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Universalité

Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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Accueil > Monde Nouveau > Théophile et Angélique > Elie et Stella

Elie et Stella
Ceci n'est qu'une parabole, quoique...
Toute ressemblance avec des personnes existantes n'est qu'imaginaire, quoique...
Ceci juste pour dire que des anges circulent actuellement sur Terre,
ils mènent la vie d'humains très ordinaires, faite de hauts et de bas.
Dans l'enfer qu'est cette Terre, ces Théophiles et ces Angéliques réapprennent à devenir des anges,
ils apprennent à tous ceux qui le veulent à redevenir Dieu...

En France, dans la circulation, à bord de leurs voitures respectives, un jeune homme refuse la priorité à une demoiselle. C’est alors un accident, les véhicules se sont fait un grand baiser d’amour qui s’est traduit par beaucoup de tôles froissées et des pare-chocs arrachés, une défiguration de leurs jolies autos pas du tout du goût des occupants. Dans la contrariété et l’énervement, les deux s’insultent et se traitent de tous les mots les plus ignobles qui soient, en tout cas qui sont tout le contraire de mots d’amour. Entre autres choses la femme dit donc à l’homme : «Vous n’êtes qu’un pauvre type, un salaud, un enculé de première classe», ce à quoi l’homme répondit : «Et vous, espèce de connasse, vous n’êtes qu’une sale putain, une ordure de luxe !». Cela passe un matin d’avril 1991.

Stella est biologiste, spécialiste d’exobiologie, d’astrobiologie. Elle travaille sur une nouvelle conception de la vie, sensiblement en décalage avec les visions classiques. Ses dernières recherches portent sur la «conscience» des êtres vivants. Elle accorde dans l’immédiat une priorité à sa carrière, les questions sentimentales étant «programmées» pour plus tard. Elle est du genre à joindre l’utile à l’agréable, et, pour cela, elle aime dîner au restaurant en compagnie de collègues biologistes, membres du «Club des hérétiques» comme ils s’appellent, avec qui elle ne cesse d’échanger des points de vue. Elle a chez elle toute une collection de bonzaïs qu’elle bichonne. Moins ils sont «réguliers», plus ils ont une forme «chaotique», plus elle les aime. Elle affectionne les randonnées et les promenades dans les bois, en compagnie de son chien Andromède, un teckel. Elle se décrit comme «rêveuse» et souvent «tête en l’air». Mais en fait, c’est parce qu’elle réfléchit beaucoup, qu’elle a la tête dans les étoiles, et parfois en conduisant. Elle reconnaît que ce n’est pas prudent pour une personne si attachée à la vie, mais elle se dit que c’est sans doute une «malédiction» due à son prénom Stella, qui signifie Étoile.

Elle aime l’exotique, découvrir d’autres cultures, d’autres styles de vie. Elle s’est souvent rendue dans les territoires d’outre-mer, et pour ses prochaines vacances, elle compte découvrir l’Afrique, l’Afrique noire en particulier. Parce qu’un de ses amis, Gabriel, est d’origine togolaise, cela lui donne l’idée de passer ses prochaines vacances au Togo. Avec Gabriel ils discutent beaucoup d’astronomie, d’astrophysique et surtout de biologie, parce qu’ils sont étrangement sur la même longueur d’onde sur la conception de la notion de vie. Ses relations avec Gabriel sont plus que de la simple amitié. Elles sont plus que platoniques mais sans réellement être une histoire d’amour. Elles ont quelque chose de «fraternel», de «spirituel», qu’elle a du mal à décrire, car il ne s’agit pas de «fraternité» ou de «spiritualité» au sens religieux classique du terme. C’est quelque chose comme une «spiritualité scientifique», une «spiritualité cosmique», une communion avec l’Univers. Mais Gabriel lui donne parfois le sentiment d’être secrètement amoureux d’elle, sans toutefois être pressé de le déclarer. Stella prend tout son temps dans les questions de l’amour mais, curieusement, Gabriel donne quant à lui le sentiment que lui et elle seront encore vivants dans un million d’années, et alors il lui dira enfin : «Stella, je t’aime». Il ne semble pas du tout inquiet de la perdre, qu’elle tombe amoureuse de quelqu’un d’autre entre-temps, car c’est comme s’il lui disait : «Ce sera mon tour dans un million d’années ou dans une autre vie». Elle se perçoit comme atypique, mais avec Gabriel elle a trouvé bien plus atypique qu’elle. Il lui parle souvent d’un de ses amis qui comme elle aime les arbres. Cela donne à Stella l’envie de le rencontrer, mais l’occasion ne se présente jamais…

