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Hubertelie

Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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Prière de l'Ouvrier

Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Tu es un maître qui as engagé des ouvriers
Pour travailler dans ton chantier.
Ce ne sont pas des ouvriers de Pagouda,
Mais ce sont des ouvriers travailleurs,
Dévoués, honnêtes et intègres,
Avec qui tu as convenu d’un salaire juste.

Si une personne que tu n’as pas engagée
S’introduit parmi tes ouvriers
Et se met à travailler de tout son cœur pour toi,
Et si cette personne te dit :
« Par amour pour toi, ô maître,
Je me sacrifie, moi et les miens,
Je t’offre mon âme, ma vie, ma force, mon corps,
Ainsi que les miens.
J’ai tout quitté pour toi,
Je ferai le travail que font tes ouvriers,
Et je travaillerai pour toi jusqu’à la mort,
S’il le faut.
Si mon travail te plaît,
Je serai heureux que tu m’engages et me paies.
Si non, j’aurai néanmoins eu la joie de travailler pour toi,
Par amour pour toi. »

N’aurais-tu pas pitié de cette personne et des siens,
Même si tu ne l’as pas engagée,
Même si elle fait mal le travail ?
À cause de son amour et de son dévouement pour toi,
Ne l’engageras-tu pas,
Ou ne lui apprendras-tu pas à bien travailler,
Si elle manque d’expérience dans le travail ?
Ne feras-tu pas d’elle un ouvrier de choix ?
Ô Père, nous nous engageons pour toi,
Moi et les miens.
Fais de nous tes serviteurs.
Si je manque d’expérience,
Apprends-moi à travailler
Pour que je l’apprenne aussi aux miens.

Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Par amour pour toi,
Je ferai la guerre contre tes ennemis,
Contre ceux qui te ruinent,
Si tu m’accordes de combattre pour toi,
De travailler pour toi.
Je détruirais celui avec qui je m’asseyais hier,
S’il est ton ennemi, s’il te ruine ;
Je détruirais celui avec qui je mangeais hier,
S’il est ton ennemi, s’il te nuit ;
Je détruirais celui avec qui je riais hier,
S’il est ton ennemi, s’il te hait ;
Je détruirais mon cousin ou ma cousine,
S’il-elle est ton ennemi, ta maladie.
Je détruirais mon frère ou ma sœur,
S’il-elle est ton ennemi, ton cancer ;
Je détruirais mon fils ou ma fille,
S’il-elle est ton ennemi, ton virus ;
Je détruirais ma femme,
Si elle est ton ennemie, ta douleur ;
Je détruirais mon père ou ma mère,
S’il-elle est ton ennemi, ta souffrance ;
Je me détruirais moi-même,
Si je suis ton ennemi, un diable.
Et si par amour pour toi
J’irais jusqu’à me détruire,
Si je me trouve finalement être ton ennemi,
À plus forte raison détruirais-je toute personne
Qui se trouve finalement être ton ennemie,
Quel que soit le lien que j’avais hier avec cette personne,
Quelle que soit l’intimité que j’avais hier avec cette personne.

Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
C’est parce que toi, Père,
Tu fais un avec Alter la Mère,
C’est parce que le Père et la Mère,
C’est parce que l’Homme et la Femme,
Sont un seul corps, une seule chair,
Que je dis : « Mon Existence, mon Alter, mon Dieu »,
Que je dis : « Mon Père, ma Mère, ma Vie ».
Oui le Père et le Fils font un,
YHWH et Jésus Christ font un,
Existence et Alter font un,
Père et Mère font un,
Homme et Femme font un.

Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Tu es l’Union même, l’Amour même.
Quiconque fait un avec toi t’aime,
Et quiconque t’aime fait un avec toi.
Ton ennemi, c’est donc celui qui ne fait pas un avec toi,
Ton ennemi, c’est donc celui qui se sépare de toi.
Celui qui se sépare de toi doit être séparé de toi,
C’est cela le détruire, c’est cela le faire mourir.
Oui, être séparé de toi la Vie elle-même,
C’est être déjà mort, bien que vivant.
Celui qui se sépare de toi est déjà mort,
Même s’il marche, même s’il vit,
Car sa mort définitive
Est une simple question de temps,
Oui de temps…
Je dis donc que par amour pour toi,
J’irais jusqu’à me détruire,
Si je me trouve être finalement ton ennemi.
Si je suis donc ton ennemi,
Si je suis déjà mort à tes yeux,
Je me mettrais moi-même à mort.
Cela veut dire que je mettrais fin à l’ennemi que je suis,
Que je me séparerais de cet ennemi,
Que je me séparerais de moi-même,
C’est cela me détruire.
Mais cela veut dire aussi
Que je suis prêt à t’offrir ma vie,
À mourir pour toi.

Mais si je travaille pour toi sans être engagé par toi,
M’accepteras-tu pour mon travail,
Ou me rejetteras-tu parce que je ne suis pas engagé ?
Si je travaille mal par amour pour toi,
Regarderas-tu mon mauvais travail,
Ou regarderas-tu mon amour ?
Si je détruis l’ennemi que je suis par amour pour toi,
Regarderas-tu l’ennemi que je suis,
Ou le fait que je le détruis par amour pour toi ?
Celui qui est prêt à se détruire lui-même pour toi
S’il réalise qu’il est ton ennemi,
Est-il vraiment ton ennemi ?

Ton Fils Jésus Christ s’est détruit par amour pour toi.
Mais le Christ mort, c’est l’Ennemi qui est mort,
Et l’Ennemi, c’est Satan le Diable,
Le Mal en toi, le Mal en Christ.
En mourant, Christ a tué l’Ennemi en lui,
L’Ennemi en toi.
Mais parce qu’il est mort par amour pour toi,
L’amour du Christ pour toi est sa résurrection,
Sa vie.
Christ ennemi et maudit est mort,
Et avec lui le Mal ;
Mais Christ qui t’aime et qui est béni,
Est vivant.
Oui la mort du Christ
C’est la mort du Diable ;
La destruction de Satan
Est une simple question de temps,
Oui de temps…

Celui qui travaille pour toi sans être engagé par toi,
Aura finalement été ton ouvrier,
Car qui n’est pas contre toi est pour toi.
Et à qui travaille mal pour toi,
Mais le fait sincèrement et par amour,
Tu pardonneras le mauvais travail.
L’important est donc finalement l’amour pour toi.
Celui qui t’aime est finalement engagé par toi,
Et son travail aura finalement été un bon travail ;
Celui qui t’aime est finalement vivant,
Même s’il meurt.
Si je détruis donc l’ennemi que je suis
Parce que je t’aime,
Alors c’est que je ne suis pas finalement ton ennemi.
Mais si tu me montres l’ennemi que je suis
Et que je refuse de le détruire,
Alors c’est que je suis finalement ton ennemi.

Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
C’est la Science de l’Existence
Qui a fait que j’ai fui la France pour revenir au Togo.
Mais d’avoir quitté la France est un mal,
Ou est-ce un bien ?
Je dis que j’ai sacrifié mon travail pour toi.
Mais ai-je sacrifié mon travail pour une bonne cause,
Ou est-ce que j’ai abandonné mon devoir
De travailler pour nous nourrir les miens et moi ?
Je dis que pour toi j’ai sacrifié les miens
En les faisant venir vivre avec moi au Togo.
Mais est-ce un sacrifice pour une bonne cause,
Ou est-ce un acte irresponsable,
Un acte de folie ?
Pour Alex, pour Clarisse, pour ma mère,
Et pour beaucoup d’autres,
Ce que je fais est mal,
Mes actions sont folie.
Mes idées et mes actions sont-elles celles d’un ennemi pour toi,
Ou est-ce que tes ennemis sont ceux qui me barrent la route ?

