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Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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Histoire du Togo, histoire d'un homme et histoire d'une science

Ce document apporte un regard et un témoignage spécial
sur l'histoire du Togo depuis les années d'indépedance (les années 1960)
jusqu'à nos jours, en cette année 2011 où ces lignes sont écrites.

C'est aussi une certaine histoire de France (la puissance coloniale du Togo),
c'est l'histoire d'une famille togolaise particulière, la famille Gnassingbé,
celle qui règne sur le Togo de 1967 à la présente années 2011.

Et enfin, c'est l'histoire particulière d'un homme,
celui qui fait la Science de l'Univers TOTAL ou Science de Dieu.
Ce document montre comment son histoire personnelle,
et une certaine histoire de France, et l'histoire du Togo, et l'histoire de la famille Gnassingbé
sont intimement mêlées, dans un même destin.
Ces histoires étaient faites pour se rencontrer, pour être simplement la même histoire.

Une page de l'histoire du Togo, de France et du monde

De 1960 à 2005: comment j'ai vécu l'ère Gnassingbé Eyadéma
-> Je fais partie de la génération de l'année d'indépendance des anciennes colonies françaises
-> Il y eut un avant et un après 1974 au Togo

Eyadéma lui-même a programmé la fin de sa dynastie
-> Cela aurait été dangereux de demander une audience auprès d'Eyadéma pour lui parler de ma science
-> Faure: la rupture dans la continuité
-> "Unissons nos efforts sur l'immense chantier d'où naîtra toute nouvelle la Grande Humanité"
-> Les hommes écrivent les pages de leur histoire, et dans ces pages Dieu écrit sa propre histoire

Documents associés:
La Science de l'homme africain
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Hubertelie au Togo
Prophétique Hymne National Togolais

Une page de l'histoire du Togo, de France et du monde

Pagouda, Togo
Image de gauche: Scène de lutte pendant les Evala 2010
Image du centre: Pagouda, au pays Kabyè
Image de droite: La veille de la seconde audience accordée par le président togolais, le jour de la finale des Evala 2006.

C'est à l'époque des Evala 2006 (championnat annuel de lutte traditionnelle au pays Kabyè) que la Science de l'Univers TOTAL (appelée à l'époque Science de l'Existence ou Science de Dieu) a été soumise au président togolais Faure Essozimna Gnassingbé à Pya. C'était un peu plus de la première année du début de la présidence de Faure Gnassingbé, qui a succédé à près de 40 ans de règne de son père Eyadéma Gnassingbé, dont au moins 33 ans sont des années de dictature, l'une des pires de l'Afrique noire. Avec son fils Faure, c'est à la fois une grande page de l'histoire du Togo qui est tournée, et à la fois la même page qui continue... Jusqu'en 2005, j'ai été malgré moi au coeur de cette histoire, mais en 2006 j'ai voulu j'ai voulu apporter ma propre pierre à l'édifice de cette histoire.

De 1960 à 2005: comment j'ai vécu l'ère Gnassingbé Eyadéma

Je fais partie de la génération de l'année d'indépendance des anciennes colonies françaises

Il faut dire que c'est 1963, trois ans après l'indépendance du Togo en 1960, et deux ans après ma naissance en 1961 que mon histoire personnelle a rencontré celle de la famille Gnassingbé, donc l'histoire du Togo.

Cette année 1963, une personnalité montante de l'armée togolaise nommée Etienne Eyadéma Gnassingbé (celui qui sera le président du Togo à partir de 1967 et pendant 38 ans jusqu'en 2005) est venu établir un nouveau chef canton à Kétao, ma ville natale, à 15 kilomètres de Pagouda, au nord du Togo, au pays Kabyè. Il venait de diriger un coup d'état soldé par l'assassinat du premier président togolais après l'indépendance, Sylvanius Olympio. Il était alors sergent, mais il va très rapidement monter en grade et, en 1965, seulement deux ans après ce coup d'état, il va devenir lieutenant-colonel et chef d'état major de l'armée togolaise, le maître du Camp RIT ("Régiment Interarmes Togolais"), le fief du futur Général Gnassingbé à Lomé la capitale.

