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Colonisation et Dictature Blanche et Noire

Politique post-coloniale française au Togo et en Afrique.
Un autre éclairage sur le rapport entre la France et l'Afrique,
sur la question des dictateurs africains et des tensions ethniques.
Un autre regard sur la société occidentale et française en particulier.
Une mise en lumière des esclavages, des colonisations,
des exploitations, des dictatures, et autres crimes contre l'humanité
dans les pays dits "civilisés", de "liberté" et des "doits de l'homme".
L'histoire des humains à la lumière de l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU...

Sommaire:

Voir aussi:

France-Togo-Afrique, avant-hier, hier, aujourd'hui... Et demain?

Un envoyé très spécial qui livre une compréhension de l'histoire des pays du Sud,
puis celle des pays du Nord, l'autre côté du Miroir...
Une compréhension du monde à la lumière du Paradigme de l'Univers TOTAL...

Un slogan togolais présente le Togo comme l'Afrique en miniature, ce qui n'est pas du tout exagéré quand on sait que ce petit pays juste gros comme un département français compte une quarantaine d'ethnies très diverses. Un bon laboratoire donc pour comprendre les problèmes africains et au-delà les problèmes du monde.

Kétao, Togo, Afrique

Un envoyé très spécial, né à Kétao, au Togo, en Afrique de l'Ouest,
en plein dans les années d'indépendance des pays africains,
après des siècles d'esclavage et de colonisation...

Je suis né au Togo en 1961, donc en plein dans les années d'indépendance des pays africains. J'ai vécu l'histoire du Togo qui sortait juste de la période coloniale, j'ai vécu l'histoire d'Afrique, ainsi qu'une certaine histoire de la France, son histoire post-coloniale. Comme j'ai entendu un historien le dire un jour un plateau de télévision, "L'histoire n'est qu'une succession de mensonges sur lesquels tout le monde est d'accord..."

Mais l'histoire dont je vais parler dans ce document, on ne me l'a pas racontée, je ne l'ai pas lue dans les livres d'histoire, j'en ai été un témoin occulaire, je suis en plein dans cette histoire. Ce que je ne savais pas quand j'étais enfant, puis adolescent, puis un adulte aujourd'hui âgé de plus d'un demi-siècle, c'est que j'étais une sorte d'envoyé très spécial, qui devait introduire un Nouveau Paradigme dans ce monde, à savoir l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU...

Après avoir vu en long et en large ce qu'est un monde fondé sur de mauvais paradigmes (aux antipodes de l'Univers TOTAL), après avoir vu ce que le monde n'aurait jamais dû être, je serais enfin prêt pour dire ce que le monde doit être: une civilisation fondée sur l'Univers TOTAL.

J'ai donc grandi au Togo, une ancienne colonie française, j'ai vécu les turbulences de son histoire post-coloniale. Puis vint le moment d'aller en France, l'ancien pays colonisateur, oui le moment vint de passer de l'autre côté du Miroir...

France, Europe

France, en Europe Occidentale, l'ancien puissance coloniale du Togo,
l'autre côté du Miroir, mon deuxième pays.
Si au Togo le pays Kabyè est ma terre natale,
en France ma deuxième région natale est l'Auvergne,
le Puy-de-Dôme et Clermont-Ferrand et ses environs principalement.
Après un retour au Togo de 2004 à 2008 pour y faire la Science de Dieu,
j'habite aujourd'hui dans la Meuse, à Verdun...
Quand on a vécu là, quand on a vécu ce que j'y vis à cause de la Science de l'Univers TOTAL,
alors on peut enfin dire que l'on a compris le Problème profond de ce monde,
on comprend enfin toute son histoire, son passé, son présent et son avenir...

Ce document présente donc ces deux grandes parties: le monde vu du Sud puis vu du Nord. La dernière partie de ce document sera donc une analyse de la société occidentale (bien représentée par la France) vue de l'intérieur. Et le but sera toujours de comprendre enfin vraiment le monde, son passé, son présent et son futur à la lumière de l'Univers TOTAL...

Ces accidents d'avions derrière lesquels se cachent
toute la question de la Colonisation et de la Dictature Blanche et Noire,
ces crashs d'avions révélateurs de tous les problèmes de notre monde, du Nord et du Sud

Sarakawa, Togo, Afrique

Le Jeudi 24 Janvier 1974, suite au crash de l'avion présidentiel à Sarakawa dans lequel l'ancien président togolais Gnassingbé Eyadema (le père de l'actuel président Faure Gnassingbé) a manqué de perdre la vie, il a accusé la France d'être à l'origine d'un complot visant à l'élininer, à cause d'un contentieux sur l'exploitation du phosphate togolais.

C'est le genre d'histoires obscures en Afrique comme aussi le mystérieux crash de l'avion du 6 avril 1994 qui a coûté la vie aux deux présidents rwandais et burundais Cyprien Ntaryamira et Juvénal Habyarimana et qui a déclenché dès le lendemain la guerre ethnique et le génocide au Rwanda, l'ancienne colonie allemande, puis belge, donc francophone. La France y est ausi présente, c'est certain. Et puis, comme le montre si bien cet article de Wikipedia sur le Rwanda, les puissances coloniales ont toujours très savamment exploité et même attisé le conflit ethnique entre les Tusti et les Hutus... pour leurs profits. Il a été établi que l'avion (lors de la manoeuvre d'atterrissage à Kigali au Rwanda) a été abattu par des missiles... Français? Hutu? Tutsi? Huto-français? Tusto-français? Franco-Tutsi? Franco-Hutu?

La très grande différence avec le cas rwandais c'est que dans le cas du crash de Sarakawa, Eyadéma (qui avec d'autres ont survécu au crash), qui est d'une ethnie du nord (les Kabyè), n'a pas accusé l'ethnie rivale du sud (les Minas) d'avoir voulu attenter à sa vie, comme il le faisait souvent pour d'autres complots ou présumés complots récurrents au Togo. Sinon, après cela, on aurait pu tout aussi bien imaginer des représailles et un horrible scénario de génocide à la rwandaise.

Il faut savoir que le premier président de la jeune république indépendante du Togo est Sylvanus Olympio, originaire du sud. Il fut assassiné en 1963 (juste 3 ans après l'indépendance) par Eyadéma Gnassingbé, et depuis jusqu'à encore aujourd'hui, le spectre de la vengeance du sud plane sur le Togo. Pour s'en convaincre, il suffit par exemple de lire le site de l'UFC ("Union des Forces de Changement"), le parti fondé par Gilchrist Olympio, le fils du président assassiné. 50 ans après, le souvenir de ce passé tragique est maintenu vivant dans les esprits, avec tout ce que cela signifie, à savoir le désir de vengeance, qu'on peut très facilement lire entre les lignes, quand ce n'est pas dit ouvertement...

Après tout, il faut le comprendre, si cela avait été l'inverse, si c'est donc une ethnie du sud qui avait assassiné ainsi un premier président du nord, le spectre de la vengeance du nord aurait plané de la même façon sur le Togo. Les Minas avaient donc des raisons de faire tomber un avion transportant Eyadéma, dans lequel il y avait aussi des personnalités politiques importantes du nord (ils feraient d'une pierre plusieurs coups donc...). En tout cas ils ont des raisons de "souhaiter fortement" que l'avion d'Eyadéma s'écrase... Ou alors, si cela arrivait par "hasard" et qu'il y laissait la vie, ils ne pleureraient pas pas trop...

Voici simplement où je veux en venir en disant cela: s'il fallait accuser quelqu'un du crash de son avion à Sarakawa, l'ethnie du sud est évidemment le "coupable idéal" pour Eyadéma, comme il le faisait très souvent à chaque tentative ou présumée tentative de l'assassiner. Mais contre toute attente, il accuse... la France! L'ancienne puissance coloniale. C'est donc dire qu'il y a des raisons... Et on va commencer à voir clair dans les choses.

Crash de l'avion présidentiel à Sarakawa

Crash de l'avion présidentiel le 24 janvier 1974 à Sarakawa au Togo,
un DC3 militaire, piloté par deux pilotes français (le capitaine Cattin et son copilote).
Il y a beaucoup d'obscurités autour de ce crash,
car aussi il y a eu beaucoup de mensonges et de propagandes,
ce qui ne rend pas du tout facile de voir clair dans cette sombre affaire...
Une chose est sûre: l'avion était surchargé, déjà en nombre de passagers (19 au lieu de 14).
Non seulement cela, il était surchargé en matériaux de construction et de victuailles.
Le lieu de l'accident, une piste aménagée en pleine brousse dans le village de Sarakawa
(à une douzaine de kilomètres de Pya le fief d'Eyadéma Gnassingbé),
n'est pas d'approche facile pour un avion surchargé et à peine en équilibre...
Tout cela conduit à une explication "logique" et "rationnelle":
un "accident", dans lequel les deux pilotes sont morts ainsi que quatre autres personnalités,
entre autres un des gardes du corps fidèles du président, Aniko Palako, que j'ai personnellement connu,
puisque, adolescent (et mon père était militaire), nous habitions avec Eyadéma Gnassigbé à son fief militaire,
le Camp RIT (ou Camp "Régiment Interarmes Togolais") sur le plateau de Tokoin à Lomé la capitale.
Au Camp nous étions tous comme une grande famille, Aniko Palako était un voisin.
Le Camp était pour Eyadéma tout simplement ce que le petit territoire du Vatican est pour le Pape...
Dans cette mini-ville dans la ville de Lomé, les bruits courent, des choses se murmurent de bouche à oreille,
nous n'avions pas du tout vécu les choses de la même manière que les autres togolais.
Quand par exemple, pour se diviniser, Eyadéma affirme qu'il est l'unique survivant et Miraculé de ce crash
(ce qui est quand même très, très gros comme mensonge!, monstrueux même,
il faut oser le faire, et "cacher" les autres survivants, à moins de les achever au pistolet...),
il est évident que les familles des autres victimes survivantes savent que c'est faux!
Mais dans ce cas-là, bien évidemment, c'est "top secret", "motus et bouche cousue",
pour ne pas avoir de graves ennuis en contredisant ouvertement la version officielle.
Aujourd'hui, la vérité éclate et, après la mort d'Eyadéma, les langues se délient.
Mais il faut dire aussi qu'il y a beaucoup de faussetés dans l'autre extrême.
Ce n'est pas parce qu'Eyadéma a beaucoup menti dans un sens qu'il faut beaucoup mentir dans l'autre sens!
Il ne faut pas dire tout et n'importe quoi juste pour charger Eyadéma et nier certaines réalités évidentes...
Normalement donc, l'affaire devait être classée une fois qu'on a donné des explications "rationnelles",
à savoir "un très banal accident" dû à une surcharge de l'avion et même aussi à une mauvaise météo...
Mais une explication "rationnelle" qui ne prend pas en compte toutes les réalités de l'Univers TOTAL,
n'est pas vraiment "rationnelle" mais est "faussement rationnelle".
Car, une réalité peut cacher une autre dans l'Univers TOTAL, qui est la Réalité TOTALE,
celle dans laquelle il faut se placer pour être sûr de vraiment comprendre toutes les réalités.
Oui, une affaire peut en cacher une autre, et c'est justement le cas ici!
Car cet "accident" n'arrive pas par "hasard", contrairement à tout ce qu'on dit.
Le mot "hasard" est l'un de ces mots faciles que l'on avance
quand on ignore les causes des choses (les causes qui souvent sont cachées...),
quand on ignore (ou que l'on NIE) les liens entre les choses, entre les réalités dans l'Univers TOTAL.
Mais rien n'arrive vraiment par hasard, qu'on se le dise une bonne fois pour toutes!
En l'occurrence ici, cet "accident" intervient en pleins désaccords sur l'exploitation du phosphate togolais,
des tractations occultes où personne n'est immaculé et innocent,
aussi bien la CTMB la société française qui exploite le phosphate togolais,
que le président Eyadéma Gnassingbé dont je parlerai plus longuement
de sa manière de gérer les biens du pays, à savoir... comme son propre compte en banque.
Que l'on ne conclut pas trop vite à un "hasard" et à un "accident" qui "tomberait à pic" pour Gnassingbé,
car ce serait un mythe ou une fable qui n'a rien à reprocher à sa légende du "Miraculé de Sarakawa",
à sa légende de l'"Incorruptible", de l'"Invincible", etc., etc. etc.
Mais non, mais non, il ne faut pas détruire une fable en inventant une autre à la place,
car la vérité est qu'il y a effectivement une affaire d'exploitation du phosphate togolais là-dessous...
Il est naïf celui qui croit que le phosphate togolais n'attirait pas des prédateurs prêts à tout,
car là où il y a de très juteux milliards et des milliards en jeu,
on n'a pas des états d'âme face à quelqu'un de très gourmand comme Eyadéma Gnassingbé
qui réclame une grosse part du gateau, qui se voyait au septième ciel avec le phosphate togolais...

CTMB, exploitation du phosphate togolais
Exploitation du phosphate togolais
à 80.1% pour la France et les sociétés occidentales et 19.9% pour le Togo,
puis à 65% pour les exploitants occidentaux contre 35% pour le Togo.
A l'époque de l'"accident" de Sarakawa, il était question que le Togo devienne majoritaire,
à 51% pour le Togo contre 49% pour les exploitants occidentaux.
La CTMB ("Compagnie Togolaise des Mines du Bénin"), la société exploitante française,
devenue ensuite l'OTP ("Office Togolais du Phosphate"), l'Office créé par Eyadéma Gnassingbé,
non pas vraiment pour l'intérêt des togolais contrairement à tout ce qu'il a affirmé,
mais simplement pour faire du phosphate togolais sa poule aux oeufs d'or personnelle...
Voilà la vérité et le fin mot de l'histoire, la petite et la grande Histoire,
ce qu'il faut comprendre pour que tous les mystères soient élucidés...

Rappelons que son nom Kabyè, "Èyadèma" (dit en français Eyadéma),
signifie littéralement: "Les hommes (ou les humains) sont finis" ou: "Il n'y a plus d'hommes",
autrement dit: "Après moi il n'y a plus personne", ou encore plus familièrement: "Après moi le déluge"...
ce qui veut dire le contraire: "Les hommes ne sont pas finis" ou: "Il y a encore des hommes"...
Oui, même s'il massacrait tout le monde, il y aurait encore des survivants, des Miraculés...
Et dans le même ordre d'idée, Gnassingbé veut dire littéralement:
"Mords et pars chez toi" ou "Croque à belles dents et pars",
autrement dit: "Il faut que je mange au maximum avant de partir",
pas quitter le pouvoir, oh que non!, mais avant d'aller dans la tombe...
Et cela s'applique aussi bien à la nourriture qu'il mord... qu'aux humains qu'il mord...
Dans le meilleur des cas, il faut le voir comme un chien qui défend son os
et grogne et mord tous ceux qui veulent lui enlever son os de la bouche...
Mais dans le pire des cas, c'est le lion qui "mange" tout, en particulier les humains, avant de partir...
Autrement dit, c'est l'homme qui "zigouille" tous ceux qui osent lui barrer la route,
avant de s'en aller par son chemin... tranquillement, sans être abattu par personne, ce qui fut le cas...
Et cela rejoint alors son prénom Eyadéma, à savoir "Il n'y a plus d'hommes".
Et dans un autre sens caché, si au lieu du verbe Kabyè "Gnassi" (qui veut dire littéralement "Mordre")
on entendait aussi "Gnazi" (qui veut dire "Faire peur" ou "Effrayer"),
alors son nom veut dire aussi: "Fais peur au maximum et pars". Eh ben oui, c'est ça...
A ce prénom arrogant et terrifiant Eyadéma dont je comprenais le sens Kabyè profond,
j'ai toujours répondu dans mes écrits en disant que je m'appelle "Eyaditè"...
Oui, après lui, il y aura des hommes, ne serait-ce que son fils Faure Gnassingbé,
dont le prénom Kabyè est Essozimna, qui veut dire: "C'est Dieu seul qui sait".
Je l'ai connu au Camp RIT alors qu'il était petit et... très timide.
Il ne se rappelait donc plus de moi quand je l'ai rencontré à Pya en 2006
pour lui présenter la Science de Dieu et travailler pour un Togo nouveau,
un Togo divin en accord avec l'hymne togolais, un Togo différent de celui de son père.
Depuis la France l'ancien pays colonisateur où j'ai commencé cette science dans les douleurs,
j'ai répondu à l'hymne qui dit "Togolais, viens, bâtissons la cité",
mais aussi: "Salut, Salut à l'Univers entier. Unissons nos efforts sur l'immense chantier
D'où naîtra toute nouvelle la Grande Humanité."
Mais le problème de Faure Essozimna Gnassingbé est qu'il est lui aussi un... Gnassingbé.
Toute la vieille cour d'Eyadéma son père s'est rabattue sur lui
pour l'intrôniser afin de continuer... à mordre, à effrayer...
Eyadéma Gnassingbé le Kabyè connaissait très bien le sens de son nom,
ce n'est pas pour rien qu'il s'est accroché au pouvoir pendant 40 ans,
à tel point qu'une génération de togolais qui n'ont connu qu'Eyadéma
ont fini par le croire immortel, on n'imaginait pas le Togo sans Eyadéma, et pourtant...

