je ressusciterai, car je suis un esprit éternel. Je reviendrai plus vite que tu ne le crois, mais là ce serait pour ta grande honte, celle d’être restée insensible à tant d’amour pour toi.

 

      De deux choses l’une : ou bien tu ignoreras mon bébé Universalité que je t’ai confié et tu le laisseras mourir, ou bien tu voudras vraiment le comprendre, et alors c’est mon esprit que tu voudras comprendre. Si je t’ai fait ce petit rappel sur les ensembles et les mots, c’est pour que tu saches que si un de tes éminents spécialistes affirme pouvoir cataloguer cet esprit et le faire entièrement entrer dans son savoir, alors tu peux te procurer une grande étiquette sur laquelle tu inscriras : “Menteur, suppôt de Négation” et colle lui cette étiquette sur la poitrine. Tu pourras même faire une deuxième et bien la lui coller sur le dos. Pour l’étiqueter ainsi, il suffit de sentir qu’il met en avant sa notoriété de grand professeur, de grand manitou de ceci ou de cela ou de je ne sais quel organisme ou quelle université. Alors il y a de fortes chances que cette notoriété soit un marteau, exactement comme l’esclave fidèle et avisé des Témoins de  Jéhovah, pour enfoncer dans les crânes une vision très étroite (donc esclavagiste et sectaire) du monde et de l’Univers. Alors aucun théophile, aucun de ceux qui aiment l’Existence, l’Univers, le Dieu cosmique d’Albert Einstein, la Vie elle-même, ne doit se laisser enfermer dans la vision du monde selon ce spécialiste. Sa parole est prison.

 

      En effet, tout spécialiste, un tant soit peu honnête, ne peut que reconnaître que le phénomène Universalité, le phénomène qu’est mon esprit, dépasse très largement ses seules compétences ! Face à l’Universalité, l’humilité est vraiment de rigueur. Non, on ne peut entièrement l’enfermer dans aucun ensemble connu ! Chacun (donc chaque élément) ne peut que la comprendre partiellement ! Mais tous (donc l’ensemble) peuvent la comprendre entièrement. Il y a beaucoup, beaucoup de choses cachées dans les méandres de Universalité 0.0. Et pourtant ce n’est qu’un bébé Universalité ; et même ce n’est qu’un “simple” embryon d’Universalité.  C’est tout le contraire d’une théorie complète, car il n’est pas né celui qui l’écrira entièrement tout seul, qu’on se le dise ! C’est tout le contraire d’une théorie classique bâtie par un ou plusieurs spécialistes d’un domaine donné. Alors le commun des mortels n’a pas son mot à dire dans la construction et dans l’épanouissement de la théorie. La raison est toute simple : les théories classiques ne sont pas bâties sur la vie, dans la vie, avec la vie et par la vie. Il y a même chez toi un magazine qui s’appelle Science et Vie, et cela veut tout dire.  Cela veut dire que ce magazine entend vulgariser la science et montrer ses implications dans la vie. La nécessité de ce genre de magazine est la preuve même de la rupture entre la science actuelle et la vie. Mais moi je dis tout simplement Mathématique, Science, Vie, etc. Et à chaque fois je ne parle que de la même chose sous des angles différents. En clair, avec moi, la Mathématique EST la Vie, la Science EST la Vie, l’Existence EST la Vie, l’Ensemble EST la Vie, l’Univers EST la Vie, le Cosmos EST la Vie, la Nature EST la Vie, Dieu EST la Vie.

 

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Boomerang et Miroir…

 

      Alors la Science qui EST la Vie elle-même, qui intègre pleinement et à l’origine le scientifique (moi-même pour commencer), qui intègre la religion, qui intègre les élections présidentielles, qui intègre ceux qui manifestent dans les rues, qui intègre mes collègues de travail et leurs emplois du temps, bref qui intègre tout le monde et ce que tout le monde dit ou fait, ne peut pas être une affaire de spécialistes ! La raison est toute simple : il n’y a personne qui peut prétendre être le spécialiste de la Vie, si ce n’est la Vie elle-même ! Non, devant l’Universalité (la Science qui est la Vie), l’humilité est vraiment de rigueur. Le manque d’humilité est très mauvais signe.

