Théorème
de l'Existence contre Axiome de NON-existence
Approche
analytique des choses
La manière
d'aborder les choses de la Science
Nouvelle s'inscrit dans la lignée de la philosophie
analytique (w), celle de philosophes et logiciens comme
Frege, Russell ou même Gödel, type de philosophie
qui est la mienne.
Un
très important outil de la logique et des mathématiques
actuelles est le quanticateur existentiel,
qui est l'expression "IL EXISTE".
C'est ce quantificateur qui sert par exemple à énoncer
en théorie
des ensembles (w) ce qu'on appelle l'axiome de
l'ensemble vide, qui dit : "IL EXISTE un
ensemble n'ayant aucun élément". De
la même façon, si l'on voulait énoncer
l'axiome
de l'ensemble plein (ce que je fais mais que l'on
ne fait pas actuellement pour cause de paradoxes), on dirait
ceci : "IL EXISTE un ensemble ayant tous les ensembles
pour éléments".
Ce
quantificateur est impliqué dans les raisonnements courants
toutes les fois que l'on emploie une expression comme en français "Il
y a", comme pour dire "IL Y A des gens
qui ne cherchent pas à comprendre." On veut
alors dire que ce genre de personnes existent.
Le même quantificateur est impliqué dans un mot
courant comme "Certains" comme pour
dire : "CERTAINES personnes ne cherchent pas à comprendre".
Une fois encore on veut dire que ce genre de personnes existent.

Quantificateur
existentiel, introduit par Frege en
1879, mais le symbole par Peano en
1894
Signifie : "IL EXISTE..."

Quantificateur
universel, introduit aussi par Frege en
1879, et le symbole par Gentzen en
1934
Signifie
: "TOUT..." ou "Pour TOUT..." ou "Quel
que soit..."

Deux
phrases parfaitement contraires l'une de
l'autre, exprimées avec les quantificateurs
existentiel et universel. Par "x" il
faut comprendre "chose". Par E il
faut comprendre l'Ensemble
des choses qui existent ou Existence. Le
symbole "
"
signifie : "appartenir à"
ou "être
un élément de". Son
contraire est noté : "
"
et signifie donc : "ne
pas appartenir à" ou "ne
pas être
un élément de".

La
première phrase dit donc : "Pour
toute chose x, x appartient à l'Existence",
c'est-à-dire simplement "Toute
chose existe". La seconde dit exactement
le contraire : "IL EXISTE des choses
qui n'appartiennent pas à l'Existence"
ou "IL EXISTE au moins une chose qui
n'appartient pas à l'Existence". Ou
plus simplement "IL EXISTE des choses
qui n'existent pas" ou "IL
EXISTE au moins une chose qui n'existe pas"
:

