En
France beaucoup nient l'existence
de Dieu, et au
Togo tout le monde ou presque
croit en l'existence de Dieu. Et pourtant, en
toute vérité, on n'y fait pas plus
la volonté de Dieu, car ici comme ailleurs
on vit en fait comme si Dieu n'existe pas ! QUI
ES-TU ? ...
Nous
sommes au
Togo (en Afrique de l'ouest),
fin 2004 début
2005. Hubert vient de quitter il y a quelques mois la
France où il a commencé la
Science de l'Existence, où
il a écrit un texte comme Utevadaemia (un
code qui signifie : "La vérité,
toute la vérité, et rien que la vérité"),
qui condamne les réalités
des pays dont fait partie la France. Hubert
est ensuite revenu dans son pays natal, dans son
village natal,
au pays
Kabyè,
pour
continuer la Science de l'Existence. Et il affronte
sa famille et les réalités de cet autre
monde, entre autres la corruption
à l'africaine, une corruption généralisée,
qui est dans la mentalité même, dans
la culture même ! Hubert dit une vérité simple
: le sous-développement de l'Afrique n'est
pas une fatalité,
l'enfant né à Kétao (administrativement à Pagouda)
montre comment l'Afrique fait son propre malheur,
et il invite
chacun
à se regarder dans le miroir et à y voir
le visage du Diable,
plutôt que de continuer à rejeter la
faute sur la fatalité,
sur un Diable sans visage, un Diable invisible et
abstrait, et même sur un Dieu invisible et
abstrait ! Le
prophète
du Dieu
Existence, le visage du Dieu
qui existe, le visage du Dieu concret, s'insurge
contre
tout ce qui se passe comme si Dieu n'existe
pas, comme si la Parole de Dieu est lettre morte,
comme si l'homme n'aura aucun compte à rendre à
Dieu
le
juge de
tous. Ou alors
comme si Dieu ne demandera des comptes que dans
un milliard d'années...
Cela laisse alors largement le temps de faire
le mal, de se complaire dans le mal, de jouir
du mal.
On
se repentira juste la veille du Jour du Jugement
(si on y croit), on reviendra à Dieu à J-1,
on demandera pardon au Dieu clément et
miséricordieux,
au grand
Dieu d'amour, qui dans sa bonté infinie
pardonnera
à tous,
même au Diable ! QUI
ES-TU ? ...
Le
prophète entend donc ramener tous à la
raison (Malachie 4 : 5, 6), quitte à nager
littéralement
à contre-courant de tous, comme tous les
prophètes,
quitte à dire des vérités
qui semblent "simplistes",
quitte à paraître peu "réaliste" ou
même "utopique".
Un prophète est
toujours
peu "réaliste"
et il est forcément "utopique",
puisqu'il condamne une
réalité de son temps, quelque chose
que tout le monde trouve "normal" !,
une réalité et une norme
fabriquée par le plus grand nombre.
Comme tous les prophètes,
Hubert est moralisateur, il condamne tout ce
qui est contraire à la
pensée de Dieu et fait la volonté même
du Diable, dans ce monde voué au Diable
! Le nouveau visage de Dieu demande des comptes,
dès maintenant, le Jour du Jugement
commence maintenant ! C'est ce qu'exprime
ce document QUI
ES-TU ?, ce texte d'une
poésie spéciale (le style Utevadaemia)
qui va suivre. Hubertelie dit la simple vérité,
même
si elle dérange ... .
Après
la lecture de QUI
ES-TU ?,
voir aussi éventuellement :
Hubertelie, celui qui dérange
tout le monde
Prières
pour le Monde Nouveau
|
Qui
es-tu ? Première
J'ai
dit au fils de ma mère :
"Notre famille a été bénie par Dieu,
Ton frère a été choisi par Dieu
Pour être le septième ange qui sonne
la trompette,
Pour être Élie le prophète qui ramène les cœurs à Dieu,
Pour apporter une science nouvelle, la Théorie de l'Universalité,
La science qui révèle Dieu l'Existence,
La science qui condamne les sciences du Diable,
La science qui juge le monde et introduit le monde nouveau."
Mais le fils de ma mère m'a dit:
"
Tu déraisonnes, tu es fou;
Qui es-tu pour remettre en question toutes les sciences ?
Qui es-tu pour prétendre en savoir plus que tous ?
Tu n'es que toi.
Ta science n'a ni tête ni queue.
Ta théorie n'est qu'un amalgame qui te fait te prendre pour l'"Ange
machin",
Une théorie où se mêlent la mathématique, ta religion
et ta vie privée.