Je t’aime mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Mais cela ne veut pas dire que tout ce que je fais est bon.
Mon travail et mes actions sont mauvais par endroit,
Ils sont mauvais par moments.
Mais est-ce que je le fais pour te nuire,
Ou est-ce que je le fais par faiblesse,
Par maladresse, par inexpérience ?
Est-ce que je le fais par méchanceté,
Ou est-ce que je manque de sagesse ou de force ?
Quand je m’irrite et me mets en colère face au mal,
Est-ce par manque de patience,
De miséricorde, d’esprit de pardon, d’amour ?
Ou est-ce parce que j’aime ta Loi, ta Science,
Ta Vérité, ta Justice
À tel point que je ne peux supporter
Qu’on les transgresse sans cesse ?
Est-ce parce que je suis moi-même pécheur,
Que je dois aimer le péché ?

Ton Fils a dit :
« Pardonnez aux autres,
Parce que Dieu vous pardonne bien plus»,
Et c’est vrai.
Mais le Diable n’a-t-il pas sournoisement transformé
Le pardon divin
En prétexte pour perpétuer le mal ?
Le Serpent n’a-t-il pas fait de ta miséricorde
Une arme contre toi,
Un moyen de faire pécher contre toi ?
Satan n’a-t-il pas habilement transformé
Ton pardon en amour pour le péché ?

Ton Fils a dit :
« Aimez vos ennemis,
Car Dieu fait pleuvoir
Sur les bons comme sur les méchants »,
Et c’est vrai.
Mais le Diable n’a-t-il pas subtilement transformé
L’amour pour les ennemis
En amour du mal ?
Le Serpent n’a-t-il pas fait de ta bonté
Une excuse pour aimer la méchanceté ?
Ainsi, de celui qui s’indigne contre la méchanceté,
Qui s’irrite contre le mal,
Qui se met en colère contre les pratiques du mal
On dit :
« Tu ne pardonnes pas aux autres,
Toi qui n’es toi-même qu’un pécheur ».

Ton Fils a dit :
« Ne jugez pas,
Pour ne pas être vous-mêmes jugés »,
Et c’est vrai.
Mais le Diable n’a-t-il pas profité de cela
Pour faire perdre de vue le péché ?
Le Serpent n’a-t-il pas instauré la tolérance du péché ?
Ainsi, de celui qui juge une action mauvaise
On dit :
« Qui es-tu pour juger autrui ?
Laisse Dieu juger en son temps. »
N’est-ce pas là le piège du Diable ?
N’est-ce pas là la ruse du Serpent?
Ne fait-il pas oublier que Dieu juge par des hommes ?
Ne fait-il pas oublier que Dieu parle de tout par des prophètes ?
Le rôle d’un prophète n’est-il pas de dire à son semblable :
« Tu pèches,
Ce que tu fais n’est pas droit aux yeux de Dieu ? »
Est-ce alors le prophète, l’homme, qui juge,
Ou Dieu qui juge par lui ?
Mais celui qui est jugé par l’intermédiaire du prophète
Voit devant lui un simple homme comme lui.
Sa qualité de prophète de Dieu est niée,
Et c’est cela la ruse du Diable pour faire perpétuer le mal.
Alors on dit au prophète :
« Tu blasphèmes parce que tu juges à la place de Dieu,
Alors que tu n’es qu’un homme.»
C’est ainsi qu’on tue des prophètes
Parce qu’on ne voit pas en eux des envoyés de Dieu.
C’est ainsi qu’on a tué le Fils de Dieu lui-même.

