Retour à la
conception intuitive et naturelle des ensembles
Il faut le vivre pour le comprendre
Le
fait est que "Cantor
a été confronté à la résistance
de la part des mathématiciens de son époque, en
particulier Kronecker", son ancien professeur,
qui fut pour lui un très farouche opposant (et plus
que cela !), qui le traitait de "charlatan de la science" et
de "corrupteur de la jeunesse". Que Cantor ait eu
un "trouble bipolaire" qui le rendait dépressif
et qui a contribué au fait qu'il soit mort en 1918 en
hôpital psychiatrique à la Halle, pourquoi pas
? Mais que cela ne soit pas un prétexte pour excuser
l'inexcusable, pour nier l'effet dramatique que l'hostilité (voire
la méchanceté...) peut avoir sur un homme. Cela
peut casser un vase fragile (ou naturellement fragilisé par
un "trouble bipolaire"), un vase qui ne se serait
peut-être pas cassé tout seul sans cette hostilité.
Autrement dit encore, l'hostilité peut être la
goutte qui fait déborder le vase déjà presque
rempli par un "trouble bipolaire". Rien en science
(ou ailleurs) ne doit justifier les attitudes du genre
de ceux Kronecker envers Cantor.
On
peut ne pas être d'accord sur les idées, démontrer
avec force les erreurs de la partie avderse, défendre
avec la force ses idées et sa vision des choses. C'est
tout une autre affaire que de se livrer à une attaque
personnelle. Quand on traite quelqu'un de "charlatan
de la science" ou de "corrupteur de la jeunesse",
on n'est plus dans le débat scientifique, mais on
est sur un tout autre terrain.
Il
faut avoir vécu le genre de situation qu'a vécu
Cantor pour comprendre ce que ce genre d'hostilité peut
avoir de destructeur. En 2007-2008 par exemple, alors que
j'étais à Pagouda
(au Togo), que je travaillais nuit et jour au
développement de la Science de l'Existence, dans
un état de grand isolement (par la force des choses
et à cause justement de l'incompréhension
et du rejet des autres), dans un état de grand sacrifice
personnel et sans aide (comme d'ailleurs encore aujourd'hui...), dans
des conditions donc extrêmement difficiles (et les
mots sont faibles !), et
tout cela pour servir tout simplement la Science, je tentais
de faire comprendre mes idées dans les forums occidentaux, à des
Kronecker face à moi. J'ai connu ce qu'être
traité de "charlatan
de la science" ou de "corrupteur de la jeunesse" (voir Guerre
des logiques, guerre dans le forum, Le
secret pour faire la Science du Tout, Où est
la frontière de la Science ?)
Il
n'est pas impossible qu'on me trouve un jour un certain "trouble
bipolaire",
je l'accorde ! Mais je peux dire avec très
grande certitude, pour avoir connu le genre de
choses qu'a connues Cantor, que si j'étais
souvent déprimé et au bord du gouffre,
et si un jour j'étais mort (ou si un jour
je mourrais...) comme Cantor dans un hôpital
psychiatrique, ce n'aurait pas été à cause
de ce "trouble bipolaire" ! Le "trouble
bipolaire" peut rendre un terrain fragile,
cela j'en disconviens volontiers, mais il n'est
que le fond d'un vase; ce n'est certainement pas
la dernière goutte qui peut faire déborder
ce vase, qui peut conduire un homme à mourrir
en hôpital psychiatrique, ou qui peut pousser
par exemple un certain Pierre Bérégovoy à mettre
fin à ses jours... Que
le Diable ne se trouve donc pas de prétextes
pour effacer sa cruauté et ses crimes, pour
excuser les vraies causes des drames que peut vivre
un humain !
Une
nouvelle théorie des ensembles
Je
montre aujourd'hui que les paradoxes de la théorie des ensembles de Cantor ne
sont pas dus au fait qu'il faisait usage de la notion intuive
d'ensemble. Il a raison quand il dit que par ensemble il
faut entendre "un groupement en un tout d'objets bien
distincts de
notre intuition ou de notre pensée." Je
vais plus loin et je parle d'une notion universelle d'ensemble
(voir la Théorie
universelle des ensembles et la Théorie
des univers). La méthode axiomatique telle qu'elle
est pratiquée actuellement, ne résout pas vraiment
le problèmes des fondements des mathématiques,
mais ne fait que les masquer (voir La
théorie axiomatique des ensembles : la fausse solution
!) L'ensemble
de tous les ensembles n'est pour rien dans les paradoxes,
de même que l'ensemble des ensembles non-éléments
d'eux-mêmes (paradoxe de Russell).
Et on peut tout à fait parler de l'ensemble de tous les ordinaux
(paradoxe de Burali-Forti). Le vrai problème est ailleurs,
il est dans la logique, dans la conception actuelle de la
négation, bref dans le principe
de non-contradiction* !