Entre
les deux énoncés parfaitement contraires l'un
de l'autre, à chacun de choisir celui qui lui ressemble, sachant
que les deux sont vrais, les deux sont deux
vérités contraires, deux logiques contraires, deux paradigmes
contraires, deux
sciences contraires ! Les deux sont aussi réels que les célèbres Charybde et Scylla.
Eviter l'un c'est tomber sur l'autre, et vice-versa. Le
monde actuel a fonctionné jusqu'à présent avec le second, avec
l'idée que "Certaines
choses n'existent pas", avec le paradigme : "IL
EXISTE des choses qui n'existent pas". Il
a préféré ce Paradoxe existentiel, ou il a fonctionné
avec lui tout
simplement parce
que c'est dans l'ordre des choses. Tout monde doit alterner
entre l'un et l'autre. Et le moment est tout simplement venu
de comprendre la nature de cet Axiome, le Paradoxe existentiel
qu'il exprime, la Négation qui
en est la clef même, et de découvrir ce qu'est la Science faite
avec son contraire.
Le
rôle de la Négation dans tous les paradoxes
Tout
le problème du paradoxe existentiel se trouve dans partie
de la phrase "n'existent pas". Il n'y aurait
aucun problème si on avait dit à la place : "existent",
car alors la négation n'y figure plus.
C'est
en fait la négation qui pose
problème dans le célébre Paradoxe
du menteur (w), qui est le paradoxe de celui qui
dit "Je mens". Ment-il ou dit-il la vérité en
disant précisément cette phrase ? Que l'on réfléchisse
bien et on verra que si on dit oui, alors c'est non; et si
on dit non, alors c'est oui, d'où le paradoxe.
Mais
on peut constater que le problème ne se pose pas avec
la phrase "Je dis la vérité",
car la négation (contenue dans
le verbe mentir)
est alors absente de la phrase. Et alors le problème
disparaît du même coup, car sa vraie cause a disparu.
C'est
exactement le même Problème
de la Négation qui se pose dans le Paradoxe
de Russell ou Paradoxe du Barbier, qui est la situation
suivante : "Le barbier d'un village rase tous les hommes du
village qui ne se rasent pas eux-mêmes. Le barbier se
rase-t-il lui-même ?" Là encore, en
réféchissant, on voit que si on dit oui, alors
c'est non; et si on dit non, alors c'est oui. Et ici aussi,
problème se trouve dans la partie de l'énoncé : "ne
se rasent pas eux-mêmes", qui contient
donc la négation. Le problème disparaît
comme d'un coup de baguette magique si on la remplace par "se
rasent eux-mêmes".
Que
l'on imagine aussi par exemple Jésus aux prises avec ses célèbres
ennemis les pharisiens et les sadducéens, lui interdisant de
continuer à propager son enseignement dans le peuple, avec
cette menace : "Si tu ouvres encore la bouche et dis
la moindre chose à nous ou au peuple, nous te lapiderons si
la chose
est vraie, et nous te crucifierons si la chose est fausse."
Ils espèreraient ainsi avoir muselé définitivement le très gênant Jésus.
Connaissant
très bien Jésus, il ne lui faut que quelques fractions de secondes
pour les prendre à leurs propres paroles, comme
aussi par exemple dans l'affaire de l'impôt à César. Il leur
dirais : "Hypocrites ! Pourquoi faites-vous mine de
me donner un choix, alors que je sais que de toutes façons
vous allez
me crucifier ?"
Et
alors les ennemis de Jésus raisonnent en disant : "Si
nous le crucifions, alors il a dit vrai, et dans ce cas nous
sommes
obligés de le lapider selon notre contrat. Mais si nous ramassons
des pierres pour le lapider, alors ce qu'il a dit est faux,
et nous sommes obligés de le crucifier selon notre contrat".
Les
ennemis de Jésus s'aperçoivent qu'ils sont pris dans
un paradoxe. Il faut maintenant comprendre la cause de ce paradoxe, et
comme Jésus l'a utilisé contre eux. Des deux alternatives qu'ils
ont proposées à Jésus (être lapidé pour
la vérité ou crucifié pour
la fausseté), celui-ci connaissant
le problème
de la négation, il a fait le choix de l'alternative
qui contient la négation,
à savoir le mot faux ou la fausseté.
Il y correspond la crucifixion, et c'est pour
cela qu'il a dit "Vous allez me crucifier". On
peut facilement vérifier que s'il avait fait le choix contraire
en disant : "Vous aller me lapider", ses ennemis
ne seraient trouvés devant aucun paradoxe,
et ils n'avait plus qu'à ramasser des pierres pour le lapider sur le champs.
En effet, c'est le choix correspondant au mot vrai ou vérité,
qui ne contient en rien la négation.
C'est exactement pour la même raison que dans le célèbre
paradoxe du menteur, la phrase "Je dis la vérité"
ne peut provoquer aucun paradoxe. Mais c'est la phrase "Je
mens" qui pose problème, à cause de la négation contenue
dans le mot mentir.
Les
ennemis de Jésus sont donc piégés par la négation que
du reste ils incarnent
eux-mêmes, car ce sont ceux qui incarnent la négation qui
s'opposent à des oeuvres comme celles de Jésus (ou à
celles d'un certain Hubertelie...), des oeuvres de vérité.
La seule façon donc pour les ennemis de Jésus
de l'exécuter de l'une des manières ou de l'autre
qu'ils ont convenues, c'est de cesser de raisonner avec la
négation (ou
avec la logique
négative) et de le faire désormais avec l'alternation (ou
la logique
alternative). Seule cette logique pourrait les libérer
de leur paradoxe. Mais s'ils raisonnent avec cette logique,
alors ils ne peuvent plus s'opposer à une oeuvre comme celle
de Jésus, car alors ils raisonnent et pensent comme lui.

Vidéo : Toute
la lumière sur les Paradoxes.
On
s'est trompé de diagnostic face aux paradoxes (voir
la vidéo Toute
la lumière sur les Paradoxes). On a tout
accusé sauf le vrai coupable : la
Négation ! C'est la cause de tous les paradoxes
et de toutes les contradictions, dont le Paradoxe existentiel que
je mets ici en évidence. Il se produit parce que la
phrase "IL
EXISTE des choses qui n'existent pas" se termine
par "n'existent pas". Si on la remplace
par "existent", alors cela devient "IL
EXISTE des choses qui existent", et alors la phrase
devient aussi triviale que de dire : "Ce qui existe
existe", "A = A", "Toute
chose est un ensemble", "Toute
chose existe", etc., bref aussi triviale que le Théorème
de l'Existence, le contraire de l'Axiome de NON-existence,
le contraire du Principe
de Négation, le contraire donc du
Paradoxe existentiel.