Pays de Satan le DiableubertElie
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Satan le Diable

Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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Face à face avec Satan le Diable

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Voici une vidéo de 8 minutes très étrange : moins de 40 secondes d'images, puis un écran tout NOIR pendant le reste de la vidéo, où on entend deux personnes parler une langue tout aussi étrange que la vidéo. Cette langue, c'est le Kabyè, car nous sommes au pays Kabyè, une ethnie très spéciale au nord du Togo, en Afrique NOIRE, l'Afrique de tous les mystères. Le pays Kabyè, le pays du kinaou (faculté de perception parapsychique diabolique), du hama (pouvoir diabolique), des aléwa (diables ou démons) et des aféla (sorciers ou humains-diables). Voir Le pays Kabyè, le pays de Satan le Diable.

Pendant ces 40 secondes, il s'est passé quelque chose d'extraordinaire, qui vous a échappé j'en suis sûr. Vous venez de voir une démonstration du HAMA ! Une démonstration du pouvoir diabolique. Une personne qui possède un tel pouvoir, est simplement un diable (un humain-diable, éféléou en Kabyè, aféla au pluriel). Et si vous avez vu un diable, alors vous avez simplement vu Satan le Diable !

Si on ne vous explique pas ce qui vient de se passer, comment l'écran est devenu NOIR au bout de 40 secondes et les étonnantes paroles que celui qui a rendu NOIR l'écran a prononcées juste après, le sens de tout cela ne peut que vous échapper. D'autant plus que la personne qui a accompli ce prodige parle en Kabyè, et son antagoniste (Hubertelie) lui répond en Kabyè, mais avec de temps en temps quelques mots de français, pas de quoi vous éclairer vraiment sur ce qui se passe. Les circonstances de ces images étranges et ce qui s'est passé sont expliquées ci-après. Le dialogue en Kabyè est traduit et abondament commenté, pour comprendre ce que cette vidéo vous montre : un face à face entre Hubertelie et Satan le Diable !

Pour une meilleure compréhension de cette vidéo et du phénomène qu'il vous montre, je vous recommande vivement de lire un texte explicatif qui prolonge la petite présentation faite ici. Le texte vous présente amplement le contexte et les circonstances de ce que cette vidéo vous montre (d'éclairantes photos vous sont proposées pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'affaire).

"Ma Liza appareil !"
("J'ai supprimé l'appareil !")

Voici le point clef de ce que cette vidéo vous montre. Vous entrerez ensuite dans les détails pour comprendre cette chose à fond :

A Pagouda, j'étais chez moi, debout sur ce tas de gravier, avec mon appareil photo et caméra numérique, pour filmer l'extérieur et enregistrer les sons ambiant. Cet homme est chez lui, dans cette cour à droite. Il menace et dit : "Je vais détruire ton appareil". Et il va chercher un bâton à une aile de sa cour. Et moi, ne comprenant pas pourquoi il avait tant à s'en prendre à moi, je demande, hébété et inquiet, à plusieurs reprises, : "Pour faire quoi ?". Il revient en force à une vitesse impressionnante, et se met à frapper sur mon mur, entre lui et moi, et qui me servait de bouclier. Il n'avait aucune chance d'atteindre mon appareil, et encore moins de le détruire, comme il l'a annoncé. Je recule ma main à chaque fois qu'il frappe, pour esquiver les coups, coups que le mur encaisse. Il frappe quelques coups et s'arrête. Le dernier a à peine touché ma main, qui reculait comme à chaque fois, en continuant à tenir l'appareil braqué sur celui qui m'agressait ainsi violemment et physiquement chez moi. Quand il s'est arrêté, j'ai cru qu'il avait abandonné, ayant compris qu'il n'avait aucune chance d'atteindre son objectif. Pour lui faire signifier son échec et surtout le délit grave qu'il venait de commettre en m'agressant chez moi, je lui dis : "C'est chez moi que je suis", donc "Je ne suis pas venu t'agresser chez toi, et je filme ce que je veux chez moi, tu as commis une faute en m'attaquant chez moi." C'est ce que je lui dirai souvent dans la suite de la conversation que l'appareil enregistrait, comme preuve flagrante de l'agression, à faire valoir auprès de la gendarmerie et la police. Alors il me répond une étrange chose que je ne comprendrai pas sur le moment, mais seulement plus tard. Il dit : "Tassi liziou !" ( "Filme encore !") Je ne savais pas qu'il voulait simplement me faire comprendre : "Filme, si tu le peux encore"). Et moi, naïf, ne mesurant pas l'étendu du phénomène devant moi, je lui répète : "C'est chez moi que je suis", donc "Je filmerai chez moi si je le veux". Et il me dit : "Èèh, n’wègnèdè. Lizi !" ("Oui, tu es chez toi, filme donc !"). Et je répète toujours, comme un idiot , qui n'avait pas compris ce qui venait de se passer, comme un hypnotisé qui ne pouvait pas dire autre chose et qui affirme ses droits et les torts de l'agresseur : "Mèndèmèwè. Mèndèmèwé..." ("C'est chez moi que je suis. C'est chez moi que je suis..."). J'ai été très surpris par le phénomène, sonné par la violence extrême du personnage et sa colère démeusurée, qui ne s'expliquait pas, sauf si j'ai surpris dans cet homme quelque chose qui le dérangeait très profondément, une preuve qu'il voulait détruire à tout prix ! J'étais abasourdi, littéralement hypnotisé par lui, bafouillant, presque pathétique même, ne sachant plus dire une autre phrase que la même que je répétais sans cesse, à savoir je suis chez moi, donc je fais ce que je veux chez, je filmerai si je veux filmer. C'est alors que, voyant que je ne comprenais pas, il m'explique pourquoi il avait cessé de frapper mon mur : "Ma liza appareil !" , littéralement : "J'ai enlevé l'appareil" ou "J'ai retiré ton appareil", ou encore : "J'ai supprimé ton appareil". En d'autres termes, cet homme m'apprenait qu'il avait détruit mon appareil, comme il l'avait annoncé au début de la scène filmée.

Très étonnant ! Incroyable mais vrai ! Comment cet homme pouvait-il dire qu'il avait "enlevé", "retiré" ou "supprimé" un appareil que j'avais toujours dans la main, qui était toujours braqué sur lui, et qui continuait à enregistrer le dialogue (ce qui en est la preuve !) ? C'est plus tard, quand je voulais revisionner le film, que j'ai vu que l'écran était devenu subitement NOIR ! après le dernier coup de cet homme, et c'est pour cela qu'il avait cessé d'attaquer l'appareil. Mais pour moi qui le tenais, je croyais qu'il fonctionnait normalement, et que je pouvais fimer à ma guise, et que même je continuais à le filmer. Mais, Bon Diable de bon sang !, comment lui pouvait-il savoir que l'appareil ne le fimait plus ?

Actuellement, les physiciens effectuent des expériences grandioses dans des accélérateurs de particules comme le LHC du CERN, pour démontrer l'existence de choses invisibles à l'oeil nu, comme par exemple le boson de Higgs, que certains surnomment la "particule Dieu". Les physiciens réalisent des images des chocs entre particules, qu'ils doivent ensuite analyser, décoder et interpréter à la lumières des connaissances scientifiques actuelles, pour conclure à l'existence des choses qu'ils traquent. Car il ne suffit pas de voir l'image pour la voir directement la chose cherchée, comme le boson de Higgs. Si on vous montre ces ces images, à moins d'être un spécialiste et de savoir les décoder, elles vous paraîtront abstraites ou insignifiantes, un peu comme aussi les images médicales de radiologie. Pour voir la chose cherchée vous aussi, on doit vous apprendre à décoder ce que vos yeux regardent, à comprendre ce qui se passe, et ainsi à VOIR enfin vous aussi la chose que vous ne voyiez pas.

L'ironie du sort est que depuis longtemps beaucoup nient l'existence de choses (Dieu et Diable par exemple) qui pourtant sont constamment sous nos yeux chaque jour ! Le problème est que nos yeux les regardaient mais sans savoir les VOIR, les reconnaître, parce qu'il leur manque la science adéquate pour les voir enfin, pour que leur existence soit démontrée : la Science de l'Existence ! Les sciences actuelles ne savaient pas les voir et les détecter, même avec les plus puissants microscopes, télescopes ou accélérateurs de particules ! Ces choses, une simple caméra ordinaire comme le Sony Cyber-Shot, ou les simples yeux humains pouvaient les voir !, mais à condition d'être justement éduqués à les voir.