Quand un tel Ogre Noir voudrait presque tout le phosphate togolais pour sa poche personnelle,
il ne faut pas croire que les autres Ogres Blancs qui ont l'intention
de bien mordre la chair du Togo et de bien sucer son sang
(avant de repartir eux aussi chez eux quand il n'y aura plus rien à mordre ou à sucer...)
vont garder au pouvoir le "négre de Pya" pour la beauté de ses yeux... de Kabyè.
Mon oeil, oui mon OEIL!
Comment dire cela, quel exemple donner pour comprendre cette étrange histoire?
Voyons, voyons, voyons, ah voilà, ça y est, nous y sommes:
une personne A s'apprête par exemple à tuer une autre personne B avec un pistolet,
mais une fois arrivée sur le lieu de son crime elle découvre
que la victime vient d'échapper "miraculeusement" à un "accident" de voiture
et est à l'hôpital pour soigner ses égratignures...
Notre meurtrier en puissance A, se dit alors: "Mince! il a de la chance, c'est raté..."
La victime, B, qui n'est pas bête, et qui est... comment dire cela?
disons, "clairvoyant comme un bon Kabyè", qui se doutait donc de ce qui pouvait lui arriver,
qui était sur ses gardes, sur ses nerfs, étant déjà presque ou même déjà paranoïaque,
crie de toutes ses voix, alerte tout le monde, elle est aux abois, elle est écorchée vive,
comme un chat qu'on voulait étrangler mais qui s'en est tiré
et qui a plus que jamais toutes ses griffes dehors...
Ou comme un lion que le chasseur a raté et qui rugit jusqu'à se faire entendre à l'autre bout du monde...
Le lion Kabyè hurle en disant que A voulait l'assassiner en sabotant sa voiture mais l'a loupé...
Mais A se défend et dit: "Il délire complètement, il est fou, je n'ai jamais saboté sa voiture..."
Et il a raison: effectivement, il n'a pas saboté la voiture, l'accident de voiture est arrivé par "hasard"...
Par "hasard", par "hasard"... Ha, ha, ha! Permettez-moi de rigoler un peu.
Oui, c'est vrai que A n'est pas responsable de l'accident de voiture, mais seulement voilà:
il n'a pas dit non plus ce qu'il voulait faire et qui n'a pas échappé l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU...
Et quand la victime B dit que c'est "Dieu" qui l'a protégé, ce n'est pas vrai non plus...
Car en fait, c'est une sombre affaire entre Diables...
Le Diable Noir a échappé au Diable Blanc,
le Diable Kabyè, l'homme de hama, peut remercier ses aléwa, mais pas Dieu...

Que conclure dans cette affaire de Sarakawa?
Est-ce un "simple accident" d'avion? La réponse est oui et non à la fois...
Puisse l'illustration que je viens de donner permettre de comprendre pourquoi.
Quand on ne comprend pas l'Univers et ses secrets, on ne peut que donner des réponses simplistes...
Mais ce n'est pas aussi simple, tout n'est pas une affaire de logique binaire, de Blanc ou de Noir...

Un togolais qui dit qu'il est togolais, un africain qui se dit africain,
mais qui ne comprend pas cette illustration n'est pas un vrai togolais, un vrai africain...
Un noir qui comme un blanc NIE les Mystères de l'Afrique noire
est mentalement encore très colonisé, et pire, il est encore dans un grave état d'esclavage...
Un état très spécial d'esclave et de colonisation qui frappe les blancs comme les noirs!
C'est cela aussi le problème que nous verrons
dans ce document nommé: "Colonisation et Dictature Blanche Noire"...

Monument de l'Indépendance
Monument de l'Idépendance du Togo, le mémorial national du 27 avril 1960,
la date de l'indépendance du Togo... Indépendance? Vous avez dit Indépendance?
La colonisation a fait perdre à l'Afrique ses racines, sa vision de l'Univers,
au détriment de la vision des choses dite "rationnelle" mais qui est un faux rationnalisme,
fondé sur les mauvais paradigmes de la civilisation occidentale
(voir La Science de l'homme africain).
Après l'indépendance politique il faut une indépendance économique, très difficile a obtenir,
comme on le voit justement avec cette affaire d'exploitation des ressources africaines.
Mais une autre indépendance est encore plus difficile à obtenir, qui est la vraie Indépendance,
à savoir l'indépendance psychique, mentale, spirituelle, culturelle....
Non seulement la vraie Indépendance des africains est loin d'être acquise,
mais le Paradigme de l'Univers TOTAL nous permet de comprendre aujourd'hui
que l'Humanité tout entière (blancs ou noirs) est mentalement, psychologiquement, spirituellement
esclave, colonisée par quelque chose de très profond
que nous mettrons en lumière tout au long de notre analyse.
C'est ce qui permet de comprendre enfin
tout ce qui s'est passé sur la scène du monde depuis que le monde est monde:
esclavage, colonisation, Shoah et chambres à gaz, holocaustes et génocides...
Tout s'éclaire enfin dans la Paradigme de l'Univers TOTAL.
Pour plus de détails voir:
Le Mystère de la Négation: la clef de la compréhension de la Psyché et du Monde.

Trente-sept ans après ce crash d'avion à Sarakawa, voici ce que l'on peut lire dans l'article intitulé Faure Gnassingbé continue d’entretenir le mythe de l’accident de Sarakawa, publié par le "Mouvement patriotique du 5 octobre" (MO5), un mouvement d'opposition au régime politique actuel:

"Selon les officiels togolais, il s’agit d’un complot impérialiste français destiné à éliminer le chef d’Etat togolais. L’affaire intervient fortuitement en pleine tension entre la Compagnie togolaise des mines du Bénin (CTMB) et l’Etat du Togo. La CTMB exploitatrice des phosphates du Togo, est dirigée par des privés Français, actionnaires majoritaires à 65%. L’Etat du Togo, minoritaire à 35% veut accroître sa part à 51%. On était en plein boom des matières premières des années 1970. L’Etat a besoin d’argent pour son développement. L’un des objectifs majeurs de la Françafrique constituée par De Gaulle et Foccart, était de se constituer une réserve de matières premières bon marché. La France s’oppose donc à la demande togolaise. Eyadema, poussé par quelques membres éminents de son gouvernement qui étrennent toujours le nationalisme teigneux des années 1950, ne veut pas en démordre. D’où l’idée de l’attentat que pourraient avoir organisé les Français pour le supprimer. Le pouvoir RPT cria donc au complot de la France. Autant dire d’emblée que cette version est jugée farfelue par plusieurs observateurs qui accusent Eyadéma d’avoir ordonné la surcharge de l’avion, malgré les réticences des pilotes.

Jacques Foccart, l’artisan de la domination française en Afrique, semblait épouser cette version des faits: C’était juste un banal et stupide accident. L’avion était surchargé... par des paquets de ciments commandés par le président, qui aurait peut-être confondu un camion-titan à un avion ! A ces charges, d’autres ont ajouté des viandes.
"

D'abord, juste une petite précision sur le titre de l'article du MO5: Faure Gnassingbé continue d’entretenir le mythe de l’accident de Sarakawa. L'accident de Sarakawa n'est pas un mythe, il a bel et bien eu lieu le 24 janvier 1974 à Sarakawa. Mais c'est éventuellement (je dis bien éventuellement...) l'interprétation que peut en faire Gnassigbé Eyadéma et le pouvoir actuel incarné par Faure Gnassingbé son fils et successeur, qui peut être un mythe. Quand dans son élan, on est emporté par un souci d'accuser au maximum, on en vient même à nier des évidences sans s'en rendre compte, à se contredire, à affirmer des faits et à les nier en même temps, ou à les minimiser.

Et puis, si l'on n'a pas encore compris qu'il n'y a jamais de fumée sans feu, que derrière tout mythe se cache toujours une certaine réalité, alors c'est que l'on n'a rien compris à l'Univers et aux choses, on ignore tout sur ce monde et sur sa nature profonde, et c'est pour cela aussi que l'on ne comprend pas ce qui s'est passé dans toute l'Histoire de cette Terre, ce qui se passe aujourd'hui, et ce qui se passera demain...

Il y a de ces lapsus qui sont très révélateurs, comme ici de parler du "mythe de l'accident", alors qu'on voulait parler du "mythe de l'attentat". Un article de l'UFC (l'"Union des Forces de Changement" dont nous avons parlé plus haut), donne aussi des informations intéressantes sur cet accident dans l'article Retour sur la fable de «L’attentat» de Sarakawa. Mais comme nous l'avons expliqué au début, c'est le parti de Gilchrist Olympio (le fils du président assassiné Sylvanus Olympio). Pour des raisons qui se comprennent, cet article est beaucoup plus "passionnel" que celui du MO5, ce qui ne peut que nuire à son objectivité dans la présentation des choses. Toutefois, là au moins, les mots du titre sont précis, et la question est désormais de savoir si "attentat" ou pas "attentat"? Et comme je l'ai déjà dit aussi, il ne faut pas que les haines et les rancoeurs nous fassent tirer des conclusions trop faciles...

A moins de dire que l'on n'a pas de la "haine" ou de la "rancoeur", mais que l'on est simplement un parti politique et pas un journal d'information, un site d'histoire ou encore moins de science exacte. Dans ce cas cela se conçoit que l'on soit partisan, un mot dont la racine est parti comme parti politique... Et là c'est une autre affaire.

Soyons très clair avant d'aller plus loin dans notre analyse des choses: le but de ce document n'est pas d'ouvrir une de ces polémiques politiques ou politiciennes stériles, au Togo, en Afrique et dans le monde. Je le répèterai encore et encore, j'ai un grand avantage sur les partis et les mouvements d'ordre politique: je ne poursuis aucun but politique, je ne milite pas pour prendre le pouvoir ici-bas, je suis un homme de science, en l'occurrence je fais la Science de l'Univers TOTAL, je fais connaître la Réalité TOTALE, je travaille pour la Vérité TOTALE. Donc je n'ai que le devoir de Vérité.

Science de l'Univers TOTAL

Cliquez sur l'image ou ici pour découvrir la Science de l'Univers TOTAL en Sept Vidéos:
intitulées Les Sept Vérités fondamentales que nous devons comprendre aujourd'hui sur l'Univers.

J'ai assez fait mes preuves d'indépendance, il me semble, quand il s'agit de dire la Vérité, peu importe si elle dérange les blancs comme les noirs et les noirs comme les blancs (voir aussi Qui es-tu? pour le côté noir et Qui est Hubertelie? pour le côté blanc). Je ne suis donc pas un avocat à décharge d'Eyadéma Gnassingbé, j'ai commencé, il me semble, à dire la vérité qu'il faut dire sur lui, et j'en dirai encore. Et je ne suis pas non plus un avocat à charge! Je n'ai qu'un seul souci: la Vérité! Oui, la réalité ses choses, celle de l'Univers TOTAL que je sers.

Il ne faut donc pas, mû par un souci politique du "tout est bon pour attaquer les Gnassingbé", en venir à dire tout et le contraire de tout, à énoncer de grandes vérités et en même temps le contraire des mêmes grandes vérités. C'est ainsi que dans cet article du MO5 on reconnaît que le phosphate togolais est bel et bien le nerf de la guerre et le noeud de l'affaire, et en même temps on minimise cet aspect des choses. On parle des actions obscures du fameux réseau néo-colonial Françafrique (Wikipédia) institué par De Gaulle et Foccart (Wikipédia) pour se constituer une réserve de matières premières bon marché. On parle des revendications de l'état togolais (donc d'Eyadéma) d'être maître de ses ressources pour se développer. On parle de l'opposition de la France à la revendication de l'état togolais de devenir majoritaire, etc., mais tout cela pour conclure à chargeant Eyadéma par une pirouette assez curieuse, sans la moindre honnêteté de lui reconnaître le moindre mérite (fut-il le pire des dictateurs de l'Univers, et il n'est pas le pire, car le pire jusqu'ici c'est Hitler...) de résister un tant soi peu à ce qui est réellement de l'impérialisme et du néo-colonialisme.

L'esclavage, la colonisation, la néo-colonisation, l'impérialisme, l'exploitaion des peuples, ce n'est pas mieux que la dictature, voyons! Il faut dire la vérité sur ces civilisations qui prétendent être des modèles à suivre, qui parlent de liberté, d'égalité, de fraternité, droits de l'homme, etc., qui vue leur intérieur sont appelées des "démocraties" (encore que....) mais qui sont ni plus ni moins des dictatures à l'échelle de la planète! Il ne faut pas faire de l'anti-occidentalisme, mais il ne faut pas être complaisant non plus avec les dictateurs planétaires, juste parce que l'on combat politiquement les "petits" dictateurs des républiques bananières.

Pourquoi cette complaisance et cette condamnation du bout des lèvres de la France par exemple? Voici la réponse simple: comme c'est bien souvent le cas (comme par exemple aussi on entendait sur les ondes françaises des lieutenants d'Alassane Wattara, contre qui je n'ai rien spécialement soi dit en passant, ou ni plus ni moins qu'un autre), on veut s'allier avec la France "démocratique" (dont on épouse aveuglément les modèles sans connaître leurs limites) pour se défaire du "dictateur". Mais il faut en toute objectivité dire la vérité au Blanc comme au Noir, même si cela coûte.

Mais ici, on accuse la France comme Eyadéma le fait, mais quand c'est lui qui accuse, on disculpe la France, parce qu'il faut à tout prix accuser l'ennemi Eyadéma! On démontre avec brio que rien n'est dû au hasard, pour finalement dire que l'accident survient "fortuitement" en pleine tension entre la CTMB (la France donc) et l'état togolais (Eyadéma donc)...

L'Afrique "indépendante" qui, pour prendre son destin en main imite aveuglément la civilisation coloniale,
qui entraîne le monde dans le gouffre parce qu'elle est bâtie sur tout sauf sur l'Univers TOTAL, le vrai Paradigme...

Mais non, mais non: rien n'est dû au hasard dans l'Univers TOTAL. La vie n'est pas le produit du "hasard" comme les paradigmes scientifiques actuels l'enfoncent dans tous les esprits. Sans faire de l'anti-occidentalisme, ne reprenons pas non plus bêtement les concepts philosophiques et scientifiques de la civilisation occidentale, les concepts de Négation, la vision négationniste de l'Univers et des choses, qui attribue tout... au "hasard"! Voilà ce que nous faisons et qui malheureusement donne raison à Nicolas Sarkozy quand il dit le 26 juillet 2007 à Dakar: "Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire" (voir "Le drame de l'homme africain" selon Nicolas Sarkozy).

Si l'on traverse à la queue leu leu un champ de cactus en pleine obscurité et que celui qui est devant vous fait un pas sans rien dire, alors il faut mettre à son tour le pied où il a mis le pied. Mais s'il crie: "Aïe!", alors il faut s'arrêter et tenter de poser le pied ailleurs... Il n'y a pas plus bête que de mettre à son tour le pied là où il a mis son pied et s'est fait piquer. Il ne faut pas l'imiter aveuglément, juste parce qu'il s'appelle l'Occident ou... la France.

Soit dit en passant, j'ai pris cet exemple parce que c'est un fait vécu. Adolescent, nous faisions des jobs de vacances pour se payer nos fournitures scolaires la rentrée. On travaillait dans la zone portuaire de Lomé jusqu'à la nuit noire, de ces nuits en Afrique. Et quand on ne réussisait pas à se faire amener en ville dans les véhicules du port, on devait traverser les champs du quartier Bè, remplis de cactus, à une époque où ce n'était pas éclairé comme maintenant. Ceux qui prétendaient connaître les sentiers (ou les courageux...) ouvraient la marche et les autres les imitaient sagement tant qu'ils ne criaient pas "Aïe!" Mais en général on rentrait tous, couverts de piquants comme des porcs-épics, sauf pour ceux qui étaient malins et ne se préciptaient pas pour imiter ceux de devant...

Moralité: que l'Afrique sache prendre ce qui est bon de la civilisation occidentale (et Dieu sait qu'il y a des choses bonnes!), mais sans tomber dans les mêmes travers que l'occident. Que l'Afrique sache aussi inventer sa propre voie de science et de développement, conforme à sa mentalité et à ses qualités profondes (voir La Science de l'homme africain).

Dans le champ de cactus en pleine obscurité, quand celui qui est devant se fait piquer, celui qui le suit s'arrête, tâte du pied les autres directions et dit: "C'est par ici le chemin". Et celui qui est tombé dans les cactus revient donc sur ses pas et suit le nouveau guide... Motalité: l'Occident a, à son tour, quelque chose à apprendre des peuples qu'il a traités hier en esclaves, a colonisés, à qui il donne des leçons de "droits de l'homme", de "démocratie", de "liberté", etc. Mais, hélas, il est trop orgueilleux et trop arrogant pour accepter des leçons...