Quand tu présenteras cette théorie au monde, cela fera "plouf
!",
On se moquera de toi, et cela n'ira pas plus loin."
Qui
es-tu ? Deuxième
J'ai dit à la fille de ma mère
:
"Je m'indigne contre beaucoup de pratiques ici.
Beaucoup de choses qui se passent ici ne sont pas normales,
Elles ne sont pas droites, elles sont injustes aux yeux de mon Dieu,
elles sont méchantes."
Celui qui fait un commerce avec une voiture,
Celui qui transporte des passagers,
Y entasse ses semblables, en grand nombre, comme des bêtes de somme.
Quand le semblable se plaint,
Quand il dit : "Je ne suis pas un animal pour que tu me traites ainsi",
Le conducteur de la voiture lui répond :
"
Si tu n'es pas content, descends de ma voiture et va à pied,
Ou va acheter ta propre voiture si tu en es capable."
Et le passager lésé mais résigné et impuissant
se tait;
Il s'en remet à Dieu, pour arriver sain et sauf à destination.
Je me suis indigné contre ces transporteurs pour la plupart de l'ethnie
de mon père,
Qui pour la plupart prient Allah.
J'ai déploré leur arrogance, leur despotisme, leur tyrannie,
Leur malhonnêteté et leur mépris pour le prochain
et pour sa vie.
J'ai dit à la fille de ma mère:
"Je descends de la voiture et j'irai me plaindre auprès de ces soldats
au bord de la route,
Ceux-là qui sont chargés de veiller sur le trafic, de protéger
leur citoyen,
De réprimander et de punir les conducteurs dont les pratiques
sont mauvaises."
Et la fille de ma mère me répondit :
"
Va les voir et tu entendras toi-même ce qu'ils te diront."
Et je me suis plaint auprès de ceux qui veillent sur leurs semblables.
Et ils m'ont demandé: " Qui êtes-vous, monsieur ?
C'est à vous de refuser de monter dans une voiture,
Ou de prendre la décision de descendre de cette voiture,
Si vous trouvez que le conducteur l'a surchargée."
Ce sont les paroles de soldats corrompus, de garants de la loi racketteurs,
Qui reçoivent pots-de-vin, dons et cadeaux des conducteurs et
trafiquants;
Ils pensent d'abord à leur poche et à leur ventre,
Et ils ferment les yeux sur les mauvaises pratiques et abandonnent
le citoyen à son
sort.
C'est au citoyen de se défendre contre le mépris de la
loi,
C'est à lui de survivre dans ce monde sans loi,
Ou plutôt dans ce monde ou règne la loi de la jungle,
La loi du Diable.
Il ne s'agit pas de plaindre outre mesure le citoyen,
Car il est bien souvent, et à bien des égards,
lui-même complice du système.
Il est à plaindre ici, mais on se plaint de lui
ailleurs,
On le dévore ici, mais lui il dévore ailleurs,
Quelqu'un l'a dans sa bouche, mais lui il a un autre dans sa
bouche.
Si on ouvre le ventre de quelqu'un pour le délivrer,
Il faudra lui ouvrir à son tour son ventre pour délivrer
celui qu'il a avalé.
La corruption, le mépris du prochain et la méchanceté sévissent à tous
les niveaux,
Du plus petit jusqu'au plus grand, du simple citoyen jusqu'au
sommet.
C'est l'hypocrisie généralisée,
Tout le monde se plaint de tout le monde,
Mais chacun devrait se reprocher bien des choses.
J'ai dit à la fille de ma mère
:
"Trouve-moi des ouvriers honnêtes pour me bâtir une maison pour
moi et la mère.
Je te charge de gérer les fonds de la construction, et de diriger
les ouvriers et les travaux."
Et je me suis trouvé devant des ouvriers aux pratiques condamnables,
Devant des vautours qui dévorent ma chair.
J'ai dit à la fille de ma mère :
" Je m'indigne contre cela et je vais faire changer les choses.
Il n'en sera pas avec moi comme avec les autres".
Et la fille de ma mère m'a répondu :
" Qui es-tu pour qu'il en soit autrement avec toi ?
Alex lui-même a subi cela,
Et même les plus hauts personnages ont subi cela,
Et
ont été impuissants
pour changer quoi que ce soit.
Et toi, qui es-tu pour ne pas le subir ?"
Je répondis à la fille de ma mère :
"Avec moi les choses changeront ".
Clarisse a ri et a dit :
"Tu subiras et tu ne pourras rien contre !"
