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Hubertelie

Science de l'Existence

ou Théorie universelle des ensembles ou Théorie de l'Universalité
Nouvelle Science, nouvelle vision du Monde, de l'Existence, de l'Univers, de la Nature, de la Vie, de Dieu
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Qui es-tu ?

Nous sommes au pays Kabyè, au Togo...
Une "petite" histoire d'une "petite" famille d'un "petit" pays,
dans laquelle se trouvent les clefs de compréhension d'un monde,
d'un univers, de l'Univers TOTAL...

Qui es-tu ? Première

J'ai dit à Alexandre le fils de ma mère,
En France, en avril 2004 :
"Notre famille a été bénie par Dieu,
Ton frère a été choisi par Dieu
Pour être le septième ange qui sonne la trompette,
Pour être Élie le prophète qui ramène les cœurs à Dieu,
Pour apporter une science nouvelle, la Théorie universelle des ensembles,
La science qui révèle le Dieu Existence, le Dieu Univers.
La science qui condamne les sciences du Diable,
La science qui juge le monde et introduit le monde nouveau."
Mais le fils de ma mère m'a dit:
" Tu déraisonnes, tu es fou;
Qui es-tu pour remettre en question toutes les sciences ?
Qui es-tu pour prétendre en savoir plus que tous ?
Tu n'es que toi.
Ta science n'a ni tête ni queue.
Ta théorie n'est qu'un amalgame qui te fait te prendre pour l'"Ange machin",
Une théorie où se mêlent la mathématique, ta religion et ta vie privée.
Quand tu présenteras cette théorie au monde, cela fera "plouf !",
On se moquera de toi, et cela n'ira pas plus loin."

Qui es-tu ? Deuxième

J'ai dit à Clarisse la fille de ma mère :
"Je m'indigne contre beaucoup de pratiques ici.
Beaucoup de choses qui se passent ici ne sont pas normales,
Elles ne sont mauvaises aux yeux de mon Dieu, elles sont méchantes.
Celui qui fait un commerce avec une voiture,
Celui qui transporte des passagers,
Y entasse ses semblables, en grand nombre, comme des bêtes de somme.
Quand le semblable se plaint,
Quand il dit : "Je ne suis pas un animal pour que tu me traites ainsi",
Le conducteur de la voiture lui répond :
" Si tu n'es pas content, descends de ma voiture et va à pied,
Ou va acheter ta propre voiture si tu en es capable."
Et le passager lésé mais résigné et impuissant se tait;
Il s'en remet à Dieu, pour arriver sain et sauf à destination.
Je me suis indigné contre ces transporteurs pour la plupart de l'ethnie de mon père,
Qui pour la plupart prient Allah.
J'ai déploré leur arrogance, leur despotisme, leur tyrannie,
Leur malhonnêteté et leur mépris pour le prochain et pour sa vie."

J'ai dit à la fille de ma mère:
"Je descends de la voiture et j'irai me plaindre auprès de ces soldats au bord de la route,
Ceux-là qui sont chargés de veiller sur le trafic, de protéger leur citoyen,
De punir les conducteurs dont les pratiques sont mauvaises."
Et la fille de ma mère me répondit :
" Va les voir et tu entendras toi-même ce qu'ils te diront."
Et je me suis plaint auprès de ceux qui veillent sur leurs semblables.
Et ils m'ont demandé: " Qui êtes-vous, monsieur ?
C'est à vous de refuser de monter dans une voiture,
Ou de prendre la décision de descendre de cette voiture,
Si vous trouvez que le conducteur l'a surchargée."

Ce sont les paroles de soldats corrompus, de garants de la loi racketteurs,
Qui reçoivent pots-de-vin, dons et cadeaux des conducteurs et trafiquants;
Ils pensent d'abord à leur poche et à leur ventre,
Et ils ferment les yeux sur les mauvaises pratiques et abandonnent le citoyen à son sort.
C'est au citoyen de se défendre contre le mépris de la loi,
C'est à lui de survivre dans ce monde sans loi,
Ou plutôt dans ce monde ou règne la loi de la jungle,
La loi du Diable.

