Prière
du Fils à Pagouda
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Mon Existence, mon Alter,
mon Dieu,
YHWH mon Père,
YHWH ma Mère,
YHWH mon Dieu,
Pour la Science de l’Existence,
J’ai sacrifié mon travail profane,
Mon métier d’enseignant
De mathématiques et de sciences,
Et pourtant je travaille toujours
Pour la Mathématique,
Pour la Science,
Pour la Science de l’Existence,
Pour la Science de Dieu.
Mais la Mathématique
Qui parle de Dieu et de la Bible,
N’est pas du goût des Témoin de Jéhovah.
C’est de l’apostasie, c’est de l’hérésie.
Et la Mathématique
Qui parle de Dieu et de la Bible,
N’est pas non plus du goût des sciences de ce monde.
Pour ta Science, je suis revenu au Togo,
Parce que je crois que c’est ta volonté.
Je me suis séparé des miens pendant de longs mois,
Sans savoir quand ni comment
Nous serions réunis de nouveau.
La séparation était douloureuse,
Mais pour toi j’ai fait cela,
Croyant que c’est ta volonté.
Par le fait de ma mère,
Je me trouve avoir construit à Pagouda.
Construire n’était pas dans mon intention
À ma venue ici.
Si cela l’était, cela l’aurait été à Kétao,
Sur mon terrain acheté de Mariam.
Mais j’ai été entraîné par les événements.
J’étais responsable de certains
Et j’en maîtrisais les cours,
Mais d’autres m’échappaient
Et m’entraînaient dans des voies
Qui n’étaient pas mon intention.
Par la force des choses
Je suis aujourd'hui habitant de Pagouda ;
Et par la force des choses
J’ai fait venir les miens vers moi. Que
je fasse une chose de plein gré,
Ou qu’elle s’impose à moi,
Je me demande si c’est ta volonté,
Ou si c’est une erreur de le faire.
Je ne m’inquiète pas d’être ennemi de
Dieu
Si je suis ami de l’Existence.
Mais je m’inquiéterais d’être ami de
Dieu,
Si je suis ennemi de l’Existence.
Car toi mon Existence,
Tu es aussi mon Dieu.
Ê tre donc ton ami,
C’est donc être ami de Dieu.
Qui parle d’un Dieu
Mais qui n’est pas
Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Parle d’un Dieu qui n’est pas le Vrai Dieu.
Je cherche en tout temps ta volonté.
Ne permets donc pas qu’une erreur
Fasse de moi ton ennemi.
Ma femme et mes enfants
Sont maintenant avec moi à Pagouda.
Est-ce un erreur que j’y sois moi-même ?
Est-ce une erreur qu’ils soient avec moi ?
Dois-je les renvoyer en France,
Ou sommes-nous réunis ici pour faire ta volonté ?
As-tu dirigé les événements ?
As-tu utilisé mes erreurs et les pièges qui m’ont été tendus
Pour accomplir ta volonté ?
Je suis à ton école, ô Père,
Puisse tout ce qui m’arrive contribuer à ma formation.
Tu sais que si j’entends ta voix qui me dise clairement
:
«
Renvoie les tiens en France »,
Je le ferais,
Même si je dois poursuivre la route seul.
Si je t’entends dire :
«
Rentre en France »,
Je le ferais tu le sais bien.
Pourquoi m’imposerais-je des souffrances
À moi et aux miens,
Si je n’étais pas persuadé que c’est
ta volonté ?
Mais si je me trompe,
Pardonne-moi s’il te plaît.
Si je me prends pour ce que je ne suis pas,
Pardonne-moi.
Si je fais d’une chose ta volonté
Alors que cela ne l’est pas,
Alors pardonne-moi.
Mais dans tous les cas,
É claire-moi.
Tu m’as donné un
libre-arbitre,
Mais je te l’offre
Et je le mets entièrement à ta disposition.
Par respect pour mon libre-arbitre,
Ne me laisse pas aller
Où je ne dois pas aller,
Et ne me laisse pas faire
Ce que je ne dois pas faire.
Je préfère être de loin un robot,
Plutôt que de te désobéir.
Si je dois faire une chose
Alors que je ne dois pas la faire,
Empêche-moi de la faire.
Et si je ne fais pas une chose
Que je dois faire,
Oblige-moi à la faire.
Oui, je remets mon libre-arbitre en tes mains,
Pour ton service,
Pour ta volonté,
Pour la Nécessité.