Au pays Kabyè, on parle d'une faculté nommée le kinaou, une faculté de perception et une acuité spéciale, que certains possèdent et qu'on peut appeler le "troisième oeil", et qui leur permet de voir au-delà de toute apparence, au-delà de ce que les yeux ordinaires voient, d'avoir toute une autre perception du monde, de l'univers, de la réalité. Mais aujourd'hui, avec le cerveau et la logique éduquée par la Science de l'Existence, chacun peut avoir le kinaou, sans que cela soit associé aux aléwa (diables ou démons) comme chez les Kabyè. On a tout dit sur le Diable (et sur Dieu aussi), sauf ce que la Science de l'Existence permet aujourd'hui de comprendre sur la question.

Cette vidéo vous démontre par l'image l'existence de quelque chose que les yeux ordinaires ne voyaient pas. Bien mieux qu'un accélérateur de particules, le Sony Cyber-Shot a servi la science et s'est sacrifié pour permettre à tous de voir enfin à l'oeuvre une chose dont on niait l'existence. Il montre simplement un des secrets de l'Afrique noire, un des secrets du pays Kabyè, un des secrets les mieux cachés du monde : Le HAMA ou pouvoir diabolique ! Autrement dit, il vous montre enfin le visage de Satan le Diable, oui le Diable qui supprime sous vos yeux l'appareil qui réussit enfin à le démasquer, et à faire toute la lumière sur lui. Comme pour les images prises avec accélérateur de particules ou une image de radiologie, vous avez besoin d'être aidé par un Kabyè (moi qui vous montre ces images), pour décoder et comprendre ce que vous voyez en entendez. Il vous appartient de VOIR enfin, si voulez voir...

Lire la suite de cet ariticle : Ceux qui commettent des crimes parfaits

 

Cliquez ici pour une présentation détaillée de la vidéo et pour en avoir une pleine compréhension

 

Le Démon : Mèwèkou gnèdè appareil n’gou Je vais détruire ton appareil-là
(et il est allé chercher quelque chose à l’aile Est de sa cour. D’où la question...)

HubertElie : Pour faire quoi ?

Le Démon :  Yélé mèngbézi tangayou Attends que j’aille arracher cet objet-là
(par arracher ici il faut entendre aller dénicher ou extraire d’un certain ensemble l’objet qu’il jugeait approprié pour pouvoir atteindre l’appareil photo. C’est ce qu’il est donc allé chercher à l’aile Est de sa maison...)

HubertElie : Pour faire quoi ? Pour faire quoi ?
(et il revient très vite et en force avec un bâton impressionnant...)

Le Démon : Mèngbèzou appareil n’gou Je vais arracher cet appareil-là

HubertElie : Eh non ! Non ! Moi…moi je suis chez moi. Mèwèmèndè, Mèwèmèndè,  Mèwèmèndè yo, Mèndèmèwè ! Eh non ! Non ! Moi…moi je suis chez moi. Je suis chez moi. Je suis chez moi, Je suis chez moi, entends-tu ? C’est chez moi que je suis !
(à comprendre donc : « Je ne suis pas chez toi, je ne suis pas venu t’agresser physiquement chez toi. Tu n’as donc pas le droit de m’agresser physiquement chez moi ! »).

Le Démon : Lizi gnèdè appareil ! Retire ton appareil !
(à comprendre donc : « Cesse de filmer »)

HubertElie : Mèndè…Mèndè… Mèndèmèwè ! C’est chez moi…C’est chez moi…C’est chez moi que je suis !
(à comprendre donc : « J’ai le droit de filmer ce que je veux chez moi». Il tape un premier coup sur le mur en direction de l’appareil, et je fais un geste de recul pour esquiver le coup. Mais Le Démon fait tournoyer son engin et l’arme pour un second coup, avec une dextérité extraordinaire ! Je n’ai pas le temps de réagir, que le coup frappe et le mur, et l’appareil et ma main. La violence du coup sur le mur  a occasionné un nuage de poussière qui a recouvert l’appareil et ma main, mais je tenais toujours fermement l’appareil dans la main, en visant la scène. Estimant que l’amortissement du coup par le mur a épargné l’appareil d’un grave dommage, et surtout du fait qu’il est toujours dans ma main, j’ai continué à filmer, croyant que l’appareil fonctionne toujours normalement. Et c’est alors que très curieusement, Le Démon cesse de frapper et prononce de curieuses phrases que je ne comprendrai qu’après...)

Le Démon : Tassi liziou ! Filme encore maintenant !
(me faisant donc comprendre que l’appareil est maintenant hors d’usage….)

HubertElie : Mèndèmèwè. Mèndèmèwè. C’est chez moi que je suis. C’est chez moi que je suis…
(lui faisant donc comprendre que je suis chez moi, donc je continuerai à filmer…)

Le Démon : Èèh, n’wègnèdè. Lizi ! Oui, tu es chez toi. Filme donc  !
(à comprendre donc : «Filme donc, si tu peux encore le faire»).

HubertElie : Mèndèmèwè. Mèndèmèwè… C’est chez moi que je suis. C’est chez moi que je suis
(donc je continuerai à filmer)

Le Démon : Ma liza appareil ! J’ai supprimé l’appareil !
(littéralement : « J’ai enlevé l’appareil », à comprendre donc : « J’ai détruit l’appareil ». En effet, comment peut-on dire qu’on a « supprimé » ou « enlevé » un appareil que je tenais toujours dans la main, qui continuait à être dirigé sur la scène, raison pour laquelle on continue à entendre le dialogue comme si de rien n’était ? Étant donné qu’il ne pouvait voir que la face de l’appareil et l’objectif, qui ne présentaient aucune anomalie apparente, comment pouvait-il savoir que l’appareil ne filmait plus, alors que moi qui le tenais et qui avait l’écran de contrôle et les voyants de mon côté je ne m’en étais pas aperçu tout de suite ?)

HubertElie : Mèndèmèwè. C’est chez moi que je suis.

Le Démon : Lizi ! Filme donc !

HubertElie : Mèndèmèwè. C’est chez moi que je suis.

Le Démon : ???
(il s’éloignait vers l’entrée de sa chambre et vers des gens qui s’étaient installés là et qui suivaient la scène. Apparemment des habitants de la maison ou des gens venus lui rendre visite. Il prononça des paroles que je n’ai pas déchiffrées jusqu’à présent, et il n’est pas clair s’il adressait à moi ou à ces mystérieux spectateurs. Mais ces paroles semblaient signifier qu’il était satisfait de son exploit et du résultat qu’il voulait  atteindre, et que je ne savais pas qu’il avait atteint.)

HubertElie : Mèndèmèwè. Mandikognèdè. Mèndèmèwè ma liziou photo.  C’est chez moi que je suis. Je ne suis pas venu chez toi. C’est chez moi que je suis et que je prends des photos.

Le Démon : ???
(encore une série de paroles difficiles à comprendre car dites de loin, et apparemment en ne s’adressant pas qu’à moi, mais aussi à ces personnes de sa connaissance.)

HubertElie : Mèndèmèwè. Mèndèmèwè ma liziou photo.  C’est chez moi que je suis. C’est chez moi que je suis et que je prends des photos.
(Il commence à expliquer les précédents à ces personnes, puis apparemment agacé par mes répétitions : « Je suis chez moi », et commençant peut-être à réaliser que je voulais lui faire simplement comprendre qu’il m’a agressé physiquement alors que je suis chez moi, il m’ordonne très durement…)

Le Démon : Ici ! Sors ici !

HubertElie : Maliou malawé ? Je vais sortir pour quoi faire ?

Le Démon : Sors, non ?

HubertElie : Ma mèndèmèwè, ma mèndèmèwè. Moi je suis chez moi, moi je suis chez moi.

Le Démon : Bè mama, ma nating bè nono ! Mèndjéli ansaï na. Les pierres mêmes, je vais te lapider avec des pierres mêmes, tout de suite même ! Et je vais donner ton cadavre aux blancs.
(Sous-entendu donc, si je ne suis pas un peureux, et si j’ai le courage de sortir l’affronter physiquement).

HubertElie : Mèndèmèwè. Mèndèmèwè.  Je suis chez moi. Je suis chez moi.

Le Démon : Mambii makling, n’wè déndé béé yo. Je suis puissant plus que toi, là où tu es là.

(Littéralement : « Je suis plus mûr que toi ». Mais au sens où il emploie le mot « mûr » et qu’on emploie souvent en Kabyè, il laisse entendre qu’il me dépasse en pouvoir. Quand on veut dire de quelqu’un qu’il a de grands pouvoir occultes, on dit souvent en Kabyè : « È boua è sèè » ou  « È bii è sèè » dans la variante du kabyè que parle Le Démon. Cela signifie : « Il est mûr, et il est rouge », par allusion au fruit bien rouge parce qu’il est mûr. Mais ici on parle d’être mûr en sorcellerie.)