Il ne s'agit pas de plaindre outre mesure le citoyen,
Car il est bien souvent, et à bien des égards, lui-même complice du système.
Il est à plaindre ici, mais on se plaint de lui ailleurs,
On le dévore ici, mais lui il dévore ailleurs,
Quelqu'un l'a dans sa bouche, mais lui il a un autre dans sa bouche.
Si on ouvre le ventre de quelqu'un pour le délivrer,
Il faudra lui ouvrir à son tour son ventre pour délivrer celui qu'il a avalé.
La corruption, le mépris du prochain et la méchanceté sévissent à tous les niveaux,
Du plus petit jusqu'au plus grand, du simple citoyen jusqu'au sommet.
C'est l'hypocrisie généralisée,
Tout le monde se plaint de tout le monde,
Mais personne n'a rien à se reprocher lui-même.

J'ai dit à la fille de ma mère,
A Kétao, au début de l'an de grâce 2005:
"Trouve-moi des ouvriers honnêtes
Pour bâtir la maison à Pagouda que la mère veut que je lui construise.
Je te charge de gérer les fonds de la construction, et de diriger les ouvriers et les travaux."
Et je me suis trouvé devant des ouvriers aux pratiques scandaleuses,
Mais que tout le monde considère comme normales.
J'étais face à des vautours qui dévoraient ma chair,
A commencer par Clarisse elle-même à qui je confiais la gestion du chantier...
Elle n'était pas la dernière à détourner habilement une part de ce qui lui était confié
Pour son propre intérêt, son fond de commerce et ses propres projets...
Leur seul souci à tous est de dépouiller l'homme "riche" venu de France.
De dépouiller leur frère noir et sa femme blanche.
Clarisse qui le 19 avril 2006 devant son salon de coiffure nommé "Don de Dieu",
Dira à son frère à qui elle doit tant, et devant de tout Pagouda:
"Tu es un Fou à qui il ne reste plus qu'à se déshabiller pour circuler nu à Pagouda".

Clarisse prédisait ainsi à Hubert un avenir comme celui de Célestin,
Un fou devenu muet qui marchait nu à Pagouda.
Il ne lui restait pour toute propriété qu'un viel habit
Servant de sac rempli d'objets sans valeur,
Qu'il serrait sous son bras comme le dernier trésor qui lui restait.
Célestin dont le nom signifie "Celui qui vient du Ciel".

Célestin était le seul véritable ami de Hubert dans la ville de Pagouda.
Aux yeux de Hubert, Célestin était le vrai normal,
Et tous ceux qui se disaient normaux étaient les vrais fous!
Hubert comprenait comment des anges comme Célestin
Etaient rendus fous dans le monde du Diable,
Le monde des Alexandre et des Clarisse.

J'ai dit à la fille de ma mère :
" Je m'indigne contre ces pratiques malhonnêtes des ouvriers de Pagouda,
E
t je vais faire changer les choses."
Et la fille de ma mère m'a répondu :
" Qui es-tu pour qu'il en soit autrement avec toi ?
Qui es-tu pour prétendre changer les choses ?
Alex lui-même a subi cela,
Et même les plus hauts personnages ont subi cela,
Et ont été impuissants pour changer quoi que ce soit.
Et toi, qui es-tu pour ne pas le subir ?"
Je répondis à la fille de ma mère :
"Avec moi les choses changeront ".
Clarisse a ri et a dit :
"Tu subiras et tu ne pourras rien contre !"
Et je répondis :
" Ces ouvriers seraient-ils donc plus puissants que le grand Alex
Et plus puissants que les hauts personnages du pays
Qui subiraient donc aussi sans pouvoir rien y changer
Même s'ils voulaient vraiment changer les choses ?
Dis-moi qu'ils sont tout-puissants sur terre,
Qu'ils n'ont aucun compte à rendre à Dieu,
Que leur loi est plus forte que celle de Dieu.
Alors je n'aurai qu'une question à leur poser :
"Êtes-vous plus grands que Dieu ?
Dites-moi oui, et alors je l'aurai entendu, et Dieu l'aura entendu ;
Alors Dieu s'en souviendra au moment venu ".