Et je répondis :
" Dis-moi que ces ouvriers sont tout-puissants sur terre,
Qu'ils n'ont aucun
compte à rendre à Dieu,
Que leur loi est plus forte que celle de Dieu;
Alors je n'aurai qu'une question à leur poser :
"Êtes-vous plus grands que Dieu ?
Dites-moi oui, et alors je l'aurai
entendu, et Dieu l'aura entendu ;
Alors Dieu s'en souviendra au moment venu ".
C' est ce qui se passe dans le monde qui tient Dieu pour rien,
Dans le monde du Diable.
C'est ce que font et disent ceux qui disent pourtant "Allah
Akbar";
C'est ce que disent et font ceux qui affirment pourtant croire
en Dieu,
Ceux qui disent:" Au nom du Père, et du Fils, et
du Saint-Esprit".
Alex, le fils de ma mère dira qu'il n'est pas athée,
Mais qu'il a sa propre conception de Dieu.
Clarisse, la fille de ma mère, dit croire en Dieu,
Elle dit avoir confiance en Dieu, connaître sa justice
et attendre sa manifestation.
Mais elle me demande :
" Qui es-tu pour penser pouvoir changer les choses ?"
Qui
es-tu ? Troisième
J'ai dit au fils
du frère de ma mère
:
"
Ton père et ta mère sont morts.
Mais Dieu m'a accordé l'honneur de faire une œuvre
pour lui,
Et c'est pour cela que je suis parmi vous, que j'habite à vos
côtés.
Je me suis rapproché de vous pour partager votre
souffrance,
Pour la soulager dans la mesure où je le peux.
Nous partageons la maison de notre grand-père qui
n'est plus,
Et nous vivons avec notre grand-mère qui est encore là.
Mon pain sera votre pain, et vos souffrances seront les miennes,
Car
vous êtes tous de ma famille".
Mais dans un orphelin peut se cacher un serpent venimeux,
Et un cousin peut dire "frère" mais être
une vipère,
Oui, une cousine orpheline peut regarder le cousin bienfaiteur
comme un ennemi.
Pour l'un comme pour l'autre je suis l'intrus qui m'installe
dans leur héritage,
Dans une chambre construite par leur défunt père,
Dans une maison qu'ils voient comme la leur.
Et pourtant le nom du cousin signifie:"Demande à Dieu".
C'est ainsi que beaucoup ici portent Dieu dans leurs noms,
Un tel s'appelle "Dieu m'a donné", tel autre "Qui
est plus grand que Dieu ?",
Tel autre "Dieu seul sait", tel autre "Dieu a
fait" ou tel autre "Dieu est Juge";
Mais peu portent Dieu dans leurs voies,
Oui, Dieu est introuvable dans leurs actions.
Que dire alors de ceux qui ne portent pas Dieu dans leurs noms,
Mais dont les noms expriment d'excellents principes et maximes
?
Les noms sont ce qu'ils sont, mais les hommes sont ce qu'ils
sont.
Dieu est écrit partout, sur les maisons, sur les
boutiques.
"
Dieu est mon berger" par-ci, "Dieu est bon" par-là,
"
La main de Dieu" chez l'un, "Gloire à Dieu" chez
l'autre,
"
Don de Dieu" sur
un salon de coiffure, celui de Clarisse.
Mais Dieu, c'est la maison, les billets, les pièces
d'argent, la voiture, la richesse.
Le monde où un
cousin orphelin a un esprit assassin,
Le monde où "Demande à Dieu" hait
l'homme de Dieu,
Le monde où l’on parle beaucoup de Dieu mais où Dieu
est si absent,
Est le monde du Diable.
Qui
es-tu ? Quatrième
J'ai dit à ma mère:
"
J'ai quitté le pays des blancs pour revenir au pays
des noirs,
J'ai quitté la France pour revenir au Togo,
J'ai quitté l'abondance pour revenir dans la souffrance,
Parce que par moi Dieu fait une œuvre.
Pour cette œuvre on m'a chassé de ta religion,
De la religion que je t'avais montrée,
Mais qui aujourd'hui n'est plus la mienne".
J'ai dit à ma mère:
"
Par ton fils, Dieu fait une chose nouvelle, qui introduit une ère
nouvelle.
Mais ma mère n'a pas écouté, elle n'a pas
prêté attention, elle est restée
sourde.
Pour elle je suis celui qui a quitté la sainte religion
des Témoins de Jéhovah,
Qui dois me repentir et lui demander pardon".
J'ai parlé à ma mère de tout ce
que je ne trouvais pas droit devant mon Dieu,
De tout ce que je ne trouvais pas juste et véridique.
Et ma mère me répondit :
" A t'entendre, tu es le seul juste sur la terre et nous sommes
tous des mauvais.