Peu avant 1960, cette année clef de l'indépendance de beaucoup de colonies françaises, Ambroise ABLI-BOUYO, mon père officiel (car il n'est pas mon père biologique, toute une histoire dans l'histoire...), un homme de Pya comme Gnassingbé, quitta Kétao où il habitait et où il venait d'épouser la femme qui sera ma mère, pour aller se faire engager dans l'armée coloniale française au Dahomey (l'actuel Bénin). Le premier président de cette ancienne colonie après son indépendance en 1960 était Hubert Maga. Et à ma naissance en 1961, mon père officiel ordonna de m'appeler "Hubert" comme ce président.

En 1963, comme d'autres démobilisés de l'armée coloniale, mon père rejoignit l'armée d'Eyadéma Gnassingbé, d'auant plus qu'il était lui aussi de Pya. Et aussi, la visite d'Eyadéma à Kétao cette année s'inscrivait dans une campagne de recrutement dans la jeune armée togolaise des hommes du pays Kabyè (et plus généralement du nord du Togo). Une armée majoritairement du nord, faite d'anciens paysans souvent illéttrés. Une armée entre les mains d'Eyadéma, des hommes qui au fil des années vont faire tout son pouvoir.

A Lomé où mon père s'était rendu directement après sa démobilisation de l'armée coloniale au Dahomey (l'actuel Bénin), il demanda à Gnassingbé, quand il serait à Kétao, de ramener dans son convoi de retour à Lomé sa femme restée à Kétao ainsi que son fils, moi donc. C'est ainsi qu'une certaine histoire de France (l'histoire coloniale), l'histoire du Togo, l'histoire de Gnassingbé, mon histoire personnelle et l'histoire de la la Science de l'Univers TOTAL que je ferai plus tard en France, se sont rencontrées. Cela devait être ainsi, c'était écrit à l'avance.


Cliquez ici ou sur l'image pour avoir des détails fort instructifs sur la vie au Camp RIT.

C'est au Camp RIT que j'ai fait mes premiers pas à l'école, puis fait mes années de lycée et de classe scientifique. Je n'ai quitté ce camp qu'à deux ans de mon entrée à l'Université de Lomé en 1981 (voir La Science de l'homme africain).

Il y eut un avant et un après 1974 au Togo!

On a l'habitude de dire qu''Etienne Eyadéma Gnassingbé a exercé une dictature sur le Togo pendant 38 ans, de 1967 (l'année de son accession au pouvoir) à 2005 (l'année de sa mort). C'est très exact. Mais il faut quand-même préciser que la dictature chez Eyadéma s'est plutôt installée progressivement.

Et plus précisément encore, il y a une année charnière, que l'on peut indiquer comme le début exact de la dictature d'Eyadéma, à savoir 1974, l'année de son accident d'avion à Sarakawa, catastrophe aérienne présentée comme un attentat des puissances occidentales, de la France en particulier. Il y a eu un avant et un après 1974 au Togo, et c'était encore plus palpable pour nous nous qui vivions au Camp RIT avec Eyadéma, son armée, sa famille, ses enfants.

 
Image de gauche: Le jour de la cérémonie de clôture des Evala 2006 chez Faure Gnassingbé à Pya.
Image du centre: J'étais alors au Togo avec ma famille (au premier plan, ma femme et ma fille et le fils qui prend la photo)
Image de droite: Scène de lutte pendant les Evala 2010 (nous étions alors revenus en France)

Ernest le fils aîné d'Eyadéma (qui deviendra un vrai monstre par la suite) était plus âgé que moi d'environ 4 ans. Les autres (comme par exemple Emmanuel) sont à peu près de la même génération que moi ou plus jeune, comme par exemple l'actuel président Faure, de 5 ans plus jeune que moi, ou encore son petit frère Kpatcha de 9 ans plus jeune que moi.

Avant 1974, Eyadéma était un père pour le Togo et plus encore un père pour les habitants du Camp RIT, et plus particulièrement encore pour tous les enfants du Camp. Il était d'un abord facile, on jouait avec lui en personne au football sur le terrain du camp militaire, et à plus forte raison aves ses fils et ses filles. Il convoquait régulièrement chez lui les enfants du Camp pour lutter devant lui selon le rituel de la lutte traditionnelle Kabyè des Evala.