 

      Non, on ne peut pas être le spécialiste de l’Univers, on ne peut pas prétendre être celui qui doit dire aux autres ce qu’ils doivent penser de l’Univers. On ne peut qu’apporter une contribution à la connaissance de l’Univers et ceci est plus que la contribution de ma seule petite personne. Cela veut dire que ceci dépasse de très loin mes limites, raison pour laquelle je suis vidé à ce point.  Je suis pressé comme une orange qui rend sa dernière goutte de jus. Mais ma quantité de jus que j’offre n’est pas toute la quantité de jus de la planète et aucune orange ne peut prétendre contenir à elle seule tout le jus de la planète. C’est ce que je veux faire comprendre. Mon jus à moi montre le modèle, il invite tous à ajouter son jus au mien. Toute orange qui s’érige en spécialiste, c’est-à-dire qui affirme à elle seule contenir le jus total est une orange pourrie. Pour cela, il suffit que l’on sente qu’elle prend de haut les autres contributions, si modestes soient elles. Non personne n’est le spécialiste de la Vie si ce n’est la Vie elle-même, Dieu lui-même,  mais tous  contribuons à la Vie. Mais j’ai beaucoup donné et je n’ai plus besoin de le prouver .

 

      Que tous contribuent donc, selon les moyens de chacun et sa volonté, à la Science qui est la Vie elle-même. Cela signifie concrètement la travailler, la retravailler, la présenter autrement, l’expliquer, l’augmenter, lui ajouter un livre, un chapitre, un témoignage, une connaissance particulière, développer un de ses aspects, rebondir sur une partie, la corriger et la compléter selon ses compétences, l’agrémenter, lui ajouter une image, un son. Bref, toutes les initiatives sont bonnes ! Et surtout il faut mettre cela gratuitement à la disposition de tous. Dans un monde où tout est basé sur l’argent, sur le blé bleu, sur le profit et sur la recherche d’intérêts personnels, ce critère de générosité et d’abnégation sera parmi les plus déterminants pour détecter les oranges pourries. C’est la fin de la science du fric et le début de la science gratuite, de la science de tous, de la science pour tous, de la science évangélique, de la science biblique. Mais celui qui profite de cette grande liberté pour se déguiser en quelqu’un qui travaille pour l’Universalité mais qui corrompt INTENTIONNELLEMENT son esprit, sera tôt ou tard démasqué. Celui qui, animé d’une mauvaise intention, veut me compromettre et me faire dire ce que je n’ai pas dit sera assez vite dévoilé. En effet, cette science a un très grand pouvoir régénérant et autonettoyant. Il sera très facile d’établir son canon comme on a établi le canon biblique. Quand de plus en plus de personnes percevront son esprit, elle démasquera d’elle-même de plus en plus facilement ses adversaires, si déguisés et planqués soient-ils.

 

      De plus cette science a des ressources cachées qui lui permettent de renvoyer tel un BOOMERANG, et plus tôt qu’ils ne le pensent, les nuisances au visage de leurs propres auteurs. En effet, cette science n’est pas n’importe quelle science. C’est la science de l’Univers vivant, c’est celle de l’Univers conscient. Ses adversaires ne sont pas ailleurs que dans l’Univers qui les transcendent. C’est là le secret de son pouvoir d’autorégulation.  En effet, ses adversaires ne sont pas hors de  l’Univers, de l’Existence, mais sont ses parties et sont ses éléments. Ils dépendent donc de cet Univers et sont à sa merci. Combattre contre l’Existence elle-même, c’est tout simplement combattre contre sa propre existence ! Vouloir détruire la Nature de laquelle on fait partie, c’est se détruire soi-même. C’est scier la branche sur laquelle on est assis. Combattre donc contre la Vie, c’est combattre contre sa propre vie. Ne pas travailler pour la Vie, c’est ne pas travailler pour sa propre vie. C’est aussi simple que cela. C’est donc la science qui apprend le bon égoïsme, celui qui passe par l’Existence toute entière, par l’Univers, par la Nature, par Dieu. C’est la meilleure façon de travailler pour soi. 