HubertElie : Aah, zéro !
(pour lui dire qu’il n’est pas si puissant qu’il croit l’être).

Le Démon : N’zola, dè n’yam déli noyou. Si tu veux, va me convoquer quelque part.
(à comprendre : « Si tu veux, va te plaindre à propos de moi, où tu en as envie »).

HubertElie : Maa yang. Ma hang…Ma hang fénassi loubè. Tchaa gnèdè, tchaa béé n’na, tchaa béé. Maa lè maa cong gnédè, mèndèmèwè, méwémèdè. Je ne te convoquerai nulle part. Je t’ai donné…Je t’ai donné sept mois. Reste chez toi, reste-là où tu es et tu verras, reste-là. Quant à moi je ne viendrai pas chez toi, c’est chez moi que je suis, je suis chez moi.
(J’ai dit que je ne le convoquerais nulle part, parce que je ne savais pas qu’il avait endommagé l’appareil. Je ne le saurai que quand plus tard je voulais revoir les images de la confrontation. Et puisqu’il est si puissant pour détruire l’appareil, il n’a qu’à démontrer maintenant sa puissance en fabriquant un appareil du même genre, ou en réparant ce qu’il a détruit, ou en remboursant son prix.)

Le Démon : Gna n’wèmbio n’guè éféléou, toi. Gnani gnèdè alouga, woloni bobjolo. Toi tel que tu es, tu es un sorcier, vraiment ! toi. Toi et tes démons, retourne près d’eux.

HubertElie : Ma mènguè éféléou yo, gna n’wabam. Si moi je suis un sorcier, alors toi tu es plus champion que moi en la matière.

Le Démon : Bagalou bia, bagalnang ? Bagalna bia tchinè bagalnang ? Hein ? Béa dong kakpasso bo bouzou kèè tom… On réprimande les enfants, est-ce toi qu’on réprimande ? On a réprimandé ici les enfants, est-ce toi qu’on a réprimandé ? Hein ? L’enfant marchait et montait par ici et on lui demandait…
(il veut faire comprendre que ce n’est pas de moi qu’il riait, qu’il réprimandait ses enfants, et qu’un enfant marchait, on lui parlait, et il est tombé, et il a ri de l’enfant et non pas de mes propos. Soit. Mais alors quand moi je filmais sans mot dire derrière mon mur, et qu’il est sorti de sa chambre pour avancer dans la cour, lui ai-je demandé quelque chose ? Lui ai-je demandé pourquoi il riait de moi ? Est-ce que je le connaissais ? Est-ce que je savais qui rait ? Est-ce que je savais si c’est lui ou quelqu’un d’autre dans la cour ou dans une des chambres ? Il posait un faux problème à mon sens, c’est pour cela que je poursuivais avec ce qui est le vrai fond du problème…)

HubertElie :  Ma mènguè éféléou yo, gna n’glam. Si moi je suis un sorcier, alors toi tu me dépasses en la matière.

Le Démon : Hmm ?

HubertElie : Yé mènguè éféléou yo, gna n’guè mèndè wiyowou. Si moi je suis un sorcier, alors tu es mon roi  en la matière.

Le Démon : Mazi li la ! Je dis sors donc !

HubertElie : Maliou malawé ? Mèwèmèndèè ! Gna dido nwègnèdè yawé ? Èbè tchèyoung yo ? Èbè tchèyoung ? Je vais sortir faire quoi ? Je suis chez moi,voyons ! Toi aussi tu es chez toi, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui te gêne alors ? Qu’est-ce qui te gêne ?

Le Démon : N’zimam ? Tu me connais ?
(question très lourde de sens. Il ne s’agit pas de demander si je connais son identité, s’il s’appelle un tel ou un tel. Mais cela signifie si je sais qui il est ou ce qu’il est profondément. À cela je ne réponds pas pour l’instant, mais je poursuis sur les questions pertinentes que je lui pose et qu’il évite jusque là… )

HubertElie : Manzé gna gnèwègnèdè, mèndjèki mèndè photo na. Èbè tchèyoung ? Èbè tchèyoung ? Bidjèyoung swé ? Je dis que toi tu es chez toi, et moi je prends mes photos à moi. Qu’est-ce qui te gêne ? Qu’est-ce qui te gêne ? Cela te gêne, pourquoi ?

Le Démon : Gnagnou ni liling, Gnagnou ni liling la … ??? Tu as de la chance, tu as de la chance, vraiment… ???
(la fin du propos n’est pas claire pour moi. Je poursuis mon interrogatoire, pour qu’il s’explique sur le fond du problème…)

HubertElie : Manzéé, maa lè, mèwèmèndè, mèndjèki mèndè photo na. Mènvèini droit yawé ? Gna gnèwègnèdè. Gna gnèwègnèdè…Je dis : moi je suis chez moi, et je prends mes photos à moi. N’ai-je pas le droit ? Et toi, tu es chez toi, tu es chez toi…

Le Démon : …Boucoup ta tention avec toi.

HubertElie : Hein ?

Le Démon : Oui !
(il essayait de dire quelque chose en français, que j’ai voulu comprendre. J’entends quelque chose comme : « Boucoup ta tention avec toi » ou « Boucoup ta tention sur toi ». Je crois qu’il voulait me dire quelque chose comme : « Je te conseille de faire beaucoup attention avec moi ». Mais comme ses paroles n’étaient pas claires, j’ai poursuivi mes questions sur la ligne principale, l’objet même du conflit. Je suivais depuis le début le même fil de pensée, et je ne me laissais pas détourner vers des considérations belliqueuses, vers ses provocations, injonctions, défis, invectives, menaces, insultes, etc. Il m’entraîne sur un terrain sur lequel je ne veux pas aller. Mais je l’oblige plutôt à répondre enfin à mes questions concernant le fond du problème, je l’oblige à me faire comprendre ce qui le gênait au point de m’attaquer physiquement chez moi et aussi violemment.)

HubertElie : Mèwèmèndè, mèndjèki mèndè photo na. Gna gnèwègnèdè. Bnang nwé ? Bnang nwé ? Mènvèini droit si mèndjèmèndè photo na ? Je suis chez moi et je prends mes photos. Toi tu es chez toi. En quoi cela te regarde ? En quoi cela te regarde ? N’ai-je pas le droit ?
(la question se pose d’autant plus que je ne savais pas qui riait, donc je n’avais aucune raison de le filmer spécialement, alors que je ne le connaissais pas. C’est celui qui riait et ses rires qui m’intéressait. Si ce n’est pas de moi qu’il rait alors c’est moi qui aurait été idiot de filmer des rires banaux, sans rapport avec moi. C’est mon temps et mon film que je gâche.)