Mais à partir de 1974, le Camp était devenu autre chose, et le Togo aussi! Après cet accident de Sarakawa dans lequel plusieurs de ses proches et fidèles sont morts et duquel il es sorti vivant, Eyadéma fut transfiguré et dans le plus mauvais sens du terme. Le mythe du Dieu vivant est véritablement né à partir de ce moment, et toute la nation devait adorer son Dieu, chanter et danser à sa louange. Ces champs et danses, appelés "animations", ont été copiés chez un autre Dieu vivant de l'époque qui a beaucoup inspiré Eyadéma, le Général Mobutu, du Congo Kinshasa devenu Zaïre, puis maintenant de nouveau Congo... Sans parler de son rapprochement avec un certain Kadhafi et autres Bokassa...

C'est en 1974 que le président togolais a refusé le prénom français "Etienne" pour ne s'appeler que Eyadéma Gnassingbé, et en a même fait une loi pour tout le Togo, d'abandonner les prénoms d'origine étrangère. La dictature togolaise était vériatablement née à partir de cette date, avec le délire et la paranoïa d'un homme. Le Camp RIT s'est métamophosé à partir de ce moment, celui qui était le père de tous était devenu un Dieu hautement inaccessible. Le Camp est devenu un vrai bunker pour le dictateur Eyadéma, un lieu d'exécution secrète et de tortures, un lieu où l'on ne pouvait plus faire un pas sans s'entendre dire: "Halte là!" Il fallait partout montrer patte blanche, et pour un rien on était fichu... Et comme le camp était en miniature, ainsi Lomè la capitale et tout le Togo l'étaient en plus grand.

Eyadéma lui-même a programmé la fin de sa dynastie

Cela aurait été dangereux de demander une audience auprès d'Eyadéma pour lui parler de ma science

En 2004, j'ai quitté la France pour revenir au Togo pour poursuivre mes recherches en Science de l'Existence ou Science de Dieu. Je n'aurais jamais osé demander une audience pour parler de mes travaux à Eyadéma Gassingbé. Il était un redoutable dictateur, on l'a dit. Mais dans son cas comme dans celui de son fils qui lui a succédé, Faure, le plus à craindre était les personnes qui gravitent autour du dictateur, sa cour, sa nuée de courtisans, ses conseillers, les notables de Pya, etc. Ils affichent une fausse solidarité, car ils constituent un gigantesque panier de crabes, où ils cherchent à se manger les uns les autres, à grimper les uns au-dessus des autres. C'est à qui se ferait le mieux voir du souverain en dénigrant les autres. Excès de zèle, flatteries du dictateur, calomnies, délations, tous les travers de la nature humaine se rencontrent dans la nuée de courtisans autour d'un dictateur.

Tous ces gens forment un bloc empêchant dans toute la mesure du possible toute nouvelle personne d'entrer dans le sérail, de commencer elle aussi à bénéficier des faveurs du souverain. Eyadéma vous a-t-il remarqué? Vous pose-t-il des questions sur vos compétences ou se renseigne-t-il auprès d'eux vous concernant? Connaissant votre valeur et craignant chacun de son côté qu'Eyadema vous propose un certain poste prestigieux et pourquoi pas vous placer au-dessus de lui, ils vont vous massacrer auprès de lui, et le complot contre vous n'est pas loin. Cette atmosphère était d'ailleurs pour quelque chose dans le fait qu'en 1985, après ma licence à l'Université de Lomé, j'ai tout fait pour quitter le Togo et faire désormais ma vie dans un pays comme la France...

Eyadéma avait une très grande mémoire, il était très physionomiste, et il lui suffit de vous rencontrer une fois pour se souvenir de vous longtemps après. Il me connaissait depuis ma plus tendre enfance et savait que j'étais un élève brillant à l'école du Camp RIT. A chacune de nos rencontres il me demandait où j'en étais dans mes études, et je le tenais à jour. Il me disait: "Quand tu auras ton brevet, tu reviendras me voir". Puis : "Quand tu auras ton bac, tu reviendras me voir", etc.