Le Togo a ses gros défauts, comme tous les peuples. Mais Dieu n'est pas un problème au Togo. Et ceux qui au Togo posaient le plus de problèmes à celui qui y faisait la Science de Dieu avaient un gros problème, qui est justement qu'ils raisonnaient avec la mentalité occidentale et non pas africaine, ils sont en état de colonisation mentale. Sinon, dans la société togolaise normale, personne ne vous causera des problèmes si par exemple dans une institution publique (à l'école ou autre) vous avez sur votre sacoche une étiquette sur laquelle il est écrit: "Hubertelie, Science de l'Existence, Science de Dieu", suivi de l'adresse du site internet où cette science est publiée, à savoir justement ce site (cliquez ici pour voir la sacoche et son étiquette). J'ai circulé partout au Togo avec cette sacoche et l'intitulé et l'adresse de ce site marqués dessus, et personne ne m'a causé des problèmes, et pourquoi donc ce serait le cas?

Mais en France, pays qui pourtant se targue d'être un pays de liberté et qui donne des leçons aux autres en la matière, c'est tout une histoire! Dieu est un gros problème dans ce pays occidantal et dans d'autres, comme par exemple aussi la Belgique, l'ex-pays colonisateur du Rwanda, de la RDC et autres. On a causé et on cause encore des tas de problèmes à celui qui avait une telle étiquette sur sa sacoche. Par contre, il peut avoir sur sa sacoche des étiquettes de "Coca Cola", de "McDonald", de "Bouygues", etc., et là c'est normal... Le matérialisme, l'argent, le profit, etc., oui. Mais pas l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU, la Source même de la Vie, le Sens même de notre existence et de notre vie! Doit-on s'étonner qu'une civilisation qui a perdu ce Sens en vienne à faire dans l'histoire tout le mal qu'elle a fait?

Comme c'est amplement expliqué dans le document: Le Mystère de la Négation: la clef de la compréhension de la Psyché et du Monde, la Négation de l'Univers TOTAL est la Racine de tous les problèmes, de tous les maux du monde dans toute l'histoire. Tout autre problème (comme en particulier ici la question de la domination et de l'exploitaion de l'homme par l'homme, de la colonisation et de la dictature, etc.) n'est qu'un symptôme de ce Mal fondamental.

Quand une civilisation nie l'Univers TOTAL, elle fait fausse route, elle est sur le déclin, même si pour l'instant elle présente toutes les apparences de civilisation développée, de "pays civilisés". Que les apparences ne trompent plus, car la prospérité cache de très graves crises existentielles. Ce modèle de civilisation a atteint ses limites, et sans d'ailleurs les énormes ressources que lui ont procuré l'esclavage puis la colonisation (ainsi que Jacques Chrirac le reconnaît si bien lui-même dans une terrible révélation) une telle civilisation se serait effondrée depuis très longtemps!

Cette civilisation a survécu à la première guerre mondiale, puis à la grande crise de 1929, puis à la seconde guerre mondiale. Elle ne s'en sortirera pas éternellement comme cela, il ne faut pas s'y tromper. La catastrophe n'est pas loin, la crise financière de 2008, la crise grecque sur fond de crise de l'Union Européenne, sont des alertes et des symptômes d'une civilisation au bord de l'effondrement si elle change pas de toute urgence ses paradigmes! Toutes autres solutions qu'on applique sont comme le fait de colmater les brèches ou de vider avec des seaux l'eau que prend le Titanic pour gagner du temps, sans résoudre le Problème de fond, à savoir le fait d'avoir bâti ce monde sur tout sauf sur l'Univers TOTAL et ses valeurs existentielles et universelles.

Bref, une civilisation qui nie l'Univers TOTAL est tout entière tombée dans des cactus. Pire, elle est tout entière un champ de cactus, elle est tout le Problème du monde, elle entraîne le monde entier dans sa chute, dans le grand gouffre, parce que c'est elle le Maître du monde, c'est elle qui guide le monde, c'est elle qui dirige tous les peuples!

Cette civilisation n'est certainement pas à imiter par les peuples qui cherchent le développement, il ne faut pas forcément poser le pied où elle a posé le pied, avec les conséquences que l'on sait pour le monde. Il faut prendre ce qu'elle a de bon sans commettre les graves erreurs de paradigmes qui sont les siennes. C'est cette civilisation (si elle le veut bien, et elle prouve qu'elle ne le veut pas...) qui a maintenant à apprendre les voies de l'Univers TOTAL, d'entendre un homme venu d'Afrique, qui a l'expérience de ce que c'est que de marcher dans la nuit noire dans des champs de cactus, et qui lui dit simplement: "C'est par ici le chemin..."

Les leaders africains qui ont vu (ou oeuvré pour) la fin de la colonisation,
en tout cas qui sont les premiers à prendre en main le destin de l'Afrique "indépendante"...

Revenons à l'histoire du Togo, de l'esclavage à aujourd'hui en passant par l'"indépendance" acquise avec les leaders africains comme Léopold Sédar Seghor du Sénégal, Houphouet Boigny de la Côte d'Ivoire, Hubert Maga du Dahomey (devenu ensuite le Bénin), et... puisqu'on parle du Togo, Sylvanus Olympio, le premier président du Togo indépendant.

Léopold Sédar Senghor

Léopold Sédar Senghor, le plus français des africains et le plus africain des français...
Une qualité pour ses partisans et un défaut pour ses détracteurs,
qui voient en lui une figure du néo-colonialisme.
En tout cas, c'est le premier africain à siéger à l'Académie française.
Il a été aussi ministre en France avant l'indépendance du Sénégal.
Et moi je dis simplement ceci:
un african qui peut réunir en lui tout ce que l'occident a de bon
(l'esprit de curiosité, la culture, la science, la technologie, etc.)
et tout ce que l'Afrique a de bon aussi
(le "respect du cheveux gris", l'effacement de l'individu au profit du groupe, la spiritualité, etc.),
en sachant rejeter les défauts des deux civilisations qu'il est intule d'énumérer ici,
est l'africain parfait, et aussi... l'occidental parfait!
Est-ce ce qu'était Léopold Sédar Senghor? En tout cas c'est ce que je m'efforce d'être...

Hubert Maga, prémier président du Dahomey

Hubert Maga, orginaire du nord du Dahomey (l'actuel Bénin),
le premier président de la jeune république indépendante.
Je naquis en 1961 à Kétao (une ville du nord du Togo),
donc un an après l'indépendance du Dahomey et du Togo.
J'étais donc conçu en pleine indépendance...
Avant ma naissance, mon père (qui habitait Kétao)
partit au Damomey se faire enrôler dans l'armée coloniale française.
Pris d'admiration pour Hubert Maga, il me donna le prénom de... Hubert,
me forgeant ainsi tout simplement un destin de... président.
En grandissant, il se trouve en plus que je présente un certain air de ressemblance avec Hubert Maga,
dont à vrai dire, je ne découvre le visage qu'au moment de le montrer dans ce document et dans d'autres liés.
Je comprends pourquoi mes parents et ma famille m'appellent "Hubert Maga" jusqu'à présent,
le nom de celui dont je suis un sosie est devenu un vrai surnom pour moi, qui me suit toute ma vie.
Mais ce n'est pas ma photo, c'est la sienne... Et aussi, je ne serai jamais président dans ce monde,
car je travaille pour un autre monde, une autre civilisation mondiale...
Et je fais comprendre la réalité des choses, pour ceux qui veulent savoir
d'ôù vient le monde, où il va, comment entrer dans un autre monde... (voir Jean 18: 36-38).

Sylvanus Olympio, premier président togolais

Sylvanus Olympio, originaire du sud, né au Togo britannique
(nous reparlons de cela plus loin, avec le Togoland).
Son père, Epiphanio Elpidio Olympio (1873-1968), était un riche commerçant,
et son grand-père, Francisco da Silva Olympio,
était un brésilien et trafiquant d’esclaves établi à Agoué (la banlieue nord de Lomé).
Mais la mère de Sylvanus Olympio, Fidélia Afe (1862-1967),
était de l’ethnie mamprusi de la région de Dapaong au nord du Togo.
Diplômé en économie politique en 1926 à la London School of Economics,
il suit ensuite des études supérieures en droit international
à Dijon (France) et à Vienne (Autriche).
Il est le premier president de la jeune république indépendante du Togo (1960).
Comme je l'ai déjà expliqué à maintes reprises précédemment,
il fut assassiné le 13 janvier 1963 par Eyadéma Gnassingbé,
originaire du nord, qui régna sur le Togo pendant 40 ans.
Le 13 janvier 2013 est donc le 50ème anniversaire de cet assassinat polico-ethnique.
Ce passé tragique est dans l'inconscient collectif de tous les togolais,
et quand bien-même les noms ne sont pas prononcés
ou que les choses ne sont pas dites ouvertement,
le spectre de la vengeance des descendants d'Olympio
sur les Gnassingbé et au-delà sur le pouvoir du nord,
plane sur le Togo, il est l'arrière-plan caché de toutes les discussions politiques,
et sans cela on ne peut pas vraiment comprendre
ce qui se passe sur la scènce politique togolaise.
Etant donc du sud par son père mais du nord par sa mère,
Sylvanus Olympio avait un atout non négligeable pour incarner l'unité nationale
dans un pays ou une Afrique où l'origine ethnique a tant d'importance... à tort.
Et contrairement à Eyadéma (on en reparlera longuement par la suite)
Sylvanus était instruit, et avec toutes ses compétences,
le Togo d'après l'indépendance était entre de bonnes mains pour son destin.
Mais malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples,
car Sylvanus Olympio était aussi le petit-fils d'un esclavagiste brésilien.
La Traite des noirs fut quelque chose d'extrêmement complexe (Wikipédia):
orientaux envers les noirs, occidentaux envers les noirs,
(sud-)américains envers les noirs, les noirs envers les noirs...
Et encore l'histoire ne dit pas toute la vérité,
car les civilisations qui ont été coupables des crimes les plus graves de l'histoire
n'aiment évidemment pas faire face à leur histoire,
comme on le voit avec une certaine France, les plus colons parmi les colons.
L'époque de l'esclavage jusqu'aux années de l'indépendance (les années 1960 où je suis né)
n'était pas du tout facile à vivre pour de nombreux togolais, du nord en particulier
(on reparlera longuement de cette réalité qu'on a tendance à occulter
dans les analyses des problèmes du Togo et de leurs racines profondes).
J'avais 2 ans en 1963 quand Syvanus fut assassiné, donc trop jeune pour avoir des souvenirs.
Mais en grandissant, j'ai entendu de très nombreux témoignages
de gens de la génération de mes parents et aussi de mes grands parents
sur les choses horribles qui se passaient au Togo en général et au nord en particulier,
entre le temps de l'abolition "officielle" de l'esclavage et les années d'indépendance.
Bien que je n'étais pas un témoin occulaire de la période Olympio
comme je le suis de la période Gnassingbé (et je dis aussi toute la vérité dessus),
je peux au moins dire une chose, qui est aussi certaine que de dire: "la Traite des noirs a existé"
(alors que je n'ai pas vécu à l'époque),
à savoir aussi qu'il fut une période dans l'histoire du Togo
où l'homme et la femme du nord en avaient marre d'être exploités et dominés,
et aspiraient à une indépendance après l'indépendance...

L'Esclavage... Et après? La Colonisation... Et après? L'Indépendance... Et après?
Le Nord et le Sud du monde des Blancs, et le Nord et le Sud du monde des Noirs

L'esclavage ou la colonisation que l'on dit terminée continue en fait sous d'autres formes. On pense d'abord à la néo-colonisation, évidemment, celle perpétrée encore par les puissances coloniales, le Nord de la planète contre les peuples du Sud de la planète, selon l'opposition classique Nord-Sud.

Mais que l'on ne s'y trompe pas: le phénomène de l'esclavage et de la colonisation existe sous toutes les formes, dont certaines très subtiles et insoupçonnées, et ce à l'intérieur même de toutes les civilisations. Il y a la domination et l'exploitation de l'homme par l'homme dans la société occidentale (donc entre blancs et blancs), et le même problème à l'intérieur des pays du sud, comme par exemple le Togo: donc la domination et l'exploitation des noirs par des noirs. Quand je dis cela, on pense évidemment d'abord à la dictature (comme par exemple celle de dirigeants comme Eyadéma), mais en fait, ceci n'est qu'un aspect du problème.

Il faut en effet comprendre une chose importante: celui qui est au pouvoir n'est pas nécessairement celui qui détient le vrai pouvoir. En occident par exemple, les financiers ne sont pas le pouvoir exécutif, ils ne sont pas à la Maison Blanche ou à l'Elysée, et pourtant ce sont eux qui ont le vrai pouvoir, qui dirigent des gouvernants comme des caniches.

Et les africains ont le pouvoir théorique sur leurs ressources, mais ce sont les mêmes financiers et l'occident en général qui en est souvent maître, comme par exemple dans l'affaire du phosphate togolais vu au début du document. Ainsi se trouve vérifié cet adage: "La Noir tient la nourriture dans la main, mais c'est le Blanc qui la mange". Et le même adage s'applique aussi au Togo par exemple: "Le Kabyè tient la nourriture dans la main, mais c'est le Mina qui la mange"... Car dans le contexte togolais, le Mina est plus émancipé que le Kabyè, et cette situation est le fait de l'esclavage et de la coloniation, qui a vu le sud se développer plus que le nord.

Togo, Pays Kabyè et Pays Mina

Dans le monde, on parle du problème Nord-Sud...
Au Togo aussi... sauf que là c'est le Sud qui est bien plus développé que le Nord...

Et aussi, ce serait trop simpliste de croire que l'esclavage et la colonisation sont seulement le fait de l'"homme méchant blanc" contre l'"homme gentil noir". Mais, hélas, il y avait l'esclavage dans l'esclavage, la colonisation dans la colonisation, celle perpétrée par des africains envers des africains, entre autres par des dignitaires noirs et des gens des régions et villes côtières où sont installés les Comptoirs de l'esclavage ou de la colonisation, comme Lomé, Aného, Ouidah et Grand-Popo au Bénin, etc.

La Porte du Non Retour

La Porte du Non Retour, à Ouidah au Benin, dans la zone côtière.
Les esclaves raflés, arrachés à leurs familles et à leurs terres natales
étaient alignés comme des animaux, prêts à être embarqués en bateau.
Et une fois cette porte franchie, ils savaient qu'ils ne reverraient plus jamais leur terre natale.
Terrible...

Les africains ont été victimes de l'esclavage de la part de presque toutes les autres civilisations, dont les orientaux, les arabes, les sud-américains, etc. Mais le plus dramatique, c'est le rôle de chefs africains dans la traite des enfants d'Afrique. Une simple phrase de l'article consacré dans Wikipédia (et encore toute la vérité n'est pas dite dans cet article et dans les livres d'histoire) en dit très long. En parlant de la Traite occidentale, on lit: "La traite atlantique, la plus intense, fut effectuée au profit d'Européens aidés par certains chefs africains des zones côtières" (Traites négrières, Wikipédia).

C'est un phénomène bien connu: toute situation de domination engendre aussi automatiquement des phénomènes de trahision et de "collaboration" au sens mauvais du terme, exactement comme dans la situation de l'occupation de la France par l'Allemagne nazie par exemple. Des gens (appelés péjorativement les "collabos") collaborent avec l'occupant, pour avoir ses faveurs et être mieux traités (ou simplement parce qu'ils sont mauvais), et ces collaborateurs en viennent à être pires que l'occupant lui-même. Il faut le dire, c'est ce qui s'est passé aussi dans les situations comme l'esclavage et la colonisation.

Mémorial de l'esclavage, Ouidah

Le Mémorial de l'Esclavage, à Ouidah (Bénin).

Les régions et les villes côtières se sont plus développées que celles de l'intérieur du pays (en l'occurrence le nord), et par rapport aux gens du sud, les gens du nord se sont trouvés dans la même situation d'infériorité et de dominés que les noirs en général par rapport au blanc. Et après l'esclavage et la colonisation, ces stigmates restent, les ethnies qui se sont le plus développées reproduisent les mêmes modèles envers leurs compatriotes des régions laissées pour compte. Et on ne peut pas comprendre les soubresauts de la période post-coloniale sans prendre en considération ces données qui remontent à l'esclavage et à la colonisation, et qui en sont des conséquences, des sortes de bombes à retardement porteurs de tous les dangers et les problèmes futurs (on en reparlera plus profondément après).

Il faut donc distinguer deux grandes catégories de traites des noirs. La première est celle de l'esclavage des noirs perpétré par les autres civilisations. La seconde est celle de l'esclavage des noirs perpétré par des noirs. Et celle-ci se subdivise en trois sous-catégories au moins: il y a l'esclavage de la part des noirs qui vendaient des noirs aux blancs ou qui aidaient des blancs à faire des rafles, à piller les ressources humaines de l'Afrique, à exploiter le "gisément que constituait la population noire", à faire franchir aux malheureux les Portes de Non Retour et à être entassés dans les caves de bateaux comme de la marchandise ou du bétail. Et il y a l'esclavage intra-africain, des esclaves qui étaient vendus d'un point A de l'Afrique pour aller à un point B de l'Afrique, sans quitter le territoire africain, mais en quittant leur famille, leur ethnie, etc. Et le troisième type d'esclavage est tout simplement l'exploitation et l'asservissement d'une ethnie par une autre, plus développée, plus riche et plus puissante donc.