C'est ce qui se passe dans le monde qui tient Dieu pour rien,
Dans le monde du Diable.
C'est ce que font et disent ceux qui disent pourtant "Allah Akbar";
C'est ce que disent et font ceux qui affirment pourtant croire en Dieu,
Ceux qui disent : "Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit".
Alex le fils de ma mère dira qu'il n'est pas athée,
Mais qu'il a sa propre conception de Dieu.
Clarisse, la fille de ma mère, dit croire en Dieu,
Elle dit avoir confiance en Dieu, connaître sa justice et attendre sa manifestation.
Mais elle me demande :
" Qui es-tu pour penser pouvoir changer les choses ?"

Qui es-tu ? Troisième

J'ai dit au fils du frère de ma mère,
Quand j'étais à Kétao, quand ma maison de Pagouda se construisait :
" Ton père et ta mère sont morts.
Mais Dieu m'a accordé l'honneur de faire une œuvre pour lui,
Et c'est pour cela que je suis revenu de France pour habiter avec vous.

Je me suis rapproché de vous pour partager votre souffrance,
Pour la soulager dans la mesure où je le peux.
Nous partageons la maison de notre grand-père qui n'est plus,
Et nous vivons avec notre grand-mère qui est encore là.
Mon pain sera votre pain, et vos souffrances seront les miennes."

Mais dans un orphelin peut se cacher un serpent venimeux,
Et un cousin peut dire "frère" mais être un cobra.
Oui, une cousine orpheline peut être une vipère,
Qui
regarde le cousin bienfaiteur comme un ennemi.
Pour l'un comme pour l'autre je suis l'intrus qui m'installe dans leur héritage,
Dans une chambre construite par leur défunt père
Sur le terrain de la grande famille, dans la concession du grand-père.
Et pourtant le nom du cousin signifie:"Demande à Dieu".

C'est ainsi que beaucoup ici portent Dieu dans leurs noms,
Un tel s'appelle "Dieu m'a donné", tel autre "Qui est plus grand que Dieu ?",
Tel autre "Dieu seul sait", tel autre "Dieu a fait" ou tel autre "Dieu est Juge";
Il y a aussi ceux qui ne portent pas Dieu dans leurs noms,
Mais dont les noms expriment d'excellents principes et maximes.
Cependant peu portent Dieu dans leurs voies,
Dieu est introuvable dans leurs actions.
Les noms sont donc ce qu'ils sont, mais les hommes sont ce qu'ils sont.

Dieu est écrit partout, sur les maisons, sur les boutiques.
" Dieu est mon berger" par-ci, "Dieu est bon" par-là,
" La main de Dieu" chez l'un, "Gloire à Dieu" chez l'autre,
"Don de Dieu" sur un salon de coiffure, celui de Clarisse.
Mais Dieu, c'est la maison, les billets, l'argent, la voiture, la richesse.

Le monde où un cousin orphelin a un esprit assassin,
Le monde où "Demande à Dieu" hait l'homme de Dieu,
Le monde où l’on parle beaucoup de Dieu mais où Dieu est si absent,
Est le monde du Diable.

Qui es-tu ? Quatrième

J'ai dit à ma mère:
" J'ai quitté le pays des blancs pour revenir au pays des noirs,
J'ai quitté la France pour revenir au Togo,
J'ai quitté l'abondance pour revenir dans la souffrance,
Parce que par moi Dieu fait une nouvelle œuvre.
Pour cette œuvre on m'a chassé de ta religion,
De la religion que je t'avais montrée,
Mais qui aujourd'hui n'est plus la mienne".