Le
plus triste est aujourd'hui est que, de Kronecker (et les
siens) et Cantor (et les siens), personne n'a tort, mais tous
ont raison ! Le vrai tort
de
chacun
est en fait de
n'avoir qu'une partie de la même vérité,
à cause d'une mauvaise logique scientifique commune, fondée
sur le principe
de non-contradiction* que tous partagent. Ce principe est
le fondement même de tout le paradigme actuel. Au-delà de toutes
les divisions particulières, c'est le ciment minimal qui les
unit tous, il est leur plus petit dénominateur commun. C'est
ce qui les a empêchés de comprendre que tous les infinis dont
traitent Cantor (aussi gigantesques soient-ils)
sont finalement le même infini, et
même que tous les infinis sont égaux à 0 !
Contrairement
à tout ce qu'on a toujours pensé (voir cet article de Wikipédia
sur la "Contradiction*"),
l'abandon du principe
de non-contradiction* ne signifie
en rien que l'on fait une science contradictoire (voir L'anatomie
de la Contradiction) ou
que l'on entre dans une logique chaotique (ou dans un domaine
de non-logique). Mais on entre tout simplement dans une
toute autre logique, que
je nomme la Logique
Alternative, et qui est la logique même de la structure
fractale (voir la Théorie
des univers). C'est la logique même de l'union et de
l'unification (puisqu'elle donne raison
à tous). Mais l'ironie
du sort, c'est la science de la réconciliation
de toutes les sciences et de toutes les idées, est
celle que tous combattent . Qu'on cherche vraiment
l'erreur...
Le
fait est tout simplement qu'il y a bel et bien un Mal dans
le monde scientifique, dont il faut aujourd'hui voir le vrai
visage; iI y a un certain
Diable à y découvrir ! Le
débat d'idée (si tant est qu'il a vraiment lieu)
se transforme très vite en attaques très violentes
sur la personne. Il n'est pas permis de changer la vision des
choses quand on n'a pas les nerfs d'acier ! Et si on souffre
d'un quelconque "trouble bipolaire", il faut renoncer à faire
la science ou les mathématiques, surtout s'il y a quelque
chance qu'on introduise un jour une nouvelle théorie
des ensembles...
Les
gardiens du paradigme du Diable...
Dans
les forums (et précisément dans le forum Futura-Science),
j'ai exposé dans un article les lacunes du paradigme scientifique actuel
et je faisais savoir la voie pour faire la Science du Tout
, qui est une nouvelle conception des ensembles, suivant
la logique de fractale ou
simplement la logique de l'Arbre (voir Guerre
des
logiques,
guerre
dans
le
forum, Le secret pour faire la Science
du Tout, Où est la frontière
de la Science ?). J'ai
eu alors le "plaisir" de m'entendre dire ceci par un modérateur
:
"Vos
messages ont été supprimés car nous
sommes sur un forum scientifique et non sur un forum pseudo-scientifico-philosophico-ésotérique-pour-génie-méconnu. Je
vous prie de ne pas renouveler ce genre de message fleuve
qui n'a rien à voir avec ce qui est unanimement considéré comme
Science. Désolé. JPL"
Et
avant cela, un autre, avec le même mépris, m'a dit : "Quand on s'attaque
au paradigme de la science, il faut être surarmé".
Et pourquoi donc ? Et pourquoi quand on s'attaquerait au paradigme
des buveurs des Tchoukoutou de Pagouda il ne faudrait pas être
surarmé aussi ? Et même tout simplement, pourquoi
quand on s'attaquerait au paradigme de Cantor ou d'Hubertelie
il
n'est pas nécessaire d'être surarmé ?
Pourquoi
parler d'armes ou de surarmes ? Pourquoi le terrain scientifique
devrait-il obligatoirement être un terrain de guerre
ou d'hostilité ? Je croyais que ceci n'est que l'apanage
des esprits peu
"développés", peu
"civilisés", peu
"éclairés", qui nagent dans l'"obscurantisme",
qui ont donc
des réactions
très
animales
et irrationnelles. Mais venant du peuple de la "lumière",
du milieu dit "scientifique", de gens réputés
"civilisés", "rationnels", "raisonnables",
et "réfléchis", qui sont donc tout sauf des fanatiques ou
des intégristes religieux,
c'est
plutôt étonnant.
Le principe
de non-contradiction* serait-il le principe de l'intégrisme
des civilisés ou de l'intégrisme d'une religion "scientiste"
? Serait-il un principe
qui pose (ou impose) comme loi le fait
de ne jamais
le contredire,
de ne jamais dire des vérités contraires à tout ce qu'on peut
énoncer comme vérité
sur la base de ce principe
? Serait-il un dogme, pire que ceux des Témoins
de Jéhovah, qu'il faut être surarmé pour
remettre en question ?
Une
chose me paraît très simple : Si
un paradigme est vraiment solide, la question de ses fondements
ne serait pas aussi hautement
sensible, et il ne serait pas nécessaire de le défendre
aussi farouchement. Cela n'obligerait pas à être
surarmé pour l'attaquer. Mais si tout cela est nécessaire,
c'est que quelque chose ne va pas dans ce paradigme, quelque
chose
ne tourne pas bien rond dans les fondements des sciences
actuelles. Et ceux à qui
j'ai eu (et que j'ai encore) affaire, ressemblent à des
gardiens du paradigme du Diable, plutôt
qu'autre chose...