Une forme plus étendue encore est le fait d'être asservi à un maître d'une ethnie dominante. Sous cette forme, c'est comme pour un travailleur étranger (noir ou autre) d'être exploité par un employeur occidental. Et plus généralement encore, ce type d'esclavage est le cas de toutes les personnes exploitant une main d'oeuvre bon marché....

Qui colonise qui, qui néo-colonise qui, qui domine vraiment qui, qui exploite qui, qui réduit qui en esclavage, qui néo-esclavagise qui? Où est la vraie dictature, la vraie démocratie et liberté? Qui se repent du mal qu'il a fait dans l'histoire, qui persiste et signe, qui continue le mal sous des formes plus ou moins déguisées? C'est de toutes ces vérités que traite ce document Colonisation et Dictature Blanche et Noire...

Du temps des empires africains au temps de l'Afrique déchiquetée par les puissances coloniales:
les destins brisés, les "Murs de Berlin" noirs, les poudrières des Rwanda et des Burundi...

Certains pays colonisés (comme le Sénégal qui fait partie des rares exceptions en Afrique noire) arrivent plus ou moins à gérer l'héritage colonial et à désamorcer tous les graves problèmes à venir, toutes les bombes à retardement laissées par la puissance coloniale. D'autant plus que le partage par les puissances des territoires qui seront plus tard appelés le "Togo", le "Ghana", la "Côte d'Ivoire", etc., est souvent pervers: une même ethnie par exemple peut se retrouver morcelée dans plusieurs pays différents, l'entité homogène qu'elle aurait pu constituer du point de vue linguistique (la langue, la communication est essentielle pour la stabilité) est cassée.

L'un des exemples éloquents est la très grande ethnie Ewé (dont les Minas sont dérivés) que l'on retrouve au Bénin, au Togo, au Ghana et même jusqu'en Côte d'Ivoire. Un ancien empire Ewe (du temps des grands empires africains) qui aurait put être homogène d'un point de vue linguistique et culturel comme par exemple la France, l'Allemagne et la plupart des pays de l'Europe occidentale, se trouve atomisé. De même, on retrouve les Kabyè aussi au nord du Bénin (pays voisin du Togo à l'est) et du Ghana (pays voisin à l'ouest). Les Kabyè aussi dérivent manifestement d'une plus grande ethnie englobant les Kotokoli par exemple, mais bien moins grande que l'entité Ewé.

Carte du Togoland

Le Togoland, ancienne colonie allemande avant la Guerre de 1914,
qui fut ensuite partagée entre la France et le Royaume Uni.
Ce n'est pas l'Allemagne de l'Est et l'Allemagne de l'Ouest et le Mur de Berlin,
mais cela aurait pu être une affaire semblable,
un souci de Réunification du Togoland déchiré par les puissances coloniales.
Ce n'est pas Jérusalem Est et Jérusalem Ouest,
les interminables affaires de "Territoires Occupés" et la "Bande de Gaza",
mais cela aurait pu être des guerres éternelles du même genre,
pour reprendre l'importante région de la Volta,
tout simplement pour revenir au Togoland.
En effet, des membres d'une même famille qui parlaient leur langue ethnique et l'allemand,
se sont retrouvés brutalement partagés entre deux pays,
les uns togolais parlant français et les autres ghanéens parlant anglais....
Les nations dominatrices et colonisatrices prennent leur destin en main.
Mais les nations et les familles dominées se résignent
au destin que les dominateurs leur ont tracé...

Le morcellement des grandes entités linguistiques dans des frontières artificieles dues à la colonisation et au partage des territoires par les puissances coloniales a une première conséquence évidente: la mort programmée de ces entités et de leur réduction au fil du temps à de petits noyaux ou poches de locuteurs. Quand par exemple deux entités ethno-linguistiques A et B se morcellent chacune en A1 et A2 d'un côté et B1 et B2 de l'autre, désormais associés dans deux pays C et D tels que C = A1 + B1 et D = A2 + B2, alors dans le pays C, la faction A1 cesse progressivement d'être l'entité A dans son métissage forcé avec B1 et vice-versa, et c'est le même phénomène dans D entre A2 et B2. Et ce évidemment dans le meilleur des scénarios, dans le cas d'un métissage pacifique, qui est le moindre mal. Il signifie simplement qu'un nouvel équilibre se crée entre les ethnies A et B dans leurs nouvelles entités respectives C et D.

Mais dans le pire des cas, en cas d'inimitié historique entre les deux ethnies comme par exemple les tutsis et les hutus (un des cas des plus emblématiques), c'est la destruction mutuelle assurée entre A1 et B1 d'un côté et A2 et B2 de l'autre... C'est ainsi que des ethnies ennemies se retrouvent confinées dans les mêmes frontières souvent juste grosses comme des boîtes d'allumettes, comme le Rwanda et le Burudi, pays du monde qu'il faut un microscope ou une loupe pour voir sur une carte, et qui pourtant sont le théâtre des pires guerres ethniques et génocides de la planète! Ces pays à peu près gros comme des moustiques sont devenus mondialementt célèbres non pas par leur taille mais par ce qui s'y passe en matière de conflits ethniques!

Et on va retrouver les mêmes ethnies rivales entre autres au Congo Kinshasa devenu Zaïre avec Mobotu et redevenu "République Démocratique du Congo" après lui. Bref, c'est le grand bord... euh bazar. Si tout cela n'a pas été fait avec beaucoup de vices pour faire de l'Afrique une poudrière (selon le principe inique du diviser pour mieux régner ou plutôt diviser pour mieux exploiter...), on se demande ce que cela aurait été si cela avait été fait exprès...

Quand on a compris cette situation générale, on comprend aussi la situation particulière du Togo avec sa quarantaine d'ethnies dans un territoire à peine gros comme un département français, dont deux ethnies, les Kabyè au nord et les Mina au sud, qui se dégagent surtout après l'indépendance et l'assassinat du premier président togolais du sud par un homme du nord. Le décor de la situation politico-ethnique du Togo est bien planté. Le coup d'envoi est donné par ce coup d'état seulement 3 ans après l'accession du pays à l'indépendance, la nouvelle Constitution est ainsi écrite, elle est officieuse mais ce sera elle qui a de fortes chances de gouverner le destin du pays, elle a un seul article qui dit: "Oeil pour oeil et dent pour dent". Le scénario Alcazar et Tapioca de Tintin chez les Picaros est en marche, il est très prometteur en coups d'état et en contre-coups d'état.

Cela force celui qui est au pouvoir (qu'il soit du sud ou du nord) à devenir un dictateur paranoïaque craignant à tout moment de recevoir la balle qui va l'abattre pour se venger de la balle qu'il a tirée pour abattre celui dont il a pris la place... Pour avoir assassiné Olympio, Eyadéma sait très bien ce qu'il risque lui-même à tout moment. Il lui fallait donc prendre toutes les précautions pour s'assurer une maîtrise de toutes les velléités du sud...

La "Démocratie ethnique": la "démocratie" où "parti politique" veut dire "ethnie" et où le mot "opposant" veut dire "être du sud"...

Gnassingbé Eyadéma

L'ancien président togolais, le Général Gnassingbé Eyadéma,
le dictateur qui régna sur le Togo pendant près... de 40 ans.
Son fils Faure Gnassingbé lui succéda en 2005.

Faure Essozimna Gnassingbe
Faure Essozimna Gnassingbe
Il fut élu "démocratiquement" après une intronisation par l'armée, à la mort de son père...
Il fut "réelu" un peu plus "démocratiquement" en 2010.
Il est instruit donc plus "modéré", plus "ouvert" que son père, quoique...

Faure Essozimna Gnassingbe
Comme je l'ai expliqué au début
dans l'examen de l'affaire du crash d'avion à Sarakawa,
son vrai problème est la vieille cour d'Eyadéma son père
qui l'entoure pour perpétuer les privilèges d'antan...
Avec lui, c'est donc un peu le changement mais dans la continuité...

Tout togolais, serait-il de Pya comme la famille Gnassingbé,
souhaite la fin du règne des Gnassingbé pour un Togo vraiment nouveau.
Mais le problème aussi est que les mots "démocratie", "pouvoir", "opposition", etc.,
ne sont que des langages occidentaux pour masquer une réalité togolaise
qui est fondamentalement le clivage entre le nord et le sud,
et même simplement une "haine" à peine camouflée entre deux ethnies: les Mina et les Kabyè,
entre deux villes clefs, Pya et Aneho,
et même entre deux familles, les Gnassingbé et les Olympio...
Les seconds ne rêvent que de venger leur père président assassiné par Gnassingbé en 1963,
et au-delà de restaurer un Togo qu'une génération encore vivante a connu
et ne souhaite plus revoir, un Togo coupé en deux,
avec un sud qui se développe et s'enrichit au détriment d'un nord pauvre et réduit à la brousse.
Un apartheid purement et simplement, sauf qu'ici c'est entre le sud et le nord.
Un Togo où l'homme du nord est l'esclave de l'homme du sud ou est colonisé par lui.
Le long règne des Gnassingbé, hélas, n'a pas eu que des inconvénients.
Il a permis à un nombre suffisant de personnes du nord d'accéder à un rang social et à un développement
qui était très majoritairement la quasi propriété des personnes du sud, d'Aného plus particulièrement.
Cet "équilibrage" ne pouvait que favoriser un Togo plus apaisé après l'ère Gnassingbé,
ouvrir la voie à une ère de maturité poltique où tous les togolais seraient sur le même pied d'égalité,
où le citoyen, du nord comme du sud serait jugé en fonction de ses compétences et de ses idées
et non plus en raison d'une apprtenance à une ethnie ou à une autre.
Mais force est de constater que les clivages politiques
sont encore très grandement synonymes de clivage ethnique,
le sempiternel et très maudit clivage entre le nord et le sud.
D'un côté on ne peut que souhaiter la fin du règne des Gnassingbé pour un Togo nouveau,
et de l'autre côté plane aussi la menace du réveil des vieux démons, après ce règne,
comme malheuseument dans des pays comme la Côte d'Ivoire ou l'ex-Zaïre devenu la RDC
(pour ne citer que ces quelques exemples)
qui ont basculé dans le chaos après la mort du dirigeant historique,
c'est-à-dire celui qui a conduit le pays depuis les années d'indépendance,
(Houphouet Boigny d'un côté et Mobutu de l'autre).
Et les rapports souvent troubles de l'ex-puissance coloniale avec ces dirigeants,
ainsi que les actions du réseau occulte Françafrique (Wikipédia),
perpétuent une forme de colonisation plus feutrée mais aussi néfaste pour le peuple africain.
Sans parler d'un grand nombre d'hommes d'affaires occidentaux et d'autres horizons,
cyniques, cupides, véreux voire mafieux pour nombre d'entre eux,
pour qui l'Afrique n'est qu'une poule aux oeufs d'or,
un immense territoire de forêts à exploiter (comme au Gabon),
un immense champ de café, de cacao, de cacahouète, de coton, etc.,
ou encore simplement un gigantesque gisement de ceci ou de cela.
Ils entretiennent des amitiés avec des dictateurs pour leurs seuls intérêts,
et même ils maintiennent solidement ces dictateurs pour le seul malheur du peuple.
Quand ils enlèvent ou lâchent un dictateur, c'est qu'il n'est plus bon pour leurs affaires,
et c'est pour mettre un autre à sa place, plus serviteur de leurs intérêts.
Toutes cela complque la donne et rend difficile la maturité
d'une Afrique (noire en particulier) qui a connu l'esclavage puis la colonisation.
Et s'il y a une chose qui m'indigne au plus haut point,
c'est de voir des africains eux-mêmes (au nom de considérations ethniques)
faire à leurs concitoyens exactement ce qu'ils reprochent
à la puissance esclavagiste ou coloniale d'hier...

Les modèles parachutés de l'occident ne correspondent souvent pas à une réalité de la mentalité africaine. C'est le cas par exemple des mots comme "démocratie", "pouvoir" et "opposition", qu'il faut désigner par l'étrange appellation de "démocratie ethnique". Une démocratie dans laquelle le mot "parti politique" est une appellation déguisée pour ne pas dire "ethnie", car un parti donné regroupe le plus souvent les membres d'une ethnie donnée, et non pas le regoupement de gens autour d'une idée, d'un projet politique donné.

Dans la tête de beaucoup de togolais, le "pouvoir" c'est le nord et même seulement l'ethnie Kabyè ou le parti de Eyadéma Gnassingbé, le RPT (ou "Rassemblement du Peuple Togolais") et même encore le clan Gnassingbé. Il faut dire que les 40 ans de règne de ce clan y sont pour quelque chose. Tout autre parti que le RPT est appelé un parti d'"opposition" et ses membres les "opposants". Et dans le néologisme du Kabyè standard (et en particulier des paysans illétrés), ce terme "opposant" se dit à peu près comme "oposa" ou "obosa". Et dans leur tête, ce mot est presque synonyme d'"ennemi à abattre" (au sens de haine ethnique du terme), de "malfaiteur" ou de "dangereux".

Pour ces esprits, si un jour un parti d'opposition (c'est-à-dire donc une autre ethnie) arrivait au pouvoir (à plus forte raison si c'est une ethnie du sud, et plus encore si c'est l'ethnie Mina ou le parti des Olympio), ils ne diront pas: "Maintenant le pouvoir est au parti X et c'est nous qui sommes dans l'opposition, qui sommes devenus les opposants". Mais ils diront: "Les opposants sont au pouvoir", un pouvoir "illégitime" donc détenu par des "opposants à vie", des gens qui pour toute l'éternité sont marqués du sceau "opposants", "oposa" ou "obosa".

Du bon Chef paternel de la société tribale au sanguinaire dictateur des tribus post-coloniales "civilisées"...

Revenons aux années 1960, juste au lendemain de l'indépendance. Comme nous l'avons vu dans la biographie de Sylvanus Olympio, le premier président de la république in dépendante du Togo, il était d'un père riche, il était instruit, il a faits de grandes études dans divers pays d'occident. Il n'est pas une exception au sud. Beaucoup d'hommes et de femmes du sud étaient riches, étaient instruits de la même manière, avaient un pied en occident et l'autre au Togo, avaient un rayonnement international. Mais très peu d'hommes et de femmes du nord avaient atteint ce niveau d'émancipation.

Le sud avait donc tout ou presque, les infrastructures (héritées de la puissance coloniale), l'instruction, l'argent, bref le vrai pouvoir. Mais le nord n'avait rien ou presque, c'était la grande brousse (et encore maintenant), c'est l'analphabétisme, c'est le monde rural, le monde des paysans. Et Gnassingbé Etienne Eyadéma, le "petit sergent" issue de l'armée coloniale, sait à peine lire et écrire. Tout ce qu'il prétendra par la suite sur son "instruction" et sa qualité d'"élève brillant" ne sera que des propagandes et des légendes, comme il a pendant son règne érigé de nombreuses légendes en "faits" de biographie. Son souci était de toute évidence d'être bien dans sa peau, car il était en proie à un complexe en raison de son manque d'instruction. Puis ce souci initial s'est transformé en vrai culte de sa personne, le besoin d'apparaître comme un homme providentiel pour le Togo.

L'école et lui, l'instruction et lui, ça fait deux! Son français semble correct quand il lit ses discours écrits pour lui, mais, jusqu'à 40 ans après son accession au pouvoir, quand il converse et parle spontanément le français, c'est la catastrophe, c'est un massacre de la langue de Molière... Il faut être Kabyè pour comprendre son français, car en fait, il ne parle pas français, mais... Kabyè. Mais ce qui est vrai par contre, c'est qu'il est intelligent... en tant que Kabyè, il est un Kabyè authentique, il a un schéma de pensée du Kabyè pur et dur, il a des facultés "spéciales" comme de nombreux Kabyè (cliquer ici si l'on veut savoir de quoi je parle...).

Il ne pouvait donc que diriger le pays comme un Kabyè très orthodoxe, pour le meilleur, et surtout pour le pire... La caisse de l'état, c'est son compte en banque personnel, c'est son grenier de maïs, et il ne pouvait pas concevoir les choses autrement. Quand il a besoin d'une certaine somme, il envoie simplement puiser dans la caisse de l'état, c'est-à-dire dans son grenier, et gare à qui y verrait un inconvénient, lui dirait non et n'exécuterait pas sa volonté. Il ne compte pas, il ne calcule pas, il puise simplement, et il distribue. On peut lui donner tous les défauts de la Terre, mais au moins il a une qualité, il n'est pas avare, il est très généreux dans la distribution ici ou là de l'argent et des biens... de l'état, c'est-à-dire donc du maïs de son grenier. Et il est très content de se savoir loué comme un généreux bienfaiteur. Le mot "gestion" est étranger à son vocabulaire, il ne connaît pas la notion de risque de faillite ou de dette de l'état. Tant qu'il y a de l'argent quelque part dans un domaine de l'état, c'est ce qu'il y a de l'argent, et il envoie chercher l'argent là où ça se trouve. Il ne vole pas le pays, il ne détourne pas l'argent public, puisque le pays, l'état, c'est lui...