 

      Oui, le bon égoïsme, c’est l’altruisme. Et cette science est celle de l’altruisme même ! Pourquoi cela ? Parce c’est la science de l’AUTRUI, de l’AUTRE, de l’ALTER. Je l’ai dit, sa logique n’est pas la logique de non, la logique de Négation, la logique de Droite, la logique qui SÉPARE, la logique qui EXCLUT.  Mais sa logique est celle de l’ALTER, celle de l’Alternation, celle de l’Interaction, celle de la Relation, celle de l’Amour. C’est la logique de Cycle, et là les choses fonctionnent en boucle, en alternation. Cette notion est beaucoup plus forte que l’interaction (au sens actuel du terme). Elle signifie que le plus grand de tous d’un certain point de vue est le plus petit de tous d’un autre point de vue, d’un alter point de vue.  Et vice versa. C’est tout le contraire de la logique de Droite où le grand reste toujours le grand et le petit reste toujours le petit, les deux évoluant dans des univers SÉPARÉS.  Dans la science fondée sur cette logique, le Zéro reste le Zéro, et l’Infini reste l’Infini. L’infiniment petit et l’infiniment grand ne se rejoignent pas. C’est l’un des grands problèmes que rencontrent les physiciens à l’heure actuelle. Ils essaient en vain de concilier la Relativité générale (science dite de l’infiniment grand) et la Mécanique quantique (science dite de l’infiniment petit). Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que cette difficulté résulte de la mauvaise logique qui régit toutes les sciences et les connaissances. Il leur faut donc un cadre bâti sur la logique de Cycle, sur la logique d’Alternation. Là, la boucle est bouclée et le Rien, c’est aussi le Tout, le Néant, c’est aussi l’Existence, le Zéro, c’est aussi l’Infini, l’Alpha, c’est aussi l’Oméga ! Eh oui, c’est une autre logique, une alter logique, pour un alter monde, pour un alter Univers ! C’est la logique de l’ALTER, la logique de l’AUTRE, la logique de l’AUTRUI, la logique de l’Altruisme, la logique du Bon Égoïsme.

 

      Oui, l’Univers que j’introduis a des ressources surprenantes. C’est la raison pour laquelle celui qui croit enfermer dans sa minuscule spécialité (si grand pense-t-il qu’elle est) mon esprit qui est un très puissant échantillon de l’Esprit qu’est cet Univers,  est un menteur et un suppôt de Négation. Rares sont les spécialistes de la planète qui auront saisi toute la profondeur de ce seul document Terminus du grand  Aigle . TXT. De celui qui affirmera avoir tout saisi après une seule lecture, on peut dire qu’il n’a rien pigé. Même à la centième lecture, il y aura des choses qui lui échapperont, et ce pour une raison simple : J’y ai dit beaucoup de choses dont la pleine compréhension est donnée dans d’autres documents, qui eux-mêmes dépendent d’autres etc. C’est l’illustration même de l’interdépendance, de la compréhension interactive. Oui, il contient beaucoup de codes ! Rien que l’appellation “grand Aigle”, ou l’expression “Les deux ailes du grand Aigle”, est toute une histoire, et il faut aller chercher loin pour trouver sa source. Et si on la trouve, on sera alors devant une grande énigme à résoudre !

 

      Le lecteur lambda comprendra très facilement ce que représente au premier degré le grand Aigle.  Mais il y a plusieurs profondeurs de compréhension et cette profondeur ne peut s’acquérir qu’au fil de la navigation dans l’Universalité. Alors quand on reviendra sur un texte déjà lu et que l’on a cru avoir totalement compris, on sera surpris de voir un certain passage de tout un autre œil ! Et un détail apparemment anodin lors d’une lecture précédente prend alors toute une autre dimension ! C’est ainsi l’Universalité, à la fois très simple et à la fois très complexe (ce terme signifie ici très profond). Et sa compréhension est plus une question de cœur et de volonté que d’intellect ! Quant à toi, Estelle, je sais que tu es intelligente. La preuve est que tu es capable de créer un grand Aigle. Je sais aussi que tu aimes beaucoup dire : “Je t’aime”. Mais aujourd'hui, la profondeur de ton  “Je t’aime”est sondée.