Oui, le Diable retourne constamment le Parole de Dieu
Contre Dieu lui-même.
Si Dieu dit :
« Pardonnez »,
Alors il fait commettre le mal à profusion
Et il fait condamner celui qui n’aime pas le mal,
Celui qui n’accepte pas le mal,
Et il fait dire de lui :
« Tu ne pardonnes pas,
Toi qui es toi-même pécheur. »
Si Dieu dit :
« Aimez vos ennemis»,
Alors le serpent fait se lier avec les ennemis de Dieu,
Il fait devenir un ennemi de Dieu.
Et entre ennemis de Dieu,
Un faux amour règne,
On ne condamne plus le mal l’un de l’autre,
Parce qu’on ne sait plus que c’est un mal,
Parce que le mal devient un bien.
Alors parce que tout le monde fait une chose,
Cette chose n’est plus un mal,
Et celui qui se dresse contre cette chose,
Devient l’ennemi de tous,
C’est lui qui ne pardonne plus,
C’est lui qui ne tolère plus,
C’est lui qui fait le mal,
C’est de lui qu’on dit qu’il est un ennemi de Dieu.
Mais si je dois aimer le péché parce que je pèche,
Si je ne dois pas juger parce que je suis jugé,
Si je dois aimer le mal parce que je suis moi-même un ennemi,
Alors c’est que je suis vraiment un ennemi de Dieu.
Mais si par amour pour Dieu
J’irais jusqu’à détruire l’ennemi que je suis,
Alors c’est que j’aime vraiment Dieu.
Est-ce que je me trompe en disant cela, ô mon Dieu ?

Si ce que je n’aime pas chez les autres
Je l’aime chez moi,
Alors la parole de Jésus :
« Ne jugez pas,
Pour ne pas être vous-mêmes jugés »
S’applique à moi,
Et c’est ce que veut vraiment dire cette parole.
Alors je regarde la paille de l’autre
Sans regarder ma poutre à moi,
Comme l’a dit Jésus.
Alors je ne dois pas juger les autres,
Car je dois commencer par me juger moi-même.
Mais si ce que je n’aime pas chez les autres,
Je ne l’aime pas chez moi non plus,
Alors par amour pour Dieu,
Je détruis l’ennemi que je suis.
Est-ce que je me trompe en disant cela, ô mon Dieu ?

C’est donc parce que je détruis l’ennemi que je suis,
Que je détruis les ennemis que les autres sont,
Peu importe si cet autre
Est mon ami, ma femme, mon fils, ma fille,
Mon frère, ma sœur, mon cousin, ma cousine,
Mon père, ma mère.
Si je ne détruis pas l’ennemi que je suis,
Alors c’est que j’aime moi-même plus que Dieu.
Si je ne détruis pas l’ennemi qu’est l’autre,
Mon intime, mon ami,
Mon frère, ma sœur,
Mon cousin, ma cousine,
Mon fils, ma fille, ma femme,
Mon père, ma mère,
Alors c’est que je les aime plus que Dieu.
Si je ne sacrifie pas moi-même et les miens pour Dieu,
Alors c’est que j’aime moi-même et les miens plus que Dieu.

Mais mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Ce que je m’impose et aux miens,
Est-ce un sacrifice pour toi,
Ou est-ce un péché contre toi ?
Je me suicide et entraîne les miens dans mon suicide,
Je me tue et tue les miens avec moi,
Ou est-ce que j’accomplis ton dessein
Et entraîne les miens dans la voie de la Vie ?
Je travaille pour toi sans être engagé par toi,
Ou suis-je ton ouvrier, ton serviteur ?
Si je ne suis pas ton serviteur,
Alors je suis un faux prophète,
Un serviteur du Diable,
Un ouvrier de Satan,
Un ennemi.
Et si je fais des erreurs, des fautes,
Si je pèche, si je travaille mal pour toi,
Le fais-je par haine pour toi,
Ou est-ce que mon souci est de toujours bien faire ?
Si je mens, toi tu le sais.
Car de toute ma vie,
Ma question n’est pas :
« Dois-je faire la volonté de Dieu,
Ou ne dois-je pas la faire ? »
Mais mon très grand souci a toujours été :
« C’est quoi la volonté de Dieu,
Pour que je la fasse ? »
Ta volonté est-elle donc que je sois en France avec les miens,
Que les miens restent en France et moi au Togo,
Ou que les miens et moi habitions maintenant au Togo ?