C'est une autre psychologie, une autre mentalité, un autre schéma de pensée, une autre culture. Si l'Afrique avait trouvé ses propres voies de développement conforme à sa culture profonde et à son modèle de société (en l'occurrence ici une société tribale comme chez les Kabyè), un modèle où le Chef est le vénéré qui incarne la société tout entière ou s'identifie à elle, qui puise dans son genier personnel pour nourrir généreusement ses sujets (qui sont comme ses enfants), Eyadéma serait un bon Chef dans ce sens. Ce modèle de société n'aurait pas été un paradis, c'est certain, il aurait ses défauts comme tous les modèles de société ont les leurs, mais au moins il aurait trouvé un équilibre qui lui est propre.

Lutteurs Evala Lutteurs Evala

Jeunes lutteurs de l'ethnie Kabyè, un événement annuel appelé les Evala.
C'est très connu, Eyadéma le Kabyè pur et dur, raffolait de cette compétition tribale Kabyè.
Ces jeunes en rang sont alignés le long du mur de la résidence de Pya de Faure Gnassingbé,
qui a perpétué la tradition, un peu par obligation que par vraie passion comme son père pour la lutte.
Au temps de l'esclavage, c'est ainsi que la jeunesse africaine vigoureuse était alignée
pour lui faire franchir des Portes du Non Retour et être embarquée sur des navires négriers.
A la différence qu'à l'époque ils n'étaient pas aussi détendus, mais très stressés et en détresse.
Mais là, c'était le 16 juillet 2006, le jour de la finale des Evala,
une semaine après que Faure Gnassingbé m'ait reçu en audience
pour lui parler de mes travaux en Science de Dieu,
et la veille de la seconde audience, pour continuer la présentation de mes projets
(j'en reparlerai plus loin).
Comme je l'ai dit au début dans l'examen de l'affaire du crash d'avion à Sarakawa,
mon père était militaire, de l'ethnie de Eyadéma Gnassingbé.
Et pour être plus précis encore, quand Eyadéma était en tournée en 1963 au nord
pour installer des chefs cantons mais aussi pour rassembler dans son armée des hommes du nord,
mon père, qui de l'armée coloniale française du Dahomey (l'actuel Bénin) avait rejoint directement Lomé,
a demandé à Eyadéma et à ses hommes, quand ils seraient à Kétao,
de prendre sa femme et son fils (moi donc), dans leur convoi de retour
pour le rejoindre au Camp RIT, le fief d'Eyadéma.
C'est donc pour ainsi dire Eyadéma qui m'a fait descendre du nord, alors que j'avais 2 ans.
Et il me connaissait au Camp RIT, avec mes amis nous faisions la chasse aux lézards pour les lui apporter
pour qu'il nourrisse des crocodiles, car il avait une faune chez lui au Camp, comme à Pya aussi,
il vivait avec des animaux: des lions, des tigres, des alligators, des porcs-épics, des paons, etc.
Il arrivait préquemment, quand je me présentais à lui, en l'appelant évidemment "Papa",
il me fixait, il me reconnaissait toujours car il était très physionomiste!
Il me demandait à chaque fois où j'en étais dans ma scolarité,
et il me disait ensuite: "C'est bien, quand tu auras ton brevet, tu reviendras me voir";
puis: "Quand tu auras ton bac, tu reviendras me voir", etc.
Quand il vous dit ce genre de choses, il sait pourquoi,
il est en train de vous tailler une carrière dans son armée ou dans son gouvernement.
Mais moi, bien que parmi des militaires et des armes, je n'étais attiré ni par l'armée ni par la politique.
Mais il ne fallait pas dire "non" à Eyadéma, il fallait s'arranger pour disparaître de sa vue après les études,
c'est-à-dire se débrouiller pour partir en France par exemple...
Il me voyait donc grandir, et à la fin de nos conversations il me disait:
"Va appeler tes amis pour venir lutter devant moi".
Et j'allais appeler le plus grand nombre d'enfants du Camp possible
pour venir offrir devant lui la compétition de lutte dont il se régalait,
qu'il arbitrait tout en donnant des conseils tactiques aux uns et aux autres.
Et à la fin, à chaque fois, il envoyait chercher des paquets de billets qu'ils nous distribuait.
Et tous les enfants étaient très heureux d'avoir des billets neufs et brillants,
qui venaient du grenier de maïs d'Eyadéma Gnassingbé...
Il faut dire toute la vérité concernant le dictateur Eyadéma et de la cruauté dont il est capable.
Toutefois, ce n'est pas non plus dire toute la vérité si l'on ne parlait que cela...
Et (chose très importante aussi!) personne ne peut être un dictateur
sans le rôle majeur de ses conseillers et de ses courtisans!
Comme c'est très souvent le cas, ceux-ci sont plus redoutables que le dictateur lui-même.
Il faut savoir qu'un dictateur, si terrible soit-il, est faible quelque part,
ne serait-ce qu'en raison de son ego qui le rend très sensible aux flatteries donc à la manipulation!
Eyadéma agissait très souvent en fonction de ce que ses courtisans lui disaient,
ceux qui savaient le manipuler, le prendre dans le sens du poil pour aboutir à leurs fin!
Quand on veut l'approcher pour exercer une bonne influence sur lui et apporter des idées constructives,
il faut redouter les mauvais esprits qui par jalousie ou par méchanceté
vont barrer la route et mettre tout en oeuvre pour éliminer celui qu'ils voient comme un rival.
Combien de vies ont basculé dans l'horreur au Togo à cause d'une simple calomnie,
de quelqu'un qui arrive à convaincre Eyadéma que tel ou tel présente une grande menace pour lui.
C'était vrai pour Eyadéma mais c'est vrai aussi pour son fils Faure,
que j'ai eu à rencontrer pour lui parler de la Science de Dieu et de mes projets pour le Togo.
Mais un de ses conseillers, en l'occurrence Kokou Tchariè,
a fait tout capoter et a vérouillé désormais tout accès auprès du président...
Ne pas parler de cet aspect de la mentalité africaine qui freine considérablement son développement,
faire donc de l'occident l'unique responsable du malheur et du retard de l'Afrique,
ce n'est pas dire toute la vérité devant l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU.
Il y a des choses extrêmement bonnes, de grands atouts et un grand potentiel dans la culture africaine,
ne serait-ce que pour parler de cette très grande proximité des africains avec leur Chef,
quand justement celui-ci est un vrai Chef africain, comme Eyadéma, le Kabyè pur et dur.
Une convivialité, un esprit de famille qu'on ne trouve pas en occident,
où règne le chacun pour soi et où la notion de "famille" se réduit à une petite cellule:
le père, la mère et leurs enfants, et souvent même simplement un parent et des enfants.
Et souvent aussi, la famille se réduit à un individu seul, solitaire,
qui peut mourir dans son coin dans la plus grande indifférence du voisinage...
L'Afrique a de grands atouts qui la prédestinaient à évoluer vers un modèle de société, le sien propre,
à trouver une autre voie de développement, la sienne propre.
Mais malheureusement aussi il y a du mauvais dans cette mentalité qui neutralise ce potentiel.
Et l'occidental exploite bien souvent et très finement à son avantage ces travers des africains...

C'est clair, au sens le plus Kabyè ou africain du terme, Eyadéma était simplement un Chef de tribu, pas un président de la république, au sens où l'occident entend ces termes, avec les modèles de société qui sont les siens. Avec l'esclavage puis la colonisation, la destruction des entités et des identités africaines, le partage des territoires par les puissances coloniales, le morcellement des ethnies dans les nouvelles entités appelés le "Togo", le "Dahomey" (l'actuelle "Bénin") le "Ghana", la "Haute-Volta" (l'actuel "Burkina"), la "Côte d'Ivoire", etc., avec le parachutage brutal de modèles occidentaux qui ne correspondent pas à la mentalité africaine profonde, on se retrouve avec une Afrique qui n'est plus ce qu'elle était ou ce qu'elle aurait pu être, qui n'est pas non plus l'occident, qui n'a plus d'identité, qui cherche encore cette identité. Après la colonisation, l'Afrique a difficilement un autre choix que celui de se calquer sur les modèles occidentaux, d'importer les notions de "pouvoir", de "parti politique", de "démocratie", d'"opposition", etc., qui se réduisent en fait à une lutte de pouvoir entre les ethnies.

De même, le modèle économique matérialiste et individualiste occidental n'est pas tout à fait non plus l'esprit africain profond, qui est très spirituel ou spirite, qui est une communion avec les forces de la Nature. Une société où la notion d'individu n'existe presque pas, parce que l'esprit de famille, de clans, de groupe, d'ethnie y est très fort. Un Chef est simplement un grand Chef de famille, un grand Père de famille. Il ne peut pas exploiter sa famille, son clan, son ethnie, etc., puisque les membres de cette ethnie sont comme ses enfants. Comme un père nourrit ses enfants, il puise dans son genier personnel pour nourrir ses sujets, ses enfants au sens large donc, et ses enfants le respectent beaucoup, le vénèrent même, exactement comme le père de famille (et aussi la mère de famille), le grand-père, la grand-mère, le vieux ou la vieille (terme "vieux" qui n'est pas du tout péjoratif dans la culture africaine profonde, bien au contraire!), l'aïeul, l'ancêtre, etc., sont respectés et vénérés dans cette culture.

Mais importez brutalement dans cette culture la notion d'individualisme, de matérialisme (argent, voiture, belle maison, ...), de profit personnel, de luxe (beaux intérieurs, toilette, vêtements, mode, etc.), importez-y la mentalité d'être riche et puissant en exploitant les autres, etc., et c'est le déséquilibre total! Les valeurs se perdent, tout le monde devient fou, tout le monde veut être comme l'occidental. La société occidentale à ses grands défauts, mais aussi de grandes qualités qui équilibrent ces défauts. De même aussi, une société africaine moderne, si elle avait évolué en douceur vers ce qu'elle devait devenir, aurait eu aussi ses grands défauts, mais aussi ses grandes qualités propres qui équilibrent ces défauts. Mais le problème maintenant, c'est que la société africaine est un étrange hybride qui a tous les défauts de l'occident mais sans les avantages de l'occident. Elle a perdu ses avantages propres mais a gardé ses défauts propres. Elle cumule donc les défauts des deux sociétés mais pas leurs qualités, car, c'est connu, il est beaucoup plus facile d'acquérir des défauts que de cultiver des qualités! Et alors, le bon Chef de la société tribale devient ce qu'on appelle en occident... un dictateur!

Eyadéma Gnassingbe et Omar Bongo

Eyédéma Gnassingbé (Chef de l'état togolais, à droite)
et son homologue Omar Bongo (Chef de l'état gabonnais, à gauche).
Deux Chefs d'états africains, c'est-à-dire deux Chefs de tribus africaines,
Deux dictateurs africains, c'est-à-dire.... deux Chefs de tribus africaines.

Mais Eyadéma n'était pas un dictateur au sens souvent caricatural où les occidentaux ont l'habitude de qualifier nombre de dirigeants de pays de culture différente des leurs. Le point de vue occidental des choses n'est pas une référence absolue, on n'est pas obligé de se placer systématiquement de ce point de vue pour juger des choses. Il faut prendre en considération la culture propre des peuples, pour nuancer un peu le sens radical que l'on donne habituellement à ce mot "dictateur". Certains aspects des dictatures n'en sont pas en fait, quand on les place dans leur contexte culturel. Et même, comme on va le comprendre, certaines qualités des peuples se transforment en dérives dictatoriales, en raison justement de leur contact avec la culture occidentale. Et comme nous l'avons vu plus haut et le verrons encore dans toute la suite, la notion de "dictature" va au-delà du sens restreint habituel, et qu'au sens le plus large, la civilisation occidentale cache des dictatures et des dictateurs qui ne disent pas leurs noms, qui sont simplement plus subtiles, plus feutrées, plus cachées... mais qui ne sont pas moins graves!

Et puis, réduire des peuples en esclavage, les coloniser, les exploiter, etc., ce n'est ni plus ni moins qu'une dictature, mais à une autre échelle, à l'échelle planétaire! Beaucoup de choses faites à l'échelle de la planète sont ni plus ni moins de la barbarie. Mais seulement, c'est l'occident ou les pays développés qui défissent les normes, qui disent qui est dictateur et qui ne l'est pas. Et ce qu'ils font eux-mêmes n'est pas anormal, c'est la référence.

Eyadéma dirigeait le pays comme un Kabyè au plein sens du terme, alors que le Togo n'est pas une société tribale Kabyè, il n'est même plus une société togolaise, pas même une société africaine! Dans une société Kabyè tribale, on ne critique pas le Chef, on ne s'oppose pas à lui, mais on le respecte. Et cette société impose aussi au Chef un devoir moral, des choses qu'il ne peut pas faire. Ce n'est pas tellement le peuple qui les lui interdit, mais les traditions, la culture, la spiritualité. S'il les trangresse, il est puni par les ancêtres, par les dieux, par Dieu. C'est un ensemble de choses qui maintiennent l'équilibre et évite les dérives. Mais dès qu'on enlève une pièce du puzzle, tout s'écroule, et les dérives peuvent être terribles!

Par exemple, un Chef qui devient athée, qui ne respecte plus les divinité ou les ancêtres, qui ne craint plus les chatiments, n'a plus de frein dans ce qu'il peut faire dans une société qui lui est tout entière soumise. Et à l'inverse, avec la pensée occidentale, l'esprit de rebellion naît et le Chef commence par punir les rebelles, puis, très vite, il fait plus que punir, il mate la rebellion, puis il passe au degré suivant, il massacre les rebelles pour asseoir son pouvoir. Le monstre, le sanguinaire, est né...

Le Chef Kabyè du Togo devient donc maintenant un dictateur, un dieu national, très riche et puissant. L'état, c'est lui, l'argent de l'état, c'est son compte en banque personnel, c'est son genier de maïs. Et en ce sens-là, tous les Kabyè sont des dictateurs, celui qui ne l'est pas n'est pas un vrai Kabyè, car tous (ou presque...) ne rêvent que d'une chose, c'est d'être à la place du Chef, pour avoir de l'argent à gogo comme le Chef, de belles villas ou de beaux palais comme le Chef, de belles voitures comme le Chef, pour manger la nourriture des riches (c'est-à-dire la nourriture occidentale...), pour s'habiller comme les riches, etc.

En 2006, chez l'actuel président togolais Faure Gnassigbé, dans sa résidence à Pya,
avec ma femme et mes enfants, pour lui présenter mes travaux dans la Science de Dieu.
Cette belle résidence, ces voitures, etc., c'est le rêve de tout "bon togolais", de tout "bon africain"...
Ces togolais habillés tantôt à l'occidental, tantôt à l'africaine, tantôt moitié-moitié...
Tout est là, tous les symboles sont là, tout le problème de l'Afrique est dans cette image.
Un passage brutal de la société tribale au modernisme et au matérialisme occidental,
sans transition, sans évolution progressive des mentalités vers ce nouveau devenir.
L'abandon brutal par l'Afrique de ses valeurs profondes qui ne sont pas que mauvaises,
et l'adoption tout aussi brutale de valeurs et de modes de vie occidentaux,
sans la lente et nécessaire préparation qu'il a fallu à l'occident
pour passer du temps des gaulois au temps des Jacques Chirac ou des bling-bling des Nicolas Sarkozy.
Parler des "dictateurs" africains, c'est bien, car ils en sont.
Mais il ne faut pas oublier non plus de parler d'une colonisation et de ses modèles imposés brutalement,
qui transforment le plus paternel et le meilleure Chef de famille ou de tribu africain
en un redoutable monstre écrasant, réprimant dans le sang tout citoyen qui menace de le décheoir de son paradis...

Et de même aussi, en ce sens occidental, tous les togolais sont des dictateurs potentiels, car tous (ou presque...) ne rêvent que d'être à la place du Chef qu'ils critiquent, celui dont ils se plaignent. Mais sa place, tous (ou presque...) feraient exactement la même chose que lui, sinon ils ne sont pas de vrais togolais (voir à ce sujet le très éclairant document Qui es-tu?, oui Qui es-tu pour vouloir changer le Togo et les togolais? Un document qui montre un togolais à contre-courant de tous, comme un extraterrestre. Un togolais malade de voir ce que font tous les togolais, de la base au sommet, des choses qui leur semblent très normales...)

Et pour aller plus loin, tous les africains (ou presque...) sont des dictateurs potentiels, au sens occidental du terme, car ils ne demandent que d'être à la place du Chef, sinon ils ne sont pas vrais africains. Et pour aller plus loin encore, tous les terriens (ou presque...) sont des dictateurs potentiels, même dans les pays dits "démocratiques", mais qui ne sont en fait que des oligarchies, le pouvoir entre les mains d'une élite, des stars de la politique.