J'ai dit à ma mère:
" Par ton fils, Dieu fait une chose nouvelle,
Qui introduit une ère nouvelle.
Mais ma mère n'a pas prêté attention, elle est restée sourde.
Pour elle je suis celui qui a quitté la sainte religion des Témoins de Jéhovah,
Qui dois me repentir et lui demander pardon".
J'ai parlé à ma mère de tout ce que je ne trouvais pas droit devant mon Dieu,
De tout ce que je ne trouvais pas juste et véridique.
Et ma mère me répondit :
" A t'entendre, tu es le seul juste sur la terre et nous sommes tous des mauvais.
Laisse le soin à Dieu de juger en son temps, les bons et les méchants.
Lui seul sait qui est vraiment bon et qui ne l'est pas".
Et je répondis à ma mère :
" Que sais-tu si le jugement de Dieu n'a pas déjà commencé ?"
Et ma mère me répondit :
" Tu ne vas quand même pas prétendre être Dieu pour juger ton semblable, n'est-ce pas ?"
Et je répondis à ma mère :
" Tu attends que pour son jugement, Dieu descende en personne se présenter devant toi ?
Mais Dieu agit par des hommes.
Et que sais-tu si Dieu n'a pas commencé à agir ?"
Et ma mère me répondit :
" Qui es-tu pour prétendre parler au nom de Dieu ?"

Alexandre n'a jamais tort, sa vérité est la vérité,
Et il n'y a aucune chance pour que le contraire de sa vérité puisse être une vérité.
Et quant à Clarisse la rusée, elle est la fille chérie de ma mère,
Elle la possède tout simplement,
Elle réussit toujours à lui faire accepter l'inacceptable,
A obtenir qu'elle cautionne ses actes les plus répréhensibles.
Les deux obtiennent de notre mère qu'elle fasse tout ce qu'ils veulent.

Quand leur frère Hubert s'installera dans sa maison de Pagouda,
Avec sa femme et ses enfants venus de France le rejoindre,
La mère sera un instrument entre leurs mains pour harceler leur fère,
Pour faire de sa vie à Pagouda un enfer,
Pour le livrer en pâture à tous ceux qui ne demandent qu'à le voir mort.
Il ne faut pas grand chose à Pagouda pour être un objet de jalousie et de haine.
Vous venez de France et vous avez une femme blanche?
Vous vous faites alors déjà mille ennemis à cause de cela!
Vous avez une voiture que quelqu'un n'a pas?
Vous avez construit votre maison beau milieu des cases où ils habitent?
On vous dit bonjour avec de grands sourires et de grandes amabilités,
Alors que les coeurs sont remplis de fiel à votre égard.
Ils n'ont pas besoin que ma mère leur dise
De lyncher son fils, sa femme et ses enfants,
Car depuis longtemps, avec tout le Hama et l'art occulte qui est le leur,
Ils essaient déjà dans leur maison de Pagouda,
D'envoyer cet homme et sa famille au pays des morts.

Un proverbe Kabyè dit:
"S'il n'y a pas de sorcier dans ta propre maison,
Aucun sorcier étranger ne peut te faire du mal".
A Pagouda j'ai eu à comprendre à quel point ce proverbe dit vrai!
Et j'irai même plus loin et dire ceci:
"S'il n'y a pas de Diable dans ta propre maison,
Aucun Diable étranger ne peut te tuer."

Hubert: un corps noir habité par tout ce que le pays des noirs a de bon:
Dieu, l'Univers, la Nature, la Réalité Totale, les anges, les esprits.
Et un corps noir habité aussi par tout ce que le pays des blancs a de bon:
La Science, la Techologie, la Lumière, le Monde du futur, la Civilisation universelle.