Un midi d’avril 1991, dans un restaurant, elle vit à travers la fenêtre une amie qu’elle n’a plus revue depuis longtemps, et qui semblait demander un renseignement à un passant. Elle se leva pour aller à sa rencontre, trop brusquement peut-être. Un homme passant près de sa table ne la vit pas se lever, parce qu’il regardait en arrière. Les deux entrent en collision, se cognent la tête l’une contre l’autre, manquant de s’embrasser. Mais comme chacun pensait être la cause de l’incident, ils s’excusent mutuellement et spontanément, avant de se dévisager l’un l’autre. Et quand ils se regardèrent, Stella dit : «Encore vous ! Décidément vous me suivez partout ! Que me voulez-vous ?» Et la réponse fut : «C’est à moi de vous demander pourquoi vous vous mettez toujours en travers de mon chemin ? Deux fois dans la même journée, c’est deux fois de trop. Vous me feriez vraiment un grand plaisir en disparaissant de mon existence !» Quelques autres «petits» mots peu aimables furent échangés en la circonstance, et ils se séparèrent.

Élie est, en voiture, toujours pressé d’arriver à destination. Il cherche toujours le chemin le plus court, et quand, à un croisement, il peut passer alors que ce n’est pas à lui de passer, il en profite plutôt. Cette manie lui vient peut-être de son métier de programmeur de jeux vidéo où il cherche toujours la solution la plus rapide. Il se dit «cartésien» et, en dehors de son travail, il est passionné du jeu d’échecs. La puissante Dame est sa pièce préférée, et il est redoutable quand il attaque avec elle, surtout quand elle est accompagnée d’au moins un Cavalier. Et si un Fou apporte son concours, alors le Roi adverse a des soucis à se faire, car «la fin est proche» !

La Théorie des accidents calculés, la Théorie des coïncidences programmées, la Théorie de l’aléatoire fabriqué, la Théorie du hasard-nécessité, la Théorie du sens caché dans le non sens, la Théorie de l’ordre caché dans le désordre, bref la Théorie du chaos, il s’y connaît un peu, car c’est un des «paradoxes» de l’informatique, de la programmation, où on réalise que le «hasard», l’«aléatoire», ne peut qu’être «calculé», ce qui revient à dire que le «hasard» n’est finalement pas un «hasard». La Théorie du chaos, il s’en sert pour créer les décors de ses jeux vidéo. Sur ce plan il est «perfectionniste» et il aime rendre les paysages les plus réalistes possibles. Il a une certaine prédilection pour les forêts, les arbres qu’il «crée» de toutes les formes. Pour cette raison, il aime rouler en campagne et en montagne pour s’inspirer des décors divers. Il aime la «science-fiction», persuadé de l’existence de vies extraterrestres. Son rêve ? Les voyages intergalactiques. Il est intimement convaincu qu’un jour cela sera une réalité.