Tous (ou presque) ne demandent qu'à être à la place de leurs Chefs, ils se battent pour le pouvoir, ils rêvent d'être à l'Elysée, à la Maison Blanche, au Kremlin, etc. Ils rêvent d'être des stars adorées comme des dieux, des références, des modèles, pas nécessairement pour leurs qualités, leurs vertus et leurs valeurs, mais pour leur argent, leur pouvoir. Ils peuvent ainsi avoir tout ce qu'ils veulent, tandis que l'immense majorité de la planète vit dans la souffrance et la misère. Tous se plaignent de ceux qui sont au somment, à la "bonne place", mais on se plaindrait d'eux de la même manière s'ils étaient enfin à cette place. S'ils n'étaient pas mauvais avant d'être au pouvoir, ils le deviendront dès qu'ils le seront, car le pouvoir corrompt, le pouvoir change les gens les plus "humains" (au sens noble du terme), les plus humbles, les plus sincères et les plus honnêtes (à plus forte raisons quand ils ne le sont pas...), le pouvoir transforme les anges en démons, et les simples démons en Satan le Diable... C'est ainsi, sinon les terriens ne seraient pas de vrais terriens mais des extraterrestres du genre de Jésus de Nazareth, ou du genre de ceux qui font une oeuvre comme la Science de Dieu, qui permet aujourd'hui de comprendre profondément la nature des êtres et des choses dans ce monde...

"Les gens du sud ont le Cerveau, mais nous il nous faut avoir les Muscles..."

Pour en revenir à Eyadéma, en bon Kabyè, il a compris que ce n'est pas dans le domaine intellectuel que lui et toute l'ethnie Kabyè (et au-delà tout le nord du pays) peut constituer un contre-poids face au sud très en avance dans ce domaine. Le "petit sergent" issu de l'armée coloniale française a compris là où doit être sa force et celle des ethnies du nord: l'armée! En gros, la devise d'Eyadéma, des Kabyè et plus généralement des gens du nord est ceci: "Les gens du sud ont le Cerveau, mais nous il nous faut avoir les Muscles..."

On pourrait croire qu'il s'agit d'un choix stratégique important pour l'équilibre du pays (l'équilibre nord-sud), mais en réalité il n'y avait pas de choix, c'était dans la logique des choses, c'était quasiment forcé. Et de plus, c'est simplement l'une des nombreuses conséquences de l'esclavage et de la colonisation, qui a conduit le sud à se développer beaucoup plus que le nord. Au temps de l'esclavage, l'homme et la femme du nord étaient plus destinés à servir de marchandise humaine. Et ensuite, pendant le temps de la colonisation, quand on n'est pas instruit pour travailler dans un bureau, on est bon pour servir comme ouvrier ou manoeuvre, ce qui une fois encore était le destin tracé pour l'homme et la femme du nord.

Et donc maintenant, sur le plan politique, quand l'homme du nord a pris le pouvoir par un putch, quand il ne peut pas rivaliser sur le plan intellectuel avec l'homme du sud, il est obligé d'essayer de se rattraper sur le plan physique. Eyadéma a donc pris le contrôle de l'armée, le muscle du pays. Le paysan Kabyè, le cultivateur, a abandonné sa houe et sa daba pour porter désormais... le fusil. Les hommes du nord affluent en grand nombre pour se faire enrôler dans l'armée, et Eyadéma est devenu le maître du camp RIT ("Camp Régiment Interarmes Togolais"), là où j'ai personnellement grandi et fait mes premiers pas à l'école, car mon père était militaire, de l'éthnie et même de la ville d'Eyadéma, Pya.

En fait, l'histoire du Togo, l'histoire franco-africaine des années d'indépendance où je suis né (puisque je suis né en 1961) ma propre histoire personnelle, se trouvent très intimement liées et même inséparables. Très tôt, j'ai été comme une sorte d'étrange envoyé spécial, pour vivre l'histoire du Togo, pour être un témoin privilégié d'une certaine histoire de la France et du monde, bref pour être là où ça se passe. Je devais être un scientifique, un journaliste, un historien, au coeur même de l'événement et d'une histoire du monde qui s'écrit sous mes yeux, pour apporter un éclairage inhabituel sur les choses, l'éclairage de la Science de l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU. Oui, le regard de Dieu à travers le regard d'un homme...

Le Camp RIT est donc très vite devenu le fief du sergent que l'on appelait à l'époque plus couramment "Etienne Eyadéma" comme si "Eyadéma" était son nom de famille, alors que "Etienne" et "Eyadéma" sont ses prénoms, le nom de famille étant "Gnassingbé". Il n'est pas resté "sergent" très longtemps, il est devenu très vite... le Général Gnassingbé Etienne Eyadéma, l'homme fort de l'armée togolaise, l'unique Général pendant longtemps... Eh, oui, pour lui, un autre Général signifierait deux "capitaines" dans le bateau de l'armée togolaise, et pour lui ce serait aussi comme deux présidents de la rébublique togolaise...

Eyadéma Gnassingbé et Jacques Chirac

Eyadéma Gnassingbé et Jacques Chirac.
Mmmh! Le magnifique ch'tit dictateur togolais, et bon copain à moi...
C'est bon, l'amitié, hein? On dirait une ch'tite histoire d'amour...
Après ces "gros calins" qui font plaisir au ch'tit dictateur,
on repart en France avec une ch'tite grosse valise pleine de billets...
Eh oui, il faut financer l'élection présidentielle de... 2002,
un second tour qui opposa le "républicain" Jacques Chirac au grand "démocrate" Jean-Marie Le Pen...
Alors que j'étais un très grand neutre, qui jusque là ne votait jamais,
ni au Togo (en fait Eyadéma était toujours le candidat unique...) ni en France,
l'heure était grave, il fallait sauver la "république française" face au "gentil" Jean-Marie le Pen...
Pour la première fois de ma vie, je suis déscendu dans les bureaux de vote,
j'ai voté pour le "républicain" Jacques Chirac pour que le grand "démocrate" Le Pen n'aille pas à l'Elysée...
Résultat du vote: plus de 80% pour Chirac qui écrasa à plate couture le "gentil" Le Pen.
Un score très "démocratique" digne des "républiques banannières",
qui a fait rougir le ch'tit dictateur Eyadéma Gnassingbé,
qui félicita son ch'tit copain Chirac très officiellement
mais en lui disant peut-être en secret au téléphone:
"mon ch'tit copain Chirac que j'ai, faut pas trop me faire de la concurrence déloyale non plus,
car ton score astronomique me donne beaucoup de complexe..."
Mais j'avoue, tout ça c'est ma faute, c'est parce que j'ai voté,
et vous savez quoi? ma voix, elle compte beaucoup, oui beaucoup...
Elle pèse très lourd dans la balance, elle laisse peu de place à celui contre qui je vote...
Cliquez ici pour comprendre mon "gris-gris"...
Je sais, je n'aurais pas dû "remuer mon nez" comme Samantha la Sorcière bien-aimée,
pour faire barrage au Front National, le parti raciste et xénophobe,
les plus colons d'entre tous les colons, les plus mauvais d'entre tous les mauvais...
J'aurais dû garder mon sang froid, la neutralité politique que j'avais jusque là.
Mais ces plus colons d'entre tous les colons
foutent tellement la trouille à ceux qui ont une couleur étrangère,
ils sont tellement les incarnations de la haine raciale et ethnique,
qu'à côté d'eux, le ch'tit diable qu'est Jacques Chirac est un ange...

Pour Gnassingbé Eyadema donc, l'accident d'avion à Sarakawa en 1974 est l'oeuvre de la France pour l'éliminer parce qu'il défend les intérêts du Togo dans l'exploitation de son phosphate. Je ne suis pas en train de dire que ces accusations sont fondées, mais la vérité est aussi qu'il n'y a pas de fumée sans feu...

Dire que le phosphate togolais ou tout gisement en Afrique ou ailleurs n'attire pas des avides ou n'est pas l'objet de tractations obscures, c'est être complètement naïf quand à la nature profonde de ce monde et sur la réalité des choses. Ni la gigantesque propagande d'Eyadéma et de ses suppôts du nord (ou du sud...) pour le faire passer aux yeux du peuple comme le grand Saint tout en Blanc de lumière, l'Incorruptible, le grand Rempart contre le néo-colonialisme français qui a voulu l'éliminer parce qu'il s'opposait au pillage du pays, etc., etc., etc., et ni les thèses complètement opposées venant en général de ses adversaires du sud (et quelques uns du nord...), ne sont la vérité totale, ils en sont très loin! Les uns blanchissent complètement et les autres noircissent totalement. La vérité est le barycentre de tout cela, elle est quelque part au milieu de tous ces extrêmes; une vérité très grise dans laquelle il n'est pas facile de s'y retrouver...

La France ne brille pas non plus par son innocence dans ses rapports avec l'Afrique (notamment les actions du fameux réseau Françafrique), et les personnalités politiques françaises (ou simplement du monde des affaires) ne sont pas d'une luminosité éblouissante dans leurs rapports avec des dirigeants africains, et particulièrement des dictateurs comme Eyadéma ou autres.

Cette vidéo est intitulée: "Les terribles révélation de Jacques Chirac".
Ce n'est pas souvent que l'on entend une personnalité occidentale
dire le genre de choses que Jacques Chirac, un ancien président français, dit dans cette vidéo.
Quand on pense le mal que des pays comme la France ont à s'excuser ou simplement à raconnaître
(on en reparlera longuement plus loin avec des exemples très éloquents...)
les souffrances qu'ils ont fait subir à d'autres peuples pendant des siècles,
la reconnaissance que fait Chirac ici sur le "pillage" de l'Afrique et d'autres peuples est assez étonnante...
Peut-être que, quand la "vieillesse" est avancée
et qu'on est proche de sa fin de vie et donc du jugement divin sur ce qu'on a fait de sa vie,
la vérité et la confession arrive...

Et quand je parle de la "France", il faut aussi préciser qu'il y a France et France, il ne faut pas mettre tous les français dans le même sac. Tous les français n'ont pas la mentalité esclavagiste, colonialiste, tous n'approuvent pas le réseau Fraçafrique et ses actions, tous ne sont pas des amis des dictateurs, que ce soit d'Afrique noire (les Mobutu, les Bongo, les Eyadéma, etc.) ou de l'Afrique du nord (les Ben Ali, les Moubarak et autres Kadhafi). Tous ne passent pas des vacances dorées chez eux, à l'image de Michèle Alliot-Marie qui passait des vacances chez Bel Ali pendant qu'il massacrait son peuple lors du printemps arabe qui naissait et qui se voyait proposer même l'aide et les compétences françaises par Mme Alliot-Marie, alors ministre des affaires étrangères, pour maîtriser le peuple qui aspirait à la liberté.

Michèle Alliot-Marie Ben Ali

Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre des affaires étrangères sous Nicolas Sarkozy,
Michèle Alliot-Marie, s'expliquant à l'Assemblée Nationale sur ses vacances tunisiennes chez Ben Ali,
au commencement du "Printemps arabe" (2011), quand le dictateur brutalisait le peuple en révolte,
et quand Michèle Alliot-Marie lui proposait le "savoir faire de la France"
pour neutraliser la révolte populaire...

Non, tous les français ne sont pas de cette espèce, qui (pour leurs intérêts personnels) sont des alliés et soutiens de ces dictateurs, pour le plus grand malheur du peuple. Tous ne sont pas des requins qui n'ont pour seul souci que de dépouiller l'Afrique, de piller ses sous-sols, de dévaster ses forêts, d'exploiter la population africaine comme une main d'oeuvre qui ne coûte pas grande chose, de faire leurs fortunes avec la misère de l'Afrique, etc.

Il y a fort heureusement des français de l'espèce opposée, qui s'indignent au contraire de tout cela, qui ouevrent pour que l'Afrique s'en sorte ou en tout cas ils le souhaitent. Le seul reproche qu'on peut leur faire est qu'ils sont souvent "naïfs", ils manquent de lucidité face à la complexité des réalités africaines, quand bien même ils pensent être des spécialistes des questions africaines. Face à un dictateur et à une opposition, ils ont tendance à croire que c'est tout noir d'un côté et tout blanc de l'autre, que ceux qui dans le pays luttent contre le dictateur sont des démocrates, alors qu'ils le combattent simplement pour prendre sa place et faire exactement la même chose que lui, sinon pire dans certains cas!

Dans le cas du Togo par exemple et de la dictature d'Eyadéma (orginaire du nord), la tendance de cette France qui cherche à aider le Togo est d'accorder trop vite un crédit aux dires de l'opposition (qui est principalement du sud), de croire qu'ils travaillent pour le bonheur de tous les togolais, alors qu'en réalité ils ne se battent pour un très grand nombre d'entre eux (pas tous heureusement...) que pour retrouver un pouvoir qu'ils ont perdu et qui n'était pas meilleur que le régime Gnassingbé, loin de là! Dans leur cas, il ne s'agissait tellement d'une dictature à la manière pure et bestiale d'un Gnassingbé, mais d'une gouvernance de type colonial ou de type apartheid, ce qui est un tout autre problème, que connaissent nombre de pays africains. C'est la colonisation voire même l'esclavage d'une ethnie (en général plus pauvre ou moins développée) par une autre (en général plus riche ou plus puissante). C'est une reproduction à l'intérieur de l'Afrique de ce que l'Afrique peut dans son ensemble reprocher à l'occident. Dans ce cas, ce qui est le plus à craindre n'est pas la dictature d'un clan sur le reste de la population mais l'exploitation d'une ethnie dominée par celle qui domine.

Et dans les formes extrêmes, cela peut conduire à un génocide en cas de guerre civile entre le dominant et le dominé. Le risque est d'autant plus grand si entre temps le dominé prend le pouvoir (et en particulier de manière violente comme justement c'est le cas des Kabyè avec Eyadéma qui renversa Olympio l'homme du sud) et que le dominant d'hier ne songe qu'à reprendre son hégémonie.

Il suffit que les conditions s'y prêtent, que les passions se déchaînent, pour découvrir ce qu'il peut y avoir de pire dans l'humain. Le copain ou l'ami avec qui on rigolait hier peut se transformer en un monstre effroyable, méconnaissable, agissant comme si l'on ne s'était jamais connu. Et le fait est qu'il est facile en général facile pour un Kabyè (et même aussi pour les autres ethnies du Togo) de se conformer à la vie dans un milieu Mina, de parler et d'agir en parfait Mina, de ne laisser transparaître aucun indice de son origine nordique, bref de s'intégrer... (pour d'autres détails concernant la situation de domination ethnique, voir aussi Dictature blanche et noire, crashs d'avions et... changements de noms).

Ce qu'un noir peut vivre en Afrique dans le milieu de l'ethnie dominante est un petit modèle de ce que les noirs en général vivent en occident dans un pays comme la France par exemple. C'est le même problème fondamental, de sorte que comprendre l'un c'est comprendre l'autre et vice-versa.

N'était leur couleur de la peau qui les trahirait, beaucoup de noirs (comme moi par exemple...) sont capables d'une parfaite intégration. Mais l'inverse est beaucoup moins vrai pour la culture dominante, car dans le milieu de la culture dominée ils ont tendance... à dominer justement, à agir en colonisateurs, que ce soit la colonisation du blanc envers le noir, ou la colonisation d'une ethnie par une autre.

Colonisation Blanc-Blanc, Blanc-Noir, Noir-Noir et autres Apartheids...
La Dictature, c'est la Peste, et ça c'est le Choléra! Ou le Sida... Ou pire...

Quand une minorité domine une majorité. Et quand dans le pire des cas on arrive à un régime de type apartheid...

Ce n'est pas parce que c'est un Kabyè qui est au pouvoir (de surcroît un dictateur) que ce sont les Kabyè qui dominent, qui tiennent les vraies clefs du pouvoir. De même que ce n'est pas parce que c'est un noir comme Barack Obama qui gouverne les Etats-Unis que ce sont les noirs qui dominent aux Etats-Unis. Je ne plaide pas pour la domination des uns ou des autres mais je plaide simplement pour l'acceptation des différences, que ce soit entre blancs et noirs ou entre ethnies.

Apartheid

Apartheid: Séparation entre Blancs et Noirs.
A gauche: "Réservé aux Non-Blancs seulement".
A droite: "Réservé aux Blancs seulement".

Apartheid

Mais le fait est là: après la colonisation, il y a des phénomènes du même genre, qui sont dans sa logique, comme par exemple l'apartheid, que connurent les Etats Unis et l'Afrique du Sud. Ce n'est pas la dictature au sens le plus "tiers-mondiste" et primaire du terme, mais c'en est une pourtant, une forme plus subtile: la colonisation, la domination d'une groupe racial par un autre, d'une ethnie par une autre, d'une classe sociale par une autre, etc. Et ce n'est pas mieux que la dictature primaire...

Le pire dans cela est que l'ethnie dominante (ou le groupe dominant) n'a même pas besoin d'être nécessairement majoritaire, elle peut même être très minoritaire! Elle a juste besoin d'être plus riche, plus puissante, etc. C'est le problème même de la domination de la minorité blanche en Afrique du Sud.