Le Démon : Mon doma n’labim filmé guè ? Mon doma n’labim filmé ? Est-ce que je t’ai demandé de me filmer ? T’ai je demandé de me filmer ?
(voilà enfin qu’il répond à ma question et dit ce qui le gêne. Nous voilà donc au cœur même du problème. Selon lui je suis sorti pour le filmer, et c’est cela qui le gêne. Mais la vérité est que quand de l’intérieur de ma maison, derrière mon mur et par-dessus mon mur j’ai commencé à prendre des photos du décor sud de ma maison, qui d’ailleurs sont ratées, il était dans sa chambre. Comme il n’y avait pas de mouvement dans la cour vide et que je n’entendais plus des rires, je ne filmais pas. Quand il est sorti de sa chambre j’ai commencé à filmer mais en visant le coin droit de sa maison et un champ de maïs voisin, donc dans la direction sud-ouest. Ce sont les éventuels rires ou paroles en ma direction qui m’intéressaient. Si les gens mènent normalement leur vie ou passent leur chemin sans s’occuper de moi, de mes discours dans ma cour, ou de ce que je fais chez moi, comme il le prétend, alors où est le problème ? Il s’est avancé vers le champ de l’appareil sans dire mot, et il n’y avait aucun échange de parole. On n’entendait alors que le son d’un coq ou d’une poule, sans doute les miens dans le poulailler juste derrière moi. Quand il est entré dans le champ et s’est arrêté, j’ai cessé de filmer. Quelle raison de viser spécialement, de photographier ou de filmer un inconnu, s’il n’y a aucune raison de le faire ? C’est quand il a commencé à me demander des comptes, à se mettre en colère, à m’ordonner de cesser de filmer (alors que je ne filmais plus), à menacer de détruire mon appareil, etc., que j’ai recommencé à filmer. C’est donc lui qui m’a fourni une bonne raison de le filmer spécialement. C’est mon droit de filmer celui qui m’agresse ou d’enregistrer les paroles du conflit, pour garder la preuve de l’agression ! C’est ce que je m’efforçais de lui faire comprendre par la suite. Je n’avais aucune raison de le filmer spécialement au début, puisque je ne le connaissais même pas. Je faisais mon discours habituel et je condamnais celui qui se moque alors qu’on parle de Dieu, sans le nommer par son nom, puisque je ne savais pas comment il s’appelle. Je parlais en général et j’ai dit exactement ceci : « Toi qui te moques quand tu entends un homme parler de Dieu, ce n’est pas de l’homme que tu te moques, mais de Dieu. Tu montres alors que tu es un enfant du Diable, un démon, car seul un démon peut rire quand il entend parler de Dieu. Mais l’enfant de Dieu ne se moque pas quand on parle de Dieu, mais il prête attention à ce qui est dit. J’ai entendu les rires venir de la maison au sud de la mienne, comme cela s’est déjà produit plusieurs fois déjà depuis un certain temps, quand je fais mes discours. Je ne sais pas si c’est le propriétaire de la maison lui-même qui se moque ainsi quand il entend parler de Dieu ou si c’est un des locataires. Mais peu importe qui rit. Toi qui te moques, tu manques tout simplement du respect au Dieu qui t’a donné le souffle avec lequel tu ris. Aujourd'hui je vais prendre mon appareil et enregistrer les rires de celui qui se moque de Dieu, pour que les enfants de Dieu monde entier sachent reconnaître un démon, celui qui se moque quand on parle de Dieu. » C’est donc ce que j’ai dit avant de demander à mon fils d’aller prendre l’appareil et de me le donner, pendant que je me dirigeais vers le mur et dans le secteur d’où venaient les rires que j’ai entendus. Franchement, je ne retire pas un seul mot de ces paroles, et si elles sont à redire, je les redirais exactement ainsi !  De telles paroles ne peuvent jamais blesser un enfant de Dieu, même s’il rit et qu’on l’accuse faussement de se moquer de Dieu alors que ce n’est pas de Dieu qu’il riait, et même si c’est des paroles de Dieu qu’il riait vraiment. Ce que j’ai dit le fait alors se ressaisir et réaliser que ce qu’il a fait est mauvais. Et il demandera pardon au Dieu qui lui a donné son souffle, il lui demandera de lui pardonner d’avoir ri en entendant parler de lui et de sa Parole.  Mais mes paroles ne peuvent que blesser un démon, un enfant du Diable. Seul lui peut être piqué au fond de lui-même au point d’en vouloir à celui qui parle, de chercher un prétexte pour l’affronter directement et physiquement. C’est la simple vérité. Il prétend que je me suis présenté à mon mur pour le filmer spécialement, comme si je le connaissais avant ou comme si je savais que c’est lui qui avait ri. Si son rire ne me concernait pas et mes paroles sur Dieu, il y a une façon de le dire et de le demander, qui n’était pas la sienne. Il peut me dire qu’il a le droit de rire chez lui sans que je considère que c’est de moi qu’il rit. Alors je m’en serais simplement excusé en disant que je pensais que c’est de moi et de mes paroles sur Dieu qu’il riait, et l’affaire se serait arrêtée là. Et il peut aussi me dire que c’est de moi qu’il rit et que c’est son droit, alors je lui aurais répondu aussi que c’est mon droit d’enregistrer celui qui rit de moi, car se moquer de quelqu’un est une atteinte à sa personne. Et il peut aller jusqu’à dire qu’il peut rire d’un simple homme mais pas de Dieu, car il considère que ce simple homme n’est pas Dieu. Alors cela aurait été encore toute une autre affaire. Je dis très souvent à haute voix dans mes discours des paroles comme celles-ci : « Si tu te moques d’un simple homme, ce n’est pas grave, car tu seras pardonné. Si tu vois un fou et tu ris de lui parce qu’il est fou, et qu’il parle comme un fou, ce n’est pas grave. Mais seulement, respecte au moins le Dieu qui a fait le fou et toi-même. Et si tu respectes vraiment Dieu, il y a une limite dans les moqueries à l’égard du simple homme ou du fou. Tu riras parce qu’il dit et fait des choses de fou, des choses qui font rire. Mais tu seras pardonné parce que tu n’as pas ri de lui avec méchanceté, tu respectes au moins la dignité de cet être humain, tu te dis qu’il est un être humain comme toi, et ce qui lui est arrivé peut t’arriver aussi. Mais si tu vois ce simple humain ou ce fou tenir la Bible, si tu l’entends parler de Dieu, alors respecte-le au moins à cause de la Bible et de Dieu dont il parle. Car Dieu peut te parler par l’intermédiaire d’un fou, et si tu ne respectes pas le fou pour ce qu’il dit, alors c’est toi qui es fou sans le savoir. » Ainsi donc, s’il dit se moquer d’un simple homme ou d’un fou mais pas de Dieu, ce ne serait pas grave, et je lui aurais simplement rappelé ce genre de paroles que je dis très souvent dans mes prêches et mes discours moralisateurs. Mais il faut que ses mobiles, ses intentions et sa nature profonde soient autre que ce qu’il prétend pour qu’il réagisse autrement. Les paroles des prophètes, de ceux qui disent la pure et simple vérité divine, de ceux qui font connaître la morale de Dieu, ont toujours dérangé ceux qui sont vraiment des ennemis de Dieu, quand bien-même ils disent croire en Dieu. Ce n’est pas pour rien qu’on a toujours tué les prophètes, car leur paroles révèlent tout le mal et le mauvais que les ennemis de Dieu ont au plus profond de leur être. C’est cela le vrai fond du problème ici. Il n’y avait pas de raisons pour que ce que j’ai dit dans ma cour et ce que je faisais derrière mon mur prenne cette tournure avec celui s’est adressé à moi, surtout qu’on ne se connaissait pas et qu’il n’y a jamais eu auparavant de conflit ouvert entre lui et moi. Il n’y a que si ce que je dis et fais le blesse parce qu’il est ce que je condamne, qu’il peut réagir de cette façon. Si on condamne les démons et les sorciers, et si vous n’êtes pas un démon ou un sorcier, alors ce qu’on dit ne vous concerne pas. Et si on condamne un mal et si vous ne faites pas ce mal, ce qui est dit ne vous concerne pas non plus. Et si vous pensez qu’on vous accuse injustement pour un mal que vous ne faites pas, alors il y a une façon de démontrer la faute de celui vous accuse faussement et de lui demander de s’excuser, qui n’est pas du tout celle de mon interlocuteur. Si son intention était vraiment de comprendre pacifiquement ce que je faisais, il l’aurait compris. Mais sa façon était de toute évidence de provoquer une confrontation, ce qui se perçoit tout au long de ses propos et des défis qu’il me lançait. C’est très flagrant, quand on compare la nature de ses paroles, leur teneur, avec les miennes. Il est évident que c’est lui qui m’attaquait et que moi je ne faisais que me défendre et défendre ce qui est mon droit à mes yeux. Quand il est sorti de sa chambre, il a bien vu que je ne le visais pas. C’est pourquoi il est allé dans le champ de l’appareil pour espérer me mettre en faute et dire que je le filmais contre son gré. Et il ne disait rien quand il avançait. Si vraiment c’est lui que je visais spécialement, comme il l’affirme, il me l’aurait demandé dès qu’il est sorti de la chambre et il m’aurait demandé pourquoi je le filme, et il aurait eu raison. Et aussi, si quand je me suis présenté à mon mur il était assis dans sa cour et que j’ai commencé à le filmer, l’appareil dirigé sur sa personne et les siens, alors il aurait aussi raison. Mais il savait très bien que la situation n’était pas comme cela, et c’est pour cela qu’il n’a rien dit, jusqu’à ce qu’il entre lui-même dans le champ de l’appareil, pour créer artificiellement la faute et déclencher la bagarre. Il ne faut donc pas mettre la charrue devant les bœufs. C’est pourquoi je ne cessais de lui dire que je suis chez moi et je prends mes photos sans au départ le viser spécialement. Alors qu’est-ce qui le gênait vraiment ? Oui, si mes discours sur Dieu, les diables et les sorciers, sur la morale, sur le bien et le mal, etc., ne le touchaient pas dans ce qu’il est profondément, s’il n’est pas concerné quand je parle de ceux qui me causent des nuisances occultes chez moi, s’il était si innocent que cela à mon égard comme il le prétendait, alors qu’est-ce qui le gênait à ce point pour qu’il m’agresse physiquement si violemment chez moi ? Quand bien même il considère que je l’ai provoqué en faisant de lui l’objet de mon film, rien ne justifie ses actes de violence sur mon mur, sur ma personne et sur mon appareil. Moi je tiens l’appareil dans ma main, il n’est pas sensé savoir quand est-ce qu’il est en marche et quand est-ce qu’il ne l’est pas, quand est-ce que je filmais et quand est-ce que je ne filmais pas. À moins de me voir avec un KINAOU, il n’avait aucune raison de supposer que je le filmais, et de me demander si j’ai fini de le filmer justement au moment où je ne le filmais plus. Comment pouvait-il savoir cela ? J’ai des raisons de me mettre à mon tour en colère, car j’ai justement arrêté de filmer quand il est entré de lui-même dans le champ du film que je prenais. C’est pour cela même qu’on n’a pas entendu le début de notre conversation puisque