Alexandre: un corps noir sorti du même ventre que Hubert,
Mais h
abité par tout ce que le pays des noirs a de mauvais,
Et un corps noir noir habité aussi et surtout par tout ce que le pays des blancs a de mauvais:
Un esprit mécréant, impie, ennemi de la lumière divine.
Un Alexandre pour qui, comme pour beacuoup de blancs,
Un esprit divin est un esprit fou, sectaire, à mettre en prison ou en asile!

Depuis le début à Kétao,
J'ai tenté en vain de faire comprendre une simple chose à ma mère:
Qu'elle ne se trompe pas d'ennemi.
J'ai toujours voulu son plus grand bien sur cette terre.
Je dis simplement la vérité qui ne plaît pas.
Il vaut mieux quelqu'un qui dit la vérité qui blesse mais qui est animé d'amour,
Que quelqu'un qui flatte, qui caresse dans le sens du poil,
Qui a l'air d'aimer mais qui en réalité est le vrai ennemi.

Mais quand je m'indigne contre Alexandre et Clarisse,
Ma mère cesse de me regarder comme son enfant.
Quand je m'en prends à mes ennemis, ma mère les défend.
Elle s'associe à mes adversaires, elle me tient pour qu'ils me dépiècent,
Elle conduit ceux qui cherchent mon âme dans ma cachette.
C'est ainsi que sans le savoir,
Celle qui m'a porté dans son ventre tue son premier-né.

Qui es-tu ? Cinquième

Noéline, la fille de ma mère n'est pas une sainte,
Elle se sent mal aimée,
Mais alors c'est parce qu'elle non plus ne fait pas preuve d'amour.
Elle dit que notre mère a gâché sa vie,
Et je ne suis pas d'accord quand elle dit cela.
Et pourtant, à Pagouda,
J'ai dit à mon tour que ma mère tuait son premier-né.
Mais je précise qu'elle le faisait sans le savoir,
Elle est possédée par sept démons dont il faut la libérer.

Et même seulement par deux démons...
Des diables qu'elle a portés dans un son ventre,
Comme avant eux elle a porté dans son ventre un ange...

La femme qui m'a donné la vie à Kétao m'a dit à Kétao:
"Je croyais que tu étais revenu ici pour notre bien,
Mais je vois que tu es revenu nous chercher des histoires,
Nous nuire, nous faire du mal."
Et je réponds à Kétao à la femme qui m'a donné la vie à Kétao:
"C'est exactement cela.
Je ne savais que faire en France, et alors je me suis dit :
'Je vais rentrer au Togo,
Ennuyer ma mère, ma grand-mère, mes frères, mes sœurs,
Mes oncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines.' "
J'ai dit cela en criant de colère.
Et alors ma mère me répond :
"Tu dis que tu es un homme de Dieu,
Mais tu ne peux parler sans crier
Et sans te faire entendre aux quatre coins de Kétao.
Ton frère Alex ne crie pas. "
Et je réponds à ma mère :
"Alex ne crie pas, parce qu'il n'est pas fou.
Mais moi, je suis fou,
C'est donc normal que je crie.
Alex est ton fils.
Mais moi, je n'ai pas les qualités d'Alex.
Moi, je ne suis rien pour toi,
Je ne te sers à rien, je ne m'occupe pas de toi,
Mais je ne suis qu'un fou
Qui est revenu de France pour te nuire, à toi et aux autres".

Qui es-tu ? Sixième

Et c'est à ma grand-mère de me répondre :
" Est-ce parce que tu nous donnes de quoi vivre,
Que nous n'avons pas le droit de te dire ce que tu fais de mal ?"