Il me tarde
De voir la fin du règne de Satan,
Il me tarde
De voir ta sanctification,
Le jour où tu seras la Mathématique sans Paradoxe.
Le Paradoxe, l’Impur,
C’est Satan le Diable.
Je veux travailler pour sa fin,
Je travaille pour sa fin.
Fais venir sa fin,
Oui, délivre-nous du Méchant,
Sauve-nous !
Je suis très éprouvé
Et parfois ma foi chancelle.
J’en arrive à me demander
Si je suis vraiment
Ce que je pense être
Ou si je me prends pour ce que je ne suis pas.
J’en arrive à me demander
Si je fais mon malheur
Ou si ce malheur est une nécessité
Pour accomplir ta volonté, ton dessein,
Pour travailler pour la fin du Diable.
Si je souffre pour ta volonté
Et pour la ruine de Satan,
Alors mon malheur est un délice,
Du miel dans ma bouche.
Oui, je ferai tout ce qu’il faut
Pour la fin du Dragon ;
J’en ai la volonté,
Donne m’en la force.
J’ai beaucoup espéré que
tu me parles
Comme tu parlais à Moïse, à Éliya,
Ou à l’un quelconque des prophètes du passé.
Ta voix me manque,
J’ai faim de tes visions,
J’ai soif de tes rêves.
Mais je me retrouve avec mon esprit,
Avec ma pansée,
Pour discerner ta volonté,
Pour percevoir tes révélations.
Alors j’ai peur de me tromper,
J’ai peur de prendre une chose pour ta volonté
Alors qu’elle ne l’est pas.
J’ai peur de ne pas être
Ce que je pense être,
J’ai peur de ne pas être
Ce que je discerne que je suis,
Je doute d’être
Ce que je discerne que je suis.
Mais si je doute
Alors que je le suis vraiment,
Est-ce une humilité de ma part
Ou est-ce un péché ?
Est-ce une modestie
Ou est-ce un manque de foi ?
Mais comment puis-je dire à mon semble :
«
Tu as l’esprit de Satan »
Ou : « Voici la pensée de Dieu »
Ou : « Voici ce que dit Dieu »
Ou : « Ta voie n’est pas celle de la Vérité»,
Si je ne suis pas certain
Que tu me communiques ta pensée,
Si je ne suis pas sûr
De ce qu’est ta parole ou ta volonté,
Si je ne suis pas persuadé
D’être ce que je pense être,
D’être ton prophète ?
Comment puis-je parler en ton nom
Si je n’ai ni songe ni vision,
Si je ne perçois aucune image,
Si je n’entends pas ta voix ?
J’ai qualifié Alex, Clarisse et ma mère de
Satan,
Parce que quelque chose en moi
M’a poussé à le dire.
Mais ce quelque chose
Est-ce toi,
Est-ce Satan,
Ou est-ce moi ?
Ai-je raison,
Ai-je tort,
Comment le savoir ?
Ma mère m’a elle aussi qualifié de Satan.
A-t-elle raison,
A-t-elle tort,
Comment le savoir ?
Toi seul connais la vérité.
Mais pourquoi devrait-elle être si difficile à trouver
?
Je suis imprégné de la Science de l’Existence,
Mais pour savoir si ta volonté
Est que je retourne en France
Ou que je reste ici,
Pour savoir si je fais bien
De faire venir les miens
Vivre avec moi
Dans la maison de Pagouda,
J’ai besoin d’entendre ta voix.
Et s’il n’est pas nécessaire
De me faire entendre une voix,
Alors c’est que toi-même tu me conduis
À
faire ta volonté,
Que je le veuille ou non.
Alors il me suffit de faire ou de dire
Ce que je pense sincèrement
Ê
tre ta volonté ou ta parole.
Et alors tu corriges mes erreurs en leur temps
Et tu les utilises pour servir ta volonté, la Nécessité.
Et alors me retrouver à Pagouda contre mon gré
Accomplit finalement ta volonté,
Et alors les agissements de ma mère
Accomplissent finalement ton dessein,
Peut-être comme les persécutons par ignorance
De Saul de Tarse,
Et au moins comme la trahison de Judas Iscariote
Qui accomplissait la parole prophétique.
Je sais que de dures épreuves
Nous attendent à Pagouda,
Moi et les miens.
É
pargne-nous celles qui ne sont pas nécessaires,
Aide-nous à supporter celles qui le sont,
Et dans tous les cas que ta volonté soit faite,
Par Alter, ma nouvelle Mère.
Amen.
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