je ne le filmais pas en ce moment. Je me suis trouvé même piégé, car justement c’est quand j’ai cessé de filmer pour mettre maintenant l’appareil en mode photo qu’il s’est tourné vers moi pour commencer à me demander des comptes. Sans cela on aurait suivi le début de la conversation, la manière dont il a déclenché la confrontation, ce qui aurait été encore plus éclairant sur ses mobiles et les raisons pour lesquelles il est sorti dans la cour pour entrer dans le champ de mes images. C’est donc lui-même qui m’a donné ensuite une sérieuse raison de faire de lui le centre de mes images, car il m’indiquait qu’il était sorti pour moi et à cause de moi. Si vous prenez les images d’un décor ou d’un voisinage, si vous enregistrez une ambiance, et qu’un passant vienne entrer dans le champ de l’appareil, ou bien vous continuez de prendre vos images en vous disant qu’il ne fait que passer et donc qu’il ne sera qu’un figurant dans vos images, qu’un  élément du décor ou du voisinage, ou bien vous considérez que son image ne vous intéresse pas, et alors vous arrêtez de prendre vos images en attendant que le passant sorte du champ et passe son chemin. Dans les deux cas vous n’êtes pas en faute. Mais que dire maintenant si le passant, une fois en plein dans le champ de l’appareil, s’arrête et s’adresse à vous en vous demandant si vous avez fini de le prendre en image, entendant par là que vous le provoquez avec votre appareil ? Alors c’est tout simplement lui qui vous provoque, qui cherche un motif de se confronter verbalement avec vous, et même physiquement ! L’individu inconnu qui est sorti de sa chambre ne concernait apparemment pas mes activités et les objectifs que je visais, puisqu’il avançait tranquillement comme moi aussi je prenais tranquillement mes images. Quand il est entré au centre de mon film, j’ai éteint l’appareil et je le réglais sur le mode photo, pour prendre quelques images fixes et retourner au milieu de la cour ou dans les pièces. Sa question de savoir si j’ai fini de le prendre en images est une question hautement de piège. Si je m’étais douté de là où cela allait nous entraîner et ce dont cette question était le germe, j’allais simplement répondre : « Oui j’ai fini » et j’aurais mis fin à cet échange qui commençait pour reprendre mes activités que j’ai laissées pour venir là. Cela m’a rappelé le scénario du 8 juin 2006 avec Yawa ma mère, qui lui-même est la reproduction du piège du 19 avril 2006 avec Clarisse ma petite sœur. Celle-ci avait envoyé des messagers me délivrer un message apparemment innocent. Mais celui qui sème cela sait où il veut en venir. Parce que je ne me suis pas assez méfié, cela a entraîné une grave confrontation ce jour-là . Suite à cela, la mère m’a téléphoné pour m’insulter et dire que je suis un Sorcier chassé de France. Ceci venait s’ajouter à une très longue liste d’offenses à mon égard, qui ont de par la passé engendré de graves disputes familiales, à Kétao et à Pagouda. Cette fois-ci je voulais en finir, et la solution était simple : m’enfermer chez moi et faire mon travail tranquillement, en coupant tout lien avec les membres de la famille qui me causaient tant de problèmes. En clair, après une série de personne avant elle, j’ai décidé que la mère n’était plus la bienvenue chez moi, après ces insultes au téléphone. Quand elle s’est présentée ce 8 juin à la porte, me femme m’en a averti, et ma première idée était simplement de lui faire dire que je ne la recevrais pas. Mais j’ai commis l’erreur de vouloir lui faire comprendre pourquoi. Je me suis présenter alors à la porte pour lui demander ce qu’elle vient faire chez le Sorcier chassé de France. Vient-elle pour que le Sorcier la tue ? C’était la pure et simple vérité. Mais quand on commence une discussion avec un démon ou avec quelqu’un rempli de démons qui le possèdent, on est entraîné dans un engrenage infernal et de fil en aiguille on arrive à une situation qui fera regretter de lui avoir répondu ! En effet, ce qu’il a semé aura alors germé et grandi, à sa grande satisfaction. La parole qu’on lui a adressée est alors celle avec laquelle on a commencé à creuser sa propre tombe. Dans le cas de la mère, j’étais loin de me douter que l’engrenage infernal dans lequel j’étais tombé allait m’emmener à être enfermé ce jour-là au commissariat de Pagouda par le commissaire AGOUDA Tchabodjo qui a très mal géré cette affaire, et surtout allait m’entraîner à être jugé au Tribunal de Pagouda, alors que la vraie victime est moi ! Sans la Gendarmerie de Pagouda, qui a fait le travail que n’avait pas bien fait le commissaire AGOUDA Tchabodjo, je serais peut-être encore aujourd'hui en prison, avec une vie complètement détruite par les démons, et surtout avec mon travail pour Dieu anéanti ! C’est cela leur objectif caché, et c’est ce qui se cache derrière tout ce qui se passe et me concerne. Oui, le travail que je fais ici les dérange, parce que ce travail démasque ce qu’ils sont.  Alors il faut éviter de tomber dans un piège tendu par un démon, pour amener à une confrontation physique avec lui. C’est lui qui gagnerait pour l’instant dans une telle confrontation, car pour l’instant le monde voit en lui un simple être humain, alors que moi je vois le démon qu’il est. À l’abris des regards, je subis des provocations occultes chez moi, dans le but de m’amener à les crier au grand jour, donc à entrer en conflit ouvert avec lui, là où il est présentement le plus fort. Si je l’accuse de mal et le condamne, les gens ne savent pourquoi, puisque les faits sont occultes, dans les ténèbres, à l’abris des regards. Alors pour eux le provocateur c’est moi. Par exemple, je ne connaissais pas physiquement mon interlocuteur, je ne connaissais même pas son nom. Il n’y a donc jamais eu de contact physique entre lui et moi, un problème qui pouvait physiquement et directement être constaté par la Gendarmerie ou la Justice. C’est pourquoi je ne pouvais jamais porter plainte contre lui pour un fait concret. Et pourtant Dieu seul sait que sur le plan spirituel, lui et moi on se combat depuis ma présence ici ! C’est grâce à Dieu que les attaques occultes de sa part et de celle de ses semblables n’ont pas jusqu’ici atteint leur objectif. C’est pourquoi dans mes discours je leur ai dit que dans au plus sept mois, ce qu’ils sont et font commencera à être révélé au grand jour, et alors commencera leur jugement, non pas de la part des hommes, mais de la part de Dieu. Mais le démon a toujours intérêt présentement à provoquer une confrontation physique. Comme la preuve scientifique n’est pas encore établie qu’il est un démon, alors on risque fort d’être fautif dans ce qu’on fait ouvertement contre lui, car alors on passe pour être le provocateur et non pas la victime ! C’est une vieille stratégie des démons à laquelle je ne suis que trop habitué maintenant. Quelque chose a été semé la veille chez moi et dans mes activités à Kara. Ils savent que je suis le seul à les reconnaître comme la cause cachée de ce qui se passe. Quelque chose a été encore semé chez moi ce jour-là, et à toutes ces attaques spirituelles mes répliques sont aussi spirituelles. Ma Bible est une très grande arme chez moi, je sors dans ma cour avec elle pour faire mes discours, pour dévoiler au grand jour ce qui se passe en cachette. Celui qui n’est pas un démon ou un sorcier n’a pas à être vexé par les vérités que je prononce, et dont j’ai fourni quelques exemples plus haut. Au contraire il est heureux de me voir moraliser le voisinage, et surtout de condamner les démons et les sorciers. Mais au démon ainsi démasqué spirituellement et piqué au plus profond de lui-même par la Parole de Dieu, il ne reste que les moqueries et la recherche d’un conflit physique pour avoir une raison d’abattre physiquement l’homme de Dieu. Ça aussi c’est vieux comme le monde, et c’est ainsi que Jésus de Nazareth s’est retrouvé crucifié à Golgotha. Et la technique du démon est toujours la même : le piéger par ses paroles. Jésus a su très habilement éviter ces pièges des démons, jusqu’au jour où il a enfin dit ce qu’ils voulaient l’entendre dire pour avoir le motif de l’abattre. Et dans mon cas, j’aurais dû deviner que la question du démon qui s’est présenté dans le champ de mon appareil pour me demander si j’ai fini de le prendre en images, alors que j’ai arrêté l’appareil, était le début d’un engrenage infernal  à l’avantage du démon. À son avantage ? Ou au contraire cela a permis de le démasquer pleinement ? Un démon et ennemi qu’on ne connaissait pas et qu’on pouvait saluer dans la rue et même boire et manger avec lui quelque part, a un très grand avantage. Mais le jour où on le connaît physiquement comme tel, il perd ce grand avantage, car on sait désormais à quoi s’en tenir avec lui. Quand l’individu jusque là inconnu est sorti de sa chambre, est entré dans le champ de l’appareil et a commencé à me demander des comptes, il a tout simplement commencé à se révéler à moi. Quand il  m’a demandé si j’ai fini de le prendre en images alors que j’avais arrêté l’appareil, je l’ai rallumé pour le prendre en photo, car j’ai alors compris qu’il est en fait sorti pour me rencontrer. Et cette première photo le montre bien ayant tourné la tête vers moi pour me parler, bien à l’extrémité droite de sa cour, dans la direction sud-ouest, dans la ligne de mire d’un champ de maïs, qui est la direction initiale visée par l’appareil. Et si on observe bien ces premières images assez brèves, on s’aperçoit qu’en avançant, il s’est retourné une première fois pour regarder l’appareil et ce que je faisais. Mais il n’a rien dit en ce moment-là, car apparemment il a vu qu’il n’était pas encore assez entré dans le champ de l’appareil, pour pouvoir m’accuser de le filmer spécialement et contre son gré. Le seconde fois qu’il se retourne, alors il est vraiment en plein au milieu de l’image, ce que montre la photo. Sa tête est alors en plein dans le champ de maïs, qui est toujours resté aussi le champ de l’appareil, avant qu’il déclenche la bagarre. Et on peut remarquer qu’entre l’extrémité droite de son bâtiment et le champ de maïs que je visais, il y a un sentier qui va derrière sa maison et chez le vieux Kataka, qui est de la famille de ma mère. C’est cette famille de la mère qui lui a donné a sa famille le terrain sur lequel il habite. Ce terrain allait de sa maison jusqu’à la porte nord de mon domicile. Mais cette donation est très traditionnelle, et n’est pas enregistrée par les autorités légales, la mairie par exemple. Quand on a bénéficié de genre de donation non enregistrée légalement, le propriétaire terrien reste toujours en fait propriétaire, et la dite donation est une sorte de prêt de terrain. Cela veut dire que le terrain sur lequel j’habite présentement et qui est maintenant ma propriété légale, était officieusement la