"Quand on arrête un sorcier, ce sont les autres sorciers qui sont les premiers à lui jeter des pierres..." (Proverbe Kabyè)

Et face à ce problème de type colonial (la domination d'une nation, d'une race ou d'une ethnie par une autre), l'occident qui dans son ensemble est coupable de ce problème (dans son ensemble dis-je...) est très mal placé pour donner des leçons aux dictateurs ou aux aspirants à la politique coloniale qui ont la peau bien noire. Les plus animés de bons sentiments parmi les occidentaux ont déjà du mal en enrayer ce mal universel dans leur mentalité et leur psyché la plus profonde (le mal qu'est le complexe de supériorité), à plus forte raison vouloir l'enrayer en Afrique ou ailleurs. Et que dire alors si ces occidentaux appartiennent à une idéologie politique dans laquelle cette mentalité colonisatrice, dominatrice ou de complexe de supériorité est encore fortement présente, comme par exemple chez... un Nicolas Sarkozy?

Sarkozy Kadhafi

Nicolas Sarkozy, qui dans le langage français est appelé un "hyperprésident"...
mais ailleurs les mêmes appellent ce genre de dirigeant un... dictateur.
Nicolas Sarkozy, amis des dictateurs... qui reçoit avec tous les honneurs Kadhafi à l'Elysée.
Mais quand le vent tourne, il bombarde Kadhafi...

Les personnalités de cette idéologie plus portée sur l'argent et sur la recherche des intérêts personnels que celui d'autrui (ils ne se soucient déjà pas des intérêts de leurs propres citoyens et à plus forte raison des citoyens de leurs anciennes colonies...) sont souvent les plus grands amis des dictateurs comme Eyadéma, et c'est dans la logique des choses. C'est pourquoi donc quand Eyadéma accuse la France au sujet de l'exploitation du phosphate togolais et de l'attentat présumé contre sa personne, il ne faut pas se précipiter pour dire qu'il hallucine parce que c'est Eyadéma.

Quand Kadhafi met en cause Sarkozy dans une affaire de financement de sa campagne électorale, Kadhafi, parce ce n'est pas un saint, fait quelque part de la propagande. Mais il n'a pas non plus forcément complètement tort parce que c'est Kadhafi... L'autre en face n'est pas un saint non plus. Quand on connaît ses ambitions et de quoi il est capable pour être élu (jusqu'à par exemple concurrencer rudement le Front National sur ses terres, et on aurait dit qu'il "vend son âme au Diable" s'il n'en était déjà un lui-même...), il faudrait être naïf pour penser qu'il n'est pas capable de quelque échange de bon procédé avec Kadhafi pour conquérir l'Elysée. On le répète, "Il n'y a pas de fumée sans feu". C'est plus compliqué que cela dans ce genre d'affaires.

Si devant les caméras et devant toute la France Sarkozy (devenu entretemps l"hyperprésident"...) a reçu en grandes pompes Kadhafi à l'Elysée avec les arrières-pensées de signer avec lui des contrats juteux dans l'"intérêt de la France", ce n'est certainement pas dans les affaires traitées dans les coulisses, à l'abris des regards (d'autant plus quand il y a des ambitions ou des intérêts personnels), que les choses seraient plus angéliques. La règle dans ce cas est "Pas vu pas pris", ou: "Je sais que je suis le Diable, je sais que toi aussi tu es le Diable, et tu sais que je suis le Diable, mais tant que tu n'auras pas réussi à prouver que le Diable c'est moi, alors je suis Dieu et le Diable c'est toi...".

Si donc ça tourne mal dans cette alliance entre Diables, et que l'autre balance le morceau, alors la régle est de démentir catégoriquement, de brouiller au maximum les cartes, de rendre très difficile la preuve de la vérité. Un proverbe Kabyè dit: "Quand on arrête un sorcier, ce sont les autres sorciers qui sont les premiers à lui jeter des pierres..." Ainsi, ils veulent faire croire qu'ils n'ont rien en commun avec lui, ou simplement ils veulent le faire taire pour toujours...

C'est ainsi depuis que le monde est monde, et seul bientôt, oui très bientôt (si cela n'a pas encore commencé...), le Jugement de Dieu fera savoir tout ce qui a été fait dans l'ombre, qui a échappé aux yeux des hommes mais pas à ceux de l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU.

Exploitation de l'homme par l'homme, Esclavage, Colonisation, Massacres et Génocides:
Ceux qui disent: "Si c'était à refaire, on le referait!"
Et d'ailleurs, ceux qui n'ont jamais cessé de faire la même chose, sous des formes plus ou moins déguisées...

Dieu a été témoin de tous les crimes de l'histoire permétrés sur cette Terre, et en particulier les crimes de l'esclavage et de la colonisation, qu'elle soit Blanc contre Blanc, Blanc contre Noir, Noir contre Noir, Blanc contre Juif, Juif contre Juif, Blanc contre Arabe, Arabe contre Arabe, Arabe contre Noir, Juif contre Arabe, Blanc contre Indien, Indien contre Indien, etc. Il y a ceux prennent conscience de leurs crimes et tentent de le réparer, comme nous l'avons vu dans la vidéo présentée plus haut concernant les suprenantes déclarations de Jacques Chirac sur le "pillage" peuples colonisés (en particulier africains) pendant des siècles. Il demande à l'occident de rendre à l'Afrique tout ce qu'il lui a pris et qui fait sa richesse...

Oh, là, là, beaucoup n'en demandent pas tant que cela, mais simplement de reconnaître les crimes que l'on a commis contre tant de millions et de millions de gens, le plus grave n'étant pas de les piller, mais de les massacrer, de commettre des génocides, d'avoir fait PIRE que tout ce que l'on reproche aujourd'hui aux dictateurs, alors que l'occident (la France entre autres) est championne pour donner des lecons de "démocratie", de "droits de l'homme", et j'en passe. Oui, beaucoup ne demandent pas qu'on leur rende ce qu'on leur a pris, et encore moins de ressusciter les millions de morts qu'on a fait.

Ce qu'ils attendent se résume à un simple mot français de six lettres "pardon", oui ils attendent juste qu'on leur demande pardon, que l'on reconnaisse enfin le mal fait, pour guérir des blessures qui se transmettent de génération en génération, blessures encore présentes dans la mémoire de victimes ou de témoins encore vivants. Mais au lieu de cela, une certaine France (je dis bien une certaine France) leur répond par... un "bras d'honneur"!

Bras d'honneur de Gérard Longuet à l'Algérie

Fin octobre 2012, Gérard Longuet à droite de l'échiquier politique français,
ancien ministre de la défense, était l'invité de l'émission "Preuve par trois"
de la chaîne de télévision française Public Sénat.
Pendant le générique de fin de l'émission, alors qu'il pensait ne plus être à l'antenne,
il voit une dépêche d'information sur les écrans
et apprend que les autorités algériennes attendent enfin
une reconnaissance des crimes de la France dans l'Algérie colonisée.
Avec toute la méchanceté des français de son espèce dans le regard,
il fait alors un gigantesque "bras d'honneur" à l'Algérie...
Pour les lecteurs (par exemple d'Afrique ou d'ailleurs) qui ne sauraient pas ce que cela veut dire,
le "bras d'honneur" est une très grande insulte gestuelle très vulgaire en rapport avec le sexe...

Le bras d'honneur de Gérard Longuet à l'Algérie a fait plaisir à Marine Le Pen

Marine Le Pen, la fille de Jean-Marie Le Pen, la présidente du Front National,
le parti d'extrême-droite française, dont l'idéologie est xénophobe et raciste,
a réagi au "bras d'honneur" fait par Gérard Longuet à l'Algérie,
en disant que cela lui a fait "très plaisir"...

Le bras d'honneur de Gilbert Collard à l'Algérie

Sur un autre plateau de télévision, LCI,
c'est le célèbre "avocat" Gilbert Collard, député du Front National,
qui, cette fois-ci en pleine émission et sciemment devant les caméras,
fait à son tour un "bras d'honneur" à l'Algérie,
et au-delà à tous ceux qui demandent une reconnaissance des crimes de l'histoire.
Et il déclare ceci:
"J'espère que ce bras d'honneur a été tellement amplifié par les médias
que ceux qui nous demandent de nous repentir l'ont reçu en pleine figure.
Il y a en marre de devoir se repentir, je ne me repends de rien".
Etonnant de la part d'un "avocat", qui, en principe, "défend" le droit et les "victimes"...
Euh, pardon, je suis naïf, il travaille juste pour de l'argent...
Je confonds avec un Avocat ou "Défenseur", au sens divin du terme...
Mais il est vrai que ceux-là n'ont rien de divin, ou très peu. Très, très peu...

C'est clair. C'est très clair aussi que justement ceux qui agissent ainsi sont les descendants directs des esclavagistes et des colonisateurs, des visages à peine lissés des horreurs que furent dans l'histoire des figures comme Aldolf Hitler et les nazis. A côté de tous ceux-là, les Eyadéma, les Kokassa et les Kadhafi sont en réalité des "apprentis Diables".

Oh, que non, les victimes ne demandent pas de rendre ce qui leur a été pris, comme Jacques Chirac va jusqu'à oser dire cela, et encore moins de ressusciter les millions de morts de leurs génocides et crimes contre l'humanité. Tout au plus, les africains qui fuient la misère dans leurs pays et souvent les dictaures, demandent simplement de trouver une oasis dans une France qui leur doit quelque part ce qu'elle est. Ils ne viennent pas la coloniser, l'"envahir", mais seulement y trouver de l'oxygène.

Que les quelques "extrémistes" (cela existe aussi, il faut le dire aussi devant Dieu...) qui font exception à la règle ne servent pas à généraliser sur l'intention de l'immense majorité des étrangers qui viennent sur le sol français et qui aspirent à y venir. Ils ne viennent pas coloniser par leur culture (comme eux ont été colonisés), mais trouver leur place dans la société française. Ils viennent vraiment pour trouver une oasis.

Mais ces descendants des esclavagistes et des colonisateurs (et néo-colonisateurs et néo-nazis) qu'on vient de voir, qui doivent tant ce qu'ils sont aux peuples qu'ils ont colonisés (et qu'ils colonisent encore), qu'ils ont massacrés (et qu'ils massacrent encore!) sont ceux qui par excellence défendent une "Identité Nationale" (la version française de dire simplement "pureté ethnique", idéologie qui conduit aux politiques de "purification ethnique" et aux "génocides") ceux qui rejettent le plus les étrangers sur leur sol, qui hurlent à la colonisation dès qu'ils voient sur leur sol quelqu'un présenter un certain aspect d'autre autre culture que la leur. C'est connu: celui qui massacre le plus ses semblables avec des fusils, des cannons et des bombardiers est aussi celui qui crie le plus à la tentative d'assassinat dès qu'il voit sa victime tenir une simple pierre ou une fronde...

Les "bras d'honneurs", les "plaisirs", les orgasmes de Marine de Le Pen face ces gestes, les "Je ne repends de rien" de tous les visages de son espèce psychologique, idéologique, politique, signifient tout simplement ceci: "Si c'est à refaire, je le referais". Avec ces gens, l'esclavage et la colonisation n'a en fait jamais vraiment cessé. Il a juste changé de formes...

L'actuelle président de la république française, François Hollande, a enfin reconnu en décembre 2012 les crimes de la colonisation française en Algérie. L'échiquier politique français de droite en règle générale critique cette démarche, qui n'est qu'une simple "reconnaissance" (on est loin de la notion de "repentance"!) de l'histoire. Oui, une simple honnêté face son histoire, pour que l'histoire dise la vérité et ne mente plus. En effet, l'histoire du monde actuel ment beaucoup, parce que (comme la science, et là c'est une autre question, voir La Science de l'homme africain...) l'histoire de ce monde est essentiellement occidentale. Ou plus exactement, quand on vit dans un pays occidental (comme par exemple la France et pas en Chine...), et par conséquent on est dans une ancienne colonie où la pensée et la culture de l'ancienne colonie devient une vraie référence, la version de l'histoire à laquelle on a droit est celle du plus fort. Cette histoire est souvent fausse car les puissances dominatrices occultent les aspects de l'histoire qui les condamne. Au moins pour cette raison-là, il faut regarder l'histoire en face.

Mais des personnalités comme Jean-François Copé, celui qui par un coup de force (digne des Eyadéma, mais un putch dans le pur style occidental...) s'est fait reconduire à la direction de l'UMP (le grand parti de la droite française), déspprouve cette reconnaissance en avançant des arguments à première vue justifiés mais très fallacieux. Selon lui et d'autres de la même espèce, les reconnaissances des crimes du passé (qu'ils n'osent même pas appeler ainsi mais minimisent en usant d'euphémismes du genre "tragédie", "passé douloureux", etc.) vont raviver les douleurs, les haines, etc. L'argument classique est de dire d'"oublier le passé" et de se tourner maintenant vers l'avenir! Complètement faux, hypocrite! Surtout quand on connaît la psychologie des personnes comme Jean-François Copé, qui tiennent ce genre de propos fallacieux.

En effet, la vraie question est: "Pourquoi mettre tant de temps pour dire simplement à son semblable devant l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU: 'pardonne-moi pour le mal que je t'ai fait. Si tu veux me pardonner, on tournera ensemble la page du passé et on regardera maintenant vers l'avenir'?

Par définition, c'est l'offensé et la victime qui se souvient du traumatisme qu'il a subi, qui garde les séquelles, et pas l'offenseur! Tant que l'offenseur ne reconnaît donc pas sa faute, le passé reste toujours présent, la blessure ne se referme pas. Et si à la faute il ajoute l'injustice de faire passer la victime comme la rancunière qui empêche d'avancer vers l'avenir, cette seconde injustice non seulement aggrave la faute mais la renouvelle à chaque rencontre entre l'offenseur et l'offensé. Et que dire alors si l'offenseur fait un "bras d'honneur" à l'offensé qui demande cette reconnaissance de faute. Ce n'est pas divin, c'est très diabolique!

C'est très simple: celui qui ne re repent pas (et à plus forte raison qui ne reconnaît pas simplement sa faute), non seulement sa faute reste vivante, mais surtout, d'une manière ou d'une autre, sous une forme ou sous une autre, on continue de commettre la faute contre la victime. Autrement dit, non seulement celui qui ne reconnaît pas est sujet à recommencer la faute (il la commettra forcément de nouveau si les conditions se présentent), mais en plus il l'a commet abligatoirement encore sous une autre forme! C'est obligé.

Ce qui se passe en fait, ce que ce genre de personnes à la psyché diabolique comptent sur le temps pour effacer les traces de leurs crimes, pour le faire oublier chez la victime, pour pouvoir recommencer à la première occasion, dès que les conditions sont de nouveau réunies! C'est ce premier aspect des choses qui fait que l'histoire recommence toujours.

Et aussi (et c'est le plus grave), ce genre de personnes comptent sur l'oubli et l'effacement de la faute avec le temps, pour que les esprits ne reconnaissent pas le crime sous ses nouvelles formes, qui souvent sont plus subtiles et déguisées. Et quand malgré tout les esprits reconnaissent le crime sous une de ses nouvelles formes, ce sont les mêmes esprits qui souvent s'écrient: "Il ne faut pas comparer ce qui n'est pas comparable", ou "Comparaison n'est pas raison", et autres maximes diaboliques de ce genre. Ce sont ce genre de personnes qui montent au créneau pour contredire les esprits, quand par exemple on compare une situation présente avec Hitler et les nazis. Ces gens sont outrés, ils hurlent au scandale, ils crient à l'amalgame, car ce sont précisément eux qui ont grand intérêt qu'on ne fasse pas le lien entre une situation passée et ce qu'ils sont en train de faire au présent (nous verrons un exemple concret plus loin d'une forme moderne de crimes et de génocide contre des miliers d'enfants et des familles chaque année en France)! Ils ont intérêt qu'on ne reconnaisse pas le même horrible modèle dans deux situations apparemment très différentes et sans rapport l'une avec l'autre. Bref, le Diable n'aime pas être reconnu sous son nouveau déguisement!

Et aussi, ce sont exactement ce profil de personnes qui hypocritement dénoncent haut et fort un Diable actuel qui présente les caractéristiques trop flagrantes d'un Diable passé (un Hitler par exemple). Ce sont eux (par exemple Sarkozy au-dessus) qui sont les premiers à lapider les Kadhafi, les Gbagbo, etc., qui sont leurs copains d'hier (juste hier...), pour se démarquer d'eux, pour que l'on ne voie pas que ces hypocrites sont de manière très déguisée ce que ces dictateurs sont de manière très brute et terre-à-terre. Eux sont le modèle brute tandis que les hypocrites sont des modèles design et très marketing...

Quand la gauche et la droite (et même l'extrême-droite!) sont comme... une soeur et un frère!

Marine Le Pen et Manuel Valls, Soeur et Frère

Marine Le Pen et Manuel Valls, sur le plateau de l'émission
"Des paroles et des actes" le jeudi 6 décembre 2012 sur France 2.
Au-dessus de la table, les visages semblent très séparés et très oppposés.
Mais en réalité, c'est la soeur et le frère siamois, l'une à l'extrême droite et l'autre à gauche.
Sous la table donc, ils ont le même bassin, les mêmes cuisses, les mêmes jambes...
Le genre de "fausse opposition" que l'on a l'habitude de faire entre la gauche et la droite.
En théorie c'est très différent (comme ici entre Le Pen et Valls),
mais en réalité c'est fondamentalement la même chose,
comme le voit non pas les humains mais Dieu.