En attendant, il a voyagé un peu partout dans le monde, et il connaît nombre de pays africains. Un de ses amis en France, Gabriel, est d’origine togolaise, et ils se connaissent depuis son arrivée en France en 1985. Avec lui, Élie discute informatique et surtout des «langages orientés objet». Gabriel travaille, plus particulièrement depuis 2003, à une théorie mathématique, la Théorie Universelle des ensembles ou Théorie de l’Universalité, qui est à la fois ce qu’il appelle le «Langage universel des ensembles» ou le Logos ou encore le Verba. C’est un langage mathématique très concret et très vivant qu’Élie apprécie, car avec ce langage l’Univers est une gigantesque et très étonnante Informatique, Botanique, Génétique et Biologie. L’Univers devient ce qu’il appelle la grande Théorie du Chaos, la Fractale, l’Arbre !

Mais Gabriel est lui aussi est passionné du jeu d’échecs. Quand il joue avec les blancs, alors il ouvre très souvent avec le pion de la Dame et alors Élie le met en très grande difficulté avec une «défense est-indienne», une très originale variante qu’il a mis au point. Mais quand Élie, avec les blancs, joue en ouverture le pion du Roi, son ami adopte systématiquement la «défense française» et il bâtit une forteresse noire très difficile à prendre. Il laisse les blancs épuiser leur énergie dans des attaques infructueuses, et soudain les pièces noires se déchaînent dans un terrible combat final où la fin du Roi blanc est une simple question de temps, oui de temps… Alors Gabriel lui dit : «Tu dois savoir, Élie, que quand je joue la «défense française», alors les couleurs sont inversées, je suis blanc en étant noir et tu es noir en étant blanc. Et j’attends d’avoir le dernier mot, de conclure les débats.»

C’est grâce à Gabriel qu’Élie a inscrit le Togo dans sa « grande vadrouille » touristique qui enrichit son imagination des paysages. Il s’y est rendu une première fois en 1990. La seconde fois ce sera en 2003, mais alors il sera avec sa femme et leurs deux enfants. Il a eu l’occasion de constater le culte de la personnalité du président togolais, que son ami appelle le «Baobab de Pya» ou encore le « dieu du Camp». Il connaît la petite curiosité du pays qu’est la Faille d’Alédjo, dont il a fait un des décors de son dernier jeu vidéo. L’endroit n’a rien de vraiment extraordinaire, mais s’il s’en rappelle, c’est parce que, distrait par la forêt et par le paysage, il a failli manquer le virage et se retrouver dans le précipice. De plus, c’est sur la principale route du pays, axe international emprunté par des pays du nord du Togo qui ont besoin d’un accès à l’océan, précisément au port de la capitale Lomé. Cette presque unique route du pays est pourtant en très mauvais état, particulièrement à cet endroit très endommagé par les poids lourds, et donc rendu encore plus dangereux. Si Élie a failli y laisser sa vie, c’est parce que, regardant les cimes des arbres de la forêt dans le bas-fond, il a été surpris par un énorme trou sur la chaussée qu’il a voulu éviter.

Gabriel lui parle souvent d’une amie biologiste qui a une grande passion pour les bonzaïs. Elle en possède, dit-il, de toutes sortes et de toutes les formes. Il lui promet toujours de les faire se rencontrer un jour, mais ce jour n’arrive jamais…

En France, une fin d’après-midi de fin d’avril 1991, roulant sur une sinueuse mais belle route de montagne, très pressé comme d’habitude, il aperçoit dans le décor quelque chose d’insolite, l’arrière de ce qui semble être une voiture accidentée. Son premier mouvement est de passer. Mais, envahi soudain par un sentiment de non assistance à personne en danger, il s’arrête, fait demi-tour et revient vers la voiture aperçue. Le spectacle est saisissant : la voiture a été par bonheur immobilisée par un arbre. Plus loin, c’est un grand ravin, et la chute n’aurait laissé aucune chance de survie à l’automobiliste. Élie s’approche très prudemment pour porter secours à la victime qui se révèle être une conductrice. Elle roulait manifestement trop vite et elle a manqué le virage. Il la trouva affalée sur le volant, inconsciente, un filet de sang sur le front. Il s’aperçoit alors très vite qu’elle ne lui est pas inconnue. C’est une personne que, quelques semaines auparavant, il avait souhaité voir disparaître de son existence. Et voilà que son vœu est en train de se réaliser sous ses yeux, comme s’il avait formulé une prophétie.