propriété de sa famille. Les négociations avec les propriétaires terriens se déroulaient chez le vieux Kataka derrière chez lui, et nous empruntions ce sentier pour aller justement à ces négociations. Moi je ne voulais pas de ce genre de donation, et j’ai proposé d’acheter mon terrain en bonne et due forme, ou au moins qu’il me soit cédé par donation légale, contre une somme convenu avec ma mère, qui m’a amené à construire dans cet endroit si dangereux ! Ces négociations furent très houleuses mais mon objectif d’acquérir ce terrain auprès des propriétaires d’une manière très légale et officielle a fini par être atteint. Pendant les négociations, on m’a informé que mon voisin au sud était très mécontent que ce qu’il considérait comme sa propriété soit maintenant la mienne. Je savais donc que j’avais dans le voisin au sud un ennemi potentiel, ce qui explique mes distances à son égard. En deux ans, je n’ai jamais eu à le connaître, alors que j’ai pris des photos du voisinage pour situer le contexte pour les futurs lecteurs de mes travaux à Pagouda. Il est fort possible que j’aie eu à le saluer dans mes allers et venus dans le quartier ou ailleurs, sans le connaître et sans savoir s’il est propriétaire de cette maison ou un locataire. Mais il serait très étonnant que lui ne me connaisse pas physiquement, car moi je suis étranger dans le coin, et tout le monde connaît le nouveau  venu, mais le nouveau venu ne connaît pas tout le monde. J’ai toujours cherché discrètement à connaître celui dont on m’a dit qu’il était mécontent qu’une partie de son terrain soit maintenant ma propriété légale. En effet, c’est très dangereux de ne pas connaître quelqu’un qui a une si grande raison de vous haïr, dans un milieu où l’on hait très facilement le prochain sans cause, par envie, par envie ou simplement par méchanceté. Et que dire alors s’il a une raison particulière ? Mais les problèmes dans le milieu dont l’origine est ma propre famille même m’ont emmené à prendre des distances avec les voisins, à l’exception de ceux à l’ouest. Mais l’avenir va montrer que c’est un grand tort de leur accorder cette confiance ! C’est pourquoi je n’ai jamais connu ce voisin du sud, et que lui non plus n’a pas cherché à se faire connaître clairement à moi. Depuis deux ans, c’est le seul voisin immédiat que je ne connais pas visuellement. Je peux donc dire que c’est le jour où il s’est lui-même avancé dans le champ de mon appareil s’est mis en plein dans la visée, au niveau de ce sentier que j’ai déjà emprunté pour aller chez Kataka, dans la ligne du champ de maïs et du domicile de mon oncle Benoît aujourd'hui décédé, que j’ai commencé à le connaître. Et de plus je l’ai connu parce qu’il m’a parlé et qu’il s’est présenté à moi dans la discussion. S’il avait passé son chemin, je n’aurais jamais su que c’est lui le propriétaire. J’aurais pu considérer que c’est un locataire ou un membre de sa famille. À une certaine époque, je savais qu’un certain Pyabalou, fils du voisin au sud-est, habitait là-bas, et c’est le seul que je connaissais dans cette maison, et qui fait que je suppose qu’il y a des locataires. Et je ne sais même pas s’il habite toujours là-bas. Il m’avait fait comprendre dans une allusion qu’il s’attendait que je lui donne le courant électrique, comme cela se fait couramment. J’ai fait comprendre à tous que je ne souscris pas à cette pratique. J’ai proposé qu’ils cotisent entre eux pour s’abonner à un compteur, et se distribuer le courant entre eux comme bon leur semble. Je leur ferais cadeau du branchement sur la ligne que j’ai construite à mes frais, mais la moindre des choses est qu’ils supportent les frais du compteur commun, qu’ils installeraient chez celui d’entre eux qu’ils veulent. Le reste est leur problème, ils s’arrangeraient entre eux pour se distribuer le courant et payer la facture de consommation relative à leur compteur commun. Mais aucun fil ne sortirait du compteur de mon domicile pour aller chez l’un d’entre eux, comme ils s’y attendaient. Et à la fin du mois, je ferais le tour de chacun d’eux pour qu’ils me paient leur consommation sur mon compteur. Cela je l’ai refusé, car je n’étais pas venu là pour ce commerce-là, et de plus c’était se chercher des problèmes dans ce milieu à haut risque, chose que j’évitais. C’est l’une des raisons de plus de m’en vouloir dans le voisinage. Et pourtant je leur ai offert un branchement gratuit sur ma ligne ! Mais ils voulaient que le riche venu de France avec sa femme blanche et ses enfants métisses tire des fils de chez lui pour aller chez eux, et leur offre le courant gratuitement. Je savais donc que mon courant est entre autres l’une des raisons des animosités à mon égard. Je le savais, car certains d’entre eux me l’ont même dit. Ils m’ont dit que ma mère leur a expliqué que c’est parce qu’elle me demandait de donner du courant à tous et que je refusais qu’on s’est querellé ce 8 juin 2006 devant tous dans le voisinage. Or la raison de la querelle était toute autre. C’est ce qu’on appelle en kabyè « attraper son fils et donner aux sorciers pour qu’ils le tuent », si toute fois ce ne sont ces sorciers eux-mêmes qui ont inventé ces propos de la mère pour atteindre leur propres objectifs. Dieu seul sait les nuisances occultes que je vis dans ma maison. Au début je soupçonnais beaucoup ma propre famille, je me confiais à mes voisins, et je leur disais tous mes soucis et mes secrets. Mais le sorcier qui vous nuit est plus proche que ce vous ne le pensez, et c’est celui que vous accueillez chez vous, à qui vous vous confiez, avec qui vous plaisantez et mangez, qui est essaie en fait de vous tuer. Et vous avez un voisin avec qui vous n’avez eu aucun problème ouvert, que vous ne connaissiez même pas, ni de nom, ni de vue. Mais Dieu seul sait ce qu’il vous faisait dans les ténèbres. Vous saviez seulement que le propriétaire de cette maison n’était pas content que le terrain où vous habitez soit votre propriété légale. Voilà pourquoi aussi j’avais des raisons supplémentaires d’enregistrer l’ambiance autour de moi et de mes activités. Sans tout cela, on ne peut pas vraiment comprendre tout ce qui se cache dans ce conflit du 12 août 2007. L’appareil est dirigé sur un sentier et un champ de maïs. Ce voisin inconnu jusqu’alors laisse croire qu’il est complètement innocent à l’égard de celui qui tient l’appareil et de ses activités. Qu’il dise que ce n’est pas de moi qu’il riait ce jour-là, passe encore. Qu’il dise qu’il ne s’est jamais moqué de mes paroles dans ma cour, je veux encore l’accepter. Mais la chose est très simple : Je ne lui ai pas demandé pourquoi il rait de moi, car je ne le connaissais pas et je n’étais pas sensé savoir que celui qui est sorti de sa chambre est celui dont j’ai entendu la voix. Il avançait tranquillement dans sa cour sans rien me dire, et moi je filmais tranquillement chez moi, en direction du sentier et du champ de maïs, sans rien lui demander. Et il s’arrange pour se positionner en plein dans l’image, pour avoir des raisons de déclencher le conflit, prétendant que je le filmais. Puis il s’est mis à m’ordonner de cesser de filmer, à me menacer de détruire mon appareil. Après avoir subi ses gestes de violences et ses invectives au début, assommé par ce phénomène que je découvrais et auquel je ne m’y attendais pas, bégayant et ne faisant que répéter que je suis chez moi, je commence à retrouver mes esprits, à le soumettre à un interrogatoire très pertinent, à lui faire connaître mon réquisitoire, le réquisitoire de Dieu. Il commençait à réaliser son tort, le fait qu’il s’est piégé lui-même croyant me piéger, le fait qu’il dévoilait lui-même ce qu’il est profondément. Il ne lui restait qu’à me tendre un autre piège, à me lancer des défis physiques, pour me faire sortir de chez moi pour aller le rencontrer chez lui. Il voulait que je lui offre une vraie raison de dire que je l’ai vraiment attaqué chez lui. Je suis idiot, certes, mais pas à ce point. Je crois que je commence à avoir un peu d’expérience avec les démons en chair et en os, pour avoir eu souvent à les affronter et à tomber dans leurs pièges. Que mon Dieu Existence me garde désormais de ce genre d’erreur. La chose est très simple : Je suis chez moi, et je prenais mes photos sans viser spécialement quelqu’un que je ne connaissais pas. C’est à la gendarmerie que j’ai appris qu’ils s’appelle N’zolwé N’labréou. Auparavant, sa femme avait dit au gendarme venu le convoquer qu’il s’appelle Tchilabalou, et il a fallu que le gendarme se fâche pour qu’elle dise comment son mari s’appelle. En effet, c’était comme si elle ne le connaissait pas, qu’on lui demandait l’identité de quelqu’un qui n’habite pas cette maison, auprès d’elle. Cette identité fluctuante fait que je ne suis même pas sûr qu’il s’appelle N’zolwé N’labréou. L’idée ne m’est pas venu de demander confirmation de son nom auprès des membres de sa famille venu chez moi le 15 août me supplier de le gracier du remboursement de l’appareil qu’il a détruit. Selon eux, son geste est pure bêtise et comportements d’un insensé. Mais pour moi, quelqu’un capable de savoir de loin si un appareil filme ou ne filme pas, et surtout de savoir qu’il a détruit l’appareil et qu’il ne filme plus, alors qu’aucun signe extérieur ne le montre et que moi-même qui manipulais l’appareil je ne le savais pas, n’est pas le simple bête et idiot qu’on veut me faire croire qu’il est. Il s’agit de tout un autre phénomène, que l’appareil a lui-même magistralement dévoilé en se sacrifiant ! Ses meilleures images sont celles de sa propre mort ! Il a atteint sont but ultime : faire voir un Démon en chair et en os ! Mais moi je ne savais pas qu’il ne filmait plus, j’ai continué à le braquer sur la scène, croyant continuer à filmer le conflit. Mais il n’enregistrait plus que le son et notre discussion. Le Démon m’a demandé : « Est-ce que je t’ai demandé de me filmer ? T’ai je demandé de me filmer ?», prétendant ainsi que c’est moi qui l’ai provoqué en le filmant spécialement, et contre son gré. C’est donc ici le point crucial de l’affaire, et cela méritait toute cette analyse pour y voir très clair. Et d’ailleurs la suite même de la conversation éclaire très amplement l’affaire, car ce que je lui disais et les questions que je lui posais sont l’essentiel même de tout ce que j’ai expliqué. Le choc dissipé, ayant retrouvé mes esprits, ma colère monte et ma parole implacable commence à couler à flot, mais sans le provoquer, sans l’insulter, sans lui lancer des défis physiques, sans l’attaquer personnellement, sans le menacer de manière plus ou moins voilée, comme lui le faisait à mon égard. Mais je le faisais simplement raisonner, en lui démontrant sa faute concrète qui révèle ce qu’il est profondément. Et acculé, lui-même de sa propre bouche continue à révéler ce qu’il est…)

