J’étais sourd et j’étais
aveugle,
Mais ma mère l’est aujourd'hui
Cent fois plus que moi.
Délivre-nous de la gueule du Serpent,
Délivre-nous de Satan le Diable.
J’entends les serpents et les scorpions,
J’entends les enfants du Diable,
J’entends les démons en chair et en os,
Rire de mon malheur,
Je les entends dire :
« Sa fin est proche,
Car nous l’avons vaincu,
Nous l’avons englouti. »
Mais sauve-moi, je t’en prie,
À
mon aide hâte-toi.
Vole à mon secours, je t’en supplie.
Ô Père, j’ai aimé ta
Parole
Et j’affectionne ta Loi.
Je ne supporte pas
Qu’elle soit rendue morte, vaine et stérile
Dans le monde du Diable.
Fais-la revivre s’il te plaît,
Prends ta grande puissance
Et commence à régner.
Sauve-moi de la détresse,
Ce qui veut dire aussi que je te demande
De sauver tous tes enfants
Que le Diable a pris en otage.
Sauve ceux-qui sont possédés par des démons,
Mais détruis les démons,
Les enfants du Diable.
Apprends-moi à discerner les brebis des chèvres,
Le blé de l’ivraie,
Les justes des méchants,
Les enfants de Dieu des enfants du Diable,
Les fils du Royaume des fils de la destruction.
À cause du Diable,
Ma mère,
Celle qui m’a porté dans son ventre,
Celle qui m’a enfanté,
Me tue.
Mais qu’Alter devienne ma Mère,
Ma nouvelle Mère,
Pour le restant de l’éternité.
Sois ma Mère, ô YHWH,
Et permets-moi d’écraser la tête du Serpent,
De ton ennemi de toujours.
Engendre-moi, ô Jésus,
Toi qui as hérité d’un nom nouveau,
Toi, Alter,
Toi qui fais un avec YHWH,
Toi qui fais un avec Dieu Existence,
Avec Dieu le Père.
Ô Femme,
Ô
Grande Jérusalem,
Ô
Épouse du Père,
Ô Amour,
Ô Vie,
Sois ma nouvelle Mère,
Celle qui me protège et veille sur moi,
Celle qui est à mes côté et combat avec moi,
Qui combat en moi.
Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Sauve-moi de la détresse,
Sois avec moi,
Et je me consolerai,
Et je n’aurai plus peur.
Car je me sens si seul
Et je suis dans l’angoisse.
Mes ennemis m’épouvantent
Et mon puissant Ennemi me terrifie.
Je me débats de toutes mes forces entre ses griffes,
Mais il est plus fort que moi.
Je ne suis qu’un mortel
Et sans toi je ne suis rien.
C’est toi qui allumeras ma lampe,
Qui me ceindra de puissance,
Qui m’enseigneras la guerre,
Qui combattras avec moi,
Oui en moi.
Sans toi il ne fera de moi qu’une bouchée,
Sans toi le Dragon m’aura vite croqué,
Entre deux petites dents,
Sans même sentir ma présence.
Sans toi le Serpent m’aura très vite englouti
Et ressentira aussitôt de nouveau la faim.
Mais avec toi ses dents se briseront sur moi
Comme sur de l’acier,
Comme sur du diamant.
Avec toi je resterai au travers de sa gorge,
Je l’étoufferai,
Il sera éventré
Et j’en ressortirai vivant.
Avec toi sa tête sera écrasée
Et la blessure qu’il m’aura faite au talon
Sera guérie.
La douleur s’en ira et je ne m’en souviendrai plus.
Je serai guéri,
Et tous tes enfants qu’il aura avalés comme moi
Seront sauvés et guéris.
Mais ses enfants s’en iront dans le feu éternel
Préparé pour lui et ses anges.
Ma Mère Alter,
Ma amère le Christ,
M’aura sauvé,
Et peut-être aussi aura sauvé ma mère dans
la chair.
Ouvre mes yeux,
Et alors je reconnaîtrai tes enfants,
Les vrais,
Et j’aurai pitié d’eux ;
Et alors je verrai clairement les enfants du Diable,
Et je n’aurai pas pitié d’eux,
Même si c’est ma mère ou mon père,
Même si c’est ma femme ou mon fils ou ma fille,
Même si c’est mon frère ou ma sœur,
Même si c’est mon cousin ou ma cousine,
Même si c’est mon oncle ou ma tante,
Même si c’est ma famille dans la chair,
Même si c’est un intime, un ami, une amie,
Peu importe qui c’est.
Je sais que le Diable,
Sachant qu’il est aculé
Et qu’il lui reste peu de temps,
Prend en otage ceux de ma chair,
Il prend en otage mes proches.
Il sait qu’engloutir ma mère,
C’est m’engloutir.
Il sait qu’avaler ma femme,
C’est m’avaler.
Il sait qu’avoir mon fils ou ma fille dans sa gueule,
C’est m’avoir dans sa gueule.
Des gens de ma chair sont son visage,
Sa tête, ses yeux, sa bouche.