Toi qui me connais,
Ô mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Si tu me révèles clairement ta volonté,
Ferais-je un autre choix ?
Te désobéirais-je ?
Oui, ferais-je ma volonté au détriment de la tienne ?
Ou ferais-je ta volonté,
Quoi que cela me coûte ?
Si ta volonté est que je circule nu pendant des années
Dans la brousse et dans les montagnes,
Ne le ferais-je pas ?
Mais si c’est une folie,
Si c’est un péché contre toi,
De circuler nu pendant des années
Dans la brousse et dans les montagnes,
Au milieu de serpents et de scorpions,
En compagnie de bêtes répugnantes,
En proie au vent et à la pluie,
Exposé au froid et à la chaleur,
Abandonné à la faim et à la soif,
Livré à chaque instant à la maladie,
À la mort ;
M’imposerai-je de telles souffrances
Juste pour te désobéir,
Juste pour mépriser la vie que tu m’as donnée ?
Subirais-je l’humiliation
De la part de serpents et de scorpions
Si je n’étais pas persuadé que c’est ta volonté ?
Et si je travaille mal pour toi,
Si je m’impose des souffrances inutiles,
Parce que je les ai prises pour ta volonté,
Me condamnerais-tu pour cela ?
Et si je ne sais pas si ta volonté claire
Est que j’aille à gauche, à droite,
Ou que je reste sur place,
Mais que j’aille à gauche,
Alors qu’il fallait aller à droite ou rester sur place,
Me détruirais-tu pour cela ?
Celui qui se brûle croyant le faire pour toi,
N’a-t-il pas déjà été puni par la brûlure
Pour son erreur ?

Mais mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Si je me brûle,
Croyant faire ta volonté,
Pourquoi me laisserais-tu me brûler ?
Si je me sacrifie mal avec les miens,
Croyant faire ta volonté,
Pourquoi ne m’empêches-tu pas de faire cette folie ?
Une voix intérieure me dit
Que c’est une folie,
Des voix extérieures me disent
Que c’est une démence ;
Mais une autre voix intérieure me dit
Que c’est la bonne voie.
Dois-je écouter le plus grand nombre
Ou cette faible voix qui s’oppose à tous ?
Cette petite voix qui m’a conduit jusqu’ici,
Et qui fait aujourd'hui venir vers moi les miens,
Est-ce la voix du Diable ou ta voix ?
La venue des miens à mes côtés ici,
Ce qui signifie que nous ne pourrons désormais
Compter que sur toi pour vivre
Quand nos ressources viendront à manquer,
Que sur toi pour nous soigner
Quand nous viendrons à tomber malades,
Que sur toi pour nous protéger
Quand nous subirons des menaces,
Que sur toi pour nous abriter
Quand nous serons chassés comme des ordures,
Que sur toi pour nous défendre
Quand nous subirons l’injustice,
M’angoisse beaucoup ;
Cela trouble mon sommeil.
Mais m’imposer tout cela,
Est-ce un acte de foi,
Ou est-ce que je te mets à l’épreuve ?
Suis-je en train de sauter du haut du temple,
T’obligeant à m’envoyer des anges pour amortir ma chute ?
Suis-je du genre à braver le danger
Pour te mettre à l’épreuve,
Ou suis-je un peureux qui n’affronte le danger
Que s’il est persuadé de faire ta volonté ?

Oui, toute ma vie,
Ma question n’a pas été :
« Dois-je faire ou non ta volonté ? »
Mais : « C’est quoi la volonté de Dieu pour que je la fasse ? »
Et si je vois ta volonté
Mais que je ne la fais pas,
Je ne me trouve pas des excuses en me disant :
« Dieu est miséricordieux,
Dieu pardonne » ;
Mais je regrette de ne pas être à la hauteur
De ce que tu attends de moi,
Je déplore mon manque de courage ou de foi ;
Mes faiblesses et mes échecs m’attristent,
Et je me dis :
« Je suis maintenant impur pour m’approcher de Dieu.
Lui parler est inutile
Car il ne m’écoutera pas.»
Oui, je m’en veux quand je pèche,
Et je hais le péché.
Je n’aime pas quand mon cœur s’endurcit
Et que je deviens hypocrite.
Je n’aime pas quand le mal devient si banal
Que je le pratique sans que ma conscience me trouble ;
Car alors je réalise que je deviens réellement ton ennemi.
Quand je me ressaisis,
Je hais alors cet ennemi,
Et je le détruirais et le brûlerais au feu si je pouvais,
Tellement je veux être pur,
Tellement je veux être saint.