HubertElie : Hein ? Manzéé, maa lè, mèwèmèndè, mèndjèki mèndè photo na. Gna gnèwègnèdè. Hein ? Bnang nwé ? Bnang nwé ? Bidjèyoung swé ? Mongom gnèdè yawé ? mongom gnèdè taayo mèndjèki mèndè photo na yawé ? Mèndèmèwè mèndjèki mèndè photo. Yé gnadido n’zola yo, kpa gnèdè appareil n’djè photo na, ni n’djèbim photo. Hein ? Je dis que, moi, je suis chez moi et je prends mes photos. Toi, tu es chez toi. Hein ? En quoi cela te regarde ? En quoi cela te regarde ? En quoi cela te dérange ? Suis-je venu chez toi ? Suis-je venu dans ta cour pour prendre mes photos ? C’est chez moi que je suis et que je prends mes photos. Si toi aussi tu le veux, prends ton appareil et prends tes photos, et prends-moi en photo.

Le Démon : N’ta gnim ? N’tagnim déou yo. Tu ne me connais pas ? Tu ne me connais pas vraiment.
(face aux arguments qui le bombardent, il essaie une fois encore de détourner le fil du principal, pour le ramener sur le terrain des menaces à peines voilées. Une fois encore il me dit que je ne le connais pas, et il ne parlait évidemment pas de son identité. Car comment pouvait-il savoir si je ne me suis pas renseigné auparavant pour le connaître ? Il veut évidemment dire que je ne sais pas qui il est et ce qu’il est profondément. Il veut me faire comprendre que si je le savais, je n’oserais pas me mesurer à lui. Tout bon kabyè comprend très facilement le sens profond de ces questions. Ces paroles sont dans le même registre que celles par lesquelles il me disait qu’il est plus puissant que moi. En clair, nous sommes toujours dans le thème de la sorcellerie, qu’il a déjà évoqué mais sans l’appliquer à lui-même directement, mais pour m’accuser en tant que de sorcier et pour parler de mes démons. Ça c’est ce qu’il dit dans ses propos clairs. Mais dans ses propos voilés, il me fait comprendre que j’ai toutes les raisons de le craindre dans ce domaine, car il me dépasse.)