Mais à l'entrée de l'université, j'ai préféré me faire de plus en plus discret auprès d'Eyadéma. D'abord ma plus grande crainte est qu'il me propose d'entrer dans l'armée et de devenir un de ses officiers. Et il n'était pas facile de dire non à Eyadéma, car dire "non" à un dictateur est le commencement de l'inimitié contre lui. celui qui lui dit "non" est capable aussi de réprésenter une menace pour lui. Et je me faisais discret aussi à cause de sa cour, qui savait qu'il me destinait quelque chose...

Et dans ces conditions aussi, à mon retour de France, cela serait très dangereux de demander une audience auprès d'Eyadéma pour lui parler de vos recherches en Science de l'Existence ou Science de Dieu, comme je l'ai fait auprès de son fils Faure.

En février 2005, cinq mois après mon retour au Togo, il se produit un événement inattendu qui surprend tout le Togo et moi avec: la mort d'Eyadéma! C'était un grand tournant dans l'histoire du Togo mais aussi dans mon histoire personnelle. Car j'ai grandi avec Eyadéma, il était comme éternel, et il était difficile d'imaginer un Togo sans Eyadéma, ou un Togo après Eyadéma! Et pourtant si... Une ère nouvelle s'ouvre, à la fois rassurante et à la fois très inquiétante, car on ne savait pas quelle histoire allait emprunter le Togo désormais: une reconstruction ou au contraire une apocalypse, comme dans beaucoup d'états africains après la mort du dirigeant historique. "Le Diable que tu connais est mieux que l'Ange que tu ne connais pas encore", dit un proverbe. On connaît le dictateur qui vient de partir, mais quel monstre va le remplacer? Et peut-être un monstre déguisé en ange. La Côte d'Ivoire ou le Zaïre constituent des exemples très parlants...

Faure: la rupture dans la continuité

Au retour de France en 2004, j'ai appris aussi toute la terreur qu'Ernest Gnassingbé faisait régner au pays Kabyè où j'étais, en particulier dans la ville de Kara. Pour un rien, on tombait entre ses mains et on était assuré de subir les tortures les plus inhumaines! Mais en 2004, il était atteint depuis un an d'une maladie mystérieuse, qui l'a mis hors d'état de nuire. Et de cette maladie, il mourra un an après mon départ du Togo pour revenir en France. Et qui plus est, c'est à l'hôtel Lufthansa de Kara, appartenant à Ernest Gnassingbé, où il y avait l'un des plus grands cybercafés de Kara, que j'ai commencé à préparer la publication de mon site internet, avant que ce cyber soit fermé. Tout se passait donc que comme si Dieu dégageait les dangers devant moi, pour me faire sa science au Togo.

Voilà pourquoi, avec l'année 2006, un an après la mort d'Eyadéma et sa succession qui passa à Faure son fils, je pouvais demander une audience pour parler au nouveau président de ma Science de l'Existence ou Science de Dieu. A l'occasion, je lui ai rappelé notre enfance au camp. Il ne se souvenait pas de moi. Plus jeune que moi à l'époque, je n'étais pas vraiment de sa génération, contrairement à ses frères, Ernest par exemple, qui ne pouvait pas m'oublier. Cela aurait été une chose terrible pour le Togo si c'était Ernest que l'armée avait imposé comme successeur d'Eyadéma, comme elle a imposé Faure pour pérpétuer la dynastie Gnassingbé au Togo. Faure avait la réputaiton d'être bien plus modéré que son père et Ernest, plus responsable (pour gouverner un pays) que son frère Emmanuel par exemple, et en tout cas plus moderne. J'aurais voulu ajouter plus démocrate, mais quand la démocratie commence par une intallation au pouvoir grâce à l'armée, elle en prend un sérieux coup...

Il est vrai que le président Faure que j'ai rencontré les 9 et 17 juillet 2006 pour lui parler de mes travaux dans une nouvelle science à l'honneur du Togo, était un président moderne et cultivé, avec qui on pouvait parler de ce sujet. Il a accordé une petite aide de 2 millions de FCFA (3050 euros) pour ces recherches, et il a confié le dossier à son conseiller plus à même de l'examiner et de suivre son développement, à savoir Kokou Tchariè, le maître de conférence en mathématiques à l'Université de Lomé.