Élie marque une petite seconde d’hésitation qui traduit un certain embarras, mais surtout un remords, puis il lui porte le secours nécessaire. Stella reprend conscience et découvre le visage de son «bon samaritain». Le fait que les routes des deux existences se croisent une troisième fois n’a pas été sans effet sur la manière dont l’homme et la femme se sont regardés. Ils n’ont pas eu besoin de se le dire, mais ils ont cette fois-ci compris que quelque chose veut que leurs vies se rapprochent l’une de l’autre, l’une de l’alter. Suite à cela, une autre relation se forme entre eux. Ils ne tardent pas à découvrir qu’ils ont un ami commun : Gabriel ! Une grande amitié naît vite entre eux, qui, au bout de deux ans, se transforme en une histoire d’amour.

Gabriel se faisait alors plus rare auprès de l’une comme auprès de l’autre, mais Stella fut rassurée de savoir qu’il ne faisait pas une «petite jalousie». Au contraire, elle avait une bizarre impression qu’il souhaitait leur amour, et ce pour une raison qui échappe à Stella. Sa discrétion était comme celle de quelqu’un qui se disait : «Mission accomplie. Laissons maintenant les deux tourtereaux nous mijoter de petits oisillons, tous des petits anges, si possible.» Oui, il ne les a jamais directement présentés l’un à l’autre, et pourtant il était un grand trait d’union caché entre eux, et il était de toute évidence pour quelque chose dans leur union. Au début de leur idylle, il dit sous forme de boutade, mais tout en étant à la fois sérieux : «Si votre premier enfant est un garçon, vous me feriez un honneur en l’appelant Hubert. Mais s’il est une fille, j’aurais aimé que vous l’appeliez Estelle, mais j’ai déjà dans mon cœur une Estelle, oui une Stella, oui une Étoile, qui y prend beaucoup de place. Alors si vous n’y voyez pas d’inconvénient, appelez-la Angélique. Mais ceci étant, c’est votre plus grand droit de l’appeler autrement, comme bon vous semble, par exemple Mathix, Élisée, Alexis, Jérémie, Daniel, Jacques ou Jean, pour un garçon, et Mathie, Marie, Martine, Cynthia, Lauriane, Claire ou Aurore, pour une fille. Vous voyez, vous avez toute une infinité de choix… En effet, vous avez à chaque fois le choix entre sept noms, et sept signifie dernier du cycle ou infini, comme le septième jour, comme le septième ange ou comme les sept esprits de Dieu…». Vraiment bizarre ce Gabriel !

Le 4 avril 2004 fut le dixième anniversaire du mariage d’Élie et Stella. Ils choisirent cette date car le 4 avril 1991 fut ce qu’ils appellent «le jour des baisers». C’est le jour de leur premier «accident», du baiser réussi des voitures, et aussi celui de leur deuxième «accident», de leur baiser tête contre tête dans un restaurant. Ils s’aiment beaucoup, même s’il y a entre eux des hauts et des bas, et parfois des scènes de ménage qui rappellent leur premier «dialogue». Quand le ton monte entre eux et qu’ils se mettent à échanger des «compliments», si ce n’est pas l’un, alors c’est l’autre qui dit : «Dis-moi les mots d’amour de notre première rencontre.
- Si tu y tiens, ma petite ordure de luxe.
- Bien sûr que cela me fait plaisir, mon petit salaud, mais je réserve le mot de première classe pour notre prochaine dispute.»

Finalement donc, malgré les épreuves de la vie, Élie et Stella ne vivent pas trop malheureux ensemble, même s’ils n’ont pas pour l’instant beaucoup d’enfants. Pour tout dire, ils n’ont jusqu’à ce 16 mars 2005 que deux enfants, un fils nommé Hubert, né en 1995, et une fille nommée Angélique, née en 2000.


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