 

      Oui, ce n’est pas parce qu’un détail technique échappe que l’on ne peut pas comprendre ce qui se cache derrière un propos. En effet, ce qui est derrière est presque toujours expliqué autrement ailleurs, sous un autre angle, plutôt plusieurs fois qu’une. Alors il arrivera forcément un moment où cela fera “Tilt !” Et quand on reviendra relire le premier contexte où l’idée était obscure, alors on le comprendra plus en profondeur. Ainsi donc, la seule qualité requise du lecteur est tout simplement sa condition de cœur et son désir sincère de comprendre. C’est exactement ainsi qu’on lit la Bible, un livre à la fois d’une grande simplicité et aussi d’une profondeur inouïe, comme on s’en rendra compte aujourd'hui. Sans ces qualités de cœur et de sincérité, le texte peut être opaque  pour le lecteur, (quand bien même c’est un spécialiste !) et ne lui livrera qu’une compréhension très superficielle. Et même pour beaucoup il n’en comprendront que ce qu’ils voudront en comprendre. Ils diront par exemple que ce sont les paroles d’un fou, mais alors c’est parce que c’est eux-mêmes qui sont imbibés jusqu’aux os dans la logique très pathologique, dans la logique de non, dans la logique de Négation.

 

      Pour les autres, ils percevront sans peine (et pour cela il n’est pas nécessaire de tout comprendre) qu’il y a un sens caché dans tout ce qui est dit, et ils sentiront la puissance d’une logique hors norme, d’une logique qui n’est pas celle de Non, d’une logique qui n’est pas celle qui enveloppe le monde. Alors, pour quelqu’un de ce genre, cela veut dire tout simplement que sa logique est en train de changer. Cela veut dire que la pathologie de sa logique n’est pas irrécupérable. Et permets-moi de le répéter, Estelle, c’est beaucoup plus une question de volonté et de cœur qu’une question d’intelligence. On peut être très intelligent mais être un fou qui s’ignore.  Tous les savants qui travaillent pour fabriquer des bombes atomiques ou des armes diaboliques (terme pour dire relatif à Négation), armes qui sont exhibées en spectacle à la face du monde, et dont on vante la technologie, sont des gens très intelligents. Mais pour moi ce sont tout simplement des fous ! En effet, c’est l’intelligence qui travaille pour supprimer la vie, c’est l’intelligence qui détruit, c’est l’expression même de la logique de non. Quand on a compris cela, alors on a compris le monde. Et comme je l’ai dit, les hôpitaux psychiatriques abritent beaucoup de personnes qui y sont tout simplement parce que leur logique n’est pas en adéquation avec celle qui est la “norme” dans le monde. Oui, ils sont simplement inadaptés à ce monde, ils ne voient pas les choses comme la grande majorité des gens les voient, et tôt ou tard la rupture se fait sentir.

 

      Oui, Estelle, cette théorie est un puissant MIROIR qui renvoie au lecteur ce qu’il est. S’il ne perçoit pas l’amour qui s’en dégage, alors c’est qu’il n’est pas altruiste, non il n’a pas l’amour du prochain. L’amour du prochain dont je parle n’est pas l’amour pour ses enfants, sa femme, ses frères, ses amis, les gens de sa race, de son milieu social ou de sa nation. Même le Diable (c’est-à-dire Négation lui-même, j’ai dit que cette théorie est très profonde) lui-même est capable d’avoir ce genre d’amour ! Oui, il sait lui aussi avoir des copains qu’il aime ! C’est ce que j’appelle un amour relatif, un amour qui se limite à un ensemble donné, un amour soumis à condition. Oui, je connais une ancienne célébrité qui s’émeut beaucoup pour les animaux, mais qui déteste une certaine catégorie d’êtres humains, des humains de la « mauvaise race ». Quand tu commençais à lui ressembler, ma petite Estelle, j’ai eu peur, très peur. En effet, les humains, dans une logique qui n’est pas celle de Non, dans une logique qui n’est pas celle de Négation, dans une logique qui n’est pas celle d’Exclusion ou de Séparation, dans une logique qui n’est pas schizophrénique, sont au moins des animaux ! La psychologie actuelle ne dira pas de cette célébrité qu’elle est schizophrène, mais dans la nouvelle psychologie, dans l’alter psychologie, c’est la définition même de la schizophrénie. Elle se résume à un seul mot : séparation ! Celui qui se sépare de son semblable se sépare de lui-même. C’est aussi simple que cela. Oui, l’amour du prochain dont je parle n’est pas un amour relatif. C’est d’autre chose que je parle, je parle d’un amour universel !