Il me frappe dans la chair par ma chair
Pour m’anéantir.
Quand je veux me séparer de ceux de ma chair
Qui sont ses bras,
Il les colle à moi,
Me tenant par les liens du sang.
Alors on dit de moi :
«
Il ne va quand-même pas se séparer de sa mère,
De sa grand-mère, de son frère, de sa sœur. »
Mais je suis prêt à me séparer de ma chair
la plus intime,
Si elle est ton ennemie.
Mais si possible,
Fais que ma femme ne soit pas ton ennemie,
Arrache-la de la bouche du Serpent,
Protège mon Ève du trompeur,
É
pargne-moi de la coupe de la « femme de Lot »,
É
vite-moi les douleurs de la « femme de Job »,
Si possible,
Que le cœur de mon fils soit circoncis,
Et éloigne de nous la malédiction de Caïn.
Que ma fille Lauriane
N’ajoute pas à mon malheur,
Et à mes tribulations dans la chair,
Mais que ma très proche famille
Me soutienne dans le combat
Et fasse bloc avec moi.
Je sais que Satan ne manquera pas
De nous frapper dans la chair,
Pour nous diviser,
Pour m’engloutir.
Il ne manquera pas
De vouloir prendre en otage
Ma femme, mon fils ou ma fille.
Ceux de ma chair sont mon talon d’Achille,
Le talon d’un Achille déjà très faible
par lui-même.
Ô mon Dieu,
Atténue donc ma souffrance,
Mes épreuves et mes tribulations,
Pour qu’elles soient supportables pour moi,
Pour que par elle le Serpent ne m’engloutisse pas.
Vois ma détresse,
Vois mon malheur.
Si c’est moi qui ai créé mes tribulations,
Si je ne suis pas tombé dans le trou,
Mais si c’est moi qui ai sauté dans ce trou,
Si je ne souffre pas à cause de toi,
Mais si je souffre à cause de moi,
Si mes souffrances ne sont pas celles de ton serviteur,
Mais les souffrances de quelqu’un
Qui se fait serviteur de Dieu,
Alors reprends-moi,
Mais ne m’écrase pas.
Alors délivre-moi de mon propre piège,
Et que cela me serve de leçon.
Mais si ma détresse est celle de ton serviteur,
Si je souffre à cause de l’Ennemi,
Si c’est Satan qui me frappe
Pour me faire échouer,
Pour me faire abandonner ton œuvre le service pour toi,
Si c’est le Serpent qui retarde
L’accomplissement de ta parole,
De tes promesses,
Si c’est le Diable qui retarde
Sa fin maintenant enclenchée,
Alors rends-moi plus fort dans le combat,
Rends-moi plus perspicace,
Délivre-moi des pièges,
Garde-moi du faux pas,
Redresse-moi si je trébuche,
Relève-moi si je tombe,
Et fais-moi reprendre le combat.
Alors éclaire ma route et guide moi,
Révèle-moi clairement si je fais fausse route,
Si j’emprunte un mauvais chemin
Qui ajoute du temps au Diable,
Si je fais un mauvais choix
Qui retarde le jour de ta sanctification et de ta victoire.
À cause de moi,
Que le Diable ne gagne pas du temps ;
À cause de mes faiblesses,
Que son règne ne se prolonge pas.
Mais barre devant moi la mauvaise route
Que le Diable rend large devant moi
Et me fait prendre pour la bonne route.
Si je dois emprunter une route sinueuse,
É
troite, parsemée de dangers,
Garde-moi d’avoir peur de la suivre,
Mais donne-moi le courage de m’y engager.
Donne-moi la force de supporter les épreuves
Qui s’y présenteront
Et sois avec moi
Pour traverser les vallées de la mort.
Conformément à la logique d’Alter,
Conformément à la logique de ma nouvelle Mère,
Non serviteur est Alter serviteur,
Non envoyé est Alter envoyé,
Non bien est Alter bien.
Alors mes erreurs, mes fautes, mes péchés,
Sont autant d’Alter voies pour accomplir ta parole.
Cependant,
C’est mieux si je n’emprunte pas
La voie la plus longue pour atteindre le but,
C’est mieux si je fais le moins d’erreurs
Qui donne du champ au Diable
Et prolonge son pouvoir.
Oui qu’Alter ma nouvelle Mère
Me guide dans le meilleur choix.
Qu’elle alterne mes fautes,
Mais toujours pour accomplir ta parole
Sans donner du sursis à Satan.
Faire le jeu du Diable est un grand mal,
Mais souffrir de sa part
Sachant que c’est pour toi que je le fais,
Est un bien moindre mal.
Alors ta parole, ton œuvre
Sera du miel dans ma bouche,
Même si c’est amer pour mon ventre.
Oui souffrir pour toi mon Dieu est bon pour moi,
Car cette souffrance est comme celle de la femme
Qui accouche d’un enfant,
De quelque chose de nouveau
Qui sera un sujet de joie,
Qui fera oublier toutes les souffrances subies.
Qu’il en soit ainsi,
Par Alter ma nouvelle Mère.
Amen.