Et je réponds à ma grand-mère:
" Montrez-moi ce que je dis ou fais de mal.
J'ai peiné pour subvenir à mes besoins et aux vôtres.
Actuellement ma femme peine en France
Et vide nos économies pour pourvoir à nos besoins ici.
Ma mère me demande de construire quelque chose pour elle,
Dans son village, à Pagouda.
Ma femme et moi, nous nous ruinons pour satisfaire sa demande.
Nous devenons la poule aux œufs d'or pour des ouvriers sans scrupule,
Qui laissent traîner le travail qui leur est demandé,
Qui prennent une éternité pour l'accomplir,
Mais qui ne laissent pas passer une seule seconde
Pour se faire payer, et plus qu'il n'en faut !
Ils s'engagent sur mille chantiers à la fois,
En sachant très bien qu'ils ne pourront pas les honorer tous
Dans dans les délais convenus avec ceux qui les emploient.
Pour un rien, ils abandonnent le travail ici pour aller ailleurs.
Et il faut leur courir après pour les supplier de venir reprendre le travail.
Mais je n'ai pas le droit de les renvoyer
Pour donner le travail à d'autres plus sérieux,
Parce qu'ils ont une loi convenue entre eux et validée par tous,
Qui interdit à un ouvrier de terminer le travail commencé par un autre.
Non seulement les ouvriers remplaçants refuseront de violer cette loi inique,
Mais eux non plus n'agiront pas différemment des premiers.
Leurs techniques à tous est de réussir à commencer ici ou là,
En se disant que celui qui les engage se trouve désormais lié à eux,
Et donc ils peuvent tenter de se faire engager ailleurs, et ainsi de suite,
Sans risquer de perdre aucun des chantiers conquis.
En attendant, cela coûte beaucoup à celui qui se fait construire,
D'autant plus que les ouvriers de Pagouda
Réclament de bien plus grosses sommes pour leur main d'œuvre.
Je défends mon argent qui est aussi le vôtre,
Et votre moyen de subsistance.
Mais quand je m'insurge devant ces pratiques, vous prenez leur défense
Et on me demande qui je suis pour prétendre changer les choses.
Vous me sommez de les payer et de leur donner tout ce qu'ils me réclament.
Mais si l'argent vient à manquer,
Vous serez les mêmes à tourner vos regards vers moi et à crier famine.
Et je n'ai pas le droit de me mettre en colère contre ces pratiques
Et contre le fait que vous trouviez ça normal et le défendiez.
Vous soutenez que c'est ce que je dis et fais qui est mal,
Que j'ennuie tout le monde,
Que je suis venu non pas pour votre bien mais pour vous nuire.
Et il faut que je garde mon calme face à tout ce que j'entends.
Mais seulement voilà : je ne suis pas normal, je suis fou,
Et c'est pour ça que je crie".

Et ma mère et ma grand-mère me répondirent :
"Crie donc seul,
Appelle qui tu veux pour qu'il vienne te donner raison".
Et je répondis:
" Je crierai !
Si les humains n'écoutent pas mon cri,
Les oiseaux l'écouteront.
Si les oiseaux ne l'écoutent pas,
Les lézards l'écouteront.
Si les lézards ne l'écoutent pas,
Les insectes et les mouches l'écouteront.
Si les insectes ne l'écoutent pas,
Les murs l'écouteront.
Et si rien ne l'écoute,
Dieu a déjà tout écouté avant même que je commence à parler."

Ma mère et ma grand-mère entendirent ces paroles
En sortant de la maison et en discutant entre elles.
Et j'entendis ma grand-mère dire :
" Laisse-le crier seul, ce n'est qu'un imbécile."
C'était le 4 mai 2005 à Kétao.

Qui es-tu ? Septième

C'est cela le monde du Diable,
Le monde où une mère et une grand-mère
Se muent soudainement en ennemies contre le fils et le petit-fils,
Celui-là même qui veillent sur elles,
Celui-là même qui travaille pour elles entre autres,
Celui-là même qui se prive pour eux tous,
Qui lutte pour eux tous.
A celui-là on demande :
" Qui es-tu pour prétendre changer les choses ?"
Tous ne savent pas qu'ils sont la bouche du Diable
Quand ils demandent : " Qui es-tu ?"


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