Laisse le soin à Dieu de juger en son temps, les bons
et les méchants.
Lui seul sait qui est vraiment bon et qui ne l'est pas".
Et je répondis à ma mère :
"
Que sais-tu si le jugement de Dieu n'a pas déjà commencé ?"
Et ma mère me répondit :
"
Tu ne vas quand même pas prétendre être
Dieu pour juger ton semblable, n'est-ce pas ?"
Et je répondis à ma mère :
"
Tu attends que pour son jugement, Dieu descende en personne se
présenter devant toi ?
Mais Dieu agit par des hommes.
Et que sais-tu si Dieu n'a pas
commencé à agir ?"
Et ma mère me répondit :
"
Qui es-tu pour prétendre parler au nom de Dieu ?"
Quand je redresse
sa pensée, ma mère s'oppose à moi.
Quand je reprends mes ennemis, ma mère les défend.
Quand je juge ceux qui n'aiment pas la vérité,
ma mère me juge.
Quand je m'indigne contre les enfants de ma mère,
Ma mère cesse de me regarder comme son enfant.
C'est ainsi que celle qui m'a enfanté tue son fils.
Elle s'associe à ceux qui ôtent ma vie,
Elle loue ceux qui se nourrissent de ma chair,
Elle prend soin de mes adversaires,
Elle nourrit mes ennemis,
Elle me tient pour que mes adversaires me dépiècent,
Elle conduit ceux qui cherchent mon âme dans ma cachette,
Elle révèle mon refuge aux enfants du Diable.
Oui, c'est ainsi que sans le savoir, celle qui m'a porté,
tue son premier-né,
Et compromet gravement le dessein divin.
Qui
es-tu ? Cinquième
Noéline, la fille de ma mère
n'est pas une sainte,
Elle a beaucoup de défauts, elle se sent mal aimée,
Mais alors c'est parce qu'elle, non plus, n'aime pas beaucoup.
Elle dit qu'on ne pense pas à elle,
Mais alors c'est parce qu'elle ne pense pas beaucoup aux autres.
Elle dit qu'on la rejette, qu'on l'isole,
Mais alors c'est parce qu'elle s'isole des autres.
Elle dit que ma mère a gâché sa vie,
Et je ne suis pas d'accord quand elle dit cela.
De son côté, il est très rare d'entendre
ma mère dire du bien de Noéline.
Mais ma mère rappelle souvent un fait et elle dit:
"
Quand un jour, on a demandé à chacun dans l'église
de Noéline,
De dire qui est son plus grand ennemi,
Noéline a levé la main et a dit :
' Mon ennemi, c'est ma mère ' ;
Et alors les gens de son église ont manifesté leur
désapprobation à l'égard de Noéline."
J'ai demandé cela à Noéline, elle n'a pas
nié cela,
Mais elle dit que la mère exagère le sens et la
portée de ses propos.
Mais il y a une chose que l'une comme l'autre ne peut pas nier:
Entre elles, ce n'est pas le grand amour.
Et je l'ai reproché à l'une comme à l'autre.
Et pourtant, ce
que je dis moi-même de ma mère
aujourd'hui,
Revient à dire qu'elle est mon ennemie.
Mais je précise qu'elle l'est sans le savoir.
Je veux le lui faire comprendre,
Mais elle a tout le mal du monde à le réaliser.
Alors je me mets en colère et je crie.
Et ma mère me répond:
"
Je croyais que tu étais revenu ici pour notre bien,
Mais je vois que tu es revenu nous chercher des histoires,
Nous nuire, nous faire du mal."
Et je réponds à ma mère :
" C'est exactement cela.
Je ne savais que faire en France, et alors je me suis dit :
' Je vais rentrer au Togo,
Ennuyer ma mère, ma grand-mère, mes frères,
mes sœurs,
Mes oncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines.' "
J'ai dit cela, et j'ai crié pour le dire.
Et alors ma mère me répond :
" Tu dis que tu es un homme de Dieu,
Mais tu ne peux parler sans crier
Et sans te faire entendre aux quatre coins de Kétao.
Ton frère Alex ne crie pas. "
Et je réponds à ma mère :
" Alex ne crie pas, parce qu'il n'est pas fou.
Mais moi, je suis fou,
C'est donc normal que je crie.
Alex est ton fils.
Mais moi, je n'ai pas les qualités d'Alex.
Moi, je ne suis rien pour toi,
Je ne te sers à rien,
Je ne m'occupe pas de toi,
Je ne te donne pas de quoi vivre.
Mais je ne suis qu'un fou
Qui est revenu te nuire, toi et les autres".