HubertElie : Manzéé...Je dis que...

Le Démon : Manzi n’tagnim déou yo. Je dis que tu ne me connais pas vraiment.
(en disant : « Je dis que… », je poursuivais mon idée principale sans tenir compte de ses nouvelles menaces cachées. Je voulais lui répéter mes dernières questions au cas où il n’aurait pas bien compris ce que je voulais lui dire. Alors il insiste lui aussi pour que je comprenne bien le sens de ses derniers propos.)

HubertElie : Manzéé...Oh, magnimang hoho hoho. Magnimang hoho. Mandigniming Esso gnimang. N’niwa ? Mandjazé, yé mandigniming, Esso gnimang, Esso zimang hoho hoho. Je dis que... Oh, je te connais depuis longtemps, longtemps. Je te connais depuis longtemps. Si je ne te connais pas, Dieu te connaît. As-tu compris ? Je veux que tu saches ceci, si je ne te connais pas, Dieu te connais, Dieu te connais depuis longtemps, longtemps.
(dans le kabyè standard, « académique », celui réglementé par les missionnaires catholiques, et qui est avec l’Éwé l’une des langues nationales au Togo, celui que je m’efforce de parler  et de transcrire dans mes écrits, on dit « zima » ou à la rigueur « sima » pour signifier « savoir » ou « connaître ». Le nom du président togolais « Essozimna », qui signifie « C’est Dieu qui sait », est exprimé dans ce kabyè officiel. Mais dans le patois que parle mon interlocuteur, on dit « gnima » pour signifier « savoir » ou « connaître ». Tout au long de notre discussion, je parle un kabyè hybride pour m’adapter à lui et pour me faire bien comprendre de lui, au lieu du kabyè « académique ». C’est pourquoi je dis « magnimang » et « Esso gnimang » au lieu de « mazimang » et « Esso zimang », pour dire « je te connais » ou « Dieu te connaît ». Je termine ma déclaration dans le kabyè standard en disant :  « Esso zimang hoho hoho » ou « Dieu te connaît depuis très longtemps».)

Le Démon : N’gom tchinè wiri maning diyoa ? Depuis que tu es-là, toi et moi nous sommes-nous querellés ?
(mon interlocuteur lui non plus ne me connaissait pas comme il croyait me connaître. C’est à lui de commencer à découvrir le phénomène que je suis, la puissance qu’il ignore et qu’il sous-estime. Il croyait me faire peur et me terroriser comme les diables, les démons et les sorciers menacent et terrorisent et tyrannisent depuis longtemps leur prochain sans pouvoir et sans défense spirituelle face à eux. Il a compris le sens de mes paroles quand je lui ai dit : « Oh, je te connais depuis longtemps, longtemps», ce qui signifie depuis très longtemps. Il commence sans doute à se demander comment je le connais et à quel point. Et j’insiste ensuite sur l’idée que Dieu le connaît depuis longtemps. Il a compris qu’une fois encore il se piège lui-même en s’engageant sur le terrain spirituel, en croyant me faire peur en évoquant ses pouvoirs occultes. Mais moi je m’en réfère à un Pouvoir et à une Puissance bien supérieure à la sienne : Dieu ! S’il osait encore poursuivre sur ce terrain spirituel, j’allais le prendre à ses propres mots, et il n’allait faire que dire clairement de sa propre bouche ce qu’il est profondément et qu’il cache aux hommes. Comme ce qu’il dira par la suite va le montrer, il réalise en ce moment-là que l’appareil n’était pas complètement détruit, qu’il continuait à enregistrer ses paroles. Il a donc bel et bien été dominé par une puissance supérieure à la sienne, il était capturé, et il se livrait lui-même en s’engageant sur le terrain des menaces occultes. Alors il tente de faire marche arrière et de revenir sur le terrain normal, en me demandant si depuis que je suis là est-ce qu’on s’est déjà querellé ? Maintenant que j’ai dit que je le connais depuis longtemps, et aussi que Dieu le connaît, il se demande à son tour ce qui peut se cacher dans ces déclarations, quelle preuve je peux avoir contre lui. Il revient sur le terrain de l’innocence à mon égard, et met en avant le fait qu’il n’y a jamais eu de conflit ouvert entre nous, comme si ceci était une preuve absolue que lui et moi on ne s’affrontait pas déjà sur un autre terrain, à l’abris des regards. Comme il me faisait à plusieurs reprises par sous-entendus des menaces occultes, moi aussi je lui révèle par sous-entendus ce que je sais qu’il est, même si je ne le connaissais pas physiquement, et même si je ne connaissais même pas son nom. J’attends aussi des menaces occultes claires pour que je lui dise aussi clairement ce qu’il est, comme je l’ai déjà dit à d’autres personnes dans le voisinage. Je continuais donc sur le terrain occulte sur lequel il nous engageait encore, un terrain très glissant pour lui, car il se faisait prendre lui-même. Mais il insistait pour faire volte-face pour revenir sur un terrain normal…)

HubertElie : Manzéé... Je dis que
(pour lui répéter que je le connais autrement, depuis longtemps, et que Dieu le connaît aussi, depuis longtemps…)

Le Démon : N’gom tchinè wiri maning diyoa ? Depuis que tu es-là, toi et moi nous sommes-nous querellés ?

HubertElie : Manzéé, manzéé, ... Je dis que, je dis que

Le Démon : Manzi n’gom tchinè wiri maning diyoa ? Je dis que depuis que tu es-là, toi et moi nous sommes-nous querellés ?
(là c’est clair, il ne voulait plus continuer sur le terrain occulte, et il ne voulait pas entendre de nouveau mes paroles sur ce point. Alors puisqu’il insiste pour revenir sur le terrain normal et dire que le fait qu’on ne se soit jamais querellé est la preuve de son innocence à mon égard, de l’absence de toute action de nuisance à mon encontre. Alors je le prends une fois encore à ses propres paroles et je reprends mon fil initial duquel il m’avait détourné pour faire ses menaces voilées.)

HubertElie : Èlè, èlè, ma lizi photo, bidjèyoung swé  yo ? Bidjèyoung swé ? Alors, donc, je prends des photos, en quoi cela te gêne alors ? En quoi cela te gêne ?
(oui la simple question est : s’il n’y a pas eu de querelle ouverte entre nous avant, pourquoi toute cette violence parce que je prends des photos ? En quoi ces photos peuvent-ils le déranger à ce point ? La question se posent d’autant plus que comme je l’ai démontré amplement, et on peut voir cela en revoyant le début du film, je ne le visais pas spécialement, il est venu entrer lui-même dans le champ de l’appareil ! Discuter avec un démon est très fatigant, car on tourne en rond sans avancer, parce qu’il ne veut pas se laisser prendre, d’un côté comme de l’autre ! Si on fait son jeu, si on le suit dans ses pirouettes incessantes pour  s’échapper, on n’arrivera à rien de concluant. C’est pour cela qu’il faut garder le cap et le ramener dans le fond du problème, et alors la vérité commence à sortir… )

Le Démon : N’djèlim, n’djèlim bidè film n’gou. Tu vas me remettre le film de l’appareil.
(étrangement, il réclame maintenant le film. Au début il m’a dit des choses comme : « Tu es chez toi, filme encore maintenant », et « Filme donc ! », et il a cessé de taper sur mon mur  en direction de l’appareil pour le détruire, et il m’a annoncé : « Ma liza appareil !», pour dire qu’il a mis hors d’usage l’appareil. L’appareil ne prenait plus les images, et c’est pour cela que dans toute la suite cela ne le gênait plus que je tienne dans la main et que je vise la scène. Et pourquoi  maintenant il réclame le film de l’appareil ? Ce sont les nombreux mystères que cachent ce dialogue avec cette personne, qui ne veut pas dire clairement ce qui le gêne vraiment, car ce qui le gêne est d’une nature qu’il ne veut pas clairement exprimer. Moi je lui fais comprendre que je n’ai rien à cacher aux hommes, donc cela ne me gêne pas qu’il me filme comme je le fais. Au contraire, cela me ferait même plaisir qu’il y ait des images et des enregistrements extérieurs qui montrent ce que je dis ou fais ici à Pagouda et au Togo. Les faux témoignages des humains, qui peuvent mentir et déformer la vérité, me gênent beaucoup plus que les enregistrements fidèles que ferait un appareil de mes faits et gestes et paroles.)

HubertElie : Manzéé, manzéé… Je dis que, je dis que

Le Démon : ???
(là je touche un point clef, il ne me laisse plus finir mon idée, il parle en même temps que moi et de loin, près de ses mystérieux amis qui suivaient la conversation, dont l’appareil ne pouvaient pas enregistrer les images. Il dit de loin une série de paroles obscures que j’aurais voulu clairement déchiffrer. Comme je ne le comprenais pas pour lui répondre, comme il ne s’exprimait pas clairement près de moi, je poursuis mon idée sans me laisser détourner…)

HubertElie : Manzéé, bidjèyoung swé ? Bidjèyoung swé ? Gna dido kpa gnèdè appareil n’lizim photo. Ma, maa kizou, n’bizou n’lizim photo. Kpa gnèdè appareil n’lizim photo. Manzéé, yé gna, n’biza si n’gba gnèdè appareil n’lizi ma dido photo. Maa tong zi blabizima n’djèkim photo. . Kpa gnèdè appareil n’lizim photo. Je dis, en quoi cela te gêne ? En quoi cela te gêne ? Toi aussi prends ton appareil et prend-moi en photo. Moi, je ne refuserais pas, tu peux me prendre en photo. Prends ton appareil et prend-moi en photo. Je dis, toi à ton tour, tu peux prendre ton appareil pour me photographier toi aussi. Je ne te demanderai pas pourquoi tu me prends en photo. Prends donc ton appareil et pren