Et ce serait très injuste de croire que sous ce rapport l'échichier politique française de droite n'est que "Noir" tandis que l'échiquier politique de gauche n'est que "Blanc". Loin de là!

En effet, le problème que je viens de mettre en lumière en comparant les hommes et les femmes politiques de droite avec les dictateurs africains (ou Hitler, qui n'est pas du tout africain!) est vrai aussi en comparant les personnalités politiques de gauche avec celles de droite. La gauche qui passe pour être plus "sociale", plus "humaniste", et, tout et tout. Mais là aussi ne nous leurrons pas du tout, car une très grande hypocrisie règne en la matière: beaucoup d'hommes et de femmes de gauche (et même d'extrême gauche) ne sont que des personnes de droite déguisées.

Je ne parle des Manuel Valls (le Sarkozy ... voire le Le Pen de gauche), de Dominique Strauss Kahn, de Lionel Jospin (qui prenait comme modèle l'affreux Tony Blair...), etc. Mais je parle en fait de tout autre chose, d'une toute autre vision des choses, comme l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU, les voit.

Officiellement, il y a une grande différence entre la gauche et la droite, mais dans les faits et sur le terrain, que ce soit sur les terrains des départements ou des communes françaises ou dans les relations entre la France et l'Afrique par exemple, les différences sont difficiles à trouver. A la Rochelle, lors des élections législatives de 2012 qui ont suivi l'élection présidentielle, des hommes de gauche, de droite et d'extrême-droite ont fait des alliances pour barrer la route de l'assemblée nationale à une concurrente... de gauche. Sur un plan local, des personnalités de gauche s'accomodent très bien des personnalités de droite d'extrême-droite pour des intérêts. Quand les ambitions et les intérêts personnels sont en jeu, toutes les frontières se gomment, il n'y a plus de Diable en ce sens que tous les visages du Diable font la chasse sur les mêmes terrains, font leurs courses aux mêmes supermachés, creusent dans les sous-sols de France et d'Afrique pour trouver des trésors. Ce qui les divise en fait, ce sont les querelles pour le pouvoir, et aussi ce qui les unit, ce ne sont pas tellement les idées, les valeurs (comme on se plaie à le dire), mais les intérêts communs.

Ce qui gêne souvent certaines personnalités de gauche (je dis certaines, car là aussi il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac), c'est que les personnalités de droite ou d'extrême-droite disent trop haut ce que ces personnes de "gauche" pensent tout bas. Sur ce plan au moins, ces personnalités de droite sont plus franches, elles montrent leurs vrais visages, tandis que celles de gauche se révèlent être très souvent hypocrites.

Quand par exemple en septembre 2009 Brice Hortefeux (un homme politique de droite et ancien ministre de l'intérieur comme après lui Claude Guéant et après lui aujourd'hui Manuel Valls), ne sachant pas qu'il était enregistré, a tenu un propos raciste envers les arabes en disant "Quand il y a un ça va... C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes!" (le genre de propos que d'ailleurs a tenu aussi Manuel Valls, qui ignorait que son micro continuait à fonctionner et à le prendre en flagrant délit de parenté avec Marine Le Pen et Brice Hortefeux...), cela beaucoup "choqué" la gauche, qui a fait tout un tapage. Il disait qu'un ministre de la république n'avait pas à tenir ce genre de propos, d'où une très simple question, telle qu'un Jésus Christ ou Dieu le leur poserait aussi: Qu'est-ce qui les gêne le plus au juste: qu'un ministre tienne ces propos... ou qu'il soit raciste?

Autrement dit, Brice Horteufeux ou Manuels Valls peut être raciste tant qu'il veut, mais il ne faut surtout pas le dire ouvertement... Mais quant à moi je hais l'hypocrisie. Je préfère plutôt que les gens ne soient pas racistes. Mais s'ils le sont, qu'ils aient au moins l'honnêteté de le dire franchement, plutôt que d'être hypocrites.

Et pour prolonger le problème, on peut être dictateur, colon, etc., tant que l'on veut, mais surtout il faut s'arranger pour que cela ne se voit pas. Il faut vivre le mythe selon lequel on est les humanistes, les défenseurs des libertés, des droits de l'homme, du pauvre, du social, etc., bref les anges, tandis que les démons sont uniquement en face. Mais c'est beaucoup plus compliqué que cela.

"Le ridicule ne tue pas", dit-on. La farine sur un candidat à la présidence de la république non plus...
Mais elle en dit long sur un parti "socialiste" qui n'écoute pas les cris de la "société"...

Des femmes et des hommes de droite et d'extrême-droite m'ont arraché mes enfants dans le Meuse à cause de la Science de l'Univers TOTAL, la Science de Dieu. J'ai fait appel au député socialiste de la Meuse Jean-Louis Dumont, et avant lui au conseiller général socialiste Samuel Hazard, qui connaissait mes enfants en particulier mon fils qu'il a eu comme professeur d'histoire et géographie (puisque justement on parle d'histoire). Mais eux qui prétendent être très différents de ceux d'en face, qu'ont-ils fait?

J'ai écrit personnellement au président français de l'époque Nicolas Sarkozy pour lui soumettre cette très grave anomalie dans un pays quis e targue d'être un pays de liberté et des droits de l'homme. Qu'a-t-il fait? C'est vrai, c'était une lettre ouverte , et en général on n'aime pas trop ce genre de lettre qui interpelle "sèchement" l'intéressé et le met face au problème que l'on soulève. Ma très grande indignation face à ce problème a fait que je lui parlé sans prendre trop de gants, en disant très franchement ce que je pense de ce que font des femmes et des hommes de la même idéologie politique dans la Meuse. Ce ne fut pas une trop grande surprise que l'équipe trop orgueulleuse d'un président de droite éminemment orgueilleux (comme un Gérard Longuet ou autre), ne donne pas suite à la lettre ouverte du "nègre"... OK.

En avril 2012, mon fils est "libéré" par ces femmes et des hommes de droite et d'extrême-droite qui l'ont arraché avec sa soeur à nous leurs parents, qui nous harcèlent, qui menacent à tout moment de le reprendre si nous ne nous plions pas à leurs exigences. Mon, fils à qui j'apprends à se battre dans un pays faussement des droits de l'homme où l'on fait ce genre de choses, a écrit au nouveau président François Hollande. L'objet de la lettre est non seulement d'empêcher que ces femmes et ces hommes affreux (de qui la gauche prétend être très différente) ne reprenne plus le fils, mais surtout qu'ils libèrent maintenant la fille séparée de ses parents et de son frère (chose absolument incroyable dans un pays comme la France qui dit n'avoir rien d'un pays barbare). Cette fois-ci, ce n'est pas une lettre ouverte, le ton est très différent, et c'était adressé à un président de gauche, à une équipe de gauche. Mais qu'est-ce que cela a donné?

François Hollande enfariné

Je ne montre pas cette image pour dire que c'est ce qu'il faut faire aux dirigeants.
Je montre cette image en tant que symbole de dirigeants qui n'écoutent pas les cris du peuple
qui ne font pas mieux que ceux qu'ils pointent du doigt comme étant mauvais.
C'est vrai que les uns sont mauvais, et même très mauvais!, mais les autres ne sont pas bons...
Voilà la seule différence entre la droite et l'extrême droite d'un côté et la gauche et l'extrême gauche de l'autre.
Les uns, très souvent catholiques (catholiques radicaux pour l'extrême-droite)
sont souvent de très mauvais chrétiens, qui n'ont pour but que l'argent pour les plus modérés,
et pour les pires qui ne connaissent pas l'amour du prochain et pour l'étranger enseigné par le Christ.
Ils prône une "laïcité" qui signifie que tout ce qui parle de Dieu
et qui n'est pas catholique est "secte" ou pas français...
Mais avec ceux d'en face (la gauche), on est dans le fief de d'athéisme.
Là aussi on dérange quand on commence à parler de Dieu,
leur "laïcité" signifie "Parlons de tout dans la vie publique sauf de Dieu".
Avec eux aussi, il ne faut pas grand chose pour être taxé de "secte".
Quand donc on est victime de la croisade et de l'inquisition catholique menée par les uns
et qu'on les appelle à l'aide, que font-ils?
Du coup, comme Hérode et Ponce Pilate face à Jésus (Luc 23: 8-12),
ils se retrouvent reconciliés dans un même combat et dans les mêmes intérêts face à l'homme de Dieu,
ce qui veut dire que du point de vue de Dieu le clivage gauche-droite était pur artifice.
Ils se chamaillent en fait sur des détails, sur des questions de pouvoir et d'intérêts,
mais au niveau le plus fondamental, ils sont des frères et soeurs,
unis dans leur poltitique et dans leur vie contre l'Univers TOTAL, le vrai Dieu.
Et sur le plan politique, les uns sont des tyrans, des colons et des dictateurs qui ne disent pas leur noms,
et les autres n'écoutent pas vraiment les souffrances du peuple comme ils prétendent,
ils ne voient que leurs intérêts et leur pouvoir,
et un dictateur ou un colon ne fait fondamentalement rien d'autre que cela.
Les uns sont des loups, et les autres sont de faux agneaux.

Le 1er février 2012, lors d'un discours de sa campagne pour l'élection du président de la république (son slogan de campagne était, on le rappelle "Le changement, c'est maintenant!"), une femme a surgit sur le podium et a vidé un sac de farine sur François Hollande. Il prononçait un discours lors d'une manifestation organisée par la Fondation Abbé Pierre sur le problème du logement, et le candidat signait un contrat social pour s'occuper de ce problème s'il est élu. Et d'après la femme a expliqué, elle avait justement un gros problème de logement dans la ville socialiste de Lille et ne supportait plus l'hypocrisie socialiste locale où des socialistes trouvaient des intérêts communs avec le camp politique adverse dans des politiques anti-sociales. Dans le même ordre d'idée, des socialistes à Verdun et dans la Meuse ont des intérêts communs dans les politiques liberticides menées par le conseil général général dominé par la droite. Il reste évidemment à vérifier que cette femme n'a pas été instrumentalisée par le camp d'en face pour torpiller le candidat socualiste (les hommes politiques sont tellement capables de tout pour avoir le pouvoir...). Sinon, cette réserve nécessaire faite, comment le candidat socialiste a-t-il réagi face au geste d'indignation de cette femme?

François Hollande n'a pas dit un mot sur les motivations de cette femme, pour montrer qu'il la comprend au moins un peu... Pour lui, il n'a été que la victime d'une femme "dérangée" (c'est le mot employé), une "cinglée" quoi. "Ce sont les risques du métier", a-t-il dit, et il a donné une consigne à sa sécurité de repérer le plus vite possible dans ses meetings ce genre de "personnes dérangées" avant qu'elle s'approche trop d'elle. Pour la sécurité, on comprend très bien le souci, évidemment, et c'est très normal. Mais quand-même!

Il y a pire que l'esclavage des noirs, pire que la colonisation des peuples, que la dictature et les génocides:
le trafic de milliers d'enfants injustement arrachés chaque années à leur parents en France par les services sociaux!

Oui, quand-même! Des gens en France vivent des drames épouvantables comme celui que vivent un homme et une femme à qui ont a cruellement arraché les enfants à cause de la vrai Dieu (voir le document Cet horrible jour où les services sociaux de la Meuse nous ont enlevé nos enfants). En France, 140000 enfants sont arrachés à leurs parents chaque années dont 77000 enfants enlèvements injstifiés, donc plus 50% d'enlèvements abusifs, ce qui est plus que des erreurs judicaires, mais autre chose!

A nos enfants

Victimes du système judiciaire

Enfant enlevée

Fille enlevée

L'enlèvement et le placement d'enfants est tout simplement un business qui profite à des hommes et à des femmes sans aucun scrupule, des des diablesses et des diables en chair et en os (cliquez ici pour en savoir plus, et cliquez là pour en savoir encore plus sur cette horreur)!

77000 enfants, c'est l'équivalent de la poplation d'une ville comme La Rochelle. C'est une forme silencieuse d'un vrai génocide annuelle, qui ne dit pas son nom, sutout quand on ajoute à cela autant de drames familiaux. Ce n'est pas l'esclavage perpépétré par un pays contre un peuple. Ce n'est pas la colonisation d'une race par une autre. Mais ce sont les services officiels d'un pays dits de liberté et des droits de l'homme des enfants de leurs pays, contre des famille.

Même au pays de Kadhafi, de Bokassa (qu'on accusait même d'être "cannibale"...), de Saddam Hussein, on n'arrache pas 77000 enfants à leurs parents chaque année comme en France. Et au Togo, même au plu fort de la dictature de Gnassingbé Eyadéma, il est inconceble qu'on m'arrache mes enfants à cause de la Science de Dieu comme en France! Bien au contraire, quand en 2006 je suis allé voir Faure Gnassingbé (le fils et successeur d'Eyadéma), accompagné de ma femme (blanche) et mes enfants métisse, et ce pour lui parler de mes travaux en Science de Dieu, il m'a donné une petite aide financière (3050 euros) pour poursuivre mes travaux. On vivait avec très peu au Togo par rapport en France, et cette nous a permis de prolonger mes travaux pour environ... un an et demi encore! Sans cette aide donc, ces travaux auraient tourné court, je serais revenu prématurément en France, et pour rencontrer un an demi plus tôt le genre de problèmes que je rencontre!

Il se passe donc en France (pays dit de démocratie, de liberté et des droits de l'homme) des choses complètement inconcevables dans dans des pays pourtant dits de dictature: qu'on arrache à des parents leurs enfants à cause de la question de Dieu! Voilà le genre de question qu'il faut poser en pleine campagne électorale: "la France est-elle un pays de liberté et des droits de l'hommes?" Voilà la question à poser en premier à Marine Le Pen, à Gérard Longuet, à Gilbert Collard, à Nicolas Sarkozy, à Jean-François Copé (l'apprenti Sarkozy et champion de la question de la burqa...). Puis il faut poser la question aux socialistes, en commençant par Manuel Valls et compagnie.

Voilà la question grave à soumettre à François Hollande, candidat et maintenant président de la république: n'est-ce pas une très grave problème national qu'on arrache injutement 77000 enfants à leurs parents chaque année en France? Où sont donc les socialistes et la gauche pour qu'il se passe de telle horreurs en France chaque année? Et a supposer que la femme qui en enfariné le candidat socialiste le 1er février 2012 lors d'un meeting vive un drame de ce genre et crie sans se faire entendre par personne (à droite comme à gauche), je trouve cruel et méprisant de ne pas dire au moins qu'on l'a entendue, au lieu de se voir comme une simple "victime" d'une "dérangée". Voilà comment on peut être à peine mieux que les colons du genre Le Pen, Longuet, Collard, Sarkozy et autres, voilà comment on peut penser n'avoir en commun avec Eyadema ou Kadhafi, et pourtant être fondamentalement la même chose. C'est dans leur contact avec la Science de Dieu que la vérité devient évidente...

"Salut, Salut à l'Univers entier, unissons nos efforts sur l'immense chantier,
d'où naîtra toute nouvelle, la Grande Humanité..." (Paroles de l'hymne national togolais)

En conclusion donc, à l'ère de l'Information et du Numérique, arrive le Paradigme de l'Univers TOTAL et se profile à l'horizon la Civilisation de l'Univers TOTAL que Christ a appelé le "Royaume des Cieux" (Matthieu 5: 1-12). C'est le Monde fondé le Nouveau Paradigme, le Monde de Dieu et sa politique juste. C'est le jour de son jugement, l'homme et son histoire est face maintenant au vrai Dieu.

Aux yeux de Dieu, il y a du bon partout et du très mauvais aussi, il faut dans tous les domaines (quels qu'ils soient) séparer maintenant l'ivraie du blé (Matthieu 13: 24-30, 36-43). Que l'on soit Kabyè ou Mina, Français ou Togolais, Blanc ou Noir, Juif ou Arabe, du Nord ou du Sud, Chrétien ou Musulman, Athée ou Bouddhiste, etc., la vraie distinction se fait maintenant entre ceux qui aiment l'Univers TOTAL le vrai Dieu et incarnent ses valeurs universelles d'une part, et d'autre part ceux qui le nient, le rejettent, fonctionnent avec des valeurs aux antipodes de l'Univers TOTAL, l'Univers-DIEU. Je remercie le lecteur ou la lectrice qui a eu la patience de lire ce document jusqu'ici. Que lui souhaiter sinon simplement: de "voter" pour la Civilisation de l'Univers TOTAL, pour sa politique de vraie Justice, de vraie Liberté, Egalité et Fraternité entre les nations et entre les peuples (voir aussi L'Univers TOTAL, la Politique et la Société).

Si la France se distingue par une magnifique devise (Liberté, Egalité, Fraternité), le Togo se distingue par une hymne nationale aux paroles tout simplement prophétiques, Voici les mots que j'aime particulièrement dans cette hymne, moi à qui l'Univers TOTAL m'a accordé l'honneur d'introduire sa Science dans ce monde, des paroles qui annoncent tout simplement :

la Civilisation de l'Univers TOTAL

Salut, Salut à l'Univers entier
Unissons nos efforts sur l'immense chantier
D'où naîtra toute nouvelle
La Grande Humanité.

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