Mais dans ces cas-là, il vaut mieux avoir affaire à Dieu qu'à ses saints comme on dit, ces "saints" qui comme au Togo gravitent autour du souverain uniquement pour leur propre intérêt, qui écartent du chemin tout ce qu'ils peuvent percevoir comme une concurrence ou comme pouvant leur faire de l'ombre. Ce n'est pas parce que ce n'est plus Eyadéma que ce n'est plus vrai dans le cas des "saints" de Faure. C'est d'ailleurs pratiquement la même cour d'Eyadéma, qui s'est empressée d'installer Faure pour ne pas perdre leurs privilèges. Et avec Faure un autre problème se présentait: si avec Eyadéma ces courtisans tremblaient devant le dictateur charismatique, ce n'est pas pareil avec le fils qui est plutôt un instrument entre leurs mains... Il doit se plier à leur desiderata car c'est eux qui l'ont fabriqué. Sinon, c'est facile pour eux de le faire tomber pour le remplacer par un autre Gnassingbé, Kpatcha par exemple...

"Unissons nos efforts sur l'immense chantier d'où naîtra toute nouvelle la grande humanité"

Avec la fin de l'ère Eyadéma en 2005 et l'avénement de son fils et successeur Faure, on pouvait espérer commencer à reconstruire le Togo après le règne désastreux du père. Le seul vrai point positif du règne d'Eyadéma est qu'il a incarné une certaine stabilité du pays sur le plan des conflits ethiniques. En étouffant les libertés il a aussi par la même occasion étouffé les guerres tribales, ce qui a permis aux esprits de mûrir malgré tout lentement vers la démocratie. Je ne suis pas sûr que le Togo serait meilleur sur le plan des inégalités et du clivage nord-sud hérités de l'époque coloniale, des conflits tribaux, si par exemple la famille Olympio, qui (il faut le dire honnêtement) a toujours été animée du seul désir de vengeance de leur père assissiné en 1963, avait repris le pouvoir 5, 10, 15 ou 20 ans après l'assassinat de leur père. Il n'était pas impossible qu'alors le Togo ait connu un génocide de l'ethnie Kabyè (l'ethnie d'Eyadéma) semblable à ce qui se passa au Rwanda ou au Burundi. Le temps a incontestablement calmé un peu les rancoeurs et évité au Togo ce spectre du Rwanda. C'était une paix fragile reposant sur une poudrière qui menaçait d'exploser à tout moment, mais une paix préférable à cette explosion.

Il y a eu de graves explosions (par exemple celles des années 1990) qui prenaient des chemins de l'horrible scénario rwandais, mais le pire a été évité, il me semble. La grave erreur d'Eyadéma a été de se contenter de mater les soulèvements pour asseoir son tône et sa dictature, au lieu d'engager depuis longtemps le pays sur les chemins de la démocratie. Et l'opposition à Eyadéma et à son système, majoritairement du sud, n'était pas la seule à aspirer à un changement. Je fais partie des très nombreux Kabyè qui depuis les années 1980 appelaient de mes voeux la fin de l'ère Eyadéma, mais qui en même temps redoutaient que quelque chose de pire ne remplace Eyadéma s'il venait à partir! Terrible dilemme que d'avoir à se dire: "Le Diable que tu connais est mieux que l'Ange que tu ne connais pas encore".

Je n'avais pas attendu la fin de l'ère Eyadéma pour revenir au Togo en 2004, en accord avec les paroles de l'Hymne du Togo: "Togolais viens, bâtissons la cité", hymne qui dit aussi: "Salut, Salut à l'Univers entier. Unissons nos efforts sur l'immense chantier, d'où naîtra toute nouvelle la Grande Humanité", hymne qui pour moi est une prophétie dont le temps de l'accomplissement est arrivé. Comme je l'ai expliqué à Faure Gnassingbé lors des audiences qu'il m'a accordées à Pya (et je le remercie encore pour cela), le Togo pouvait entrer dans l'histoire des sciences (l'histoire tout simplement) en innovant en matière scientifique, en étant la terre de la naissance d'une nouvelle science. Mais le Togo a raté ce rendez-vous, à cause entre autres de Kokou Tchariè, mais aussi de Messanvi Gbéassor le doyen de la Faculté des sciences de l'Université de Lomé, à qui je présentai cette science bien avant de la présenter au président togolais.