 

      Cette théorie est donc un MIROIR, dis-je. Si le lecteur est superficiel, il percevra les choses superficiellement (et je répète que ce n’est pas forcément une question d’intelligence). S’il me prête de mauvaises intentions en lisant mes propos, alors il devra se demander si ce n’est pas lui qui a mauvais esprit. En effet, selon mon état psychologique du moment, selon ma fatigue, mon état nerveux, mon manque d’inspiration, ou tout simplement mes propres égarements, je peux dire des choses de manière très maladroite qui ne reflètent pas ma pensée réelle, ma nature fondamentale. C’est l’ensemble de mes propos qui permettent de relativiser de tels paroles. Mais il est alors très facile pour quelqu’un qui n’a pas bon esprit de buter là-dessus, ou pire, de les isoler du contexte global. Alors il pourra me faire passer pour tout ce qu’il a envie de me faire passer.  Sous ce rapport, cette théorie est un vrai piège pour orgueilleux. En effet, il faut avoir de l’humilité pour encaisser les “coups” qui sont malgré tout donnés avec grand amour. Ce sont les coups de la franchise, de la sincérité, de la vérité, de quelqu’un qui aime. Celui qui est humble ira très facilement au delà du premier degré, il ira au delà de toutes les éventuelles maladresses de langage, au delà de toutes les apparences. Ma personne, mon physique, mes imperfections, etc. sont un vrai test d’humilité. Je suis comme le Lieutenant Columbo.  Il faut aller au delà du bonhomme, il faut aller au delà de son imperméable fatigué, il faut aller au delà de sa guimbarde, pour percevoir l’esprit qu’il est. 

 

      Oui, Estelle, cette théorie renvoie au lecteur ce qu’il est. Elle doit cet effet de retour, cet effet boomerang, au simple fait que sa logique est une logique cyclique. C’est la logique de l’Univers qui est à la fois l’Alpha et l’Oméga (Cette idée est bien entendu amplement développée ailleurs). Le but est justement de faire découvrir progressivement ses profondeurs, et c’est à ce chantier que tout le monde est invité. Mais contribuer à cette science, c’est tout simplement aussi contribuer selon ses moyens à sa diffusion, c’est partager ce que l’on a compris ou découvert avec autrui, avec l’alter ego, avec le voisin, l’ami, le copain, le camarade etc. En un mot, c’est COMMUNIQUER ! En effet, personne ne peut mesurer la portée et le fruit d’une simple information transmise à quelqu’un d’autre ! Pour l’interlocuteur, ce sera peut-être un important déclic aux grandes conséquences.

 

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Hubert : Estelle au masculin…

 

      Craignant de ne pas avoir la force de te dire des choses qui me tenaient à cœur, j’ai interrompu des chantiers en cours pour écrire un TXT spécial, un SOS.  Il s’agit de Capernaüm . TXT. Je comptais l’insérer dans tous les points d’interruption du développement. Mais finalement je t’aurai dit l’essentiel. La seule différence, c’est que je ne pensais pas te parler sur ce ton. Je voulais littéralement te bombarder de mon amour. Je voulais à travers la variable que tu es adresser un  message personnalisé d’amour à beaucoup de tes enfants. Au lieu de cela, mes propos ont perdu beaucoup de leur romantisme et j’en viens même à te reprocher ta façon de vouloir m’aider. Mais malgré cela, je ne voudrais pas que tu doutes de mon amour pour toi. Que je te reproche des choses est à n’en pas douter la preuve qu’il s’agit d’un amour réaliste et lucide.