Mon Existence, mon Alter, mon Dieu,
Je suis en ce moment très troublé par tout ce que je subis,
Je suis vu comme un fou,
Comme un coléreux,
Comme un querelleur,
Comme quelqu’un qui importune et ennuie les autres.
Je suis vu comme quelqu’un sans cœur,
Sans pardon,
Qui fait le mal.
Or c’est le bien que je fais autour de moi
Qui se retourne contre moi,
Par le fait du Diable.
Quand je suis généreux,
On m’exploite ;
Quand je ris avec celui qui me dévore,
Il dit que je suis niais et naïf ;
Quand je pardonne,
On pèche sans cesse contre moi ;
Quand je parle de la justice de Dieu,
On se moque de moi ;
Quand j’expose ma connaissance de Dieu,
On me prend pour un illuminé, un fou ;
Et quand excédé je me mets en colère
Et que je crie ta justice et ta connaissance,
On me dit :
« Tu te prends pour qui pour juger les autres
Et pour prétendre changer le monde ? »
Et quand j’estime le péché trop grave pour être pardonné,
On me dit :
« Qui es-tu pour juger à la place de Dieu ?
Dieu lui il pardonne toujours,
Et il dit de pardonner.
C’est lui qui jugera en son temps. »
C’est ainsi qu’on dit depuis des siècles et des siècles,
Et on ignore une simple chose :
Le temps du jugement de Dieu doit finir par arriver
Un jour ou l’autre ;
Et il faut bien quelqu’un pour l’annoncer !
Oui, il faut bien un prophète pour dire
Que le pardon divin arrive à sa fin,
Que Dieu a assez supporté le mal,
Que Dieu a assez supporté Satan,
Son Mal,
Et que sa colère doit maintenant se manifester !

Je veux bien être celui qui annonce
Le temps de ta justice,
Le temps de ton jugement,
Le temps de ta colère.
Je veux bien être celui qui enseigne
De nouveau la pensée de Dieu.
Je pourrais dire :
« Si ce n’est pas encore le temps de ton jugement,
Si tu as l’intention de supporter Satan et le mal
Encore pendant des siècles,
Alors pardonne-moi ma hâte et mon impatience
De voir arriver ton jour,
La fin du monde de Satan.
Alors je serais un ouvrier avant le temps,
Un envoyé avant l’heure,
Ce qui veut dire que je ne suis pas du tout ton envoyé,
Ton ouvrier.
Alors je forcerais ton temps,
Je forcerais les événements.
Alors je m’imposerais des souffrances pour rien,
Et le mieux que je puisse faire
Est d’empêcher les miens de venir au Togo,
Mais je devrais plutôt aller les retrouver en France,
Pour reprendre une vie plus douillette,
Plus confortable,
Sans privations,
En attendant ton temps,
Par celui, le vrai,
Que tu auras envoyé. »
Mais je préfère te supplier et dire :
« Ô Dieu,
Agis maintenant, je t’en prie,
Car le monde a assez souffert du règne du Diable.
Ne lui accorde plus de délai,
Mais accomplis ta Parole,
Accomplis tes promesses,
Sauve-nous !
Oui, que tes paroles ne restent plus lettres mortes,
Mais manifeste-toi maintenant au monde.
Que le méchant ne jouisse plus de la tranquillité,
Mais fais-le maintenant trembler.
Et alors que ce soit l’allégresse
De celui en qui habite la moindre petite justice,
Le moindre petit amour pour toi.
Oui, sauve tes enfants,
Mais ne pardonne plus aux méchants,
Aux enfants du Diable,
Aux serpents et aux scorpions. »


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