Qui
es-tu ? Sixième
Et c'est à ma grand-mère de me répondre
:
" Est-ce parce que tu nous donnes de quoi vivre,
Que nous n'avons pas le droit de te dire ce que tu fais de mal
?"
Et je réponds à ma grand-mère:
" Montrez-moi ce que je dis ou fais de mal.
J'ai peiné pour subvenir à mes besoins et aux vôtres.
Actuellement ma femme peine en France
Et vide nos économies pour pourvoir à nos besoins
ici.
Ma mère me demande de construire quelque chose pour
elle,
Dans son village, à Pagouda.
Ma femme et moi, nous nous ruinons pour satisfaire sa demande.
Nous devenons la poule aux œufs d'or pour des ouvriers
sans scrupule,
Qui laissent traîner le travail qui leur est demandé,
Qui prennent une éternité pour l'accomplir,
Mais qui ne laissent pas passer une seule seconde pour se faire
payer,
Et plus qu'il n'en faut, pour leur travail.
Ils s'engagent sur mille chantiers à la fois,
Et pour un rien,
Ils abandonnent le travail ici pour aller ailleurs.
Et il faut leur courir après,
Pour les supplier de venir reprendre le travail.
Je n'ai pas le droit de les renvoyer
Pour donner le travail à d'autres plus sérieux,
Parce qu'ils ont une loi qui interdit à un ouvrier
De terminer le travail commencé par un autre.
Non seulement les ouvriers remplaçants refuseront
de violer cette loi inique,
Et de reprendre un travail commencé,
Mais eux non plus n'agiront pas différemment des premiers,
Car c'est une pratique très générale.
En attendant, cela coûte beaucoup à celui qui
se fait construire,
D'autant plus que les ouvriers de Pagouda
Réclament de bien plus grosses sommes pour leur main d'œuvre.
Je défends mon argent qui est aussi le vôtre,
Et votre moyen de subsistance ;
Mais quand je m'insurge devant ces pratiques,
Contre cette loi des ouvriers qui est plus forte que celle de
celui qui les engage,
Vous prenez leur défense
Et on me demande qui je suis pour prétendre changer
les choses.
Vous me sommez de les payer
Et de leur donner tout ce qu'ils me réclament.
Mais si l'argent vient à manquer,
Vous serez les mêmes à tourner vos regards vers
moi et à crier famine.
Et je n'ai pas le droit de me mettre en colère contre
ces pratiques
Et contre le fait que vous trouviez ça normal et le défendiez.
Vous soutenez que c'est ce que je dis et fais qui est mal,
Que j'ennuie tout le monde,
Que je suis venu non pas pour votre bien mais pour vous nuire.
Et il faut que je garde mon calme face à tout ce que
j'entends.
Mais seulement voilà :
Je ne suis pas normal,
Je suis fou,
Et c'est pour ça que je crie".
Et ma mère et ma grand-mère me répondirent
:
" Crie donc seul,
Appelle qui tu veux pour qu'il vienne te donner raison".
Et je répondis :
" Je crierai !
Si les humains n'écoutent pas mon cri,
Les oiseaux l'écouteront.
Si les oiseaux ne l'écoutent pas,
Les lézards l'écouteront.
Si les lézards ne l'écoutent pas,
Les insectes et les mouches l'écouteront.
Si les insectes ne l'écoutent pas,
Les murs l'écouteront.
Et si rien ne l'écoute,
Dieu a déjà tout écouté avant même
que je commence à parler."
Ma mère et ma grand-mère
entendirent ces paroles
En sortant de la maison et en discutant entre elles.
Et j'entendis ma grand-mère dire :
" Laisse-le crier seul,
Ce n'est qu'un imbécile."
C'était le 4 mai 2005.
Qui
es-tu ? Septième
C'est cela le monde du Diable,
Le monde où une mère et une grand-mère
Se muent soudainement en ennemies contre le fils et le petit-fils,
Celui-là même qui veillent sur elles,
Celui-là même qui travaille pour elles entre
autres,
Celui-là même qui se prive pour eux tous,
Qui lutte pour eux tous.
A celui-là on demande :
" Qui es-tu pour penser avoir raison contre tous ?"
Ou : "Qui es-tu pour prétendre changer les choses
?"
Elles sont ennemies de la vérité sans s'en
rendre compte,
Car elles ne savent pas que c'est l'Ennemi,
Satan le Diable,
Qui parle et agit par elles,
Et contre celui par qui Dieu parle et agit.
Tous ne savent pas qu'ils sont la bouche du Diable
Quand ils demandent :
" Qui es-tu ?"