Et quant à Faure Gnassingbé, il m'est difficile de lui reprocher quelque chose quant à la manière dont il a accueilli cette science. Il a fait ce qu'il fallait faire, il l'a confié à une personnalité de l'Université de Lomé, cette fois-ci Kokou Tchariè. Mon propos ici concerne donc seulement Faure en tant qu'homme poltique, héritier d'Eyadéma Gnassingbé, le chemin que je suis en train de le voir prendre, l'avenir auquel cela peut conduire.

Et je dirai simplement ceci: ce qu'il fallait craindre sur le plan politique a commencé à arriver progressivement. Faure est tout simplement en train de suivre les voies de son père Eyadéma. Du "jeune Faure", un pur civil et grand protégé de l'armée togolaise, on passe lentement mais sûrement au Faure qui prend goût au pouvoir, qui entend s'installer dans la durée comme son père, qui élimine ses rivaux comme son père, qui emploie les même méthodes peu démocratiques que son père. On attendait qu'il fasse doucement sortir le Togo de l'ère des Gnassingbé mais aussi des Olympio, qui depuis l'assassinat de leur père en 1963 ne sont animés que du seul souci de vengeance contre la famille rivale. Le Togo ne doit pas éternellement être l'otage de deux familles, les Gnassingbé et les Olympio, mais doit véritablement mûrir sur le plan politique.

Mais à défaut de préparer le Togo à sortir du joug des Gnassingbé, c'est peut-être l'histoire qui se chargera de régler ce problème. L'histoire ou ... Dieu.

Les hommes écrivent les pages de leur histoire, et dans ces pages Dieu écrit sa propre histoire

Une des particularités d'un certain nombre de noms des enfants d'Eyadéma est qu'ils comportent le mot Dieu, en Kabyè Esso. C'est le cas par exemple du nom Kabyè de Faure: Essozimna ("C'est Dieu seul qui sait"), d'Ernest: Essohanam ("C'est Dieu qui m'en a fait le don"), et autres Essolizam ("Dieu m'a fait sortir"). Mais je cherche les voies de Dieu dans les agissements des enfants d'Eyadéma et dans toute la famille Gnassingbé, et je n'en trouve pas, ou très peu.

Peut-être que c'est Eyadéma lui-même qui a programmé malgré lui la fin de sa dynastie. En effet, ironie de l'histoire, le nom Eyadéma signifie: "Il n'y a plus aucun humain", ou "C'est la fin des humains". Aujourd'hui, la famille d'Eyadéma a littéralement explosé, et pour le pouvoir, elle se déchire lamentablement aux yeux de tout le Togo. Les derniers faits en date sont la lutte fratricide entre Faure et son petit-frère Kpatcha...

En 2006, Faure ne se souvenait plus du fils d'un certain Ambroise Abli-Bouyo avec qui ils ont vécu au Camp, et que son père (qui avait une très grande mémoire) connaissait très bien. Mais ça, ce n'est pas grave du tout. Mais là où cela devient grave, c'est que 5 ans seulement après que ce fils lui ait présenté la Science de l'Existence ou Science de Dieu, tout cela soit déjà entré dans les oubliettes de l'histoire, occupés qu'ils sont à se faire la guerre pour le pouvoir, pour savoir qui de la progéniture d'Eyadéma ou de son clan va continuer à faire régner cette dynastie sur le Togo.

Que ce soit au Togo ou en France, la Science de Dieu est ignorée dans le meilleur des cas, et combattue dans le pire des cas (voir La France ne peut rien pour vous et Mes enfants sont pris en otage à cause de la Science de l'Univers TOTAL).

Mais ce n'est pas un hasard si l'histoire de cette science et de celui qui l'a fait a rencontré l'histoire de la famille Gnassingbé, l'histoire du Togo, une certaine histoire de France. Les hommes écrivent les pages de leur histoire, et dans cette histoire, Dieu, comme depuis toujours, comme il l'a fait dans le cas d'un certain Jésus de Nazareth, écrit les pages de sa propre histoire....


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