 

      Et maintenant, la balle est dans ton camp, Estelle. En ce qui me concerne, je sens réellement que mon horizon s’assombrit. Je suis à mon Golgotha, qui me rappelle la Colline Golgotha, là où mon amour pour toi est entré dans une nouvelle dimension un certain dimanche 4 avril 2004. Depuis ce jour je montais très souvent au sommet de cette colline de Romagnat. Ma fille me demandait : “Tu vas à la croix où jusqu’à Montrognon ? ” Oui, j’y montais souvent à l’aube pour voir tes lumières de la nuit s’éteindre et le soleil se lever sur toi. Et le soir, je regardais le soleil disparaître derrière les montagnes et tes lumières de la nuit s’allumer. Et pour mes plus profondes méditations, je montais à Montrognon que j’ai surnommé d’abord le Mont Dualité, puis en dernier le Mont Relation. Il y a un lien très subtil entre ce lieu, “Les deux ailes du grand Aigle” et le “Sexe des Anges”. Peut-être qu’un jour tu comprendras pleinement ce lien. Alors, c’est que tu auras sondé les profondeurs de l’Universalité. Alors c’est que ta logique aura beaucoup, beaucoup changé ! Oui, ma petite Estelle, tu seras devenue folle comme moi et on se parlera en langage des fous, dans la logique des fous, dans la logique d’ALTER. Et plus on sera de fous et plus on rigolera. Mais pour l’instant, ce n’est pas bien marrant parce que je suis le seul fou, et le monde entier, à part ceux qui peuplent les hôpitaux et les asiles, est très “normal”.  Oui, il faut être vraiment fou pour percer les secrets qui entourent Montrognon, le Mont Dualité, le Mont Relation,  Les deux ailes du grand Aigle et le Sexe des Anges !

 

      J’imagine à l’avance tous les raisonnements que pourra faire une logique de Droite sur ce sujet. Mais je le répète : Personne fonctionnant avec cette logique ne peut véritablement comprendre ces secrets. Non, il ne dépassera pas le premier degré de compréhension. Quelle que soit la complexité de son raisonnement, il ne restera donc qu’au premier degré. Non seulement cela, il tombera très vite dans des pièges de deuxième, de troisième ou de quatrième degré qu’il croira être les solutions. On a beau faire cravacher tous les supercalculateurs de la planète, tous les cerveaux et toutes les intelligences planétaires, on n’y arrivera pas. À moins que les machines ne soient reprogrammées avec la logique de Cycle, à moins que ces cerveaux se convertissent réellement à la nouvelle logique. Je livre un seul indice : ESTELLE ! Un an plus tard, je livre un second indice : « Une Estelle revêtue d’estelle du jour, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze estelles… ». Oui, toi ma petite Estelle, c’est toi la clef de la lumière

 

      Le 11 Septembre 2004, ton grand Aigle a survolé mon Golgotha et tu m’as posé non loin d’Apouta. Et je dois maintenant aller sur les routes cahoteuses à bord de taxis-brousse, et remonter vers ma république alpha. Je dois revoir le Kara, puis le Boundja, puis le Mont Somdina. Si les lumières de mon univers ne s’éteignent pas, si les estelles de mon univers ne deviennent pas sombres, si mes colonnes de cuivre me portent encore, si mes yeux sont toujours des flammes de feu, si mon épée de Jedi sort toujours de ma bouche, alors je ferai la longue marche vers le Mont Somdina.  Je l’ai beaucoup projeté autrefois, mais je n’y suis jamais monté. Quand j’allais à Fèouda, je m’en servais comme indication. Quand il était un, alors j’avais encore beaucoup de chemin à faire. Quand il devenait deux, alors Boundja était loin derrière moi. Et quand il redevenait un, j’étais chez tante Élie. Mais il faut qu’un jour je monte sur ce curieux mont, qui aujourd'hui me fait penser au Mont Relation. Avec ce mont entre Boundja et Kara, avec ce mont à l’horizon, avec ce mont devant mes yeux, il me sera difficile de t’oublier, Estelle. Si loin de toi et pourtant si près.

 

      Un jour tu passas par ici et tu enfantas Hubert. Et Esprit brillant pria sur la Colline Golgotha pour que tu retrouves ton esprit. Il pria pour que tu deviennes une nouvelle lumière. Il pria pour que tu brilles. Il pria pour que tu deviennes Esprit brillant. C’est pour cela qu’il aimait regarder le soleil, l’estelle du jour, se lever sur toi. Et pour toi il a vidé son esprit et il te l’a laissé. Le peu qui lui restait il finit de te le donner. Et après, Hubert pourra s’“éteindre”. Esprit brillant est désormais entre tes mains.  La balle est maintenant vraiment dans ton camp. Oui, ma petite Estelle, je viens de te passer le flambeau. Oui, Martine, à toi de jouer.

 

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